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Angel with scabbed wings feat. Noah [28.11.18]
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The ROVER
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Noah
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Angel with scabbed wings
Depuis le début du mois, je m'entraine avec Tobias au maniement du bâton. Il ne veut pas m'apprendre à me servir d'une arme pour le moment. Heureusement que j'ai fait un peu de twirling dans ma jeunesse, ça m'aide, parce que franchement c'est pas simple son truc. Et heureusement qu'Alysha me laisse m’entraîner avec elle au tir. Je sais au moins retirer la sécurité, armer, charger et tenir l'arme comme il faut. Après, viser juste, j'y suis pas encore.

Nous sommes à Kaltukatjara. C'est à l'Est de Yulara, ça fait une trotte même. Nous, c'est un groupe de cinq personnes et moi-même. Tobias et Harper m'ont laissée sortir ? Vous rigolez. J'ai profité que mon grand frère soit en expédition lui aussi pour me proposer. Harper n'était pas présent, j'ai remplacé quelqu'un à la dernière minute. Ari non plus ne sait pas. Enfin, maintenant si parce qu'il nous a même contacté via la radio mais nous étions déjà trop loin pour qu'on me ramène. Et puis merde ! Tout le monde est amené à risquer sa vie pour la communauté mais pas la princesse ? Super ! J'en ai marre qu'on me voit comme celle qui reste bien au chaud sans se mouiller. Même si tout le monde est content des aménagements que je propose, ça ne suffit pas. Et j'en ai marre d'être enfermée. J'entends déjà Tobias me dire que ça vaut mieux plutôt que de se faire bouffer par un non-mort ou tuer par un de ces tarés du Dôme. Mais nous sommes à l'opposé de ce fameux Dôme, et je suis bien entourée. Tout va bien se passer. On va récupérer les matériaux et autres bricoles, et rentrer.

On est là depuis une heure. Deux hommes surveillent pendant qu'on fouille une maison. Elle avait été repérée lors d'une dernière expédition. Son ancien propriétaire devait être dans le bâtiment car il a beaucoup de matériel qui va nous servir pour l'agrandissement du Jardin. Je suis en train de regarder ce qu'il a comme outils quand j'entends un bruit étouffé dehors. Quelqu'un a tiré ou quoi ? Les sens en alerte, je reprends le bâton que j'avais posé près de moi. J'ai pas eu à affronter quoi ou qui que ce soit depuis presque trois ans. Je tremble un peu, à la fois excité et flippée, faut bien l'avouer. J'entends crier, je suis tiraillée entre l'envie de me planquer et celle d'aller aider. Je remonte et maintenant que je suis revenue au rez-de-chaussée, je confirme : on est attaqués ! Kevin me voit et me crie que ce sont les Fury. Il a lâché ce qu'il portait et sorti son arme. Pas assez vite, un homme est entré et lui tire dessus. J'étouffe un cri et me colle au mur dans un recoin. Mon coeur va exploser dans ma poitrine. Expire. Inspire. Expire. Ne panique pas. Je ferme les yeux un instant et empoigne fermement mon bâton. Il est pointu au bout, spécial non-morts ! J'essaie de ne pas écouter ce qui se trame dehors et me concentre sur les pas qui s'approchent. Tout près. Une ombre. Un corps. Bien vivant. Il ne m'a pas encore vue. Je frappe, avec la pointe. Dans le cou. De toutes mes forces. Son cri est étouffé par son sang qui remonte dans sa gorge. Il a lâché son flingue et essaie de se tenir le cou ou de retirer mon bâton, je sais pas trop. Je galère un peu à le récupérer et quand je lui arrache du cou, le sang gicle. Je bute contre son arme en m'écartant, je la ramasse. Il tombe un genou à terre, je crois bien qu'il se vide de son sang. J'ai jamais tué personne, moi ! Je le regarde horrifiée. C'est un Fury Road. Putain !!! Une balle fait exploser la fenêtre près de moi, ça me secoue. Je me planque et vais à quatre pattes vers l'arrière de la maison. Dehors ça tire de partout, une vraie guérilla ! Un mec tombe devant moi, je ne sais pas s'il a reçu une balle ou s'il s'est mangé à cause du matos qui traîne dans l'arrière cour. Tout ce que je sais c'est que c'est pas un des nôtres. Nos regards se croisent. Il n'a plus ou pas d'arme, j'en vois pas dans ses mains, il regarde celle que je tiens, je la regarde aussi, je le regarde. Je pourrais tirer. Je lève le bras mais je le rabaisse aussitôt. Je ne suis pas une tueuse. Je m'enfuis. On me tire dessus. Par chance, celui qui le fait tire aussi mal que moi. Les balles se plantent dans un arbre, dans le sol. N'empêche que je crie à chaque fois. Quand enfin je suis à l'abri derrière un pan de mur de la maison voisine, je reprends mon souffle. C'est pas possible ! C'est pas possible ! Tobias va me tuer !!! Grrrr... C'est quoi ça encore ?! Je lève la tête. Il y a au moins cinq non morts dans le jardin.

« Non, non, non... pas ça... »

Je laisse le bâton, je respire, je vise, je tire. J'arrive à en avoir un. Pour le suivant je touche l'épaule, la mâchoire, celui d'à côté. Merde !!! Ils se rapprochent, la porte est pas loin. Je... Merde il y en a d'autres qui arrivent.  D'où ils sortent ? Les Fury plus une horde, Yahvé me fait payer ma bêtise ! Je tire, j'en ai trois, mais le chargeur est vide. Je jette l'arme, je prends mon bâton et je cours dans la seule direction où y'en a pas.






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Angel with scabbed wing

Les raisons, le pourquoi du comment, Noah n'en avait plus rien à faire. On lui disait de sortir et de tuer, il sortait et tuait, avec une efficacité sans coeur, sans enthousiasme particulier. Personne ne pouvait rien lui reprocher, et pas un n'aurait osé le faire, de toute façon. Le Sullivan, qui n'avait jamais apprécié les ordres, était devenu un parfait soldat de l'horreur, reniant son humanité, comme une excuse pour ne plus ressentir, et garder la douleur à distance.
Il n'avait plus rien à perdre, et visiblement, dans ce contexte, pas grand chose à gagner. Il ne respirait encore, sans doute, que parce qu'il était trop lâche pour rejoindre de lui-même sa famille, ou trop battant, au fond, pour accepter la fatalité de ce sort qui était le sien depuis des mois, voire des années à présent. Conservait-il l'espoir que quelque chose d'autre pourrait ressortir de tout ce drame ? Sans doute pas, ou il aurait changé de conduite, pour ne pas endurer le poids de sa conscience, bien lourde de crimes désormais.

Ainsi ce jour-là, Noah et d'autres hommes avaient été envoyé à Kaltukatjara. Il ne connaissait pas le coin, et il s'en fichait royalement. Les explications de leur expédition l'intéressaient encore moins. Ils avaient pris quelques armes, des provisions très légères, et le Sullivan se préparait juste à se servir des premières.
Ne mettant que le minimum de conviction dans ses gestes, agissant par colère plus que par plaisir comme certains de ses camarades plus sadiques, Noah n'était pas le meilleur guerrier de la bande, tout comme il n'était pas le moins bon, car il ne craignait pas les balles perdues. Et cette fois, il allait d'ailleurs faire les frais de cette inconscience.
Alors que l'armée légère des Fury passait devant un bâtiment repéré par leurs factions supérieurs, des mouvements les forcèrent à passer à l'attaque : l'ennemi était connu, ou pas, mais quoiqu'il en soit, ceux qui n'étaient pas des leurs avaient peu de chances de se rendre ou de se présenter avant de souffrir quelques blessures en bonne et due forme. Le Sullivan, arme à la main, suivit les siens sans un mot dans la bâtisse, alors que les premiers coups de feu commençaient à retentir. Son compagnon lui fait signe de se rendre dans l'arrière cour, où quelques fuyards pourraient vouloir leur échapper.
Noah n'eut pas le temps de participer au carnage avant d'être touché par une balle, au niveau de la cuisse, grognant de douleur, et surtout contre ces imbéciles qui ne savaient pas mieux viser. Il se laissa glisser le sol, confiant concernant l'avenir de ses troupes, alors que le fusil tombe à ses pieds, loin de la portée de ses doigts.

Levant les yeux, il aperçoit la silhouette d'une jeune femme blonde, et croisa son regard. Est-ce ainsi que la mort se montrait à lui ? Elle possédait de quoi mettre fin à sa souffrance, et devrait surement l'utiliser, car elle n'est pas de son côté : il la toisa un instant avec provocation, et mépris.
Du sang s'écoule de sa cuisse, et cette sensation lui arracha un rictus moqueur, contre lui-même... Il lui fait pitié, sans doute, puisqu'elle se détourna et s'enfuit en le laissant à son destin, probablement persuadée qu'il était déjà fini. Etrangement, ce fut quelque chose, dans cette situation, dans cet échange silencieux de quelques secondes, qui le poussa à se relever, avec toute l'énergie qui lui restait, pour suivre l'apparition gracile, ramassant son arme au passage, boitant jusqu'à la maison voisine, en longeant le jardin.

    - QU'EST-CE QUE T'ATTENDS !? Crie-t-il pour la demoiselle, qui après avoir éclaté le crâne de quelques marches, semblait hésiter à prendre la porte et à se mettre à l'abri. Il était fort possible que certains irréductibles paranos aient fermés leur maison en tentant de fuir, et Noah secoua la tête. Clopinant toujours dans sa direction, il dégainé son fusil et visa rapidement les 3 morts les plus proches, les dégommant avec une dextérité méthodique, presque rythmée. Alors que deux autres s'approchaient un peu trop près, il leur explosa la tronche avec sa crosse, d'un seul mouvement circulaire, puissant, épargnant ainsi deux balles, dont il pourrait avoir besoin. Arrivant à la hauteur de celle qu'il avait sauvé, contre toutes attentes, il lui attrapa le poignet d'une main, et ouvrit d'un coup d'épaule la baraque, avant de l'entrainer à l'intérieur. Bouge pas, ordonna-t-il plus bas, cette fois.


Il avait refermé derrière eux, et plaqué l'inconnue contre le battant, la maintenant avec la paume contre sa gorge découverte, son visage trop près du sien, comme pour lui imposer son autorité. Noah lui avait laissé les mains libres, mais n'était cependant pas fou, jugeant rapidement son caractère : si elle ne l'avait pas achevé à sa rencontre en position de faiblesse, elle ne le ferait surement pas maintenant qu'il avait pris le dessus. S'appuyant plus que nécessaire contre elle, en partie pour reposer sa jambe blessé, le Sullivan guetta les bruits extérieurs, qui s'étaient tus.
Ils attendirent ainsi quelques secondes, le coeur de Noah battant plus qu'à son habitude dans sa poitrine, l'adrénaline lui redonnant une énergie qu'il ne s'était pas retrouvé depuis longtemps.

    - J'crois qu'il reste plus qu'nous, constata-t-il, lorsque le silence devint particulièrement révélateur. Retirant presque à regret son emprise sur sa peau douce, Noah lui offrit un sourire moqueur, en réalisant l'ambiguïté de leur position. On r'peuplera la planète plus tard, d'abord faut que tu m'aides à soigner cette plaie.


Vif d'esprit, il s'écarta pour regarder aux alentours ce que les lieux pourraient receler de matériel pour panser et désinfecter sa blessure. Maintenant que la tension retombait, il éprouvait une douleur de plus en plus aigue, qui indiquait surement une gravité plus importante qu'il n'avait voulu le croire. A vrai dire, c'était maintenant sa priorité première, et il considérerait ensuite l'avenir de la demoiselle, et son retour chez les Fury - chaque chose en son temps.
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Je suis devant la porte, elle n'est pas fermée à clés mais quelque chose bloque. Merde ! Dans mon dos ça se rapproche, ils sont trop nombreux. Ne pas céder à la panique ! Même si en prime, du coin de l’œil je vois quelqu'un arriver avec un fusil. Non ma vie ne va pas finir ici, je refuse ! Je crie quand la tête des rôdeurs les plus proches explose. Mon petit doigt me dit que le mec veut se planquer aussi. Je galère toujours sur la porte, je sens les doigts crochus tendus vers mon bras et j'ai juste le temps de tourner la tête que celles de deux autres rôdeurs volent en éclat. Tout va très vite, je suis empoignée et la porte s'ouvre assez pour nous laisser passer. Moi et le type qui m'entraîne à l'intérieur. Ne pas bouger, j'avoue que j'avais pas d'autres idées pour l'instant et de toute façon il referme la porte avant de me plaque contre. Sans ménagements, mon dos en prend un coup et je grogne. Il me serre la gorge en prime. Je respire fort mais je ne panique pas, je le regarde bien en face. C'est le mec que j'ai pas tué y a même pas trois minutes. Connard ! On reste là à se fixer sans un mot. Je ne cherche pas à le frapper avec le bâton, je suis pas en bonne position. Il aurait pu me tirer dans le dos, au lieu de ça il m'a aidée à rentrer dans cette baraque, j'ai une chance donc je ne vais pas la gâcher. Au bout d'un moment il se détache de moi et je respire mieux. Il me sort une vanne bien machiste et je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel avant de les baisser vers la plaie. A la cuisse. Con pour lui. Puis je vois ce qui bloquait la porte, une table basse. On a vu mieux comme défense. Mais je la remets et je ferme le verrou, au cas où. Mon nouveau cauchemar s'écarte sans plus prêter attention. Je fais quoi ? Je pourrais essayer de me tirer... Je me penche vers la fenêtre qui est près de l'entrée pour jeter un œil dehors. Sortir ? Mauvaise idée. Merde et remerde. A contre cœur je m'approche du Fury. Je m'attarde un peu plus sur lui. ll doit avoir la trentaine, un air renfrogné mais une belle gueule.

« Ta jambe saigne beaucoup, tu devrais arrêter de marcher et me laisser regarder. Tu t'es blessé dans la cour ou c'est une balle ? »

Je suis plus qu'à quelques centimètres de lui, je pose mon bâton et je lui montre le canapé qui est juste derrière lui. Je lui fais mon regard le plus doux que je peux à cet instant. Mes yeux émeraudes accrochant l'océan des siens.

« Tes balles courent plus vite que moi et je ne suis pas suicidaire. Assieds toi avant de te vider de ton sang. »

J'ai franchement pas envie d'aider un de ces enfoirés mais Ari m'a toujours dit qu'on devait accorder le bénéfice du doute aux gens. Je vais peut-être le regretter. En même temps, il n'y a pas trente six choix qui s'offrent à moi.

« Je m'appelle Kezia. »

J'ai appris aussi qu'on devait dire son prénom à son agresseur/ravisseur/ce qu'il a l'intention d'être, ça nous humanise et ça peut sauver la vie.





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A vrai dire, Noah ne s'inquiétait pas de voir sa proie s'enfuir. Depuis le temps qu'il était chez les Fury, il avait eu le temps d'observer les réactions de ses victimes, et il savait d'expérience que ceux qui étaient capturés calculaient très rapidement leurs chances de souffrir, seuls les plus inconscients, ou ceux qui perdaient la tête, cherchant encore une sortie alors qu'ils étaient aux mains des ennemis. La coopération était toujours la méthode la plus sûre. Avec un peu de gueule et de bonne volonté, une jeune femme pouvait s'en sortir avec des viols réguliers, mais un quotidien plutôt agréable par ailleurs, un lit et de la nourriture à portée, ainsi qu'une protection permanente contre les marcheurs.
L'espère humaine était ainsi faite que certaines atrocités paraissaient finalement plus acceptables que d'autres, au pied d'un mur ensanglanté.

    - C't'une balle, confirma-t-il en grimaçant légèrement, son visage plutôt agréable caché par ses cheveux blonds un peu sale, du sable et du sang. Etre trop beau n'était pas bien vu lorsqu'on faisait partie des bourreaux, pour imposer le respect, et Noah s'était donc habitué à négliger sa toilette, laissant pousser sa barbe désordonnée, seuls ses yeux bleus trahissant l'attrait de ses traits naturels. J'm'en serais tiré une moi-même dans le crâne si un d'ces cadavres m'avait eu, avant d'dev'nir comme eux.


Peut-Être qu'elle n'était pas suicidaire, mais lui l'était : il n'avait pas peur de sa fin, et il avait depuis longtemps fait son choix, entre la décadence, l'infection, la pourriture de la maladie, et une blessure de guerre, propre et radicale. Il s'immobilisa un instant en croisant le regard de la jeune femme, déstabilisé par l'expression autoritaire de ses prunelles. Son estomac se contracta, comme sous l'effet de la faim.

    - Fais chier, concéda-t-il en se laissant tomber dans un canapé, avisant d'un coup d'oeil son pantalon désormais plus sombre et collé sur son mollet, témoignage de la quantité d'hémoglobine qui s'écoulait depuis sa blessure. T'es là pour m'faire expier mes pêchers avant d'm'emmener, ou m'donner quelques dernières douceurs pour qu'j'parte comblé ?


Sa vision se brouillait, et il commençait à délirer, la fièvre le prenant bien plus vite qu'elle ne l'aurait fait dans d'autres conditions : le chaud et la dose explosive d'adrénaline qui avait couru dans ses veines pendant l'attaque avait eu raison des dernières forces de son métabolisme. Kézia était surement le nom d'un ange, et elle était là pour le faire passer de l'autre côté d'une manière ou d'une autre.

    - On m'appelait Noah, avant, gémit-il, en essayant d'atteindre la plaie de sa cuisse à travers le tissu, ne faisant qu'étaler un peu plus le sang. Il ne savait plus vraiment qui il était, à présent. Le regard inquisiteur de la blonde lui donnait envie d'avoir un nom pour lequel il aurait pu être fier, mais ses derniers souvenirs le dégoutaient de lui-même. Il ne partirait pas avec elle, car il était voué à l'enfer. D'un coup sec, il déchira le jean au niveau de sa blessure, et serra les dents, pour amoindrir en vain la douleur. J'vais avoir besoin de tes doigts fins, j'crois, et pas pour une partie de plaisir, malheureusement.


Il s'accrochait encore, dans un soubresaut de lucidité. Il ne voulait plus quitter cette pièce, plus maintenant, pas tout de suite.
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Noah
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Quand il me dit que c'est une balle, j'ai bien envie de lui dire que c'est bien fait pour lui et que je suis bien contente qu'un des miens ai pu le toucher. Ce serait puérile, non ? Je garde ça pour plus tard. Je l'écoute me dire qu'il aurait mis fin à ses jours si les rôdeurs l'avaient eu. On peut arranger ça si il veut. Mais ma bonté l'emporte et je lui ordonne en douceur de se mettre sur le canapé pour voir sa plaie. Il râle pour la forme mais il le fait. Au moins, on aura pas à se battre pour ça. Il n'est peut-être pas stupide. Bien qu'il ne puisse s'empêcher de me sortir encore une allusion sexuelle. Tsss.
Noah. C'est joli comme prénom, c'est doux. Pas du tout lui quoi.

« Et on t'appelle comment maintenant ? »

Il déchire son jean et franchement c'est pas beau à voir.

« Je confirme, tu vas douiller. »

Et ça me fait très plaisir ! Quand ils nous ont renvoyé John, l'avaient-ils torturé avant ? Et pourquoi je ne le laisserais pas crever en fait ? Je lève les yeux vers son visage. Il a l'air d'être un peu à l'ouest, la douleur et la perte de sang. Son regard est flou. Mais il est vivant. C'est un être humain. Une fois j'ai demandé à Ari s'il détestait les nazis. Il m'a répondu que non. J'étais choquée, pourquoi ? Parce que selon lui, il suffit d'une poignée d'hommes mauvais et une grande dose de désespoir pour convaincre la majorité de les suivre. Noah était il désespéré ? Le fait qu'il ne m'ai pas lâchement tiré dessus me le fait penser. Il mérite une chance. J'espère qu'il ne va pas me décevoir. Je me mets à genoux pour observer sa plaie.

« Garde tes blagues douteuses. »

Je passe la main dans son jean, pour la faire glisser sous sa cuisse. Pas de trou de sortie. Je réfléchis. Qu'aurait fait maman ?

« T'as de la chance que ça ne soit pas du côté de l'artère fémorale. Je te proposerais bien de la chercher avec une pince mais je la sentirais mieux avec mes doigts. Par contre je vais préparer des tissus, de l'eau, de l'alcool... Faut aussi que je trouve de quoi te recoudre.»

Je regarde autour de nous, réalisant soudain qu'il n'y a plus un bruit dehors. Sont-ils tous morts ? J'ai l'estomac qui se noue. Je me relève en serrant les dents et ouvre le bar. Il reste des bouteilles. J'en prends deux. Une pour sa plaie et une pour lui.

« Whisky ou gin ? »

Je lui donne la bouteille qu'il veut.

« Je vais voir ce que je trouve. Bouge pas. »

C'est pour ce qu'il m'a dit toute à l'heure.
Je file d'abord dans la cuisine. C'est un peu le désordre, comme s'ils étaient partis précipitamment. D'ailleurs il y a une porte, je vérifie qu'elle soit fermée et non. Je m'empresse de tourner le verrou. J'ouvre ensuite les placards, je trouve une bouteille d'eau. Elle ne sera pas chaude mais tant pis. Je prends une bassine, des gants en latex et des torchons. Une paire de ciseaux. Je dépose ça sur la table basse à côté du canapé, et je repars. Une chambre d'enfant. Une d'ado. Un débarras... Ah ! J'aperçois un petit kit couture qui devait servir à la mère pour repriser les pantalons. Je le prends. Je crois que j'ai tout. Je retourne près de mon patient.

« Prêt Noah ? »

Je me désinfecte les mains jusqu'aux avant bras et j'enfile les gants neufs. Maman, tu serais fière de moi. Va falloir que je trouve cette balle...






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Quel était son nom à présent ? Noah ne savait même plus. Il n'était qu'un soldat parmi les autres, un meurtrier sans humanité, sans âme propre. Il secoua la tête, rappelé à sa douleur, sans répondre... Il ne plaisantait que pour mieux détourner son esprit de son état, qui lui serait surement fatal si la demoiselle ne pouvait l'aider. Ou si elle ne voulait pas... Il n'avait pas d'autres choix que de lui faire confiance, alors que sa venue aurait pu entrainer une situation bien différente, si les Fury avaient eu le dessus. L'aurait-il tué, dans d'autres conditions ? Malgré ses blagues douteuses, le Sullivan n'avait jamais profité de leurs pillages pour violer les victimes impuissantes... Il trouvait de quoi satisfaire ses besoins parmi ses partenaires de carnages consentantes, sans ajouter d'autres crimes à sa conscience déjà noire comme l'enfer dans lequel il s'était enfoncé malgré lui.

    - Moi qui comptait faire un marathon pour la cause des macchabés, répondit-il, sarcastique, à l'ordre de la blonde, alors qu'elle partait chercher de quoi retirer la balle. Rien n'avait été clairement dit, mais Noah savait bien que les chances de garder sa chances seraient minimes s'il conservait la balle dans ses chaires, au risque qu'elles ne cicatrisent jamais... Et même avec ça, il n'était pas sur de s'en sortir, ou même de pouvoir remarcher. Kézia... Répéta-t-il, en essayant de penser à autre chose. C'est pas commun.


Il l'observa tandis qu'elle se désinfectait autant que possible les bras, préférant cette vue à celle de sa plaie. L'anesthésie n'existait plus, à moins que la providence veuille bien le rendre inconscient... Ce qui impliquerait une douleur considérablement forte, qu'il ne pouvait éviter, dans tous les cas. Et Noah se savait trop courageux pour céder complètement au délire qui suivait ce genre de mal. Il serra les dents, se préparant mentalement à l'opération qui allait venir, espérant en silence que la blonde soit aussi rapide à lui extraire son boulet qu'à échapper aux attaques de ses collègues.

    - J'imagine que t'as vu pire, toi aussi, grogna-t-il, entre ses dents. On devient tous le bourreau de quelqu'un, un jour ou l'autre, par nécessité.


S'excusait-il de la place qu'il occupait dans ce nouveau monde, par une justification étrange, qui était aussi fausse qu'elle était malheureusement inévitable à envisager. Tout le monde avait eu le choix... Mais qui pouvait affirmer à présent qu'un chemin était meilleur qu'un autre, quand chaque pas était incertain, et pouvait se révéler le dernier ?
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Mer 14 Nov - 13:22
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Noah
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Kezia
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Mon prénom surprend souvent les gens. Plus que Tobias ou Harper, qui sont plus communs. Fière de mes origines, je lui réponds tout en restant concentrée.

« C'est hébreu.»

Il ne manquerait plus que ce soit une espèce de nazis ! Là, par contre désolée Ari, mais je ne le soignerais pas ! Il n'a pas de réactions particulières alors je me détends sur ce point et lui passe à le whisky vu qu'il n'a pas choisi. Il boit ou non, c'est à lui de voir. En un sens ça l'aiderait à être un peu dans les vapes. En un autre c'est pas le pied, l'alcool fluidifie le sang. Je le laisse et m'affaire à trouver tout ce qui me sera utile. Je peux remercier maman, enfin lui surtout, de m'avoir oubliée des heures durant dans son bureau où il n'y avait que des livres de médecine. Quelques fois je m'étais même baladée jusqu'à me retrouver dans l'observatoire sans même que les autres chirurgiens ne me remarquent. Alors oui, j'avais vu pire, avant même toute cette horreur. Je pense un instant à ce qu'il me dit, cette histoire de bourreau. Je ne me vois pas moi, mais Harper. Mon frère avait commis une atrocité et pourtant je l'aimais et le protégeais...

« On va dire ça... Attention, ça va faire très mal. Mords un coussin. »

J'y vais, je glisse mes doigts dans la plaie et je fouille. Je ne fais pas ça comme une sadique ni une bouchère. Je vois bien qu'il lutte pour ne pas hurler. Je suis au mieux le trou qu'elle a creusé et...

« Yes ! Je l'ai ! »

C'est pas facile de la prendre entre mes doigts et la tirer, c'est glissant là dedans ! Mais j'y arrive doucement et une fois que je l'ai je ne m'attarde pas. Il y a un nouveau flot de sang. Je jette la douille sur la table basse. Maintenant je passe à la suite sans tarder. Je nettoie la plaie au mieux. Je déchire des morceau de torchon pour entourer la plaie, comme j'ai déjà vu faire. J'éponge un peu la chair déchirée, je rince les gants, je mets le plus gros fil sur une aiguille. C'est pas l'idéal mais mieux que rien.

« Allez Rambo, bouge pas trop si tu veux que je m'applique ! »

Il est bien palot, j'espère quand même qu'il va pas mourir. Je pose ma main sur la sienne et la presse tout en le regardant. Et enfin, je me mets à la couture. C'est plus difficile de percer une peau humaine avec une aiguille à coudre un jean ! J'ai mal pour lui. Ses gémissements m'aident pas, j'en ai envie de chialer. En même temps je peux pas aller vite sinon ça va être dégueu et pas tenir.
C'est que quand j'ai fini que je vois qu'il bouge plus.

« Noah ?... Noah ! »

Je retire les gants et me mets à genoux sur le canapé, à côté de lui. Je lui mets des petites claques.

« Ah non ! Tu ne me fais pas ça ! »

Hors de question que mon premier patient meurt ! J'essaie de prendre son pouls mais soit je suis pas douée soit je suis trop sur les nerfs pour y arriver. Il respire ou pas ? J'ai les doigts engourdis, je sens pas son souffle. Merde ! Merde ! Merde ! Là, je panique, ça y'est ! Il est évanouit ou il est en train de partir ?

« T'as pas le droit ! Sale con ! »

Je l'allonge, je me mets au dessus de lui, je place mes mains, je masse. Mille et un, mille et deux, mille et trois. Je fais le bouche à bouche.





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Noah se souvenait parfaitement de la première fois qu'il avait tué un vivant, autant que de celle qu'il avait tué un mort. Ou plutôt, une morte. C'était le cadavre de sa mère dont Noah avait du éclaté le crâne, avant de se retourner contre sa soeur, qui n'essayait plus de la défendre, mais bien d'entrainer toute la famille dans sa chute. Le Sullivan n'avait pleuré que plus tard, quand les jours s'étaient écoulés au son des cris inhumains des alentours, des sirènes hagardes, des coups de feu vains contre la menace croissante. Il s'était caché près des corps putrides de ces femmes qu'il avait aimé, hésitant à les rejoindre, se blâmant d'avoir éteint le dernier espoir de les sauver peut-être, par un stupide instinct de survie. Ce n'était qu'au bout d'une semaine qu'un pillard avide avait tenté de pénétrer dans l'appartement pour voler les bijoux de sa mère que Noah avait commis son véritable meurtre, le premier. La rage l'avait envahi en découvrant les sales pattes d'un inconnu, dans les tiroirs de sa génitrice adorée, et il avait lapidé ce vautour de ses mains, frappant sa victime jusqu'à ce que son torse ne soit plus qu'une bouillis immonde, et son visage impossible à reconnaitre.
Et là, encore, il n'avait pas pleuré, tremblant de découvrir en lui cette agressivité qu'il n'avait jamais exprimé si fort - il avait été un adolescent bagarreur, mais avait toujours éprouvé quelques limites à la souffrance qu'il pouvait infliger par ses poings.

    - Pas besoin, grogna-t-il encore en repoussant la bouteille et le coussin, se refusant le moindre soulagement. Il méritait son sort, et tenait à le subir dans son intégrité, pour une fois. Il ferma les yeux, pour mieux endurer la douleur, alors qu'elle approchait ses mains de la plaie sanglante. Sa mâchoire se crispa. La réalité était trop affreuse pour y rester. Tu méritais pas ça...


Il ne savait plus vraiment à qui il parlait, les mots n'étant sortis de sa bouche que dans un murmure presque inaudible, suivis de peu du cliquetis de la balle, enfin sortie et lancée sur la table basse. Il cligna des yeux, sa tête basculant malgré lui vers l'arrière. Le plafond était éblouissant, puis soudain les lumières s'éteignirent.
Des choses s'agitaient autour de lui, il se sentait secoué, mais chaque soubresaut de lucidité s'accompagnait également d'une pointe brulante dans sa cuisse abimée, et il s'échappait à nouveau, pour ne pas la ressentir. Une sensation chaude sur ses lèvres, un air doux contre sa langue le força soudain à vouloir, à désirer encore cet aspect de cette vie qu'il aurait volontiers abandonné. Son visage se décrispe légèrement, ses paupières bougent, animés de tics nerveux, une sorte d'électricité parcourt son corps, réveillant un à un ses membres engourdis.
Les éléments se remettaient en place dans son esprit, il retrouvait ses sens, et la pression sur ses lèvres s'expliquait enfin, d'une façon qui était loin d'être désagréable... Surmontant le tiraillement de sa blessure nouvellement refermé par des fils de couture, Noah se redressa légèrement, attrapant doucement la nuque de son infirmière improvisée, pour prolonger son bouche à bouche d'un véritable baiser, introduisant sa langue avec autorité pour rencontrer la sienne. La surprise créée par cette réponse provoqua un écartement brutal, qui arracha à Noah un rictus moqueur, alors qu'il ouvrait de nouveau les yeux, et que sa peau reprenait une couleur plus naturelle.

    - Pas mal pour une première, constata-t-il avec ambiguïté, d'une voix rauque, de quelqu'un qui n'avait pas encore retrouvé toutes ses capacités. On dirait que t'as eu peur que j't'abandonne déjà ?


Le blond tenta d'un geste prudent de se relever en position assise, et il n'y parvint qu'au coût de plusieurs grimaces. Noah n'était pas du genre à écouter les conseils, surtout lorsqu'il s'agissait de sa santé. Il n'avait jamais eu aucun problème, n'avait jamais consulté aucun docteur, et ne comptait pas s'appesantir sur ses faiblesses, quelles qu'elles soient. Il faudrait que ses chairs cicatrisent vite, car il ne comptait pas se ménager. Observant rapidement le travail qu'elle avait effectué sur son quadriceps, Noah releva les yeux vers sa sauveuse, en quelques sortes.

    - T'as fait du bon boulot Kezia, alors j'vais peut-être décider de te garder, tu serais une esclave bien utile, conclut-il, toujours sarcastique, comme si la possibilité était envisageable. Il se moquait de lui-même, en prétendant qu'il avait encore un ascendant sur elle, alors qu'il était ainsi handicapé de son état, et qu'elle possédait tout ce dont elle avait besoin pour le tuer, ou le planter là. Ils le savaient tous les deux. Tes compagnons sont surement morts, nous sommes pas venus pour faire des prisonniers, ajouta-t-il, d'un ton plus grave.


Le fait que les siens aussi ne le touchait guère, sauf si l'un d'eux était retourné à la base après l'avoir vu éliminer les marcheurs au profit de la demoiselle. Il n'avait pas pris garde à ce moment-là à cette éventualité, et elle ne lui paraissait guère plausible, et pourtant... S'étaient-ils vraiment entretués, derrière la porte, pour qu'aucun vivant ne soit revenus les chercher, une fois les hostilités terminées ?
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Noah
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Nan mais sérieux ? Je suis en train de me redresser qu'il me maintient par la nuque pour m'embrasser ! Surprise je ne me débats pas tout de suite. D'accord une partie de moi ne lutte pas trop et je ne comprends pas pourquoi, mais...

« Gougeât ! »

Je lui mets une claque et m'écarte d'un coup avant de me relever aussitôt. Merci la danse pour l'agilité car je suis encore assez bête pour essayer de ne pas lui faire mal. Tout ça le fait rire, ce mec me fait halluciner et je ne trouve rien de mieux à faire que de bouder.

« Tu mériterais que je te donne un coup dans la cuisse. »

Je souffle. J'ai encore le goût de ses lèvres sur les miennes... Je secoue la tête en croisant les bras contre ma poitrine. En général on dit merci... Ma bouche forme un O de surprise et de dégoût.

« Pardon ?! C'est moi qui vais te séquestrer au sous-sol !»

J'espère bien qu'il plaisante... Ils ont vraiment des esclaves ? ça me fait froid dans le dos. Encore plus que le fait qu'il me lâche qu'ils n'étaient pas venus faire de prisonniers. Mon visage se ferme. Je le fixe sans rien dire, pourtant j'en ai des questions. Je l'observe comme si son visage pouvait me donner les réponses. Tu parles.

« Vous tuez les gens comme ça ? Sans même chercher à savoir qui ils sont... Il y aurait pu y avoir un scientifique par exemple. Nan, en fait, vous n'en avez rien à foutre que le monde soit sauvé, ça vous plait cette vie de sauvage. »

Je m'approche d'une des fenêtres. La horde erre inlassablement... Et là, j'ai la pression de la dernière heure qui me retombe dessus comme une chape de plomb. Je réalise que j'ai failli y passer, et que c'est pas encore gagné, que les autres sont certainement morts, que je suis coincée avec un ennemi... Je sers le médaillon à mon cou en fermant les yeux et me laisse tomber sur un des fauteuils. Je regarde enfin Noah. Je désigne sa jambe d'un coup de menton.

« On dirait bien qu'on est bloqués là. »

Lui à cause de sa jambe, moi parce que je ne suis pas assez folle pour traverser une horde pour aller jusqu'à l'un de nos véhicules. Je pose les yeux sur mon tshirt et mon jean, dégueulasses. Je grimace.

« Je vais me nettoyer et voir si je peux me changer. Tu devrais en faire autant, tu vas puer autant que ces choses et j'ai pas envie de faire de la coloc avec un porc. »

Sur ce je me lève et me dirige vers la chambre des parents. Vu qu'il n'a pas l'air du genre à tenir en place, je serais étonnée qu'il reste le cul sur le canapé.





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Noah sourit en voyant la demoiselle s'offusquer de ce baiser qu'il lui avait volé. Un instant, il avait oublié la douleur de sa blessure, et les émotions simples, tellement innocentes et humaines de la jeune femme le ramenait à un temps où lui aussi s'amusait de ces sentiments. La vie était alors plus simple, plus belle, et il profitait de chaque instant avec un bonheur non feint.

    - Fais pas comme si tu voulais pas, c'est toi qui a commencé, après tout, répliqua-t-il, en mimant l'incompréhension, sans véritable talent. T'as trop besoin de moi pour faire ça, et tu le sais.


Il lui adressa un clin d'oeil. Blessé ou non, il était un atout indéniable contre les agresseurs... Et aussi contre la solitude. Cette dernière était une des menaces les plus réelles de ce monde. Les êtres vivants n'étaient pas fait pour survivre dans l'isolation, et pour preuve, cette forme de torture était utilisée pour briser les plus solides des criminels, jusqu'aux dernières années connues de leur ère civilisée, dans les prisons des papes les plus développés.

    - Ouais, il faut toujours des méchants pour profiter de la misère, tu l'aurais appris tôt ou tard, d'une certaine manière, confirma-t-til, sans chercher à se défendre des accusations. Cela ne servait à rien, il savait qu'elle avait raison, même si au fond, le sujet était sans doute plus complexe qu'il n'y paraissait. Tes copains se seraient sans doute faits bouffer par des marcheurs, de toute façon. Ils ont eu une mort plus rapide.


Il les enviait presque, d'un côté. Une partie sombre de son coeur lui rappelait sans cesse, comme une épée de Damoclès, qu'il était sensé souffrir pour expier tous les péchés dont il était désormais l'auteur. Bizarrement, le jugement dans les yeux de la demoiselle, alors qu'elle posait les prunelles sur lui, le dévisageant avec quelque chose qui s'apparente à du dégout, lui fit plus mal que ce à quoi il était habitué, devant cette même réaction de leurs prisonniers.
Alors qu'elle s'éloignait pour se changer, Noah hésita, reprenant son sérieux. Quelque chose venait de changer. Le frôlement de la mort l'avait-il atteint plus qu'il ne le pensait ? Il s'appuya avec difficulté sur l'accoudoir du canapé, et se releva complètement, en ne posant qu'à moitié le pied de sa jambe trouée au sol. Son endurance l'étonnait presque lui-même, tandis que la peine s'assourdissait autour des fils de couture écarlate, et de son bandage de même couleur.

    - Viens avec moi, ordonna-t-il en arrivant à la porte de la chambre, n'observant que quelques secondes le spectacle de ses jambes nues alors qu'elle était en train de se changer, avant de signaler sa présence. Voyant son air outré, il roula des yeux en imitait son outrage, levant les mains en l'air, malgré son équilibre précaire. Je ne te toucherai pas, mademoiselle la coincée !


A vrai dire, il craignait de s'écrouler dans la salle de bain, si elle ne le soutenait pas, et après tout, c'était elle qui lui avait demandé de se changer et de faire un brin de toilette. Il boita jusqu'à la salle de bain, dont il avait avisé la porte ouverte, persuadé qu'elle le suivrait. Après tout, une sorte de confiance s'établissait déjà entre eux, à la perspective qu'ils devraient de toute façon se supporter, quoi qu'il en soit.
Arrivé près de la douche, il s'appuya contre l'évier pour soulager sa cuisse qui lui reprochait à grands cris son manque de raison, et commença à déboutonner sa chemise, qui ne sentait en effet pas la rose, pour découvrir son torse parfaitement taillé, mais également salie par ses virées dans la terre, sans se changer parfois pendant plusieurs jours. Ses pectoraux se soulevaient sous le rythme de sa respiration, un peu irrégulière. La tête lui tournait, mais il se refusait à montrer ces symptômes à la blonde.

    - Le plus cruel, c'est d'laisser derrière soi des gens pour pleurer notre perte, quand on s'en va, déclara-t-il soudain, avec une voix brisée, sérieuse. C'est égoïste de vouloir être aimé, de nos jours. Il vaut mieux que notre disparition soit un soulagement pour tous, car elle arrivera indubitablement, et plus vite qu'on le croit.
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Noah
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Il m'énerve, voilà. Parce qu'il a raison. J'ai besoin de lui. Comme il a besoin de moi d'ailleurs. Mais je n'argumente pas, je lui fais remarquer que c'est un crasseux et je file. Une fois dans la chambre des parents, je commence par enlever mon pantalon taché de sang. Bye bye mon Pepe Jeans. Je le jette dans un coin et vais pour voir ce que Madame cache dans ses placards, que Noah arrive. J'aurais du fermer la porte. Ce mec est une plaie. Même si je me retiens de rire quand il m'imite. Par contre s'il croit qu'on va prendre la douche ensemble ou que je vais le laver. Il n'est pas handi... Bon, si il l'est mais faut pas pousser mémé dans les orties.

« De toute façon si t'essaie, je sais où taper. »- dis je en soulevant un sourcil et lui offrant mon air bitchy.

Je ne sais pas pour quelle raison je le suis dans la salle de bains. Dans le fond, j'ai peut-être peur qu'il se blesse encore plus et d'avoir à réparer les dégâts. Oui, je vais me dire ça. Il s'appuie sur le lavabo et retire sa chemise dégueu.

« Tu ne l'as pas changée depuis quand ? Elle tient debout toute seule. »

La propreté chez les Fury n'est donc pas de mise. Et l'hygiène ? Décidément, ces gens étaient vraiment des sauvageons. Par contre il a un torse... Je me mords la lèvre inférieure quand je le vois. Il faut dire que le dernier mec que j'ai vu nu c'était il y a trois ans. Benjamin. Ben. Il était rugbyman. Une vraie bombe, mais trop à me manger dans la main. Et si je dois mourir avec lui en dernière expérience sexuelle... Ce serait triste ! Mais pourquoi je pense à ça ? Noah me ramène sur terre. Je ne suis plus du tout à baver sur lui quand j'entends ses mots. Ils me font mal. Sur le fond il a raison. Mourir c'est dur uniquement pour ceux qui restent.

« Tu as en partie raison. Je ne supporterais pas la mort de mes frères, et je sais que la mienne les rendraient fous. Mais on a tous besoin d'être aimés. A quoi ça sert de vivre si on a personne ? »

Je m'approche de lui, oubliant qu'il n'a plus le haut et moi plus le bas.

« Si tu n'espérais pas un peu que ça arrive, tu te serais foutu en l'air. »

Je suis près, je le colle presque et je ne lâche pas son regard qui me fait mal autant qu'il m'attire. Il y a une alarme en moi qui me dit danger mais je l'ignore. C'est un de mes défauts. Je pose une main sur son torse, à hauteur de son cœur.

« A moins que ta participation aux Fury soit un suicide lent ? »

Sa peau est chaude sous ma paume et je sens son cœur qui bat. C'est un humain, pas un monstre. Je dois être comme Ari, à vouloir voir le Bien en chacun. Aujourd'hui il n'a pas l'air de savoir qui il est mais avant des gens l'appelait Noah, sa famille, ses amis. Il les a perdus et il s'est perdu. C'est peut-être Yahvé qui m'a mise sur sa route, qui a fait qu'on soit les deux seuls survivants de cette mascarade. Je délire, voilà que je me mets à penser comme une dingue. Je me recule et retire ma main comme si quelque chose m'avait brûlé.

« Je vais voir si l'eau coule et s'il y en a, je t'aide à retirer tes fringues parce que je n'ai pas envie que tu gâches mon travail, mais ne compte pas sur moi pour te laver ! Et tu me devras un massage ! En t'appliquant. »

Je fais tourner le robinet de douche. Il y a un bruit étrange et finalement de l'eau arrive. On a de la chance ! Mais pas d'eau chaude, faut pas abuser.

« Va falloir faire vite avant qu'il n'y en ai plus du tout. »

Je vais devoir l'aider à retirer son jean, avec précaution, et sans que tout ça ait l'air sexy.




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Les épaules de Noah s'affaissèrent doucement, tandis que la demoiselle se lançait dans le débat philosophique qu'il avait débuté : mine de rien, elle lui apprenait qu'elle avait des frères, et qu'ils étaient visiblement en vie. Cette information provoqua des sentiments bien contraires en lui, qu'il ne sut s'expliquer, tant l'existence de la famille de sa victime aurait du lui être totalement égale, au fond. Il ne savait pas vraiment pourquoi il aurait souhaité qu'elle n'ait personne, et à la fois était rassuré de la savoir entourée.

    - J'imagine qu'ils vont s'inquiéter si tu ne leur reviens pas, conclut-il donc en l'observant en coin, comme pour voir si un espoir s'allumait dans ses prunelles à l'évocation de cette issue. Il avait envie d'éteindre l'étincelle, autant qu'il avait envie de la pousser vers la porte, et la forcer à les rejoindre. C'est le propre de l'être humain de ne servir à rien, et de chercher toujours un sens à tout, là où il n'y en a pas.


Il frissonna légèrement alors qu'elle s'approchait, posant sa main sur son torse découvert, grimaçant comme si ce contact le brulait. La douceur ne lui était plus connue depuis longtemps... Même ses étreintes avec les femmes de sa bande étaient souvent brutales, et ne s'encombraient guère de caresses innocentes. Ce geste lui coupa la parole un instant, alors qu'en lui bouillait toujours ses extrêmes, l'envie d'attraper ce poignet trop fin et de l'arracher à sa peau, et l'envie de l'attirer plus encore, tout entière, contre lui. Ce qu'elle lui faisait éprouver l'agaçait profondément, parce qu'elle le forçait à revenir à la réalité, et qu'il n'était pas sûr de voir, et qu'il craignait déjà les picotements de son réveil.

    - Qu'est-ce que ça peut te foutre, de savoir comment j'veux crever ? Répliqua-t-il, cinglant, alors qu'elle retirait la main. Qu'avait-il cru, une fraction de seconde ? Qu'elle s'intéressait vraiment à son coeur, qu'une fille de son genre allait vouloir l'accompagner de son plein gré ? Il valait mieux pour elle qu'elle ne s'attache pas du tout, et ne lui trouve aucune excuse. Crois-moi, tu voudrais pas d'mes mains sur toi si tu savais ce qu'elles ont fait.


Ses mains qui avaient tués sans autre aide extérieur des frères, des soeurs, sans se soucier de leur âge, des personnes qui les aimaient, de leur souffrance... Il n'était pas un tortionnaire comme certains, qui prenaient plaisir à faire durer la douleur, mais il ne rechignait pas moins à en causer.
Voyant qu'elle s'approchait de sa ceinture, avec l'intention de lui ôter, Noah se crispa, et l'arrêta d'une main sur l'épaule. Dans un autre contexte, l'idée de voir la blonde se pencher pour lui baisser le pantalon lui aurait donné la trique, mais il n'était pas en état, et ne tenait pas à ce que son corps tente de réagir en lui infligeant plus de maux.
Le Sullivan sortit de sa poche arrière un couteau, et s'en servit pour déchirer le tissu proprement, afin de libérer complètement ses jambes, d'un mouvement efficace. Il était clairement habile, et avait l'oeil de celui qui savait où couper, et comment, pour obtenir précisément le résultat qu'il escomptait.

    - Dépêche-toi, alors, ordonna-t-il, alors qu'il se trainait tant bien que mal sous le jet froid, en se tenant au mur. A deux, on gaspillera moins d'eau, insista le blond, en lui faisant le signe autoritaire de le rejoindre, finissant par attraper son bras, pour l'attirer contre lui avec une certaine autorité, qui avait failli le faire basculer.


Il garda son équilibre en la serrant plus qu'il n'aurait du, le liquide bleuissant ses lèvres, et donnant à sa peau la chair de poule. Il devrait pourtant endurer l'écoulement assez longtemps pour nettoyer les traces de sang et de sable incrustées sur son corps, et commença à frotter vigoureusement ses membres qui s'engourdissaient presque, en appliquant le même traitement, rapide, à la demoiselle., avec le moins de sensualité possible. Il ne s'attardait pas : la voyant prendre une couleur pâle et claquer des dents, il frictionna avec force son dos, son ventre, n'effleurant ses seins qui pointait à travers le tissu du haut qu'elle avait gardé que par accident, dans la brutalité de ce lavage de fortune.
Enfin, il tourna le robinet pour l'éteindre, et, tremblant, sortit de la douche pour ouvrir un placard, avisant une serviette, qu'il jeta à la tête de son infirmière improvisée.

    - Essaye pas de mater ma queue, le froid n'rend pas honneur à sa taille réelle... Plaisanta-t-il, parce qu'il n'avait plus rien pour se couvrir, et qu'il ne voulait pas qu'elle s'inquiète pour ça. L'énerver était une bonne façon de détourner son attention de ce sacrifice incompréhensible. Mais si tu veux essayer de l'aider à se réchauffer avec ta bouche pour avoir une meilleure idée de ces capacités... J'vais m'allonger et me mettre à l'aise.


A vrai dire, il avait surtout besoin de repos, et de se cacher sous des draps secs. D'oublier, juste un instant, tout l'inconfort constant qu'était sa vie. Et, pour être parfaitement honnête, la forme sous son caleçon moulant ne paraissait pas si petite qu'il le laissait entendre... Et il savait parfaitement qu'en parler avait poussé Kézia à regarder, par réflexe. Quel homme n'avait jamais attiré l'attention sur son pénis, pour voir dans le regard d'une femme l'éloge de sa virilité ? Ce crime n'était rien comparé à tous les autres qu'il avait commis, et qui n'impliquaient jamais cette partie de son anatomie.
Le froid avait ankylosé sa jambe, et il ne ressentait presque plus la douleur des chairs éclatés... Pourtant, il redoutait la nuit, qui serait sans doute critique : il n'aurait pas été le premier à succomber des suites d'une infection, d'une fièvre imprévisible, des suites d'une plaie de la sorte.
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Noah
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Kezia
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J'ai envie de lui dire qu'évidemment mes frères allaient s'inquiéter. S'ils n'avaient pas de nouvelles d'ici demain soir, ils viendraient, c'était certain. Mais je ne vais pas lui dire, au cas où il déciderait de jouer les salops. Je me méfie vu qu'il se la joue fataliste. D'ailleurs quand je le touche et lui parle, je vois que ça le perturbe bien plus que ce qu'il veut le faire croire. Il se cache derrière son agressivité, à vouloir se faire passer pour un monstre. Ce qu'il est en partie, je ne me voile pas la face. Mais la Belle et la Bête a toujours été mon Disney favori.
L'eau coule et je veux l'aider à se désaper mais il me stoppe. Il sort un couteau qui me fait reculer, par réflexe. Il taillade son jean . Il cherche quoi ? A me prouver sa virilité ou une connerie du genre ? Mais il ne s'arrête pas là. Il me traîne sous la douche malgré mes protestations. Le froid me donne un coup de fouet et pas du genre agréable. J'en oublie de retirer mon haut qui me colle à la peau et me glace encore plus. Il se met à me laver, ou plus précisément à me frotter comme un malade. J'ai tellement froid que mes tentatives pour le repousser sont vaines. L'eau est coupée, je respire, réalisant que j'avais retenu ma respiration jusque là. Mater sa queue ? Ce mec bat le chaud et le froid, c'est dingue. Et moi biensur, par réflexe je regarde. Furtivement, mais assez pour voir qu'il a joue les faux modestes. Je m’attelle plutôt à retirer mon Tshirt trempé avant de ne plus pouvoir le retirer sans m'arracher la peau. Je me retrouve en sous vêtements, non dépareillés ! Je tremble et mes tétons pointent si dur que ça fait mal. Je me garde de lui dire de ne pas regarder pour ne pas lui donner d'idées. Je m'enroule vite dans une serviette. Et quand il me sort sa vanne graveleuse, je le regarde.

« Oh attends ! »

Je fais mine de fouiller dans une poche invisible et d'en sortir mon majeur.

« Cadeau ! Tu te le mets où tu veux, poète. »


Je lui fais un doigt avec mon air de petite conne. Mes cheveux sont en partie mouillés, j'attrape une brosse pour les coiffer avant de ressembler à une lionne. Je jette un oeil à mon visage dans le miroir. Je suis pale. Pas que parce que j'ai froid. Je ferme les yeux un instant et respire un bon coup. Il me faut des fringues propres. Noah est retourné à la chambre des parents tant bien que mal et se met sur le lit. Trop bonne trop conne, je jette un oeil à sa blessure.

« Allonge toi et ne bouge plus sinon tu vas faire sauter les fils. »


Je me dirige ensuite vers la penderie en jetant ma serviette sur Noah juste pour l'emmerder. Vêtements d'homme. Je sors un jean, un boxer et une chemise style bûcheron.

« ça sera peut être un peu grand mais c'est mieux que rien. Et t'auras un boxer propre parce que ça doit sentir le fennec là-dedans. Alors tu rêves si tu crois que je vais y poser ma bouche. »

Je cherche les vêtements de la femme et là je ne peux réprimer une mine dégoutée. Non seulement elle devait faire six tailles de plus que moi mais en plus c'est d'un laid ! Mains sur les hanches, je décrète que jamais je ne porterais de telles horreurs. De toute façon je nagerais dedans.

« Je vais voir dans la chambre d'ado. »


Je prie pour avoir plus de chance. On peut dire ça. Oui, c'est ma taille. Mais leur fille devait être une fan du mini. Je prends ce qu'il y a de plus présentable : un mini short en jean et un débardeur, des sous vêtements pour demain. Aussi un des rares pulls parce que j'ai froid. Lui je l'enfile tout de suite avec des chaussettes et je retire mon soutif trempé. Je cherche en vain un bas de jogging au moins mais nada. Tant pis. Je reviens avec mes trouvailles, que je pose sur la table de nuit, plus un paquet de bonbons qui traînait là. Je vais me mettre sur le lit à côté de Noah. Je sais, je devrais aller m'installer ailleurs mais j'ai encore plus peur d'être seule que d'être avec lui. Je lui tends le paquet de bonbons.

« T'as une sale mine. Tu veux que je regarde s'il y a des anti douleurs ? »





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Même si Noah souffrait en silence, il ne jouait pas au dur juste pour impressionner la jeune femme : il avait, après des années, vraiment intégré la douleur comme une part de la vie, qu'il fallait subir, quoiqu'il en soit. Un autre homme se serait sans doute écroulé bien avant lui, avec les mêmes symptômes, et le Sullivan repoussait encore et encore ses limites, endurant cette blessure comme une nouvelle épreuve, une punition peut-être, après tous ses crimes.
Noah ne croyait pas en Dieu, bien au contraire. Le destin non plus n'avait pas d'emprise sur ses décisions... Et pourtant, comme n'importe quel homme, il avait l'intime acceptante de son sort, comme d'une conséquence directe d'autres actes, il trouvait une logique dans son histoire, qui rassurant son esprit trop cartésien.

Noah répond aux insultes de la demoiselle d'un rictus moqueur... Non parce qu'il n'aurait pas pu trouver la répartie adéquate dans d'autres circonstances, car il appréciait presque ces échanges piquant, mais parce qu'il n'avait plus la force d'autres choses. La blonde partait dans une chambre, et ses propos arrivèrent flous à ses oreilles - avaient-ils bien fermés les portes ? Les pensées de Noah se confondaient, et l'angoisse le gagnait, alors qu'il essayait de rassembler son esprit, et de saisir les vêtements qu'elle avait jeté à côté de lui.
Respirant avec difficulté, sa plaie lui envoyant directement des signaux nerveux électrifiant son corps entier, Noah s'évertua à retirer son caleçon mouillé, étapes par étapes, grognant pour repousser les limites de ses muscles hurlant de protestation. Et s'il avait réussit cet effort surhumain, il ne pouvait plus trouver une once d'énergie pour faire l'action inverse, et repoussa, sans se redresser, les vêtements propres, tirant la serviette qu'elle lui avait jeté pour recouvrir ses parties intimes, et le côté du lit sous sa cuisse, désormais taché de sang... Il ne voulait pas que sa compagne de misère réalise à quel point son état était surement délicat.

    - M'étonnerait qu'les gens gardent une pharmacie, en cas d'opération sans anesthésie, ironisa-t-il, en réponse à la proposition de Kézia. A vrai dire, il était étonné de voir que cette maison était pratiquement intacte, trois ans après l'épidémie. Qu'est-ce qui justifiait cette conservation stupéfiante ? Sa mémoire revint à la horde qui occupait les alentours, et il secoua la tête. Les marcheurs n'étaient pas des casseurs, sans raisons, il ne pillaient pas les lieux d'habitation si l'attrait du sang ne les poussait pas. Il refusa les bonbons en repoussant doucement le paquet, pas certain que son estomac puisse supporter des douceurs, à cet instant. T'as mis des meubles, contre les entrées ?


C'était sa priorité : leur sécurité... Sa sécurité, à elle, surtout. Si jamais les morts sentaient son état, il était déjà résolu à se livrer, pour éviter qu'ils ne creusent plus loin. Son fusil avait encore quelques balles, et il veillait toujours à en garder une pour lui. Kézia pouvait user de sarcasme sur le suicide, mais la détermination de Noah n'en était pas moindre, concernant cette éventualité.
Il ferma les yeux, éprouvant la présence de la demoiselle à ses côtés, comme un halo de chaleur, alors qu'une chape glaciale s'abattait sur son être. La fatigue, les émotions, les soins barbares, fautes de moyens, avaient finis par avoir raison de lui. Noah se laissa sombrer.
La nuit fut longue, la fièvre le prenant à intervalles réguliers, le réveillant dans une sorte d'inconscience fébrile. Une fois, il crut apercevoir la lumière du jour, avant de partir de nouveau dans l'obscurité de ses cauchemars. Il parla à ses démons, supplia la mort de l'emmener, remercia l'ombre de cet ange qui l'aidait à soulager ses tourments, parfois.
Et enfin, un jour, ou plutôt un matin, il ouvrit vraiment les yeux, la gorge chatouillée par des mèches blondes, le visage de Kézia pesant contre son torse. Un instant, il resta sans bouger, retenant presque sa respiration : une part de lui reniait cet constatation, ne lui autorisant pas la félicité d'être guéri, et le plaisir de le devoir à une femme dont la peau semblait si chaude et douce contre la sienne... Et bien sur, son manque d'estime le poussa à briser le rêve, avant d'y croire. Sa main glissa sur les courbes de l'endormie, pour arriver à ses fesses, et les saisir à pleines mains, pour la surprendre.

    - Mes souvenirs de la nuit me jouent des tours... On a baisé ? Demanda-t-il, provocateur, d'une voix rauque de n'avoir pas été utilisé pendant si longtemps. Je suis sur que c'était inoubliable, mais on peut peut-être recommencer juste pour raviver ma mémoire, j'étais pas prêt... Ce sera encore mieux maintenant que j'suis en état, promis.


Les mains toujours sur posées sur le haut de ses cuisses, il l'attira plus encore contre lui, ce geste faisait brusquement accélérer sa pression sanguine, lui rappelant par une vive douleur que sa cuisse était toujours en train de cicatriser, même s'il avait visiblement retrouvé son énergie.
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Noah
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Je ne remarque pas tout de suite qu’il se cache avec la serviette, ce n’est que plus tard que je remarque le caleçon sale au sol. Je suis trop occupée à essayer de me réchauffer. Heureusement qu’l fait une chaleur à crever dehors et dans la maison. Il ne veut rien manger, tant pis pour lui. Il veut savoir si j’ai mis des meubles devant les portes.

« J’ai remis la table contre celle de l’entrée et fermé celle de cuisine. Je verrais pour les bloquer plus quand j’arrêterais de grelotter. »


Je le regarde fermer les yeux et je me doute qu’il va s’endormir. Il a fait le coq mais ça reste un homme. Il s’est quand même pris une balle !
Après avoir mangé plusieurs bonbons, je finis par avoir envie de faire pipi. Je réalise seulement maintenant que ça ne sent pas la rose dans cette baraque, et ça ne vient pas que de Noah. Parlant de lui, quand j’ai fini de faire ce que j’ai à faire, je ramasse son jean pourri et le met à la poubelle après avoir vidé les poches. Son tshirt peut être sauvé, je le mets avec mes affaires pour tenter de les laver. Ce qui était dans ses poches, je le pose sur la table de nuit à côté de lui et je ramène le fusil que je pose contre la table. Dire que je pourrais lui exploser le crâne.
Le temps qui passe est long. Je veille sur Noah, lui épongeant le visage et le corps pour calmer sa fièvre. Je le force à boire chaque fois qu’il se réveille, même s’il calcule à peine ce que je fais. J’écrase des dolipranes et des antibio trouvés dans la salle de bain pour qu’il les prenne avec l’eau. Je nettoie sa plaie, je m’assure qu’elle ne s’infecte pas. Je le couvre, je le découvre. Je le laisse tout nu parce qu’il transpire et que ça ne sert à rien de lui mettre un boxer dans lequel il va puer. Il est bien gaulé et par moments mon esprit vagabonde. Oui, parce qu’en plus il a vraiment une belle gueule. Des fois je lui caresse les cheveux ou le visage pour l’apaiser. A d’autres je caresse son torse parce que ça me fait plaisir tout simplement. Il est musclé, bien dessiné, il a une ligne de poils sous le nombril c’est trop sexy. Mais jouer les infirmières obsédées n’occupe pas mes journées. Je fouille la maison, je récupère plein de trucs. J’économise le peu de nourriture qui reste dans les placards. J’ouvre les fenêtres pour jeter ce qui est pourri, sans attirer l’attention des marcheurs. J’ai même réussi à ouvrir celle de la fenêtre et fermer les volets pour qu’on ai un peu d’air quand même. Je prie. Pour Noah, pour mes frères, pour moi. Je me fais les ongles. Pour m’amuser j’ai mis du rose à ceux de Noah, aux pieds seulement. Je chante doucement. Je regarde les albums photos de la famille qui vivait là, j’imagine leur vie. Je crois entendre des moteurs dehors mais rien. Juste des morts qui errent sans but. Je dessine. J’ai fait un beau portrait de Noah que j’ai mis avec ses affaires. Le dernier jour je réussi à sortir et aller en courant jusqu’à notre camion. On ne peut pas rester là cent sept ans. Je veux utiliser la radio mais une balle, perdue ou non, l’a explosée. Super. Je rentre fissa avant d’être repérée. Quand est-ce qu’Ari va envoyer quelqu’un à notre recherche ? Troisième soir, je m’endors en réfléchissant à comment je vais aller explorer la maison d’à côté.
Au matin, je suis réveillée par une main aux fesses. J’étouffe un cri. Mon cœur s’emballe. C’est Noah. Je me détends. Je me suis endormie contre lui comme toutes les nuits. Et vous savez quoi ? Je suis trop heureuse qu’il se réveille enfin pour m’énerver à cause de ses vannes.

« Oh oui ! On a baisé pendant trois jours ! Mais tu m’as dit que t’avais tout donné, et si ça c’était ton max, je refuse ta proposition. »


Je souris et il m’attire encore plus contre lui. Je porte juste un débardeur fin et une culotte. Si fin que je peux bien sentir son torse contre ma poitrine. Cette pose, ses mains puissantes sur moi, son corps que je connais quasi par cœur, mon bas ventre se tord d’un désir que je ne veux pas laisser monter. Non, je ne me laisserais pas avoir par ses yeux que je supplie Yahvé de rouvrir depuis des jours.

« Tu dois trouver ça très sexy parce que tu l’as vu dans des films mais crois-moi, avec ton haleine de poney... Je vais pas jouir, je vais m’évanouir. »

En même temps, c’est pas totalement faux. Je me dégage de son étreinte, le débardeur dévoilant presque un de mes seins, ce traître. J’ai chaud. A genoux sur le lit je le regarde.

« Allez, la belle au bois dormant a assez dormi. On n’a presque rien à manger et les rôdeurs ne nous ont pas encore capté mais je crois qu’ils ont compris qu’il y avait encore des vivants. Je les vois des fois s’arrêter devant la maison comme s’ils sentaient quelque chose puis repartir. C’est flippant ! Et... je veux rentrer chez moi. »





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A la remarque de Kézia, Noah se fendit d'un sourire amusé, sincère. Il savait très bien qu'il n'avait rien pu faire, et venait sans doute de se réveiller de longues heures d'inconscience... Ou jours, constata-t-il en faisant bouger sa jambe, reconnaissant à la sensation le tiraillement typique d'une plaie qui se refermait déjà. Cette réflexion l'éloigna un instant de sa compagne, avant que son regard bleu ne se pose presque par accident sur un sein particulièrement volage. Une lueur d'envie passa sur son visage, en disant long sur la façon dont il s'imaginait prendre ce téton entre ses lèvres, pour le punir de le narguer ainsi.

    - J'peux pas t'laisser si insatisfaite de mes performances ! S'exclama-t-il comme s'il était profondément choqué de l'accusation, avant de se redresser pour se rapprocher d'elle, se penchant vers son oreille. C'est pas tes yeux qui te trahissent... Murmura-t-il suavement, tandis qu'il faisait glisser une de ses mains dans le dos de la demoiselle, jusqu'à ses hanches. Il avait remarqué qu'elle essayait d'éviter de croiser son regard. Il avait eu assez de femmes, surtout avant l'épidémie, pour reconnaitre le langage du corps, cette cambrure inconsciente qui révélait un désir inassouvi. T'as pas juste envie d'moi... T'en as b'soin.


Et lui aussi, à vrai dire. Non seulement il était soumis à ses hormones, et sortant d'un long repos ravivait son désir de se prouver sa virilité, mais aussi, elle lui plaisait particulièrement, depuis le début que leurs regards s'étaient croisés - cette dernière partie, il comptait bien la nier jusqu'au bout. Il termina sa caresse par une claque sur ses fesses, qu'il avait décidément envie de toucher à profusion, pour lui indiquer qu'il était temps de se bouger.

    - J'ai compris, il faut qu'un homme prenne en charge la baraque, conclut-il, en sortant du lit trop brusquement, se rattrapant de justesse à un mur, sans avoir le temps de rattraper la serviette qui le couvrait, et venait de glisser à ses pieds, découvrant une superbe trique matinale, qui révélait surement sa santé bien retrouvé. De bonne humeur, il choisit une nouvelle fois d'en plaisanter. T'en fais pas, ça attendra c'soir. Profite bien d'la journée, parce que j'vais si bien t'la mettre que demain c'est toi qui pourra plus marcher.


Il lui adressa un clin d'oeil, et se dirigea vers la salle de bain. Même le clopinement imposé par sa blessure ne pouvait altérer la beauté de sa démarche, les muscles de son dos roulant sous sa peau, qui était pourtant presque éclipsé par la fermeté de son fessier masculin. Il ne faisait nul doute que l'homme qui arborait une telle sculpture pouvait donner des coups de bassins à la fois doux et puissants.
Et il était au courant, encore une fois, que quitter ainsi la pièce en lui offrant cette vue n'était pas innocent.
Cependant, Noah avait l'ordre des priorités, et bien que l'idée de la prendre de gré ou de force dans le lit où il avait passé les derniers jours lui était presque douloureuse de frustration, il savait qu'il devait la remettre à plus tard. La déclaration finale de la blonde, de toute façon, ternit soudain l'excitation qu'il avait eu à partager avec elle sa nouvelle forme. Elle voulait se barrer, bien sur. Qu'avait-il imaginer, l'espace d'un instant ? Qu'elle allait accepter de porter ses gosses et qu'ils habiteraient là reclus du reste du monde ? A ses yeux, il n'était surement qu'un violeur, un assassin. Il était presque étonnant qu'elle ne l'ait pas achevé... Un instant, il avait eu l'espoir qu'elle pourrait... Bref. Il secoua la tête, observant son reflet dans le miroir avec peu de gentillesse.

    - Tu veux dire qu'on est sur un passage, ou ils sont un nombre stable ? Tu les as compté ? Demanda-t-il en ouvrant tous les tiroirs pour trouver de quoi faire une toilette sommaire, dentifrice, savon. Y'avait de la bouffe, par là où on est arrivé. J'vais commencer par ça.


Il n'imaginait pas qu'elle soit sortie seule pour traverser la cour et rejoindre les cadavres des siens, qui devaient surement être en train de se décomposer, s'ils n'avaient pas été contaminés. Après un décrassage rapide, il revint dans la chambre, toujours à poil, ignorant cette fois la demoiselle, une colère sourde lui nouant l'estomac : l'état d'esprit parfait, finalement, pour ce qu'il comptait faire.
Avisant sur une chaise les fringues qu'elle lui avait préparé avant qu'il ne s'évanouisse, il s'en saisit et enfila le bas sans grandes précaution, malgré la douleur d'alarme que lui lançait sa cuisse. Rien à foutre, la souffrance était une partie de son identité, il la faisait sienne, plutôt que de la laisser décider.
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Je dois bien avouer que ça me fait plaisir de voir qu'il a retrouvé la forme et sa répartie lourdingue. S'il n'était pas si bueno, je crois bien que je l'aurais abandonné. Oh mon dieu, je suis superficielle ! Non, bon, je ne l'aurais pas laissé mourir mais je serais beaucoup moins sympa. Et puis je vois bien que je lui plais sans que ce soit un gros pervers. C'était certainement un serial baiseur avant, du genre à claquer des doigts et d'avoir cinq filles prêtes à tout. Filles ou femmes. Parce qu'il est plus âgé que moi, ça ne fait pas de doute. Je ne sais pas de combien. Cinq ans ? Dix ? En tout cas, ça aussi ça m'excite. Merde ! Il me fait chier. J'aime trop ses mains sur ma peau. Je fais claquer ma langue contre mon palais quand il me remet une main aux fesses. Il doute de rienIl fait encore son beau en voulant sortir du lit trop vite. Au passage il me montre bien son anatomie au garde à vous. Il parle vraiment trop mal ! Même si je me retiens de rire.

« Tiens debout et on en reparlera. »

Je l’enchaîne alors avec un bref résumé de la situation. Il n'a pas l'air de bien prendre le fait que je parle de retrouver mes frères. Il ne tient qu'à lui de venir et quitte son groupe de tarés après tout. Il ignore complètement cette annonce d'ailleurs, ne me parlant que des rôdeurs.

« Je dirais que le plus gros est allé voir ailleurs, toujours dans la ville ou en dehors, ça je sais pas. Mais il y en a bien une dizaine qui traînent par ici. »

Il fait sa toilette, je le laisse et en profite pour m'habiller. Un short en jean noir et un Tshirt qui découvre mon nombril. Quand il revient il a l'air énervé et m'ignore totalement. Pfff.

« Dis pas merci surtout. »


Je pars dans la salle de bain pour nettoyer les dents au dentifrice. Sans eau parce que je l'économise aussi. Je ne veux pas avoir une haleine de chacal mais je veux encore moins mourir de soif.  Je brosse mes cheveux et fais une queue de cheval. Je reviens dans la chambre.

« Je viens avec toi. Et me sors pas de discours macho ou je ne sais quoi ! Avec ta patte folle, tu pourras pas courir donc t'as besoin de moi ! »


Je suis très sérieuse.

« La radio du camion est HS. Je suis allée voir hier. On peut récupérer les armes de... tout le monde... Et puis merde ! Pourquoi tu fais l'énervé tout à coup ?! J'ai passé jours et nuits à me faire un sang d'encre pour toi, je me suis occupée de ta blessure, je t'ai gardé tes affaires ! J'aurais pu te laisser crever comme un chien ! T'as pas le droit de bouder comme un gamin ! Sinon, je me casse ! »

Pourquoi je me suis énervée ? Je n'en sais rien. Parce que je préfère ses conneries que son silence. Parce que je ne comprends pas pourquoi il m'en veut. Parce que je suis fatiguée, que je fais la forte mais je vais craquer pour des bêtises. Je sers les poings à m'enfoncer les ongles dans les paumes pour pas chialer.





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L'atmosphère avait complètement changée. De joueuse et soulagée, elle était passée à tendue, chargée de non dits. Noah s'était rappelé qui il était, brusquement, et l'évidence de sa condition, si elle ne lui avait pas plu, lui était pourtant indéniable. Il s'était souvenu que s'attacher aux autres était dangereux, dans un sens comme dans l'autre, et qu'il allait devoir mourir pour expier toutes les atrocités auxquelles il avait participé, et qu'aucune blonde trop naïve ne pourrait éviter ça. Non, il ne lui dirait pas merci pour l'avoir sauvé, et défié la logique, le destin, en l'arrachant au sort qu'il méritait.

    - Pourquoi tu l'as pas fait alors ? Gronda-t-il à son tour, en se précipitant vers elle, pour la plaquer contre le mur. Aucun de ses compagnons de route, chez les Fury, n'auraient laissé une femme leur parler ainsi, et il ne comptait pas être l'exception. Essaye pas d'me faire croire que j'suis une putain d'oeuvre de charité. Tu voulais juste pas être seule dans c'cauchemars, et que j'te débarrasse des marcheurs... T'as besoin que j'te tienne la main pour rentrer à la maison ?


Sa main se crispa légèrement sur la peau de la demoiselle, son visage désormais très proche du sien. Il avait envie de lui faire mal... Il avait envie de lui faire du bien. Tout son corps était sous tension, et il comprenait presque ses compagnons qui cédaient à leurs pulsions, tant la frustration était douloureuse. Elle méritait une correction pour lui parler ainsi.

    - La prochaine fois que tu m'parles comme ça, Blondie, je te met la déculottée de ta vie, c'est compris ? Sussura Noah, à peine plus détendu, à son oreille. Ne t'méprends pas sur la situation, y'a pas d'justice dans c'monde. T'as choisis d'rester et tu savais qui j'étais : maintenant t'es à moi.


Il la relâcha et s'éloigna à cette déclaration, de peur de céder à ses instincts animaux et de lui prouver immédiatement cette position. Elle l'agaçait, et il avait juste voulu lui faire peur, et rétablir un peu une hiérarchie qu'il ne pouvait pas la laisser détruire, en piétinant la dernière part abimée de son orgueil. Il ne lui restait plus rien, sinon cela. Et elle... Il ne voulait pas la laisser partir.

    - Et tu bouges pas d'ici, ordonna-t-il, avec un ton autoritaire, qui ne laissait aucune place à la protestation. T'as qu'à prier pour qu'un d'ces monstres finisse le travail que t'as été foutue de faire. Comme ça tu pourras attendre tranquille qu'un de tes princes charmants vienne te délivrer.


Même s'il avait été blessé à cette expédition, Noah était débrouillard, et il ne s'était que rarement trouvé dans des situations inextricables. Il analysait bien le contexte des attaques avant de les mener, il calculait ses chances et ses possibilités... Il était un tueur organisé, froid. Les autres le respectait pour cela : même s'il laissait sa rage s'exprimer dans l'accomplissement de ses plans, il ne le faisait que lorsque toutes les données étaient propices pour que la passion ne puisse entraver sa réussite.
Abandonnant Kézia dans la chambre, il se dirigea vers la porte d'entrée, et repoussa le meuble qui empêchait la circulation. Il avait son fusil, ses couteaux... Il devrait récupérer son épée restée sur le lieu de la bataille, et son arsenal serait au complet.

xxx

Dé 1 :
Pair : Le véhicule des Fury n'est plus là, preuve que l'un d'entre eux a survécu, et raconté ce qu'il a vu
Impair : Tous sont morts

Dé 2 :
1 : Noah a tué 3 marcheurs mais n'a pas trouvé de nourriture
2 : Noah a tué 3 marcheurs et a trouvé quelques conserves (à payer ?)
3 : Noah a tué 2 marcheurs mais n'a pas trouvé de nourriture
4 : Noah a tué 2 marcheurs et a trouvé quelques conserves (à payer ?)
5 : Noah a tué 1 marcheur mais n'a pas trouvé de nourriture
6 : Noah a tué 1 marcheur et a trouvé quelques conserves (à payer ?)

Dé 3 :
Pair : Sa blessure s'est rouverte
Impair : Il est en pleine forme
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Le membre 'Noah Sullivan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé de 6' : 4

--------------------------------

#2 'Dé de 6' : 3

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#3 'Dé de 6' : 3
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Noah
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Oh oui, pourquoi je l'ai pas fait ? La réponse est simple : je suis humaine, moi. Il s'emporte et me plaque contre le mur. Je serre les dents. Je l'écoute me cracher sa rage au visage sans broncher, sans baisser les yeux non plus. Un frisson de dégoût me parcourt. S'il croit vraiment que je vais être son esclave et qu'il a pu se servir de moi en me prenant pour une blonde idiote, je vais lui laisser croire. Et à la première occasion, je le plante là l'éclopé. Il me relâche, certainement fier et soulagé d'avoir gueulé comme un putois. J'ai des tas de répliques en tête mais là, je n'ai pas envie de lui parler tout simplement. Je suis en colère après lui, après moi aussi. Alors qu'il aille crever tout seul !

Je ne sais pas combien de temps il part. Je rassemble ce qui pourrait vraiment me servir à moi pour repartir. Si le camion est lui aussi HS, je chercherais un autre véhicule. En même temps, je pense à Alysha qui part souvent à vélo et je me dis que ça serait une bonne idée. J'en ai vu un dans le garage. Parfait. Je prends un sac à dos vu que dans le mien y'a que le minimum. Sur une feuille je dessine une carte grossière, j'essaie de me souvenir des distances, je fais des calculs. Il me faudra des jours en vélo donc je dois penser aux nuits aussi. Je retourne complètement les armoires à la recherche de vêtements qui seraient plus adaptés. Je remarque seulement maintenant une trappe qui mène au grenier. Il y aura bien quelque chose là-haut. J'y monte et je remonte l'échelle. Si cet abruti revient avec de la compagnie, vivante ou morte, on ne sait jamais. J'y vois pas grand chose avec la lucarne pour seule brin de lumière mais il y a pas mal de cartons. Décoration de Noël, vieux jouets... Des feux d'artifices ! Voilà qui...

J'entends du bruit en bas. Je ne bouge plus, je tends l'oreille. Pas de discussion, donc si c'est lui il est seul. Je crois qu'il m'appelle, j'entends pas super bien non plus là-haut. Je rampe vers la trappe et l'ouvre un peu. Je le vois qui me cherche et franchement ça m'amuse. Il repasse sous la trappe et je l'ouvre vraiment. Evidemment il lève la tête. Je déplie l'échelle pour descendre. Je le regarde, pas de blessure. J'hausse une épaule et vais dans la salle. Rien sur la table et il n'a pas l'air d'en avoir mis plus sur celle de la cuisine. Bredouille le mâle ? Je me tourne vers lui en haussant un sourcil. Non, je n'ai pas l'intention d'ouvrir la bouche pour le moment.






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D'un pas déterminé, Noah s'engagea dans la cour et referma doucement derrière lui. Il ne s'inquiéta pas plus de Kézia, il ne pouvait pas se le permettre... Déjà, il savait que la laisser entrer dans sa vie avait probablement été une terrible erreur. Quelque chose avait changé en lui au moment où il l'avait sauvé, et il n'était pas sur que ce penchant ne se transforme pas en faiblesse... Le Sullivan savait combien il était dangereux de se remettre à une autre personne dans ce monde où chacun devait être égoiste pour ne pas empirer la situation.
Il avait à peine faire cinq pas qu'un marcheurs arrivait en grognant, preuve que comme la blonde l'avait prédit, ils rôdaient aux alentours, soupçonnant surement une présence qui les attirait. La réaction de Noah fut immédiate, et il fut heureux de constater qu'il n'avait ni perdu ses réflexes ni sa rapidité : il avait besoin au contraire de se défouler, et sa victime fut plus qu'éliminée, elle fut réduite en bouillie immonde par les coups répétés du jeune homme, qui déchargea sur elle sa rage trop contenue.

Une fois cette besogne achevée avec soulagement, le Sullivan étira ses muscles ankylosés avec délice, et se prépara à la suite du programme : atteindre la maison, chercher des vivres. Plus loin, il observa un attroupement d'autres cadavres ambulants, et décida de les laisser dans leur perplexe évolution. S'il se sentait en forme, il ne voulait pas néanmoins s'épuiser, et aurait le temps de s'en occuper plus tard.
Les portes étaient toutes ouvertes, et la saleté le frappa plus que lorsqu'il y était arrivé pour se battre contre les rôdeurs - peut-etre parce qu'il n'avait alors pas vraiment pris le temps d'observer les alentours, concentré sur sa chasse.
Repoussant les corps en décomposition de ses camarades, il s'étonna de ne trouver aucun vivres dans leurs poches, ni même de découvrir aucun sac. Pas d'armes, rien d'utile, comme si les lieux avaient été vidé après eux... Et en effet, suivant la logique de son cheminement, il découvrit par la fenêtre que le véhicule avec lequel ils étaient arrivés avait disparu.
Son coeur manqua un battement.
Personne ne se serait enfuis en emportant les réserves sans compter les pertes. Et il aurait réalisé la disparition de Noah... Plusieurs conséquences, bien sur, plusieurs raisons auraient pu expliquer que son corps ne soit pas dans la maison. Mais l'instinct du Sullivan lui disait de se méfier des conclusions des Fury Road, et de leur sournoiserie. Le fait qu'un ou des survivants l'aient laissé là ne présageait rien de bon.
Et un tour rapide des placards lui suffit pour comprendre qu'ils avaient été vidé, et que son expédition serait un échec, surement souligné par la blonde... Kézia. Son ventre se noua plus encore. Il faudrait prendre une décision, et il connaissait la meilleure.

Alors qu'il était dans ces réflexions peu réjouissantes, la perception d'un mouvement sur sa gauche le fit sursauter juste à temps, ne faisant qu'appuyer son jugement... La présence de Kézia, dans ses pensées, le rendait trop distrait, et lui ferait prendre trop de risques.
Il esquiva donc l'attaque de celui qui avait du être un homme plutôt épais dans sa précédente existence, et pendait maintenant de toute part, comme un étendard de chaires moisissantes. Habile, Noah sortit un couteau de sa poche, et lui trancha la tête, d'un coup assuré, efficace, tant qu'il ne puisse faire un tas de plus. Les afflux nerveux complètement déréglé du monstre secouèrent encore ses membres désarticulés, et Noah termina de lui empêcher les moindres gestes à coup de pieds, du coté où il pouvait encore appuyer sa force.

Bredouille, il décida finalement donc de rejoindre sa retraite, et de mettre à jour son plan pour la suite des évènements. Il repoussa discrètement le meuble derrière lui pour bloquer la porte comme il avait été positionné avant qu'il ne sorte, et fut presque étonné que Kézia, par vengeance, ne l'ait pas coincé dehors. Le doute le surprit alors, proche de la panique, en ne voyant pas la jeune femme, et n'entendant aucun bruit dans la maison. Il se sentit presque fébrile, en passant d'une pièce à l'autre, réalisant qu'elle avait pu mettre sa menace à exécution, et tout simplement partir, de façon impulsive, et totalement irraisonnée, sans protection, par sa faute.
Il appela, d'un ton qu'il voulait autoritaire, mais trahissait légèrement sa nervosité, sans obtenir de réponse. Alors qu'il s'était résolu à l'idée qu'elle l'avait abandonné, la tête blonde apparut d'une trappe, et Noah sembla respirer à nouveau.
Voyant qu'elle comptait bouder à son tour, Noah serra les poings devant l'affront, sa mâchoire se crispant. Pourquoi ne la baisait-il pas sur le champ, pour lui faire ravaler sa fierté ? Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, bien au contraire... Et pourtant, il ne pouvait se résoudre à user de force.
Alors qu'elle parait l'interroger du regard, provocatrice, Noah se dirige vers un placard d'où il sort deux verres, et attrape au passage les deux bouteilles d'alcool qu'elle avait laissé en évidence après lui avoir proposé un anesthésiant, quelques jours plus tôt.

    - Y'a plus rien là-bas, alors ce soir, on fête ton départ, annonça-t-il, prenant encore une fois le rôle de celui qui choisit, quand il ne pouvait que constater que la demoiselle n'avait que ça en tête. J'te couvrirai jusqu'à ce que tu sois assez loin pour prendre le chemin de chez toi sans être suivie.


Noah ouvrit avec aisance la première bouteille, et versa le liquide avec une dextérité qui trahissait l'habitude de son ancien métier. Il ne tenait pas à ce qu'elle soit avec lui quand l'un d'entre eux mourrait, il préférait la laisser partir avant qu'elle ne le quitte, d'une façon ou d'une autre.
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Noah
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Petite victoire mais victoire quand même. J'ai bien senti dans sa façon de m'appeler qu'il s'inquiétait et que me voir lui fait du bien. Ce n'est pas assez, alors je ne lui adresse pas la parole. Il bout, je le sens. Je m'attends à ce qu'il hurle mais ce qu'il fait, et surtout ce qu'il dit me laisse sans voix. Ce mec est une vraie girouette ! Il passe de t'es à moi à dégage, en gros. Evidemment je ne vais pas me plaindre et je ne vais pas lui demander pourquoi il a changé d'avis, de peur qu'il change encore d'avis. Peut-être qu'il a déchargé sa rage sur les rôdeurs et que ça lui a remis les idées en place. J'ai envie de retrouver mes frères. Alors je ne joue plus, j'hoche la tête. Je fais les quelques pas qui manquent pour le rejoindre. Je n'ai pas bu d'alcool fort depuis longtemps. Il sert les verres comme s'il avait fait ça toute sa vie. Ce n'est certainement pas une bonne idée de picoler mais on n'a rien à faire d'autre, alors pourquoi pas. Je prends un verre. On porte un toast, un simple à la tienne. Je prends une gorgée. Grimace. C'est pas frais et nature c'est franchement dégueu. J'étais plus du genre mojito que whisky coca en plus.

« C'est hardcore ! »

Je m'assois sur le plan de travail et j'attaque le mal par le mal, je vide la moitié de mon verre. Mega grimace, j'ai l'impression que je pourrais cracher du feu comme un dragon ! Lui, il boit ça comme si c'était du petit lait.

« T'étais barman ou un truc comme ça ? »


J'aime bien savoir ce que les autres faisaient avant. Certains disent que ça n'a plus d'importance, sauf si on était médecin ou un truc du genre. Je ne suis pas d'accord. Notre passé fait ce que nous sommes. En tout cas, je le vois bien derrière un comptoir à faire craquer les filles qui gloussaient en le regardant les servir, ou encore celles qui devaient carrément se pencher juste pour lui mettre leurs seins sous le nez. Est-ce que j'aurais été l'une d'elles ? Est-ce que je l'aurais remarqué et vice-versa ? Je termine mon verre tandis qu'il parle et lui tend pour un autre. Je commence à m'habituer à la brûlure amer dans ma gorge. Je me détends déjà un peu plus.

« Dommage qu'on ai pas de musique... Oh ! Je me demande si Marilyn Manson est toujours en vie ! Il doit super flippant en rôdeur ! Quoique ça le changerait pas beaucoup. »







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La boisson était dégueulasse, mais Noah avait été habitué à pire avec les Fury Road, qui descendaient d'une traite à peu près tous les liquides fermentés qu'ils pouvaient trouver. Le Sullivan ne faisait pas exception à la règle, et il s'était vite trouvé une place de ce côté de la débauche : il tenait bien son alcool, et il savait faire des mélanges détonnants, à partir de peu de choses.
Ses talents étaient limités avec si peu d'ingrédients, mais il imaginait déjà, en trempant les lèvres dans le liquide ambré, comment il aurait pu l'améliorer en un cocktail plus que potable, avec quelques épices simples.

    - Quelque chose comme ça, approuva-t-il, en dévisageant la jeune fille avec intensité, d'un air mystérieux, alors qu'elle avalait sa première gorgée. C'était une autre vie.


Inutile qu'ils apprennent vraiment à se connaitre vraiment maintenant, lui même ne voulait rien savoir de plus sur la jeune femme qui pourrait lui donner envie d'en savoir plus... Le mieux était toujours de ne pas s'attacher. Noah ne retenait même pas les noms de ses camarades de galère à Fury Road. Il ne remarquait pas leur disparition, car il n'espérait pas les voir à un retour de mission. Il avait réussi, pendant trois ans, à mettre de la distance, d'entourer son coeur d'un mur presque infranchissable, car il ne donnait aucune échelle.

    - De la musique pour inviter les marcheurs à entrer ? Ironisa-t-il, en secouant la tête. Du Marylin Manson, en plus, serait pire que tout, pour exciter les morts, et les inciter à forcer la porte. Mais en effet, l'image de ce dernier dans une marche désincarnée était assez drôle, et arracha à Noah un sourire. Tu crois pas qu'certaines parties du monde ont été épargnées ?


Voilà l'espoir qu'il n'avait pas complètement tué encore. Il se disait que peut-être quelqu'un, quelque part, une nation d'irréductible avait su repousser l'épidémie, et viendrait leur apporter un antidote, un jour. Ce fantasme du Sullivan s'arrêtait là, car ensuite, il savait qu'il aurait à répondre de ses crimes, que que l'humanité nouvelle ferait surement une purge de ceux qui comme lui, s'étaient révélé violents, inhumains. Il lui resservit un verre, et son regard glissa sur la gorge de la jeune femme, découverte.

    - T'as rien trouvé d'plus couvrant, comme fringues ? Lui demanda-t-il, à la fois inquiet, et accusateur. Si tu t'trimballes comme ça sur la route... Tu t'rends pas compte. Il secoua la tête. T'es un peu trop jolie, pour ton bien.


Si cela apparaissait comme un compliment, Noah ne l'entendait pas ainsi. Il connaissait les hommes trop bien, malheureusement, et craignait bien qu'en ces temps de pénuries, peu de ses semblables résisteraient à l'appel de cette silhouette qui montrait un peu trop de chaire, qui semblait trop douce... Un havre de paix, dans cet enfer. S'il se contrôlait, lui, et il se comprenait à peine, il était persuadé que d'autres n'auraient pas tant de scrupules à en profiter.
D'un geste souple, il enleva sa chemise, révélant une nouvelle fois son corps musclé, sans y songer vraiment, et la lui tendit.

    - Met ça au moins sur tes épaules, demain, lui ordonna-t-il, peu soucieux de savoir comment il allait s'habiller lui-même. Il avait chaud, pour l'instant, et il pourrait toujours remettre ses fringues tachées de sang, ou fouiller les placards, ou même retirer ses habits à un cadavre qui n'en avait plus besoin. J'imagine qu'il va t'falloir plusieurs jours pour retrouver tes frères... Quelqu'un s'est barré avec le véhicule.


Il venait de lui offrir l'information la plus inquiétante qu'il avait découverte lors de son escapade, bien plus que la présence des rôdeurs affamés. Elle ne s'en doutait peut-être pas, mais dans les codes de Noah, cela signifiait qu'il était devenu un paria, et pour les Fury Road, ce statut n'annonçait guère des retrouvailles chaleureuses.
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Noah
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Il ne veut pas me dire ce qu'il faisait avant, tant pis, je laisserai mon imagination choisir. En tout cas, je ne le vois pas dans un bureau, ni dans le médical. Sportif ? Peut-être. On va dire que pour ce soir, c'est mon barman. Je parle de musique, il pense que je l'aurais mise au point d'attirer les marcheurs. Je lui tire la langue. La musique me manque, surtout après des jours de silence. Au moins l'image d'un gothique transformé l'amuse.

« D'après deux personnes que je connais, seules les petites îles peuvent avoir été épargnées, ainsi que les zones extrêmes telles l’arctique ou l’antarctique. Tous les pays avec des métropoles... »

J'hausse une épaule. Je vais en dire plus quand il s'en prend à ma tenue. Ce mec est vraiment schizo !

« Je ne savais pas qu'on était sur la route là. »

Ce n'est pas de ma faute si leur fille était inspirée par les starlettes qui se promènent en culotte comme si elles n'avaient pas assez de fric pour acheter plus de tissu. Mais je note le trop jolie. Je lui souris, amusée. Encore plus quand il ôte sa chemise pour me la tendre. Je la prends en prenant soin que nos doigts se touchent.

« Tout ça pour me montrer tes muscles. »

Je la mets sur mes épaules mais ne l'enfile pas, il fait trop chaud. Je suis moins amusée quand il dit que quelqu'un a pris le véhicule.

« On en prendra un autre. Ou des vélos, c'est discret. »

Il y a une lueur inquiète dans son regard. Pourquoi c'est si terrible en son sens ? Oh...

« C'est votre véhicule qui a été pris ? Tu crois que c'est l'un des tiens qui est parti sans toi ? Sympa, l'esprit d'équipe. »

Je termine mon verre et lui tends pour en avoir un autre. Tandis qu'il me sert mon regard se perd sur ses pectoraux.


« Tu peux parler de ma tenue... Allumeur ! »







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A la déclaration de la jeune femme, Noah fronça les sourcils. Les îles ? Comment quelqu'un avait-il pu obtenir cette information ? L'imagination du Sullivan vagabonda un instant. Il aurait pu tenter de rejoindre la côte, et de partir, avant que ses anciens compagnons ne le rattrapent. Mais seul, cela valait-il le coup ? Après tout, après tout ce qu'il avait vécu, méritait-il d'en voir plus ?
Son destin était surement là. Il jeta un coup d'oeil aux alentours, jugeant que la baraque était surement pas mal, pour une dernière demeure.

    - Et j'imagine que maintenant que tous les labos ont été détruits et les scientifiques tués, pour trouver un antidote, ce sera pas demain la veille... Conclut-il, en levant son verre pour prendre une nouvelle gorgée brulante. Il retombait dans la peau du mec blasé, qui n'espérait plus rien : ce rôle était sans doute le plus simple, et le moins douloureux. Qui aurait cru que le seul espoir de l'humanité serait probablement une invasion extraterrestre en bonne et due forme.


Bien sur, plaisanterie à part, il croyait presque tout possible à présent. Voir débarquer des êtres tentaculaires prêts à l'étrangler ne l'aurait guère surpris, maintenant que les morts revenaient à la vie, pour dévorer les vivants. Et il devait juste gérer au mieux, en s'adaptant au fur et à mesure, découvrant chaque jour que l'horreur pouvait aller plus loin encore.

    - TU prendras un vélo, corrigea-t-il, avec un clin d'oeil, ne relevant pas sa remarque sur ses muscles. Après leur altercation, il ne songeait plus à se rapprocher de la jeune fille de quelque façon que ce soit, et en faisant cela, ne faisait que prouver qu'il s'y attachait encore plus. Il avait décidé qu'elle devait vivre, et rejoindre sa famille, et qu'elle méritait mieux que de croupir avec un homme comme lui. Son temps était surement compté, il ne tenait pas à lier son destin au sien. Moi j'reste là... J'ai nulle part où aller, et ici, c'est pas plus mal qu'ailleurs, pour finir.


C'était la stricte vérité. Il avait l'intime conviction qu'il ne serait plus le bienvenu chez son ancien groupe, par soupçon de trahison, ou autre jugement hatif, au fond plutôt juste. Il ne se sentait plus des leurs. Quand à suivre la blonde, c'était à n'en pas hésiter la pire solution qui existait, pour lui ôter ses seules défenses. Et personne n'accepterait l'homme qui avait décimé une bonne partie de la population d'innocents du coin.
Il frémit au contact de la main douce de la jeune fille, comme si la tendresse de la peau d'une femme avait été une tentation formellement interdite dans son état.

    - L'esprit d'équipe, c'est une illusion, déclara-t-il, sans la contredire. A notre époque, c'est chacun pour sa peau... L'unité fait la force, jusqu'à ce qu'elle atteigne ses limites. Bref, t'en fais pas pour moi, être seul me dérange pas.


Il avait failli dire qu'il n'avait besoin de personne, mais les mots lui avaient paru trop hypocrites, alors qu'elle l'avait aidé tant de jours, et qu'il serait mort sans son soutien. Il en était bien conscient, même s'il ne l'aurait jamais avoué.
Il sourit à sa remarque sur son torse nu, et se resservit de nouveau. L'alcool lui montait un peu à la tête, malgré son solide entrainement... La bouteille devait être particulièrement corsée, de celles qui avaient été vidées dès la première année de l'épidémie, et valaient désormais une fortune.

    - J't'ai dit... T'es trop délicate pour supporter mes mains sur toi, déclara-t-il, en lui montrait les jointures de ses doigts, couvertes de sang séché. Il n'avait même pas pris le temps de se les laver, tant l'habitude lui avait passé de cette forme d'hygiène pourtant essentielle. J'suis sûr que t'as un gentil garçon qui t'attend patiemment là-bas, et qui a bien mieux à t'offrir...


Il passa une main sale sur ses abdos, et se rapprocha d'elle, assez proche pour murmurer, en repoussant son verre, pour l'empêcher de prendre une nouvelle gorgée.

    - Tu devrais p't'être t'arrêter là, tu risquerais d'faire des bêtises que tu regretteras plus tard, si tu t'en souviens, lui conseilla-t-il tout bas, en caressant, du bout des doigts, son dos cambré au dessus de la table. Il la fixa intensément. Il est l'heure d'aller se coucher pour les petites filles qui s'lèvent tôt pour être en forme pour voyager.


Si ses mots paraissaient presque gentils, même moqueur, il n'en était rien de son regard, presque agressif. Il la désirait à en avoir mal à cet instant, et il aurait voulu la faire crier, aussi, de douleur dans la jouissance, en la possédant enfin, de force s'il le fallait. Il avait envie de la serrer contre lui jusqu'à ce que sa belle peau blanche en soit rouge, marquée par cette étreinte, pour qu'elle n'oublie jamais qu'elle était à lui... Sauf qu'elle ne l'était pas.
Et il avait pris sa décision, concernant ce sujet, que même l'ivresse ne pouvait défaire.
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Noah
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J'ouvre la bouche et la referme. Non, je suis ne suis pas saoule au point de livrer des informations sur des habitants de Yulara. Si le Dôme n'a que des sauvages avides de meurtres et vols, ce n'est pas notre cas. Je souris quand il parle d'extra-terrestre et ajoute :


« Qui dit que tout ça n'est pas leur faute ? »

Après tout, personne ne parvient à expliquer comme c'est possible de revenir d'entre les morts et sous cette forme. On change de sujet comme de string et je m'amuse de sa réaction à mon idée de vélo. Je le taquine.

« Quoi ? Tu ne sais pas en faire ? »

Il me lance qu'il n'ira nulle part, qu'il va rester ici. J'ai vraiment du mal à le suivre. J'hausse une épaule.

« Je saurais où te trouver alors. »

Je sens que mon contact lui fait de l'effet. A moi aussi. Fait chier. Ce mec me fait un effet et je crois bien que c'est depuis que je l'ai vu dans l'arrière cour. On n'a qu'une vie, hein ? Une vraie vie je veux dire. J'ai peut-être déjà trop bu, je sens que je suis comme sur un nuage qui tangue légèrement. Il s'acharne à vouloir être seul. Je n'en crois pas un mot. Il se dégoûte voilà pourquoi il pense ça. Parce que je le sens bien que ce n'est pas un sale type, que Noah n'est pas un sale type.

« Un jour tu te retrouveras. »

Et je change aussi de sujet pour ne pas tomber dans le mélo. Il me cherche aussitôt mais derrière la vanne graveleuse, je sens l'envie. Par contre, c'est certain, avec ses poings dégueu, même pas en rêve. Il se rapproche de moi, toujours aussi contradictoire ou pour me tester, me pousser.

« T'es pas mon frère. Je sais ce que je veux. »

Je me penche sur le côté sans lâcher son regard. Mes doigts attrape un torchon et je fais couler l'eau du robinet juste à ma droite. Il ne reste plus qu'un filet d'eau. Assez pour humidifier le tissu. Je le passe sur son torse qu'il a salit.

« Je ne suis pas une petite fille, encore moins une petite fille sage. »

J'entends Tobias me dire que mon prochain pourrait aimer que je le griffe et le mordre. Un sourire en coin étire le coin de mes lèvres. Je prends ses mains pour les nettoyer. Puis je passe sur sa joue où persiste une trace, puis je lâche le torchon. On se fixe, mes doigts caressent sa joue, ses lèvres. J'approche mon visage du sien. Moi aussi, je sais faire monter la température.

« Tu me sers ce verre ou pas ? »






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Ignorant ses piques, parce qu'ils avaient finis par en faire leur mode de communication, Noah se détendait. Tout tombait dans l'ordre, tout allait maintenant revenir à la normale. Elle allait partir, et il allait continuer à exister, sans vivre vraiment. Pour l'instant, il profitait juste d'un peu de répit.
Le contact de la jeune femme eut l'effet d'une décharge électrique, et Noah tressaillit comme si tout son corps revenait brusquement à la réalité. Dans celle-ci, il était face à une demoiselle dont la présence avait le don de bouleverser ses sens, et ses croyances depuis là enterrées, avec le reste de sa famille.

    - Qu'est-ce que t'fais ? Demanda-t-il d'abord, presque affolé, apeuré, alors qu'elle commençait à laver son torse, provoquant à chaque caresse une déferlante de sensations sur sa peau, qu'il avait l'impression de redécouvrir. Il la regarda faire, en silence, ému, en vérité, par ce geste d'affection, et par la réalisation qu'elle ne l'effectuait pas pour la première fois, qu'elle l'avait sans doute déjà essuyé ainsi quand il était fiévreux. Non, tu as raison, t'es pas une petite fille. T'es pire, t'es un véritable ange... Extrêmement pénible, et insolente, mais trop bonne, aussi...


Il sourit, au double sens de ce dernier compliment, en la laissant lui passer le torchon sur les mains, sur la joue. Il acceptait de jouer le jeu de la patience, pour l'instant. Alors qu'elle touchait son visage, il avança contre elle, la repoussant contre la table. Quand ses fesses touchèrent le rebord, il les attrapa à pleines mains, et la souleva pour la poser complètement sur le pan de bois, se penchant sur elle pour attraper son verre derrière - comme si de rien était, comme si son sexe dur, dans son pantalon, ne venait pas par se geste s'appuyer contre l'entrejambe de la jeune femme.

    - Si tu continues à faire la forte tête, néanmoins, j'vais être obligé de t'emmener au lit de force, annonça-t-il, avec un ton à la fois amusé, et faussement moralisateur. Il lui resservit un verre tout en l'enlaçant, chacun de ses mouvements la rapprochant un peu plus. Par contre, tu peux pas dormir toute habillée.


Après lui avoir mis le verre entre les mains, comme pour l'empêcher de se débattre, de le repousser, ou pour avoir une bonne excuse pour ne pas pouvoir enlever ses habits elle-même, il attrapa sa taille d'une main pour la soulever, et tira sur son short de l'autre, le faisant glisser sur ses cuisses.

    - Il est peut-être temps que j'te remercies pour t'être occupée de moi en m'occupant d'toi à mon tour, susurra-t-il à son oreille. Il n'avait même pas besoin de toucher son intimité encore pour savoir qu'elle le désirait autant que lui : son regard la trahissait. C'est ça que tu veux ?


Il effleurait ses lèvres des siennes, sans l'embrasser. La frustration était délicieuse, mais il avait peur que céder à son désir ne lui fasse perdre tout contrôle. S'il avait été parfois un amant doux avant l'épidémie, sa nature maintenant le poussait à plus d'extrêmes. Et s'il écoutait ses pulsions, il craignait de la prendre trop fort, de la faire fuir plus encore en lui faisant mal. Il voulait la posséder, plus qu'il n'avait jamais eu envie, et ceci passait par une certaine domination dont elle ne serait peut-être pas friande.
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Ecoute ça en même temps

J'ai pris mon temps pour le nettoyer, pour faire ça bien et aussi parce que je trouve ça sensuel. Il se laisse faire, ce qu'il me dit est vrai. On m'a souvent dit que j'étais insolente. Il faut dire que je suis une princesse à la maison depuis petite, et que j'ai pris cette habitude partout. Je suis bien consciente aussi que ma plastique fait plier bien des volontés. Ce qui me plait dans ce qu'il dit c'est que j'ai l'impression que si j'avais juste été bonne, il n'aurait pas le même comportement. Il me pousse en se collant à moi, chopant mes fesses à pleines mains. Si je suis un ange, lui c'est un diable, et un diable trop sexy ! Et dur. Le sentir contre moi me donne des frissons.

« Tu crois que tu peux me porter avec ta jambe ? »

Je dis ça comme un défi. Il me ressert tout en m'empêchant de vraiment bouger et me cale le verre entre les mains. J'en renverse un peu quand il me soulève pour retirer mon short. Sa poigne m'excite. Je peux sentir l'afflux sanguin entre mes cuisses. Depuis quand j'ai pas autant eu envie d'un mec ? Est-ce que c'est déjà arrivé que l'un d'eux m'excite sans même me toucher vraiment ? Non. Je souris à son pseudo merci tout en prenant juste une gorgée de whisky. Je repose le verre, j'ai mieux à faire que picoler. Ses lèvres effleurent les miennes, elles sont douces, charnues. Je sors à peine ma langue, juste assez pour en tester le goût. Mes mains partent à la découverte de son torse. Je le griffe doucement et j'enroule mes jambes autour de sa taille, nous plaquant définitivement l'un contre l'autre. Ma respiration s'accélère d'un coup. Mes mains passent dans son dos, je laisse la marque de mes ongles en remontant vers sa nuque. Je glisse mes doigts dans ses cheveux, mes lèvres collées aux siennes mais sans l'embrasser, je le regarde et murmure :

« Montre moi à quel point tu me veux. »






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Noah
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Jamais je ne me suis donnée comme ça. Il faut croire que la mort et sa proximité chamboulent tout. Ou alors c'est simplement lui qui me retourne la tête. Et pas que la tête. Nous finissons à peine, qu'il me touche encore, qu'il me lèche et... Je n'en peux plus, je vais mourir de plaisir !

Je suis toujours vivante mais comme shootée. Pas à cause du whisky, à cause de lui. Ce mec sera ma perte. Je le sens. Il y a encore cette alarme en moi. Elle hurle mais je ne veux pas l'entendre. Encore moins quand il me fixe d'une manière si étrange, si intense. J'y lis du désir et une espèce d'angoisse. J'ai l'impression de me regarder dans un miroir. C'est flippant et pourtant j'adore ça.
Maintenant allongé à derrière moi il m'enlace, son corps chaud contre le mien, sa respiration sur ma nuque. Je ferme les yeux un instant pour profiter de cette accalmie. Il est doux. J'aime ces deux facettes de lui. Je souris dans le noir. Je crois que je pourrais... D'un coup il s'écarte. Je ressens comme un vide instantané, ça me fait mal. Pourquoi ? C'est ridicule. Il m'arrive quoi ? Je le connais à peine... Finalement l'alcool doit encore m'embrumer l'esprit... Je soupire et me mets moi aussi sur le dos, à côté de lui. Je ne sais pas quoi dire. Il n'y a rien à dire de toute façon. Alors quand je sens que le sommeil m'attire dans ses filets, un léger frisson me parcourt et je vais me coller contre lui, le visage et un bras sur son torse. Je ne suis qu'une femme !  Je suis lessivée, les battements de son coeur et son torse qui se soulève à chaque respiration sont comme une berceuse. Je sombre. Et demain ? Demain est un autre jour.






HJ:
 


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