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Set her free - 2 déc - Kézia & Noah
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FURY ROAD
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Kézia & Noah
••••

Pour la première fois depuis longtemps, Noah avait vraiment dormi, sans rêves, d'un sommeil de plomb, respirant aisément, sans récupérer d'une blessure, ou d'un coup.
Une main chaude, sur son torse, l'apaisait, le confortait.
Quand il ouvrit les yeux, Kézia était toujours collée à lui, comme elle l'avait surement fait instinctivement, après s'être endormie, par habitude. En effet, ce n'était pas la première fois qu'il la découvrait ainsi... Alors qu'il l'avait un peu malmené la veille, il n'osa pas bouger, de crainte de briser le moment, avec un désir inhabituel de prolonger encore son contact, cette étreinte.
Pourtant, Noah n'avait jamais été un grand sentimental, et toutes ses conquêtes précédentes s'étaient vues montrer la porte, avec plus ou moins de tact, une fois qu'il avait réussi à leur enlever leur culotte. Et là... Il avait juste envie de la baiser encore, repoussant l'idée douloureuse qu'il ne l'aurait plus. Il secoua la tête, se sentant ridicule, chassant ces pensées, et essayant de convaincre son corps que la partie de plaisir était terminée, quitte à frustrer sa forme matinale trop enthousiaste.

Il observa un instant la belle endormie, les courbes parfaites de son corps appuyé contre le sien, la douceur de son visage détendu... Au souvenir de la nuit, il réalisa qu'il l'avait probablement épuisée, se remémorant ses orgasmes puissants, quand elle s'était abandonnée à lui... Il n'oublierait jamais toute cette beauté, dans un monde les entourant de tant d'horreurs, et grava mentalement ces images dans son âme, tel un de ses souvenirs les plus précieux.
Doucement, il se détacha ensuite, prenant la direction de la salle de bain, pour une toilette rapide, constatant qu'il avait quelques traces de griffures sur les épaules, qui le firent sourire. Entre ça et ses doigts de pieds colorés, Kézia avait vraiment laissé sa marque sur lui.

    - Alors, la belle au bois mourrant, la migraine est pas trop forte ? Demanda Noah en l'entendant bouger dans le lit, avec une voix amusée. Il pensa à d'autres sortes de courbatures, et se mordit la lèvre pour ne pas les évoquer. Il reste une bouteille, si tu veux soigner le mal par le mal...


Il lui adressa un clin d'oeil alors qu'il revenait dans la chambre, toujours nu, cet état ne le dérangeant pas, et depuis longtemps - il appréciait d'être à l'aise, et n'avait jamais eu honte de son corps, et pour cause. Cette partie de sexe semblait lui avoir donné, en plus de sa confiance insolente, une sorte de radiation d'énergie. Quelque chose avait indubitablement changé en lui, dans sa démarche, dans son sourire - il avait moins l'air d'une bête sauvage traquée, que d'un conquérant.

    - J'vais voir où en sont nos voisins, annonça-t-il, car il avait bien l'intention de lui préparer le terrain, et ne lui faire courir aucun risque, en attrapant son pantalon. T'as une culotte de change ?


La question était malicieuse, juste pour lui rappeler les évènements de la veille, et évoquer ce sous vêtement, qu'il lui aurait volontiers interdit de porter, si elle avait voulu partager son quotidien, devenir sa femme, à la façon des esclaves des Fury Road... S'il avait eu le coeur de la forcer, de l'attacher à lui.
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Noah
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Kezia
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J'ai dormi d'une traite. J'étais tellement bien, lovée contre le corps chaud et musclé de Noah. Je crois que mes rêves ont été très cochons. Mais tellement agréables ! Je n'ai pas envie de me réveiller. Je le sens qui se glisse hors du lit, je suis trop fatiguée pour ouvrir les yeux. Je profite encore un peu. En plus, je crois que je suis courbaturée. J'ai pas fait de sport depuis trop longtemps. Je m'étire doucement et c'est un peu douloureux. Evidemment ça l'amuse. Ma tête ? C'est pas là que j'ai mal mais je vais pas lui faire ce plaisir.

« Mmmm... »

Voilà ma super réponse. J'ai soif mais d'eau. Et si je dois vaincre le mal par le mal alors il faudrait qu'il ramène son corps d'Apollon et... Stop ! Déjà q'ouvrir les yeux et le voir nu me réveille tout à fait. Et ce sourire. Je me cache sous l'oreiller pour étouffer un cri de frustration. Quoi ? Il va sortir ? Je jette l'oreiller.

« Je vais venir avec toi ! Et oui, des culottes j'en ai ! »

Enfin, la fille qui vivait là. Je me lève trop vite et me rassois car ma tête tourne. Mon corps, ce traître ! Il va en profiter pour me sortir que je suis une petite chose fragile ! Je ne lui laisse pas le temps, avec un sourire je lui lance :

« Tu me ramènes les croissants ? »

Je me relève plus doucement pour m'approcher de lui, laissant mes seins frôler son torse. Je suis nue aussi, je m'en fiche, j'ai toujours été fière de mon corps. Et lui je sais qu'il l'adore !

« T'es sur que tu veux pas m'attendre deux minutes ? »

Evidemment je veux retrouver mes frères, mais je suis tellement bien, dans ma bulle avec Noah. J'ai l'impression de revivre. D'une certaine façon il me fait oublier l'horreur de ces trois années. Dire qu'on va se séparer ça me fait mal...





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FURY ROAD
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Kézia & Noah
••••

Des croissants ? Noah la dévisagea un instant avec perplexité, ayant perdu les réflexes les plus primaires de la vie avant l'épidémie. Aucune pâtisserie n'avait été évoqué devant lui depuis longtemps, et un instant, la nostalgie le prit de songer à nouveau à l'époque où il était un type assez sympa pour payer des viennoiseries à ses employés - à ses conquêtes, jamais, car il n'avait jamais tenu à séduire une fille en l'incitant à rester, ne tenant pas à renforcer des espoirs inutiles.
Et pour la première fois, il voulait qu'une de ses amantes reste, et elle partait.

    - Tout c'que tu voudras Princesse, répondit-il avec ironie, et une rapide pseudo révérence, qui fit rouler les muscles de ses épaules visibles sous sa peau. On dirait qu'tu peux plus t'passer d'moi, constata-t-il enfin, toujours avec un sourire moqueur, mais un regard plus intense et un ton plus profond.


Et elle le cherchait encore - consciemment ou non... Noah frémit en sentant ses seins fermes et si doux effleurer son torse nu, alors qu'il venait d'enfiler un bas, heureusement assez pratique pour dissimuler la réaction automatiquement provoquée à ce contact par son corps.
Il s'écarta comme s'il s'était brulé, détournant son visage pour ne plus avoir le spectacle de sa nudité sous le nez, comme un délicieux appel à la luxure. Elle n'avait pas l'air de faire comme si leur nuit avait été une erreur, comme il s'y était attendu, malgré le plaisir évident qu'elle avait pris dans ses bras.

    - T'es sûre que tu veux pas attendre quelques jours de plus ? Répliqua-t-il en regardant par la fenêtre, serrant les poings dans l'espoir de maitriser sa voix, afin qu'elle ne trahisse aucune autre émotion que celle d'une simple proposition. Enfin, tes frères doivent s'inquiéter, et ils risquent de pas être contents que j't'ai gardée. Il délaissa son observation pour revenir vers elle, en haussant les épaules. Que tu m'as laissé te toucher en plus. Et que tu as adoré ça.


Joignant les gestes à la parole, il caressa un de ses tétons du bout des doigts, en plongeant ses prunelles claires dans les siennes, comme pour la provoquer. D'un regard, il lui rappelait mentalement toutes les scènes de la veille, leurs secrets, leur intimité qu'elle n'oserait surement jamais avoué à quiconque - Noah n'était pas sans savoir que son statut rendait honteux une telle révélation. Kézia s'était laissé prendre par un de ces détraqué de Fury Road, et elle n'avait même pas résisté, ne s'était pas débattue... Elle avait voulu, elle avait réclamé de l'avoir en elle, et cette union lui avait surement apporté plus de bonheur qu'elle n'en aurait eu avec un des gentils prétendants de son camp - voilà la vérité qui ne sortirait jamais de cet endroit.

    - J'vais essayer d'en éliminer encore un ou deux, et je distrairai les autres, pour que tu puisses t'échapper tranquille, déclara-t-il d'une voix neutre, place, presque automatique, et sans faire le moindre mouvement pour s'accorder à ses paroles.

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Mer 21 Nov - 22:03
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Noah
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Kezia
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Princesse ? Même s'il dit ça ironiquement ça me fait rire et j'aime bien. Evidemment juste après, je l'allume et il se prend pour le centre de mon monde. Il s'écarte d'un coup et je connais assez les mecs pour savoir qu'il lutte. Un sourire malicieux se lit sur mes lèvres. Je redeviens sérieuse quand il reprend la paroles, poings serrés, sans même me regarder. Attendre quelques jours de plus ? Se pourrait-il que ce soit pas seulement pour le sexe ? Non, je me fais des films. On s'entend bien et sexuellement c'est le pied, voilà tout. Même si dans le fond je suis déçue, je lui souris.

« Tobias te casserait la gueule. Harper... vaut mieux pas savoir ce qu'il te ferait. »


Quand j'y pense, s'il se considère comme mauvais parce qu'il a rejoint les Fury, je crois que c'est un ange à côté de mon frère. Heureusement que Noah me touche, ça me détourne de mes pensées. Mon corps le réclame comme une drogue, il se tend sous cette simple caresse. Je le déteste. Mes narines se gonflent mais je ne bouge pas. De toute façon il parle d'aller tuer du rôdeur et ça calme.

« Tu pourrais venir avec moi. A moins que quelqu'un t'attende au Dôme ? »


C'est vrai. Pourquoi il veut retourner là bas ? Qui l'attend ? Il n'avait pas l'air attaché à qui que ce soit alors c'est quoi le truc ? Il serait mieux à Yulara. J'imagine. Et je l'aurais, près de moi...

« C'est pas une demande en mariage, t'emballe pas. »

Je ne mens pas, je lui demande pas de finir sa vie avec moi. J'en suis pas là ! J'ai que vingt-deux ans, le mariage, les gosses, tout ça, même sans fin du monde, j'y aurai pas pensé. Mais ça n'empêche, j'aimerais qu'il vienne avec moi. Pour avoir une chance de le connaître plus. Mais ça se trouve ça c'est qu'un putain de trip de désespérés de la vie.





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Jeu 22 Nov - 5:39
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Kézia & Noah
••••

A l'hypothèse de Kézia, Noah garda le silence. Pour qui le prenait-elle ? Un faible, que ses frères pourraient facilement maltraiter ? Le Sullivan avait fait et vu des choses que Tobias et Harper n'envisageaient probablement même pas. La violence telle qu'il la vivait au quotidien chez les Fury Road n'était pas admise, nulle part ailleurs. Cet environnement lui avait forgé le corps, pour être prompt à réagir aux attaques, et mortellement efficace, mais aussi l'esprit, car il ne craignait pas les extrémités de l'horreur dans laquelle le monde avait plongé.
Et même s'il se doutait que les frères de la blonde ne lui feraient pas bon accueil, il n'avait pas peur qu'ils puissent avoir le dessus sur lui, à moins de s'y mettre ensemble, et avec autant de traitrise, de sournoiserie et d'agressivité dont les membres de son propre clan était capable. Il la laissa donc croire ce qu'elle voulait, juste parce qu'il n'avait pas le coeur de rabaisser ses frères qu'elle portait aux nues, dans sa vision si idéaliste apparemment.
Sa remarque le confortait donc juste dans sa décision de rester... Il l'aurait suivi peut-être s'il avait cru qu'elle puisse l'apprécier vraiment pour ce qu'il était, mais il constatait à présent qu'il lui avait montré une autre facette de sa personnalité, et qu'elle le sous-estimait dans tous les autres domaines.

    - Pourquoi j'voudrais aller quelqu'part où des mecs m'attendent déjà pour me faire la peau ? Demanda-t-il avec un rictus amusé clairement hypocrite, ironique. Il soulevait juste l'incohérence des propos de la jeune femme. J'ai pas dit qu'j'allais retourner au Dôme, en tout cas pas de mon plein gré.


Non, il allait rester là, et regarder s'approcher la mort : c'était son plan. Peut-Être profiter d'un petit havre de paix relative, jusqu'à ce que les siens reviennent, et fasse son procès. Il savait parfaitement quel sort était réservé à ceux qui étaient accusé de trahison... Pire que les prisonniers ramassés sur la route. Le Sullivan, en aidant Kézia, s'était mis dans une position délicate, où il perdait toutes autres attaches - il ne le regrettait pas néanmoins, et l'aurait refait, s'il avait eu de nouveau ce choix.

    - T'inquiète, j'ai bien compris que j'étais pas vraiment le Prince Charmant qu'il te faut pour t'engager devant ta famille, répondit-il à sa boutade, en se détendant. Il n'y avait rien de plus à faire qu'accepter les choses comme elles étaient, et c'était ce qu'il avait fait pendant des années maintenant, fatigué de devoir se battre pour des causes perdues. Il te traitera surement trop bien pour te baiser comme moi, par contre, ajouta-t-il en se penchant vers elle pour murmurer à son oreille, en lui prenant une fesse à pleine main.


Un bruit à l'extérieur mit fin à ce débat sans issue réellement positive et satisfaisante, et Noah attrapa le fusil qui trainait sur une commode, se dirigeant torse nu vers la porte d'entrée, avisant les deux morts qui avaient décidé de tenter une intrusion par la fenêtre de droite.
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The ROVER
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Jeu 22 Nov - 16:06
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Noah
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Kezia
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Schizo le retour bonjour ! Ce que je lui dit sur mes frères ne lui fait pas plaisir, alors que c'est juste une vanne. Comme s'ils étaient cons au point de le tabasser d'emblée de jeu. J'hausse un sourcil, agacée.

« Pire qu'un coq. Tu perds vite ton humour. »

Oh mais je rêve ? Il a mal pris ce que j'ai dit ? Sérieusement ? Je ne sais pas si je dois rire ou être blasée. Encore plus susceptible qu'une gonzesse.

« C'est ton égo de gros macho ou c'est parce que t'es déjà fou de moi ? »

Cette fois, ça ne me fait pas rire en fait et je repousse sa main sur ma fesse. Je vais pour lui dire que ça me saoule qu'il me prenne pour je ne sais quoi quand un bruit dehors me coupe dans mon élan. Il a de la chance ! Pendant qu'il surveille, je me dépêche de m'habiller et d'enfiler mes baskets. Merde. Il faut croire que certain rôdeurs étaient plus intelligents que d'autres car on était visiblement repérés. Je sais très bien comment ça se passe, ils ne lâchent pas l'affaire tant qu'ils n'ont pas ce qu'ils veulent. Ils vont finir par exploser la fenêtre, même si je ne suis pas sûre qu'ils puissent passer ça va attirer tous les autres. Je rassemble en vitesse nos affaires, sans oublier les feux d'artifices, ça va servir j'en suis encore plus persuadée maintenant. Je prends mon bâton et rejoins Noah.

« Je crois que t'as plus le choix que de faire un peu le chemin avec moi. On devrait les laisser s'exciter de ce côté, leurs copains vont rappliquer et nous on file par derrière ? En venant j'ai vu une propriété qui avait une porte automatique métallisée, on pourrait sauter par dessus et voir ? »

J'en mène pas large, ressortir ça ne m'enchante pas mais de toute façon on n'a pas le choix. Voilà que la vitre cède sous les coups. L'odeur putride me saute à la gorge. Ils ont déjà invité des copains à la fête.






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Ven 23 Nov - 6:30
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Kézia & Noah
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Noah ne répondit pas aux piques de Kézia : visiblement, la tension tournait très vite entre eux, et la précarité de leur situation, les non-dits et les faux-semblants n'aidaient guère à une bonne entente. Effectivement, le Sullivan avait un honneur à conserver, car c'était encore la dernière chose qu'il conservait d'humain, un orgueil en lambeaux, devant toutes les atrocités qu'il avait commises, mais auquel il s'accrochait quand même encore un peu.
Et oui, les codes des Fury Road n'avaient fait qu'exacerber ce côté de sa personnalité, ne tolérant pas qu'on puisse remettre en question sa virilité, sous quelques aspects que ce soit.
Kézia chassa la main qu'il avait posé sur son derrière et le regard de Noah se fit plus sombre encore.
Le message était clair, et il était bien déterminé à ce que l'on ne le reprenne plus à se laisser séduire par la perspective d'une relation qui serait plus intime qu'un simple échange physique. Il s'était laissé avoir à son propre jeu, et était plus en colère contre lui-même que contre la blonde.

Il ne répondit qu'en hochant la tête à la proposition de sa compagne. Le choix ne se posait plus : du moment que la vitre était brisée, il lui fallait partir. Les dix morts qui trainaient dans la cour étaient devenus trente, rejoint surement par des cadavres frais découverts aux alentours, dont l'errance les avait conduit à l'odeur la plus proche.
Avaient-ils contribué à signaler leur présence en pratiquant le sexe intensif la veille, libérant dans l'air des parfums d'hormones et de dopamine ? Il était fort possible que le bruit de leurs ébats, à lui seul, malgré la prudence qui avait poussé plusieurs fois Noah à couvrir la bouche de la demoiselle de la sienne, ou de sa main, ait convaincu la troupe putride qu'il se passait quelque chose d'intéressant à l'intérieur.
En tout cas, maintenant l'issue se trouvait dans la fuite, comme l'indiquait si bien Kézia, et le Sullivan ramassa rapidement ses effets dans cette optique : habillé simplement, il n'avait que le minimum, ce qui lui assurait une défense correcte, mais ne lui permettait pas de tenir un groupe de morts si nombreux à distance.

    - J'te suis, annonça-t-il enfin, prenant soin de barricader la porte derrière un, pour les ralentir encore. L'avantage était bien sur que les cadavres n'étaient pas très rapidement, engrené dans leur métabolisme en décomposition, et la plupart des vivants qui ne se faisaient pas surprendre pouvaient facilement s'en éloigner, sans risquer de se faire rattraper, du moins sur le court terme. Au bout de quelques heures cependant, la fatigue ne gagnait que ceux qui conservaient encore leur état d'humain... Les vélos sont de l'autre côté, va falloir y aller à pieds, constata-t-il, bien que l'évidence n'ait pas besoin d'être soulignée, rajoutant au pessimisme de la situation.


Il fallut presque une heure de marche, parsemée de course, pour arriver à la résidence que la blonde avait évoquée. Durant le trajet, Noah n'ouvrit la bouche que dans l'objectif très neutre d'indiquer des dangers, ou de réajuster les directions.
S'échapper n'était jamais une partie de plaisir, et particulièrement angoissant, dans un contexte où l'absence de véhicule rendait leur trajet si vulnérable. Même s'il n'en montrait rien, Noah stressait beaucoup plus qu'à l'habitude, non pour sa propre sécurité, mais pour celle de la demoiselle, qu'il malmena malgré lui plusieurs fois sur le chemin, lui évitant le moindre obstacle qu'il jugeait dangereux, en la portant parfois bien contre son gré pour lui faire passer une zone qu'il estimait peu adaptée à son allure. Qu'elle grogne ou proteste ne touchait pas le jeune homme, qui n'en faisait qu'à sa tête, puisque de toute façon, son caractère n'était plus un sujet de découverte.

Arrivé au portail, il hésita un instant, avisant la construction : certains systèmes de sécurité étaient restés plus ou moins fonctionnels, dépendant de l'énergie qu'ils utilisaient. Celui-là, visiblement, se contentait d'être très haut, et très résistant. Des barbelés ornaient son sommet, et Noah se défit de sa chemise, pour la lancer contre ceux qu'il comptait gravir, sans trop s'écorcher les mains.
Au moment même où il présentait à Kézia une main pour l'aider à monter, un grognement le surprit sur sa droite, et il eut tout juste le temps de sortir une lame pour découper la gorge pourrissante de son agresseur. Plusieurs autres arrivaient déjà, de derrière les buissons de la propriété - ceux qui les avaient chassé de leur refuge n'avaient pas eu le temps de se mettre à leur poursuite.
La panique propulsant l'adrénaline dans ses veines, Noah poussa la blonde vers sa chemise, et sauta lui même aussitôt à ses côtés, s'écorchant les paumes et déchirant son pantalon, excitant les monstres qui essayaient de lui attraper les chaussures.

    - C'est bon, souffla-t-il, soulagé, lorsqu'il mit le pied à terre dans l'enceinte protégé, cherchant malgré lui la main de la jeune femme, comme pour s'assurer qu'elle était bien là avec lui. Brusquement, il la plaquant contre la fonte derrière laquelle les monstres s'excitaient en vain. L'envie de l'embrasser, mêlée à l'émotion d'avoir échappée à la mort, si proche, contrôlait presque toutes ses pensées. Il y résista cependant, se contenta de donner un grand coup de poing sur la porte, quelques gouttes de sang teintant sa peau sale. Les barrières ont l'air intactes, et elles tiendront. Si y'a une menace, elle viendra des propriétaires des lieux maintenant.


Morts ou vivants, ils pouvaient se révéler dangereux : Noah préférait les imaginer absents, tout simplement.
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Noah
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Kezia
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C'est parti. La boule au ventre, je m'engage avec Noah à sortir de la maison. C'est comme une page qui se tourne. Notre bulle a éclaté. Et sincèrement, j'espère qu'elle n'a pas creusé un fossé entre nous. D'un point de vue sensé, ce serait mieux, parce que s'il ne veut pas venir à Yulara alors mes chances de le revoir sont maigres et franchement j'ai pas envie de devenir folle à penser à lui. Mais comme je ne suis plus sensée depuis que je le connais, j'ai envie de rester attachée à lui et de sentir qu'il l'est tout autant. Moi, maso ? Juste un peu.

Je penserais à ça plus tard. On a d'autres chats à fouetter. C'est pas que j'ai du mal à retrouver la maison, au contraire mais le chemin est parsemé d’embûches et à force de détours, je dois faire travailler mon cerveau pour ne pas nous perdre. Concentrée, je ne cherche pas à discuter, lui non plus. En plus il joue les gros bras en m'empoignant comme si j'étais pas assez vive pour réagir seule ou à vouloir me porter alors que moi, je suis pas blessée, bordel ! Je râle mais je ne résiste pas, je ne veux pas nous mettre dans la merde parce que ma fierté féministe en a pris un coup. ça aussi, on verra plus tard.

Nous sommes enfin arrivés. Les propriétaires avaient mis du barbelé au dessus de la grande porte métallique. Il y avait une caméra, hors service depuis longtemps. Signe de richesse tout ça. On ne pouvait voir que l'étage de la maison quand on arrivait de loin, et mon oeil d'architecte me disait que c'était une merveille. Les gens seraient ils encore là ? Morts ou vivants ? L'idée m'angoissa soudain mais voilà que Noah se remet torse nu, utilise sa chemise pour nous protéger des barbelés. Concentre toi Kezia Levy ! Surtout que les rôdeurs du coin nous ont repéré, on doit faire vite. Je jette mon sac et mon bâton de l'autre côté avant de grimper en priant pour qu'on ai pas un accueil cannibale de l'autre côté. Merci la danse pour mon agilité. Noah se blesse légèrement, je note mentalement que je devrais m'occuper de ça dès que possible.
Enfin nous sommes de l'autre côté et... aucun son ne sort de ma bouche quand je vois la beauté de cette maison. A se demander pourquoi les propriétaires sont venus s'enterrer dans un bled au milieu du désert ? Ma contemplation est de courte durée quand Noah me plaque contre la porte. Il va m'embrasser !... Non il frappe le métal. Je sursaute. Je le regarde, il me regarde à nouveau et là je m'en fou, moi je l'embrasse en glissant une main sur sa nuque. J'en ai besoin. C'est fugace mais c'est fougueux. Quand mes lèvres quittent les siennes, je déchire un bout de mon tshirt et prend sa main pour l'enrouler.

« Évite de jouer au petit poucet. »

Soudain il y a un bruit comme un déclic. Noah se retourne au quart de tour, je me crispe. Personne en vue. Un piège ? Même pas, en regardant vers la maison je vois qu'une petite trappe à chats ou petit chien se remet en place. Qu'est-ce qui vient d'entrer ? Un animal ?

« Tu crois qu'il y a encore quelqu'un ? Si c'est fermé, je pourrais toujours essayé de passer par là. Vu la baraque, je doute qu'on puisse défoncer la porte à coup d'épaule. »






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Kézia & Noah
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S'il n'avait pas voulu céder à ses pulsions, au risque de compliquer encore sa relation avec la jeune femme, celle-ci n'hésita pas, et le baiser qu'ils changèrent sembla à Noah une bouffée d'oxygène - il avait besoin de ses lèvres, pour se sentir sauvé, vivant.
L'étreinte fut courte, rapide mais intense : le moment n'était pas aux sentiments, ou aux plaisirs de la chaire, du moins tant que leur sécurité ne serait pas complètement assurée. Si un premier obstacle avait été franchi, il n'en restait pas moins la vérification des lieux, au cas où des habitants dérangés dans leur retraite leur en veuillent de leur intrusion, ou leur demandent des comptes.

    - C'est rien, grogna-t-il, alors qu'elle le soignait, encore une fois. A vrai dire, il aimait qu'elle prenne soin de lui autant qu'il en était embarrassé... Pour des raisons qui, sans doute, étaient plus ridicules les unes que les autres, attachées à des valeurs obsolètes dans cette situation. C'est une véritable forteresse, alors j'imagine que si elle est occupée, ses propriétaires ont pu à affronter des mois de réclusion.


Ce qui, à priori, n'était pas si rassurant. S'épanouir loin de la société, en général, était antinomique. L'homme était un animal communautaire, et la solitude ne réussissait à personne, ou du moins, elle créait un certain état d'esprit, peu sain, qui ne favoriserait surement pas l'arrivée d'étranger dans une bulle établie. Par habitude, Noah se sentait plus à l'aise dans le chaos qu'entre des murs trop lisses, et quelque chose dans cette résidence ne lui donnait pas confiance.


    - Puis-je vous aider ? Demanda soudain une voix très perchée, alors que la porte d'entrée coulissait pour laisser place à une femme mûre au look recherché, caressant dans ses bras un petit chien blanc. Je n'attendais pas de compagnie, mais vous pouvez entrer, je vais faire du thé.


Derrière des lunettes qui lui donnait une allure plus sophistiquée encore que son port de tête hautain, l'inconnue dévisagea quelques instants Kézia, avant de se tourner vers Noah, pour une observation plus poussée. Quoiqu'il en soit, elle sembla satisfaite, et un sourire de circonstances se peignit sur son visage.
Le jeune homme, méfiant, vérifia d'une main la présence de son arme à portée, et de l'autre attrapa celle de sa compagne, glissant ses doigts entre les siens. S'il n'avait guère l'impression d'avoir d'autres choix que celui de suivre leur hôte providentielle, il n'en gardant pas moins une certaine retenue... Rien encore ne semblait clair, ni sur ses intentions, ni sur sa façon de vivre - il n'était même pas avéré qu'elle habite une si grande demeure sans autres membres de sa famille.
Le fait qu'elle ne se présente pas, non plus, ni ne montre de crainte à leur égard ne rassurant pas le Sullivan, dont l'expérience lui avait appris à reconnaitre les inconscients, de ceux qui savaient parfaitement quelles cartes ils possédaient pour mener la partie, et la gagner.
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Je me sens tellement mieux après l’avoir embrassé. Il ne m’a pas repoussée, au contraire. Comme si la tension de cette fugue retombait, celle de notre prise de tête aussi. Mais on n’a pas le temps pour plus. Je m’occupe de sa main, c’est un peu devenu une habitude et ça me plait. Je pourrais passer mon temps à jouer les infirmières pour lui. Enfin, oui et non, parce que je passerais aussi mon temps à flipper pour lui. Je n’ai pas envie qu’il lui arrive quelque chose de grave. Cette simple idée me vrille les tripes. Il grogne pour la forme, parce qu’il se laisse faire. Quand on entend un bruit et qu’on remarque une trappe qui vient de se refermer. J’ai une réplique de Jurassic Park en tête. Y’a quoi là dedans ? King Kong ? C’est vrai que c’est une forteresse. Certainement des gens très riche et très parano. Etaient-ils plusieurs ? Encore vivants ? La porte s’ouvre. Mon cœur tambourine dans ma poitrine quand une femme s’adresse à nous. Elle a tout d’une femme riche et elle a le luxe d’avoir encore un animal de compagnie, ce qui me fait presque oublié combien tout ça est incongru. Elle nous invite à entrer, j’hallucine. Bon signe ou pas ? Je me tourne vers Noah pour avoir son avis. Il tient son arme et prend ma main. Je suis rassurée par ses doigts entre les miens. Un autre sentiment aussi se mêle au premier et je sers sa main.
Nous la suivons à l’intérieur. De toute façon on ne va pas rester dans le jardin, je suis certaine que ça ne lui plairait pas. Elle n’a pas l’air d’avoir peur. Pure folie ? Ou ça se trouve elle a tout un arsenal et des hommes à l’intérieur. Non, quelque chose me dit qu’elles les auraient envoyés. Je dirais qu’elle est seule depuis bien trop longtemps, surtout vu comme elle a maté Noah. Elle le trouve à son goût. Elle nous surement vus sauter son mur, elle nous a vus nous embrasser, mon geste envers lui et le fait qu’il ne la braque pas direct. Elle doit se dire qu’on est un petit couple qu’elle pourra amadouer parce qu’elle a de quoi faire du thé et un tas d’autres choses. Je murmure à Noah.

« J’ai pas envie qu’elle m’empoisonne pour que tu la baises. »


L’intérieur de la maison est un bijou d’architecture ! Je suis bluffée. Et je reconnais cette patte ! Je vais peut être me faire apprécier de notre hôte alors quand elle réapparait je lui dis :

« C’est une Glenn Murcut, n’est-ce pas ? »


Ça paraîtra peut être étrange à Noah qu’on ne se présente pas directement mais j’ai été habituée à voir les relations de mes parents agir ainsi. D’abord on sort sa science, on accroche son interlocuteur et là il cherche à savoir qui nous sommes et se présente, ou bien il fait un sourire crispé et s’excuse d’avoir quelqu’un à voir absolument. Evidemment ma tenue actuelle ne m’aide pas. Elle a sûrement des fringues de folie !!!







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Kézia & Noah
••••

Les apparences avaient toujours été trompeuses, et elles l'étaient plus encore dans ce monde apocalyptique. D'un regard extérieur, Noah et Kézia semblait faire un parfait petit couple, main dans la main, s'embrassant après chaque obstacle vaincu par leur coopération... Rien ne paraissait dangereux dans leur attitude, cherchant juste à fuir la horde de morts vivants qui s'empressait au portail, et qui devait être chose commune, puisque la propriétaire des lieux n'en était pas affectée, ou n'en montrait rien.

    - J'lui laisserai pas l'opportunité d't'empoisonner, répondit Noah aux craintes de la blonde, avec un sourire complice. Là encore, la compréhension n'était pas si évidente entre eux. J'la baiserai avant, et pas comme elle croit.


Alors que Kézia la distrayait avec une question d'architecture, Noah coupa court à la discussion : un seul coup retentit, avant même que la vieille ne puisse émettre la moindre réponse. Un trou rouge venait de s'ouvrir dans son crâne, lui faisant écarquiller les yeux de surprise, si ce n'était de douleur... Elle était morte avant de pouvoir souffrir.
Une deuxième détonation mit fin aux aboiement du petit chien blanc, qui paniquait de se voir laché brutalement sur le sol par sa maitresse, qui venait de s'y écrouler mollement. Se tournant vers sa compagne, Noah rangea son fusil calmement, ne découvrant son visage qu'après quelques secondes, en levant enfin les yeux vers elle.

    - Quoi ? Tu voulais le garder ? Demanda-t-il, en se méprenant sur son expression. Il était trop p'tit, il aurait servi à rien.


Il enjamba le corps de sa victime, sans faire plus de sentiments, tellement habitué à tuer qu'il ne réalisait même plus les conséquences de ses actes. Son regard balaya la pièce, appréciateur. Il n'avait jamais entendu parler de Glenn Murcut, mais il savait reconnaitre un espace d'exception.

    - J'ai pas l'impression qu'elle vivait avec quelqu'un, mais je vais faire un tour pour vérifier, annonça-t-il, en sortant ses couteaux, cette fois-ci. Les balles étaient précieuses, et il voulait les conserver au maximum. Tu devrais te trouver des choses sympas à mettre, dans sa garde robe, ajouta-t-il, en pensant lui faire plaisir par cette remarque. Et on pourra peut-être prendre une vraie douche.


Et s'il pouvait, il allait la baiser sous l'eau chaude, et lui donner tant de plaisir qu'elle finirait par se convaincre de rester... La maison était magnifique, une retraite encore plus parfaite que la précédente : ils y seraient bien.
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Noah
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Kezia
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Le coup part et je pousse un cri parce que je ne sais d'abord pas d'où il vient et j'ai bien cru qu'on nous avait tirer dessus ! Quand le second part, je reste bouche ouverte mais sans voix. Pourquoi ? Pourquoi il a fait ça ? Je suis incapable de comprendre. Le garder ? Mais je m'en fou du chien ! Je le regarde agir, comme si j'étais devant un très mauvais film. Il est devenu fou ou quoi ?

« Oui c'est ça et bute les tous ! »

Mon ton est agressif et chargé d'ironie. Je n'ai pas envie de trouver de belles sapes en cet instant. Je suis écœurée. Il parle de douche avec un air qui en dit long, je ne lui réponds que par une moue dégoûtée. Il a perdu combien de cases pour ne même pas réaliser l'horreur de ce qu'il a fait ? Tuer quelqu'un, comme ça, sans sommation et sans raison. Il ferait bien de retourner chez les Fury, il est bien comme eux au final. Dire que j'ai cru le contraire.

« Ne compte pas sur moi pour nettoyer. »

Je ne sais pas où je vais mais je quitte la pièce furieuse et l'estomac au bord des lèvres. J'ai envie de vomir et de pleurer. Je cours à l'étage. De toute façon s'il avait ouvert les yeux il n'aurait que des photos d'elle et de son chien. Il n'y a personne ici, c'est sur. Et je m'en fou en fait. Je suis trop mal pour réfléchir.
Arrivée en haut, je me réfugie dans la première pièce. Une chambre et je ferme derrière moi. J'essaie de reprendre mon souffle mais je ne suis vraiment pas bien. Il y a une salle de bain privée, je m'y rue pour vomir. Les larmes coulent en même temps de manière spasmodique. Je craque. Il a tuée la femme, mes compagnons sont morts, je ne sais plus quoi penser de Noah, j'ai tué un homme moi aussi même si les conditions étaient différentes. Je veux mes frères...





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Kézia & Noah
••••

Elle ne voulait pas nettoyer, et le constat la mettait visiblement en colère... Noah posa les yeux sur les cadavres encore frais, et haussa les épaules, avisant à l'étage le bruit de la porte que Kézia claquait derrière elle. Le Sullivan grimaça : en effet, il aurait pu éviter de les tuer sur le tapis, mais il estimait avoir été quand même assez propre, dans son exécution. Durant ces trois dernières années, le jeune homme avait vu des massacres qui auraient retourné le coeur d'âmes bien moins sensibles... Lui même avait du s'endurcir à ses débuts, rien que par réflexe corporel, devant l'horreur des boyaux étalés, et de l'odeur que dégageait la mort.
De tous les assassins des Fury Road, il était sans doute l'un des plus expéditif et soigneux. Si Noah tuait par habitude, sans état d'esprit, il dépréciait la torture, si elle n'avait d'autres buts que le plaisir du bourreau. Il tuait, rapidement, sans souffrance, par qu'il estimait au fond qu'il faisait une faveur, en quelque sorte, à ceux qui aurait pu connaitre bien pire, dans ce monde tombé en ruines. Il avait parfois coupé des gorges juste pour que ses camarades ne trouvent aucun jouet réceptif à leur pulsion.

Bref, si Kézia était dégoûtée par le sang, ça lui passerait, et il comptait bien la laisser seule pour gérer cela. Il avait fait les dégâts, il nettoyait, cela lui paraissait finalement assez juste : après avoir avisé que toutes les photographies disposées autour, sur les murs et meubles, ne montraient que la femme et son chien, il décida de commencer par se débarrasser du corps, et de l'animal.
En attrapant la vieille par les aisselles, pour la faire glisser dehors, il éprouva une sorte d'admiration pour elle, conscient qu'elle avait du faire preuve d'une grande force mentale pour subsister jusque là, et garder néanmoins assez d'hospitalité pour baisser sa garde, et finalement terminer son existence. Noah ne ressentait aucun regret, mais il l'entraina jusqu'à l'endroit qu'il jugeait le plus joli de son jardin, près d'une fontaine sèche, dont les abords semblaient entretenus, décorés de plantes grasses, bien arrangées. Il déposa le reste de son compagnon à poils sur ses genoux, et s'estima satisfait de sa disposition, pour le moment.
Plus tard, s'ils décidait de rester, il prendrait peut-être le temps de leur creuser une vraie sépulture - il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Il ne jugea pas utile d'abimer plus encore son cerveau, pour s'assurer qu'elle ne se relèverait pas : la balle avait traversé la boite crânienne, et elle ne présentait aucun signe avant coureurs de contamination.
Une fois cette tâche morbide accomplie, Noah revint à l'intérieur, pour explorer la bâtisse.
En passant devant la porte fermée de la chambre dans laquelle la blonde s'était réfugiée, il écouta discrètement, sans oser ouvrir. Le bruit de sanglots étouffés lui broya le coeur : lui en voulait-elle tant, pour ce qui lui semblait si peu, et naturel ?

    - Kézia ? Appela-t-il, une boule désagréable se formant dans son estomac. Il n'y a plus de traces, tu peux sortir. J'ai enlevé le tapis, et le sol est impeccable, comme si y'avait rien eu.


Il attendit quelques secondes et, n'obtenant pas de réponse, il se dirigea sans grand enthousiasme vers l'une des salles de bain, où il trouva de quoi faire une toilette complète. Il ne laissa cependant pas l'eau couler trop longtemps sur son corps qui pourtant la réclamait, songeant qu'il fallait en laisser pour la jeune femme, si elle voulait à son tour se laver un peu...
Prendre une douche ensemble aurait aussi permis d'économiser l'eau, mais il n'avait visiblement pas ses faveurs pour le moment, et se trouvait démuni devant la porte fermée, bête et impuissant.
Enroulant une serviette rose autour de sa taille, faute de choix dans les couleurs, il décida finalement d'aller fouiller la cuisine, à la recherche de réserve. La vieille avait sans doute de quoi tenir, sans sortir pendant des mois... Même si malheureusement, elle n'avait aucun vêtement masculin à fournir.
Dans un placard peu encombré, Noah découvrit le saint graal, et sourit en sortant un pot de Nutella à peine entamé, persuadé qu'il venait de trouver la solution à tous ses problèmes relationnels.
Attrapant deux cuillères au passage, il retourna devant la pièce où se terrait la Lévy, et se laissa glisser contre le mur.

    - Kézia ? Tu m'ouvres ? Interrogea-t-il encore, n'entendant plus aucun bruit de l'autre côté, ce qui commençait à l'inquiéter fortement, et à raviver son mal de ventre. Hey... Tu devineras jamais... J'ai trouvé du chocolat... Incapable de rester patiemment à attendre qu'elle daigne lui ouvrir, il se releva après seulement quelques secondes de silence, pour poser une paume contre le bois de la porte, et s'y appuyer en courbant le dos sous la peine de se voir ainsi ignorer. Kézia ! Ordonna-t-il presque, sa voix qu'il voulait autoritaire tremblant légèrement sous l'imploration qu'il faisait en réalité.


Le son feutré d'un mouvement à l'intérieur lui apprit qu'elle était toujours là, ce qui lui apporta un soulagement indescriptible. Il prit une profonde inspiration, conscient de pouvoir à nouveau le faire sans crainte de s'apercevoir qu'elle l'avait abandonné.

    - Il faut que j'te parle... Commença-t-il, sans savoir vraiment où irait cette conversation, qui pourtant lui apparaissait plus simple, sans l'avoir directement devant lui, sans se perdre dans ses prunelles un peu trop clairvoyantes, quand elle le regardait. Et s'il devait y lire de la déception... Il avait l'intime conviction que ce qui lui restait d'âme se briserait définitivement. J'crois que... J'voudrais... Un flot d'émotions le submergeait, s'engouffrant dans la faille de la carapace qu'il s'était forgé, et qui tenait depuis 3 ans. Et la peur de se voir emporté par ce trop plein incontrôlable le fit soudain paniquer, et sa main suppliante sur la porte se changea en poing, et il frappa, rageur, là où il avait précédemment caressé des doigts le battant, en espérant le voir bouger, et la voir apparaitre. Putain, t'aurais pas du m'sauver, t'aurais du t'barrer r'joindre ta famille et m'laisser crever tranquille, si c'était tout c'que tu voulais... Maintenant, je...


Ca le rendait fou de l'imaginer partir, là où il ne pouvait pas la suivre. De la voir mettre des obstacles impossibles à franchir entre eux, alors qu'il voyait, déjà, qu'il n'était même pas digne de la toucher. Elle n'aurait pas du lui donner un aperçu de son corps, de la douceur de ses lèvres, de son sourire communicatif, si c'était pour l'en priver ensuite.
Il aurait surement mieux valu qu'ils ne la rencontre jamais.
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Noah
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Je crois entendre Noah m'appeler mais je m'en fiche. J'essaie de me calmer, j'inspire, j'expire. Je me rince la bouche et après hésitation j'utilise la brosse à dents et dentifrice. Mon reflet dans le miroir m'envoie une image à faire peur. Alors je finis par jeter un regard autour de moi. Tout est luxueux ici même s'il n'y a plus beaucoup de produits. Une douche à l'italienne. Je ne sais pas s'il y a de l'eau chaude mais j'ai besoin d'une douche alors je me déshabille de manière automatique et me glisse à l'intérieur. Oh, miracle ! Il y a de l'eau chaude ! Je glisse en dessous et la laisse me laver de tout, comme si c'était possible. Elle me brûle alors je coupe d'un coup. Je prends la première serviette à portée de main et m'enroule dedans pour retourner dans la chambre. On dirait une chambre d'invités et ça m'arrange bien. J'ouvre ce qui doit être un placard mais quand j'ouvre, c'est un carrément un dressing. Sur le moment, j'oublie tout et je me prends pour Carrie Bradshaw dans Sex in the city. Je caresse les vêtements du bout des doigts. Tout est si beau ! Je sors une robe et la colle à moi pour voir si elle m'irait, je l'adore. Je la mets sur le lit. J'en sors une autre et... Je sursaute. Noah. Du chocolat ? Il parle comme si de rien n'était. Et soudain, son ton change du tout au tout. J'en ai mal au coeur alors que ça devrait m'énerver. Je range la robe. Il reprend et je reste à fixer la porte, ne sachant pas quoi faire. Il a l'air aussi perdu que moi. Non, plus en réalité. Je le serais peut-être autant si je n'avais eu personne à qui me raccrocher. Il frappe contre la porte, quelque chose en moi se brise. Comme une barrière. Sûrement la dernière qui me gardait la tête sur les épaules. Je me fiche alors d'être stupide, je ne supporte pas de l'entendre souffrir. J'ai les larmes qui me piquent les yeux. Je me précipite sur la porte avant qu'il ne se fasse mal. J'ouvre d'un coup et il suspend son geste avant que je ne me prenne un coup. Comme chaque fois que nos regards se croisent, je suis happée par le sien, il me bouffe mon oxygène. Mais sans lui j'ai l'impression que je ne sais plus respirer. Je le déteste. Je m'approche et me love contre lui, l'enlaçant. Mes larmes en profitent pour couler, doucement cette fois.

« Je te veux toi, Noah. Je sais que t'as peur de venir avec moi... »


Je me redresse pour le regarder cette fois. Je flippe moi aussi, complètement.

« Laisse toi une chance. »

Je l'embrasse avec une infinie douceur. Rien de sexuel ou d'aguicheur. Je veux juste qu'il ressente tout l'a...

« Chez moi, on dit qu'il n'est de seul juge que Dieu. Je ne remettrais pas sur le tapis ce qu'il s'est passé ici, ça restera ici. Je veux t'aider et je suis pas idiote, ça prendra du temps. Et je veux prendre ce temps pour toi. Même si tu ne veux pas venir tout de suite à Yulara, tu pourrais rester aux alentours et je sortirais pour te retrouver. Parce que j'ai besoin de toi. Et t'as besoin de moi. »

Tout ce que je dis je le pense. Je dois retrouver mes frères, pour eux comme pour moi. Je ne peux pas perdre Noah. Cet homme me bouleverse de toutes les manières possibles. Tout aurait été plus simple si j'avais tiré, si j'étais partie pendant qu'il agonisait. Mais pour rien au monde je changerais le passé.

« Alors, il est où ce chocolat ? »






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Kézia & Noah
••••

Finalement, la porte s'ouvrit, et la colère de Noah fondit en voyant apparaitre la blonde, qui l'enlaça immédiatement. Son odeur, propre, lui emplit les narines, qui semblaient directement connectées à son coeur en cet instant. Surpris, perplexe, le Sullivan sentit les larmes qui mouillent son torse nu, et l'entoura de ses bras musclés, pour l'attirer plus encore contre lui.
La scène était étrange sans doute, pour un observateur extérieur, mais elle était encore plus spéciale pour Noah, qui redécouvrait la tendresse, alors qu'il n'y avait jamais été très doué, même avant d'en être totalement privé. Malgré lui, il prenait instinctivement l'attitude d'un animal blessé par les hommes, et qui avait peur d'être apprivoisé, malgré la patience de ses nouveaux propriétaires.

    - Je ne peux pas... Grogna-t-il, avec une grimace, avant que les lèvres de la jeune femme ne l'empêchent d'en dire plus. Il lui rendit son baiser, hésitant presque, car il ne savait plus comment gérer tant de douceur. Son âme entière semblait se tordre de bonheur à l'intérieur de lui, s'y refusant autant qu'elle s'y complaisait. Kézia...


Il n'avait pas l'impression de mériter autant de bienveillance, ni de compréhension. Il aurait été plus simple qu'elle le craigne, comme toutes ses précédentes victimes, et ne cherche pas ainsi à le sauver... Parce qu'elle lui donnait un espoir, et Noah ne savait que trop bien que la perte d'un espoir, sa destruction, était pire que tous les autres maux.

    - Regarde autour de toi... Dieu nous a abandonné, soupira-t-il, alors qu'elle évoquait la religion, pour le convaincre. J'ai tué tellement d'hommes et de femmes qui auraient pu vivre, j'ai laissé faire des tortures atroces, si tu savais... Ajouta-t-il, en l'écartant légèrement, comme pour ne pas la salir du sang qui le tachait. Tes frères auraient raison de me chasser, ou pire.


Et ils voulaient le bien de la jeune Levy. Etait-il égoïste de vouloir l'écouter, de vouloir essayer ? La perspective de la suivre, d'être près d'elle... Elle lui offrait une perspective d'avenir que les Fury Road se répugnaient à envisager. Le chaos était dans l'instant, il s'en contentait depuis des années maintenant, et il voulait construire un futur qui soit plus brillant que celui-là, vers lequel regarder.

    - Tu me rends fou, conclut-il, dans un souffle, alors que les pensées se bousculaient si fort dans son esprit qu'il perdait tout contrôle. Et pourtant, t'as raison. J'peux plus continuer sans toi.


Il ramassa le pot de Nutella et les deux cuillères, et lui sourit, réapprenant timidement à le faire sincèrement, sans moqueries, juste parce que sa présence lui permettait d'exister plus fort que toute l'adrénaline que lui avait causé ses précédentes batailles.
Il la repoussa dans la chambre, et ne prit pas la peine de refermer la porte derrière lui : ils étaient seuls, encore pour quelques temps, et il comptait bien en profiter pour l'apprendre, et pas seulement physiquement.
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Noah
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Il m'a écoutée, j'avais peur qu'il s'énerve ou qu'il tourne tout à la dérision. Il n'en fait rien, au contraire. Je suis rassurée et je me sens mieux. Il avoue ne plus pouvoir continuer sans moi et c'est la plus belle déclaration qu'on m'ai jamais fait. Hanouka débute aujourd'hui. Il dit que Dieu nous a abandonnés mais j'ai la preuve que non. Je souris encore plus. Il ramasse le pot de Nutella et me rend mon sourire. Il est tellement beau. Pas juste beau du genre j'ai envie de faire tomber sa serviette. Il dégage quelque chose de tellement fort. Je ne peux même pas l'expliquer. Il me pousse vers la chambre et on grimpe sur le lit. Pas de la même façon que la dernière fois. On ne se saute pas dessus même si je sais qu'on a envie l'un de l'autre. Là c'est différent et quelque part c'est encore plus intime. Il ouvre le pot et rempli une cuillère qu'il me tend. Miam !

« J'en ai pas mangé depuis une éternité ! »

On vide la moitié du pot en s'amusant, surtout quand l'un de nous a les dents cachées par le nutella et un air idiot. C'est con mais ça nous permet de relâcher la pression.

« Je me demande ce qu'il se serait passé si on s'était rencontrés avant... Je ne sais même pas quel âge tu as ! Trente ans ? »

Je m'en fiche, ça n'a pas d'importance mais je suis curieuse. J'ai envie d'apprendre des choses sur lui. La musique qu'il aime, son plat préféré...

« Est-ce que tu crois aux esprits ? Tu préfère branler un pote et personne le sait, ou ne rien avoir fait mais tout le monde pense que tu l'as fait ? »

J'adore ce jeu idiot. On y jouait souvent en soirées, avec mes frères aussi. C'est comme le Nutella, ça fait trop longtemps.







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Trouver ce genre de produits, qui n'étaient plus fabriqué depuis l'arrêt de toutes les usines, était extrêmement rare, et précieux. La vieille femme avait du conserver le pot de Nutella pour une occasion spéciale, qui n'était jamais arrivée : c'était la raison pour laquelle Noah ne patientait plus, pour profiter de ce qu'il avait à l'instant. Tout était trop éphémère, dans ce monde apocalyptique... Mais quand il regardait Kézia, pourtant, il avait envie d'arrêter le temps, pour que rien ne puisse la lui enlever, jamais.

    - J'aurais probablement refusé de te servir de l'alcool, ma jolie gamine, plaisanta-t-il, avec un regard avide, alors que les lèvres de la demoiselle se couvrait de chocolat. Il ne savait pas ce qui lui faisait le plus envie, entre sa bouche et la pâte à tartiner étalée sur ses bords. J'ai... Il prit un instant pour réfléchir, la question ne s'étant pas posé depuis longtemps. J'venais de fêter mes trente ans, quand ça a commencé.


La notion du temps était maintenant un comptage flou, auquel il ne prêtait plus attention. Il n'avait aucune idée du jour, ou même du mois... Novembre ? Il se repérait globalement au temps, repérant globalement les saisons : le Sullivan avait conscience que trois ans s'étaient écoulés, plus ou moins, depuis qu'il avait vu ceux qu'il aimait avaient été tué.

    - Non, j'y crois pas, soupira-t-il, blasé par ce genre de croyances. Malgré les morts qui se relevaient chaque jour, il pensait plutôt qu'il s'agissait d'un réflexe purement physique, et qu'ils étaient, bien au contraire, dépourvus d'âme, ou de quelque chose de ce genre. Je m'en fous de ce que pensent les autres, j'branle personne, pote ou pas.


Elle avait des idées étranges, et il fronça les sourcils d'un air interrogateur, partagé entre la vexation et l'amusement. Il ne se lassait pas de l'observer, alors qu'elle semblait se détendre. Et puis, sa serviette glissait doucement sur sa poitrine, découvrant petit à petit un de ses tétons - Noah restait un homme.

    - Pompomgirl populaire, ou geek derrière son PC ? Demanda-t-il, en l'imaginait l'une et l'autre, ne sachant guère laquelle il aimerait le moins baiser. C'était elle, maintenant, quoi qu'elle ait été, qui lui plaisait. Est-ce que tes ex sont déjà morts, ou il va falloir que j'm'en occupe ?


Il plaisantait bien sur... Ou pas complètement. Son sourire laissait le doute sur ses véritables sentiments, alors qu'il se penchait sur la blonde, et posait ses lèvres sur son épaule nue. Il ne comptait pas du tout arrêter ce petit jeu, mais il voulait lui rendre plus difficile de formuler des réponses cohérentes, en la distrayant un peu. Une de ses mains caressa sa cuisse, remontant sous sa serviette.
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Noah
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Il ne m'aurait pas servie, ça me fait rire. Je le vois bien me tenir tête en effet. J'apprends son âge. Je trouve ça encore plus excitant ! Onze ans d'écart. Encore une chose qui fera rager mes frères, surtout Tobias je pense. Que mon mec soit plus âgé que moi... Mon mec. Est-ce que c'est mon mec ? Me dire ça me donne des papillons dans le ventre.
J’enchaîne les questions, pas trop sérieuses. Mais qui m'apprennent quand même des choses sur lui. Sa réponse à mon tu préfères me fait éclater de rire. Ce que les mecs peuvent être coincés dès qu'il s'agit de ça ! Et moi ?

« Pompom girl, sans moi ! J'étais pas une de ces potiches. Mais j'étais populaire. Belle et intelligente, sans être une geek ! »

Je dis ça en me la jouant pour appuyer mes paroles, ça m'amuse. Ce que je pouvais être une peste. Je pense qu'il aurait eu envie de me claquer. Ou de me baiser pour que je la ferme. Et je suis toujours une peste quand je m'y mets. Mes ex ? Je souris.

« Aucune idée. Je n'en ai croisé aucun depuis trois ans. »

D'ailleurs je n'ai retrouvé aucun de mes amis contrairement à certains qui ont été chanceux. Enfin, j'ai déjà trois membres de ma famille, c'est énorme ! Noah me perturbe à m'embrasser et me caresser. Mon corps lui répond aussitôt et ça m'énerve d'être aussi réceptive parce que je dois lutter contre moi même pour ne pas me jeter sur lui. Je ferme les yeux et respire profondément.

« A quel âge t'as perdu ta virginité ? T'étais amoureux ? »

Peut être que ça va le déconcentrer un peu et que moi aussi je pourrais le taquiner de façon coquine.






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Belle et intelligente ? Noah sourit à cette remarque, et à la façon dont la demoiselle semblait jouer ce rôle, à l'exagération. Il aimait qu'elle soit plus jeune, même si l'âge n'avait jamais été un de ses critères de prédilection... A vrai dire, il n'avait jamais eu vraiment de standards, il appréciait toutes les femmes, et tout spécialement celles qui voulaient bien coucher avec lui.
Et il en avait eu beaucoup. Des plus vieilles, des adolescentes majeures, ou pas, lorsqu'il était lui-même au collège... Des rousses, des brunes, avec des courbes plus ou moins généreuses... Mais aucune ne lui avait fait l'effet que Kézia provoquait, peut-être à cause de ce contexte pourri, ou probablement parce que quelque chose entre eux les liait plus profondément.
Et pendant qu'elle répondait, il se penchait plus encore sur elle, ses doigts atteignant son entrejambe, tandis qu'il continuait de lui parler comme si de rien était.

    - Tant mieux, t'es à moi maintenant, murmura-t-il, en posant ses lèvres près de sa bouche, l'attirant doucement contre lui, répondant malgré lui aux doutes et questions qu'elle se posait. J'veux pas qu'un autre mec te touche, même dans son imagination.


Sa voix n'était pas dure, ni suppliante. Il énonçait un fait simple, et dénué de jalousie, en vérité, car il lui faisait étrangement confiance. Il était possessif, mais pas craintif. Il estimait juste que le respect passait par ce genre d'égard, et que personne ne devait convoiter une femme qui ne lui appartenait pas, surtout si celle-ci n'en voulait plus.
Il ne la menaçait pas, bien au contraire : il voulait la protéger autant que possible de toutes mauvaises influences. Sans qu'il en fasse état autrement que par un regard particulièrement intense, qui ne la quittait pas, son index commençait à titiller doucement son clitoris, se dirigeant de temps en temps, provocateur, vers l'ouverture de son sexe. Il voulait lui parler encore, et encore, qu'elle ne puisse avoir d'autres choix que de lui répondre honnêtement, sa raison tombant sous ses caresses.

    - J'étais à peine ado, 13-14 ans, commença-t-il à expliquer, se prenant à son propre jeu, sa mémoire cédant sous l'envie qui montait de la prendre. Elle était bien plus vieille, c'était la soeur d'un de mes potes, et elle voulait m'apprendre. Je l'aimais pas plus que ça, mais elle était bonne, et c'était instructif.


Il sourit, en déposant cette fois un léger baiser sur ses lèvres, sachant qu'il serait peut-être pris en faute, et essayant d'amadouer la demoiselle, pour qu'elle comprenne qu'elle n'avait rien à envier à cette femme. C'était la vérité : il ne se souvenait de son prénom que parce qu'il avait continué à fréquenter son ami, et donc à la croiser de temps en temps. Pour les autres, il en avait oublié la moitié.

    - Et t'as eu personne d'autre depuis le début de l'épidémie ? L'interrogea-t-il, car la voir s'exprimer, en savoir plus sur elle l'enthousiasmait plus qu'il ne l'aurait cru. Il voulait tout savoir. Comment t'imaginais ta vie avant ?


Pour lui, le quotidien était déjà établi. Trois ans plus tôt, il était propriétaire d'un établissement qui fonctionnait bien, et commençait même à lui rapporter - il avait investi pour l'avenir, en sachant que les premières années seraient dures... Mais il pensait être ensuite tranquille. Enfin, sans doute aurait-il du se trouver une autre occupation, car l'ennui ne lui avait jamais plu.
Il ne pensait pas encore à avoir une femme ou des enfants, mais juste à profiter... Ce qu'il aurait du faire plus encore, finalement, peut-être. Ses caresses se faisaient plus profondes, plus pressantes, tandis qu'il la repoussait doucement contre les coussins, pour s'allonger sur elle.

    - Et maintenant ? Ajouta-t-il, sur un ton un peu tendu par le désir.
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Je ne suis jamais sortie avec un mec plus âgé. Enfin, de deux trois ans, mais pas plus. C'est une première et pourtant, j'y pense à peine. Ce qui me plait c'est lui tout simplement. Jamais je n'ai ressenti ce qui me fait vibrer quand je le regarde, quand il me parle, quand il me touche. Comme là. Il me caresse comme si de rien n'était et je lutte comme une dingue. Monsieur serait-il jaloux ? Je me laisse attirer contre lui, petit sourire en coin. Cette possessivité me plait. Je ne dis pas que moi non plus je ne veux qu'aucune pétasse ne le touche, je pense qu'il le comprend. Sinon je le lui ferais savoir en temps voulu. Un soupir de plaisir m'échappe. Ses doigts experts me caressent, j'adore ça ! Ma poitrine se soulève chaque fois un peu plus tant je suis excitée. J'ai envie de le sentir en moi et au dessus de moi, mais plus c'est long plus c'est bon, non ? Il me parle de sa première, j'ai du mal à l'imaginer avec une tête de gamin alors ça ne me rend pas jalouse. En plus il n'était pas amoureux. Son baiser je l'accueille comme une façon de me dire que je n'ai pas à être jalouse de toute façon. J'ai envie de l'embrasser à pleine bouche mais je ne fais qu'accepter son baiser. Je caresse enfin son torse, doucement, dessinant chacun de ses muscles. Je secoue lentement la tête.

« Personne... »

Je me passe de lui expliquer que le peu d'hommes qui m'auraient intéressée ne l'était pas pour diverses raisons. Comment je voyais ma vie ? Difficile de répondre alors que ses doigts me font tourner la tête.

« Je serais devenue architecte. J'aurais vécu aux quatre coins du monde... Je me serais éclatée avant de me poser... »

Les enfants je n'y pensais pas encore. Un jour, genre vers trente cinq ans. Ma carrière d'abord, pour avoir le temps pour eux ensuite. Pas comme mes parents qui n'avaient jamais mis leur carrière de côté. Il m'allonge et se place au dessus de moi. Oh oui !

« Maintenant, je te veux toi. Rien que pour moi. »

Mes mains glissent sur lui pour détacher sa serviette. Mes yeux se baissent pour se délecter de la vue sur son sexe dressé. Mes doigts l'effleurent, il réagit à mon contact. Je relève les yeux vers Noah tout en le malaxant.

« J'adore ton sexe. Il est beau...gros... dur... »

Je le prends dans ma main, j'en ai des frissons. Il y a des mecs avec qui j'étais lassée après même pas deux ébats. Lui, je suis certaine qu'il pourrait toujours me retourner la tête et mettre tous mes sens en éveil. Non, ça ne peut pas être que physique. Je le sens aussi quand je plonge dans son regard. Doucement je libère son sexe. J'approche mon visage du sien, mes lèvres contre les siennes :

« Je suis à toi. »

Je voulais qu'on parle et j'en suis presque à le supplier de me faire l'amour. La serviette a glissé, mes seins sont tendus vers lui. Inutile de cacher que je n'en peux plus. J'ai envie qu'il me prenne, corps et âme.






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Noah
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Noah me fait perdre la tête. D'abord je suis restée à le soigner au lieu de chercher à rentrer chez moi. Ensuite je m'attache de plus en plus à lui alors que je sais que c'est de la folie. Je ne le fuis pas, je sais que je dois rentrer et pourtant... On ne se protège même pas alors qu'avant je n'aurais même pas fait de préliminaires sans préservatifs. Je suis complètement folle ou c'est un vrai coup de foudre ? De l'Amour ? Est-ce qu'on peut vraiment tomber amoureuse comme ça ? Jamais j'y aurais cru, je me serais même moquée de la première qui m'aurait raconté ça. Au final, je ne suis pas différente des autres. Et ça me fait peur. Parce que si je suis réellement en train de tomber amoureuse... Je ne veux pas y penser. Il m'appelle princesse. De sa part ça ne me dérange pas, j'aime ça. Je veux être sa princesse, devenir sa reine même !

« Oui. »

Je le laisse me posséder totalement, lui offrant mon corps sous une vague de soupirs emplis d'un désir profond. Il est en moi, mon bassin accompagne ses mouvements. A lui, je suis à lui oui. Je prononce son prénom dans un souffle. Plusieurs fois. Je me cambre sous l'impact brutal de l'orgasme qui explose en moi. Je le sens vibrer en moi, jouir en moi, ça décuple mon plaisir. Un plaisir mental, comme s'il m'avait marquée. Et... Oh merde ! Je reprends mon souffle, bouche bée, les joues en feu. Qu'il ne me demande pas si je suis en période d'ovulation, j'en sais que dalle. Je déglutis. Tout se précipite dans ma tête. Je ne pense pas aux maladies, stupide que je suis, je pense à un bébé. Est-ce que ce serait la fin du monde ? Ou le début d'un nouveau ? Et pourquoi flipper pour rien ça se trouve ? Je lui souris.

« Je me suis toujours protégée. J'espère bien que toi aussi. Pour le reste... C'est peut-être pas la bonne période, flippe pas. Enfin, là c'est sur, Tobias va te tuer ! »

Je ris. Je stresserais si je ne vois pas mes règles arriver et là je réfléchirais plus. Ce qui est fait est fait. Je reprends quand même un peu de mon sérieux.

« Tu te vois avec un enfant ? »

Même si j'ai toujours estimé que la décision revenait aux femmes et non aux hommes ni à la Religion, j'aimerais bien avoir son avis sur la question.

1 à 3 : pas enceinte
4 : enceinte





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La question se posait vraiment de savoir si ce moment d'égarement, cet oubli, aurait plus de conséquences... Noah ne pensait même pas aux maladies, qu'ils s'étaient surement déjà transmis lors de leurs précédents rapports, si il y en avait eu... De son côté, Noah avait été plutôt clean, et seul le virus qui se propageait pour transformer les gens en morts vivants l'inquiétait vraiment.
Il hocha la tête aux propos de la demoiselle.

    - J'ai rien, assura-t-il, parce que les seules fois où il n'avait pas mis de préservatifs n'avaient eu aucune incidence sur les tests qu'il avait effectué. Malgré tout, et peut-être même à cause de tout ça, les contrôles étaient toujours possibles, pour s'assurer que personne ne contracte quelque chose qu'il pourrait refiler à toute la communauté. J'flippe pas, ajouta-t-il, alors que sa mâchoire se crispait.


En vérité, il était énervé. Contre lui-même, principalement, et puis un peu contre Kézia, qui sous-entendait toujours que son frère allait lui casser la gueule, comme s'il allait se laisser faire, d'autant plus s'il s'agissait de défendre son gosse. Comment pouvait-elle croire qu'il n'assumerait pas ses responsabilités, et n'était pas de taille à le faire devant ce Tobias qu'elle admirait tant ?
Sa réponse vint donc tout naturellement, par la force des choses.

    - Non, j'en veux pas, déclara-t-il, sèchement. C'est pas un monde pour les gosses.


Et il n'avait pas tord, pour toutes les horreurs qu'il avait vu : au Dôme, les enfants étaient parfois torturés comme les adultes, ou pire. Noah frissonnait rien que d'y penser... Il était incapable sur ce sujet d'avoir des envies égoïstes.

    - Tu voudrais un enfant d'moi ? Lui lança-t-il, commençant sur un ton moqueur, pour finir plus doux. Malgré lui, il était touché par cette perspective qu'il n'avait jamais envisagé auparavant. N'était-ce pas un honneur, finalement, d'être choisi par une femme, pour l'aider dans cette tâche ? Faudrait d'jà qu'on ait un avenir, toi et moi.


Il ne disait pas cela de manière provocatrice, bien au contraire. Depuis leur rencontre sans doute, il réfléchissait à un moyen de la lier à lui, pour toujours - jusqu'à ce que la mort les sépare, littéralement, dans cet univers où celle-ci guettait le moindre de leurs pas.

    - On y réfléchira demain, d'accord ? Demanda-t-il avec un air presque suppliant, parce qu'il savait que le sujet risquerait de les séparer, et qu'il n'avait pas la force de l'endurer à cet instant. Tu m'épuises, j'ai b'soin d'me reposer, annonça-t-il avec un clin d'oeil amusé, en essayant d'éviter de regarder de nouveau les courbes de la demoiselle, et de vouloir la prendre de nouveau.


Il s'allongea sur le dos à ses côtés, et l'attira contre lui, le coeur serré en réalisant que sa chaleur, sa douceur, et même son odeur, lui procurait un bonheur comme il en avait rarement connu. Ils allaient pouvoir dormir, vraiment, cette nuit, sans crainte d'être tués pendant leur sommeil, et cela, pour Noah, était une constatation d'un soulagement indescriptible.
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The ROVER
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Noah
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Je le sens énervé. Je ne sais pas si c'est à cause de la bourde ou parce que j'ai parlé de mon frère. Si c'est ça, je ne comprends pas. Je n'ai pas dit que mon frère allait le rétamer, juste qu'il le frapperait. D'accord j'ai dit tuer mais c'est qu'une expression. Ah les mecs et leur égo à la noix ! Je lui demande finalement s'il veut des enfants histoire de revenir sur le vrai sujet. La réponse est non, clair et net. Je suis d'accord sur un fait : ce n'est pas un monde pour un enfant. Pour l'instant. Un jour ça redeviendra vivable et il faudra bien repeupler. Et en même temps peut-être qu'on sera toujours entre deux mondes et... Je souris.

« Oui. Même si ça parait dingue. »


Ma réponse est spontanée. Mais je perds mon sourire dès qu'il ajoute qu'on n'a pas d'avenir. C'est comme ça que je le prends. Je ne réponds pas. Je suis blessée. Et énervée contre moi même. Il me fait douter. Un instant je suis persuadée que c'est fort entre nous et l'instant d'après j'ai l'impression que c'est juste une attirance physique et sexuelle. Finalement, je lui accorde un petit sourire. Cet homme je le veux. Je veux plus que tout. Je ne le lâcherais pas si facilement. Je me love contre lui, la tête sur son torse. Je caresse doucement son torse, ça me berce. Rapidement je m'endors en priant Yahvé de nous accorder un avenir.





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