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KEYSHA NASHOBA – unbent, unbowed, unbroken.
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Age : 29
Emploi : Leader de La Meute.
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Localisation : Dans les falaises.
Sam 8 Déc - 15:08
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Keysha Nashoba
ft. Alycia Debnam-Carey

Âge : 29 ans.
Nationalité : Mexicaine.
Profession / études : Chef d'une bande de "pillards" nommé "La Meute".
Taille, poids : 173 cm pour 59 kilos.
Situation familiale & orientation sexuelle : Célibataire et Hétéro.
Compétences : Leader, intimidation, manipulation, armes blanches, combat, furtivité, agilité.
Groupe : Tracks.
Caractère

Quand tu ne connais pas Keysha, le premier mot qui te vient à l'esprit, est "dure à cuire". Elle ne semble pas être affectée par la peur ou la culpabilité. Il est aisé de croire qu'elle est inhumaine à la limite de la folie. Parce que le monde d'aujourd'hui lui va comme un gant. Parce que tu la verra aller sans rechigner sur le champs de bataille avec ses armes blanches. Parce qu'elle est prête à prendre le plus gros des risques pour protéger sa bande. Elle ne flanche pas devant un rôdeur et encore moins devant un être humain. Tu pourras la prendre pour une tarée parce qu'elle est capable de se jeter dans une horde de morts, le corps peint de leurs sang sombre afin de les éliminer de l'intérieur. Mais la réalité est toute autre.

Si tu fait preuve de bon sens et de ne pas devenir son ennemi, tu verras Keysha sous un autre angle. Tu remarqueras qu'en vérité, elle a tout compris. Qu'elle est née du chaos et que sa vie fut loin d'être une partie de plaisir. C'était déjà la fin du monde avant qu'elle se produise. C'est une femme forte. Qui sait ce qu'elle veut. Son courage n'a d'égal que sa bestialité et son intelligence. Protectrice, capable de gentillesse, elle n'en est pas moins un être parfait. Sa rage intérieure la consume jours après jours. Elle est autoritaire et très impulsive. Complètement imprévisible. Une journée, tu la verras calme, le lendemain la revoir complètement énervée sans raison. Ces crises là la rendent véritablement dangereuse. Pour les autres. Mais aussi pour elle même. C'est comme voir un humain le jour et en bête sauvage la nuit. Fort heureusement, ces moments sont bien espacés.

Si tu commences à la connaître, n'y pense même pas. Ne prétend jamais la connaître. Parce qu'elle est impossible à comprendre. Elle déborde de paradoxes. Tu ne sauras jamais si Keysha te montre son véritable visage car elle en possède toute une panoplie. Elle sait manipuler à un point tel, qu'il est impossible de la cerner. Elle ne te dévoileras jamais ses faiblesses. En revanche, si tu es véritablement son ami, tu remarqueras que Keysha n'est pas une femme méchante. Qu'au contraire, elle cherche à faire ce qui est bon pour son groupe. Sa loyauté et son dévouement envers les siens ne te seras plus caché. Si tu arrives à l'accepter comme elle est, alors elle sera une excellente alliée et amie. Très bonne conseillère et à l'écoute.

Et pourtant ce que tu ne verras sûrement jamais, c'est son infinie tristesse. Elle erre blessée par le passé. Blessée par les actes d'êtres inhumains. Son cœur est lourd et elle se déteste autant qu'elle se craint. Son côté très assuré cache un manque de confiance de soi et envers les autres. Tu ne verras jamais les larmes qui ont coulées sur ses joues quand elle s'est retrouvée seule. Tu ne comprendra jamais son passé qui la réveille et la terrorise la nuit.

Le choix de voir au delà des apparences ne tient qu'à toi.

Physique & santé

Keysha fait 173 cm pour 59 kg environs. Peut-être plus. Son teint est légèrement halé ce qui fait ressortir ses grands yeux verts. Ses lèvres sont pulpeuses et son arc de cupidon est presque inexistant. Son nez est plutôt long et ses pommettes sont visibles dès qu'elle sourit. Sa chevelure est longue, brune et bouclée. Souvent tressée vers l'arrière pour plus d'aisance au combat.

Keysha est toujours vêtue de couleurs foncées. Quand elle est de sortie ou qu'elle va à la rencontre d'un inconnu, elle porte une peinture de guerre faite d'un mélange de cendres et de charbon sur les yeux. Ce qui souligne très bien sa prestance intimidante. Elle ne quitte que rarement un bijou de front qui correspond à son rang, tout comme le drapé rouge qu'elle porte sur une épaule. La seule couleur vive qu'elle s'autorise.

Elle possède un tatouage sur le bras droit, un autre dans la nuque suivie d'un dernier qui longe sa colonne vertébrale. Keysha est aussi marquée de nombreuses cicatrices.

Histoire



Il y a des gens envers qui la vie est douce. Avenante. La plupart des gens, en faite, ne se plaindrons jamais de la vie. Ils vous jugerons d'un regard en vous disant que la vie est belle et qu'il suffit de se bouger pour la changer. Qu'il faut savoir se forcer à agir quand tout est au plus mal. Ces gens ne connaissent rien. Ces gens là ne savent rien. Ils ne connaissent pas la véritable douleur. Cette putain de douleur qui vous fou à part des autres parce que la vie a décidé de vous frapper à la gueule dès votre plus jeune âge. Tout au long de celle ci, elle vous donne des coups. Vous laisse avoir un espoir. Puis vous fou à terre. Comme une brute qui aurait son pied sur votre visage collé contre le bitume. La vie est sans pitié. Elle frappe. Vous donne envie de tout laisser tomber. Elle vous oblige à affronter vos pires peurs et vous y abandonne quelques fois. Comment doit-on faire lorsqu'elle refuse de vous laisser vous relever ? Comment faire lorsqu'elle a décidé que vous ne valiez pas mieux qu'un vulgaire caillou sur le sol ? J'ai tant de fois essayé de me relever. En forçant sur mes mains. En essayant de repousser son poids contre mon dos à m'en briser la colonne vertébrale. Mais j'ai jamais réussi à me tenir ne serait-ce que sur un genou. Je n'ai jamais été faite pour un monde comme celui ci.


Je suis née à Jalisco, au Mexique. Un lieu réputé pour sa pauvreté et son haut taux de criminalité. Est-ce qu'avoir plus d'argent aurait fait de moi une autre personne aujourd'hui ? Non, je ne pense pas. Comme le dit l'adage : "L'argent ne fait pas le bonheur." Je ne suis pas née avec un cuillère en argent dans la bouche, mais je savais me contenter du peu que nous avions. Mon père était un fervent membre du cartel d'El Chapo. Il n'était que très peu à la maison et ma mère essayait de nous faire vivre en jouant les caissières de supermarché. Elle fut tuée lors d'un braquage à mains armées. Ce fut un bouleversement pour moi. Non pas seulement parce qu'elle était celle qui m'avait mise au monde. Mais parce qu'elle avait eut un lourd passé et qu'aujourd'hui, elle était forte. Je crois même qu'elle était bien plus forte mentalement que mon père. Je l'admirais. Parce qu'aucun homme n'osait l'affronter. Je commençais alors à me sentir oppressée. Très vite, mon père fit de la maison un QG. Un lieu sûr pour lui. Mais un lieu où je n'avais pas de place. La liberté n'était plus jamais présente. Bonne élève à l'école, j'étais souvent livrée à moi-même en rentrant le soir. Je trainais longuement dans les rues, ne souhaitant pas rentrer dans cette foutue demeure que je devais appeler "chez moi". J'ai vite appris à me débrouiller seule et à être indépendante. Je faisais mes devoirs malgré le boucan que faisait mon géniteur avec ses nombreuses amantes. Comme vous l'imaginez, son deuil fut très court. Et il n'avait d'yeux que pour son travail et ses avantages. La seule manière de me libérer de tout ça était le sport. Je courais dans les rues jusqu'à épuisement. Peut-être que courir me donnait l'illusion de fuir cette misérable vie ? Possible. Courir jusqu'à la dépasser. Courir pour ne pas être rattrapée.


Alors que je rentrais du lycée, je devins la cible de petites teignes. Les jours devenaient de plus en plus angoissant. La peur de franchir les portes de sortie. Angoissée à l'idée de se faire tabasser pour aucune raison valable. C'était presque devenue une habitude. J'encaissais puis me retrouvais au sol, le visage abîmé. Le contenant de mon sac éparpillé sur le trottoir. Mes notes baissaient alors que ma peur s'agrandissait. Les seuls mots de mon père face à la situation furent : "Défends-toi". L'une de ses amantes se prit d'affection pour moi. Prostituée la nuit. Trafiquante de drogue le jour. Elle s'appelait Olivia et elle était une grande sœur que je n'avais jamais eu. Elle pansait mes plaies en racontant que la vie n'était jamais facile pour les gens comme "nous". Les gens issus de lieux pauvres. Quand je lui demandais comment me battre, elle me répondit que cela ne venait pas en un claquement de doigt. Que je devais apprendre de toutes les manières possibles. Que le mental était une arme autant que les poings. "La clé pour les gens comme nous, c'est d'être craints à défaut d'être des proies. Transforme ta peur en colère et tu verras que rien ne pourra t'arrêter." Le soir même, je me rendais dans un groupe de combats de rue. Je regardais, d'abord dégoutée puis ensuite fascinée. Ca semblait si facile pour eux de donner des coups. Je commençais à assister à ces combats régulièrement jusqu'à ce que j'attire l'attention d'un inconnu. "J'te vois toujours ici, avec des bleus mais j'te vois jamais combattre." Cette phrase voulait tout dire...


Ce garçon me pris son son aile. Je lui donnait ma confiance aisément. Peut-être bien trop aisément. Mais pour une fois, la vie n'avait pas décidé de m'en foutre une. Plusieurs mois. Une routine s'était installée. Quand il n'était pas là, j'entendais ses paroles en écho dans ma tête. Le temps se déroulait et j'apprenais les six premiers exercices. "Renforce tes membres." Je frappais contre un punching ball de misère. Puis je me mettais à frapper sur plus dur jusqu'à frapper contre du bois. "Muscle toi." Je soulevais des bouteilles d'eau au départ. Puis je passais aux poids pour finir dans la salle de musculation de mon père dans le garage. "Grimpe." Je m'étais remise à la course. Puis appris à franchir des obstacles non sans difficultés. "Affronte." J'affrontais le regard de mon père. Puis je pu lui dire tout ce que je pensais en face. "Observe." Au lieu de fuir le plus vite possible de l'école, j'y restais pour observer discrètement les brutes qui se battaient. "Encaisse." Lors de mes moments de passage à tabac, je tombais vite au sol. Puis j'ai appris à rester plus longtemps debout. Mon "mentor" finit par m'apprendre des mouvements de base de MMA. Des techniques plus poussées. Que ce soit par le combat au corps à corps ou au maniement d'armes blanches. Ce fut long. Éprouvant. Mais un jour, il fut temps pour moi de combattre. Dans cette arène. Il disait que j'étais prête. Ce fut un désastre. Alors que je léchais mes plaies pendant plusieurs jours, à me maudire intérieurement. Mon mentor revint à moi, déclarant que les combats illégaux n'étaient pas de véritables combats. Pourquoi m'y avait-il envoyé !? "Tu devais apprendre à perdre." En quoi cela allait-il m'aider d'avoir perdu ? "Tu ne seras pas toujours gagnante. il fallait que tu le sache. Que tu tombes pour mieux savoir te relever." Super ... Il finit par déclarer : "Maintenant que tu n'as plus besoin de moi, laisse moi te donner un dernier conseil : Ne laisse jamais personne te dire qui tu dois être ou ce que tu dois faire. Reste libre." Il disparu comme il était apparu. Le dernier jour d'école. A la sortie, c'est moi qui attendait mes bourreaux. Ils n'ont pas demandés leurs restes.


Le lycée terminé, il était évident pour moi de ne pas faire de longues études. De plus, Jalisco devenait une ville de plus en plus meurtrière avec la monté d'un nouveau Cartel Mexicain face aux diverses incarcérations d'El Chapo. Je voulais être au plus loin de la guerre civile et au plus loin de mon père. L'endroit le plus éloigné à mes yeux, c'était l'Australie. J'entrepris un long voyage grâce à l'argent volé que j'avais saisie dans le coffre de mon géniteur. Je m'installais à Perth puis trouva un emploi stable de vendeuse dans une boutique de vêtements. Ce n'était clairement pas ma passion, mais au moins, lorsque les économies volées de mon père seraient écoulées, je ne serais pas à la rue. Pour pimenter mes semaines, j'ai intégré un club de Kali. Puis c'est arrivé. La catastrophe qui a plongé ce monde dans une noirceur extrême. En fin d'année 2015, tout s'est effondré. Tout d'abord, ce n'était qu'une maladie. Puis les morts se sont mis à se relever pour marcher une dernière fois. Mordant. Griffant. Il fallait bien que cela arrive après toutes ces recherches scientifiques. Ces mélanges d'ADN et de molécules. Tout ce qu'il se passait en Amérique, je n'y avait pas cru. Et pourtant, c'était arrivé jusqu'en Australie. Des cadavres jonchaient le sol. Les magasins étaient pillés. Un camp de réfugiés à ouvert mais l'infection s'y est propagé comme une traînée de poudre. Comment ais-je réagi ? Eh bien je me suis enfermée dans mon appartement. Mais ma nourriture ne serait pas éternelle. Tout comme mes bouteilles d'eaux. J'ai passé du temps à angoisser. A faire les cents pas. A savoir ce que je devais faire. Où me rendre. Si cela en valait vraiment la peine. Jusqu'à ce qu'une jeune fille tambourine à toutes les portes de l'étage en hurlant. J'ai ouvert et ai vite refermé. Je l'ai inspecté. Aucune trace de morsure. Elle pleurait, tremblait et était couverte de sang. Pas le siens. Elle s'appelait Selena et elle m'expliquait que ses parents avaient étés attaqués en bas de l'immeuble. Que pouvais-je faire ? Je n'allais pas la repousser à la mort. C'est pour Selena que je me suis fait violence. Nous devions sortir d'ici et survivre. Alors, angoissée, j'ai sortie mon sac à dos en ne sachant pas quoi y mettre. Dans le siens, il y avait un canif, un petit allume feu, une montre, un livre sur la survie, quelques vêtements et une couverture. Je pris les dernières réserves de nourriture que j'avais ainsi que de l'eau. Une carte. Une boussole. Une lampe torche. La laisse de mon chien, puis un petit plaid en plus de vêtements. Comme armes, les deux sabres que je possédais.


Nous avons survécus en ville malgré la présence de mauvaises personnes. Selena souhaitait aller a Brisbane. Là où sa tante vivait. C'était alors devenu mon objectif. Tuer les marcheurs était quelque chose d'angoissant. Mais mon angoisse s'est transformée en détermination. Un coup de sabre dans la tête et ils étaient finis. Lors d'une nuit que l'on passa dans un musée, je montais la garde pour que Selena puisse dormir. Je la regardait. Lovée contre le chien. En plusieurs semaines, elle était devenue plus qu'une amie. Elle était la sœur que j'aurais pu avoir. Pour me changer les idées, je regardais ce que comportait les vitrines autour de nous. Des armes blanches étranges de la préhistoire jusqu'à notre ère actuelle. C'était dingue de voir à quel point la race humaine avait survécu pendant aussi longtemps jusqu'à ce qu'un virus n'intervienne. Le lendemain, Selena s'empara d'un arc et d'un carquois rempli de flèches au style Africain du musée. Elle m'assurait savoir tirer et c'était le cas. Elle était jeune, mâture et foutrement intelligente. Lors de notre voyage, elle me surprenait sans cesses. Elle savait même conduire une voiture. C'était un rayon de soleil dans un monde sans couleurs. Je connaissais tout d'elle. Son rêve avait été de devenir danseuse dans la ville des lumières et de la mode. Paris. Je connaissais ses goûts, ses habitudes. Même combien de fois elle était tombé à vélo quand ses parents avaient retirés ses roulettes. Mais elle ne connaissait rien de moi. On privilégia le voyage par la nature afin d'éviter de mauvaises rencontres. Et petit à petit, le cœur sur la main, Selena venait en aide à des solitaires, m'obligeant à faire de même. Après plusieurs mois, nous étions un groupe entier. Lorsqu'il fallut prendre une décision pour passer par la ville, c'est un peu comme s'ils comptaient sur moi pour trancher. Il y avait toujours un regard interrogatif sur ma personne quand il fallait faire quelque chose. Je m'asseyais, ils s'asseyaient. Je marchais, ils reprenaient la route. "Je suis loin d'être un leader." Avais-je lâché à plusieurs reprises. Mais de fil en aiguille, je me sentais responsable de chacun d'entre eux.


Ce fut non loin de la ville de Warburton que nous avions empruntés la voie urbaine. Nous étions en fin d'hiver. Beaucoup étaient malades, dont Selena. Et la faim nous tiraillait tellement que le moral et l'ambiance générale en subissait les frais. Des disputes pour un rien. Après avoir longuement cherchés des antibiotiques dans les diverses pharmacies que l'ont du essayer un centre commercial. Il paraissait vide de tout rôdeurs et il l'était bel et bien. Nous entrâmes donc sans se soucier un instant qu'un danger plus grand rôdait autour de nous. Vide. Silencieux. La pharmacie contenait quelques antibiotiques et je profitais pour prendre des bandages et petites bouteilles d'alcool. Je pu également prendre du vermifuge et un collier et spray anti-puces pour Jhaerys qui se grattait jusqu'au sang depuis un moment. Nos sacs étaient lourds. Nous étions crevés. Mais nous avions ce dont on avait le plus besoin. Nous n'en pouvions plus alors une longue pause s'imposait. Je m'étais vite endormie. Positive pour la première fois depuis le début de l'épidémie. Ce fut les aboiements de Jhaerys qui me réveillèrent. Plusieurs silhouettes encerclaient la sortie de la pharmacie. Je commençais à sortir mon sabre mais un canon sur la tempe m'en dissuada. En lançant un regard autour de moi, je m'apercevais que des membres du groupe avaient disparus. "Tout droit dans la gueule du loup !" Où était Selena !? Où étaient-ils tous !? "Ils sont encore vivants pour l'instant, mais je suis certain qu'ils voudrons mourir très vite ! Alexia ? Occupe toi du chien que j'emmène notre chère leader avec les autres." Putain non ! Pas le chien ! J'y étais autant attachée qu'aux êtres humains avec lesquels je survivais depuis bientôt un an. L'homme me saisie les cheveux et me désarma de mes sabres mais aussi de mon sac. Je me débattais, mais menacée d'une arme à feu, je ne pouvais qu'obéir. L'homme m'attachais les mains avec du scotch et me bâillonnait. Il me força a marcher et plus je marchais, plus les cris étaient proches. Des cris déchirants. Comme si la douleur elle-même hurlait. Un coup de feu résonne derrière moi, puis un autre. Une injure venant de la femme. "Clébard à la con !" Puis soudainement, je voyais ce qu'il se passait. Une terreur profonde. Du sang. Une chaise. Une des personnes de mon groupe se faisait entailler le ventre. Je détourne le regard mais l'homme me force à regarder. C'était un acte gratuit. Maintenant que le monde était devenu un chaos, l'être humain se permettait tout. Il n'y avait plus aucunes règles. Notre erreur ? Être tombés dans le repère de pillards. Nos sacs avaient étés vidés. Ils torturaient les membres de mon groupe sous mes yeux sans que je puisse faire quoi que ce soit. Cette couleur. Ce rouge. Son odeur embaumait tout le centre commercial. Les cadavres commençaient à s'entasser. Mes joues étaient brûlées par le sel que contenait mes lourdes larmes. Le souffle rapide. Il ne restait plus que moi, Selena et Reyes, un jeune de mon âge. Mon âme s'était déchirée en deux. J'étais tombée à plusieurs reprises dans les vapes mais l'homme qui me tenait me réveillait à chaque fois. Pour que je ne loupe aucun détail. Une voix raisonnait dans ma tête. Une voix lointaine. "La clé pour les gens comme nous, c'est d'être craints à défaut d'être des proies. Transforme ta peur en colère et tu verras que rien ne pourra t'arrêter." C'est ce qui est arrivé. J'ai usé de tout ce que j'avais appris pour désarmer mon agresseur. Je me déboîta - non sans douleur - une épaule pour passer mes bras devant moi et me libérer. La tueuse de chien me tira dessus. A la jambe. La douleur, la peur et la tristesse étaient devenus haine. Je saisie l'arme de mon agresseur puis tira de nombreuses fois avant d'atteindre son acolyte. Le chargeur vide, je saisie mon sabre puis me dirigea vers l'homme qui avait torturé et tué mon groupe. Selena fit une diversion en hurlant malgré son bâillon de scotch ce qui me permis de frapper vite et fort. C'est alors que je tombais sur le sol. La force me quittait. La douleur revenait. Il s'empara de l'arme de sa collègue puis s'avança vers moi. Je vis ma vie défiler devant mes yeux, jusqu'à ce qu'une silhouette rapide apparaisse. Grognant. Mordant. C'était Jhaerys. Et il venait de me sauver la vie au détriment de la sienne. Recevant un coup fatal. Cet acte me permit de sauter à la gorge du pillard. Je voulais qu'il souffre. Mes dents se plantant dans la chaire de son cou, je le regardait se vider lentement de son sang. Les deux survivants s'occupèrent d'enterrer nos défunts amis alors que je m'occupais de brûler le cadavre du chien. Pourquoi étais-je un peu plus bouleversée pour Jhaerys ? Parce que non seulement c'était mon chien et parce que la loyauté d'un animal ne se jugeait pas. Vous pouvez vous méfiez des êtres humains. Mais pas d'un compagnon canin que vous avez vu grandir et agir sans avoir peur d'être trahi. Le brûler était synonyme d'une libération à mes yeux. Malgré tout ça, il fallait reprendre la route.


J'avais commencé à changer. Mon empathie avait diminuée et je ne parlais presque plus. J'avais vu chacun de mes compagnons de voyage se faire tuer. Je m'inquiétais principalement pour Selena. Elle avait assisté à cela et elle s'était renfermée à son tour. Ne souhaitant plus aider quiconque. Mais elle était là et nous avions Reyes. Nos gestes étaient les mêmes, dans un silence mêlé de grognements lointains. Nous ne quittions plus la forêt. Selena chassait pendant que je faisais un feu et que Reyes allait puiser de l'eau. Une fois réunis, nos regards se perdaient dans les flammes, les uns blottis contre les autres. Nous errions dans les zones naturelles jusqu'à Kaltukatjara. Assise sur un rocher, j'observais Selena. Elle portait un écureuil dans les mains et jouais avec. Les animaux ne craignaient plus les humains. Pourtant, nous étions la pire des espèces. Mais elle, Selena, elle ressemblait à un ange. Quand elle retrouvait le sourire, une pointe traversa mon cœur. Je la considérais désormais comme ma propre sœur. Elle était si ... Je n'avais même pas les mots. Elle était tout. Elle était moi. J'étais elle. Nous nous complétions. J'aurais donné ma vie pour elle. J'aurais donné ma vie pour que ce jour n'arrive jamais. Ce jour où nous avions dut pénétrer dans la zone urbaine pendant que Reyes établissait un nouveau campement. D'autres pillards s'en sont pris à nous. Encore. Nous étions en ville à la recherche de vêtements et de couvertures. Ce jour là, je n'ai rien pu prévoir. Un homme est apparut devant nous et un autre m'a assommé. C'est en entendant les hurlements de Selena que je me suis éveillée. J'ai tenté de me relever en hurlant son nom mais on m'avait attaché. La vision que j'eut face à moi fut celle qui me fit perdre mon humanité. Selena était plaquée sur une table, maintenue par deux autres hommes. Ce qu'elle subissait sous mes yeux me rendait folle de rage. Je ne décrirais même pas les sévices qu'ils lui ont infligés. Elle est morte sur cette table. Morte d'hémorragie interne. J'avais beau hurler, pleurer et tirer sur mes chaînes, rien ne pouvait me la ramener. Mon soleil s'éteignait. Et je ne pouvais rien faire. Rien y changer. Dès le moment où j'en ai eu l'opportunité, j'ai frappé. J'ai mordu. Je n'étais plus animée par autre chose que de la rage. Ils ont tentés de me noyer en me maintenant la tête dans un baril d'eau mais n'ont pas su s'y prendre. Mes jambes étaient libres et c'était une erreur de leurs parts. A chaque fois que je pense à ce moment. A cet instant où je suis devenue ce que je suis aujourd'hui. C'est le trou noir. Je me souviens seulement d'avoir frappé jusqu'à ce que je n'entende plus de bruit. Je l'ai porté jusqu'à la forêt. Je ne voulais pas qu'elle voit cet endroit en dernier. Emmitouflée dans ma couverture trouée, je l'asseyais en la gardant dans mes bras pour qu'elle puisse voir ce paysage. Que ses yeux brillants puissent se nourrir une dernière fois des écureuils qui courraient dans les arbres. Des nuages dans le ciel. Des arbres. De ce paradis vert. Je la serrait contre moi, refusant de la laisser partir égoïstement. Je l'aimais tellement putain. Quand elle a poussé son dernier soupir, mon cœur fut détruit. Je suis restée ainsi plusieurs dizaines de minutes. A pleurer comme si j'avais ressentie la plus énorme des douleurs. C'était le cas. Je venais de tout perdre. Reyes était encore là, mais ce n'était pas suffisant. J'ai construis au mieux un bucher près d'une falaise puis l'y ait installée. Je voulais qu'elle puisse s'envoler aux grès du vent tout comme Jhaerys. Je regardais le corps inerte de "ma sœur" se faire dévorer par les flammes, Reyes à mes côtés. Lorsque la nuit tomba, il ne restait plus que des cendres qui s'envolaient vers ce paysage. Elle s'envolait. Je n'ai pas quitté ce lieu pendant un mois. Versant le contenu de son sac dans le mien. Gardant sa veste avec moi.


Après des mois, nous nous sommes dirigés vers les alentours de Yulara. Quelques nouveaux survivants nous ont rejoint. Nous formions une bande très vite surnommée "La Meute" par les autres communautés. Établissant notre campement dans un ancien chalet en montagne. Ces gens étaient comme nous. Ils avaient tout perdus et seule la rage était présente. Nous étions peu. Notre nombre ne se comptait plus que sur les doigts d'une main. Aujourd'hui, la haine coulant dans les veines, j'erre telle une âme brisée. Une louve Alpha d'une meute qui hurle de douleur à la lune. Rien n'est plus dangereux qu'une bête blessée. L'Homme nous a détruit. L'Homme nous a humiliés. Mais l'Homme ne nous oubliera pas.

A votre propos

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TRACKS
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Bienvenue sur UNTIL DAWN
Invité



Merci pour ton inscription !

Afin d'avoir toutes les cartes en mains pour faire ta fiche, il faudra jeter un oeil au contexte & sa Chronologie . Tu peux aussi lire chaque intrigue si tu le souhaites mais surtout l'intrigue en cours.
Evidemment il ne faut pas oublier les Règles ainsi que le système de points indispensables pour évoluer sur le forum.Tu ne sais pas où aller ? avec qui avancer dans ce monde dévasté ? Ceci pourra sûrement t'éclairer Les clans pour ne pas finir seul.

Pense à regarder le Bottin des avatars pour ne pas faire de doublon.

Si tu as des questions je serais ton admin référent, donc n'hésite pas à me mp !

Bon courage pour ta fiche !
Le staff de UNTIL DAWN
FICHE PAR STILLNOTGINGER.



Le plus sûr moyen de ne pas perdre le bien que l'on fait, c'est de l'oublier
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FURY ROAD
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Sam 8 Déc - 15:49
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Bienvenuuuue ! Hate de voir ce nouveau personnage
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The ROVER
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Sam 8 Déc - 22:19
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Rebienvenue ! J'espère que tu vas bien t'éclater avec ce perso !


No one can be saved. We're already dead. All of us.

(c) rainmaker
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TRACKS
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Date d'inscription : 30/11/2018
Sam 8 Déc - 23:55
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(Re)Bienvenue !


Darkness
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse vulputate dapibus dui, et molestie massa tincidunt a. Phasellus ornare.
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Emploi : Mercenaire/passeur
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Date d'inscription : 06/12/2018
Dim 9 Déc - 0:04
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Bienvenue !
(Nouvelle terreur des routes Australiennes ? ^^)
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Emploi : Bucheron
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Dim 9 Déc - 17:05
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Welcome !


On The Road
Again
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Emploi : Leader de La Meute.
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Dim 9 Déc - 19:47
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Merci tout le monde !
J'espère que ce personnage vous plaira :3




Chaos is the law of nature.
Order is the dream of man.

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Lun 10 Déc - 19:11
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Rebienvenue :)


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Lun 10 Déc - 19:23
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Merci bien ! Laughing




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Hier à 8:48
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Pfuiiii la fiche !

Vraiment pas mal ^^
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The ROVER
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Hier à 9:15
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J'adore le début ! mais il faut que tu modifies pour le chien, s'il mord les infectés il le sera :/ du coup il aura l'espèce de rage.


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(c) rainmaker
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TRACKS
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Hier à 9:18
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Merci ^^. J'ai modifié pour le chien (:




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The ROVER
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Hier à 9:26
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Hazel étant au taf, je te valide. Superbe fiche !!!

Bienvenue en ENFER !
Invité



Félicitations, te voilà Validé(e)!
Tu as droit de posséder quelques objets, envoie nous la liste pour qu'on les ajoute à ton profil.
Il en va de même pour tes compétences. Tu as le droit d' en posséder plusieurs mais il faut que ça reste logique avec ton histoire !
Dans les deux cas, attention à ne pas abuser XD

N'oublie pas de recenser ton avatar dans le bottin.

Enfin, tu pourras partir à la recherche d'autres survivants en créant ta Fiche de liens. Si tu as envie de relevé des défis, passe ici et surveilles les sujets de discussions de ton clan.

Pour échanger tes points, fais un tour dans la zone de troc.

Encore une fois bienvenue et bon courage pour survivre !
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The ROVER
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Hier à 17:06
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Wouaouh ! j'en ai eu les larmes aux yeux
Très belle et émouvante histoire


That's the price you pay Leave behind your heartache, cast away Just another product of today Rather be the hunter than the prey And you're standing on the edge, face up 'cause you're a
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TRACKS
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Hier à 17:11
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Hanw merci ! Laughing




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