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BloodWood (Aaron&HayLey / 15 Décembre 2018)
HayLey Quinn
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Sam 15 Déc - 13:08
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Une fois n'était pas coutume, c'est elle qui était au volant d'Holly, le 4x4 autrefois familial et ainsi baptisé puisque c'est à son bord que les Quinn s'évadaient de la ferme pour leur "vacances" à Ruby Gap. Une manie depuis qu'elle était gamine d'ainsi surnommer toutes sortes de choses, d'objets ou matériels divers, comme si cela leur donnait "vie" ... et probablement pour combler la solitude et l'isolement dans lequel elle grandissait.

Ce qu'elle préférait en voiture c'était regarder le paysage défilant sous ses yeux tel une carte postale vivante qui évoluait au fil du chemin. Et là, sous le soleil levant, la palette chamarrée sublimait le décor qu'elle ne pouvait s'empêchait d'admirer, même si elle se devait d'être concentrée, non pas sur la route plus que praticable, mais sur l'éventualité de croiser d'autres survivants.
Ce qui jusque là n'était pas le cas.
Cheveux virevoltant par le vent qui s'infiltrait par sa fenêtre entrouverte, HayLey souriait presque de ce paisible instant, ou seul le bruit du moteur ... et parfois celui d'un léger ronflement émanant de son frère endormi à ses côtés ... troublait le silence.

Estimant qu'il était temps de faire une pause, le Knight XV quitta la route pour suivre un sentier non balisé, aux abords d'une végétation plus dense et finit sa course non loin d'un arbre gigantesque qui se découpait sous un ciel azuré.

BloodWood (Aaron&HayLey / 15 Décembre 2018) Corymb10

Le plus discrètement possible, elle quitta le véhicule, jetant un regard chargé de tendresse à son frangin.
D'aussi loin qu'elle se souvenait, il avait toujours été là pour elle, dans les bons comme dans les mauvais moments ... et aujourd'hui plus que jamais ... elle lui devait bien quelques minutes de repos supplémentaires et la préparation d'un petit déjeuner, qui certes se résumerait à une tisane.
A quelques mètres du véhicule, la jeunette prépara un feu sur lequel elle déposa sa cantine emplie d'eau et quelques feuilles de Prostanthera, la menthe australienne.
Quart de tour de tête en direction de la voiture.
Aucun mouvement, juste la joue de son frangin aplatie sur la vitre.
Demi tour de tête vers les bosquets sur le côté de l'arbre, qui offraient un semblant d'intimité bienvenu pour sa vessie, ou elle s'éloigna, se croyant en parfaite sécurité dans cet endroit désert à première vue ...

Mais ...
Certains hommes ayant foulé la Terre bien avant elle s'y déplaçaient plus discrètement encore !
Quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver face à l'un deux, au pieds du grand arbre ...

BloodWood (Aaron&HayLey / 15 Décembre 2018) Aborig10

Il avait au moins cent ans !
L'arbre aussi, oui, mais lui était bien moins inquiétant que l'aborigène qui la fixait.
La bouche de la jeune femme s'écarte sous l'étonnement, mêlé à une peur ... somme toute légère pour des raisons qui la dépassent !
Elle devrait hurler là ...
Prévenir son frère du danger ...
Courir ?
Au lieu de quoi elle reste plantée là, comme enracinée aussi profondément que ce Corymbia, bouche bée.

Le regard de celui qui la fixe lui parait plus bienveillant qu'hostile ...
Il hôche la tête sur le côté.
Est-ce une façon de la saluer ?
De la jauger ?
Captivé par ses yeux qui la scrutent, la tête de la jeune femme s'incline également.
Stupide et inconscient mimétisme, mais c'est plus fort qu'elle !
Comme si l'inconnu la rassurait ... jusqu'à que l'une de ses mains se lève et fend le tronc d'un coup de machette nette alors que l'autre jette à ses pieds une coque de galle brisée.

A peine ose t-elle regarder le fruit contenant probablement une larve dont elle sait qu'elles sont très nourricières.
Ses yeux suivent les doigts masculins, longs et noircis, qui montrent la plaie de l'arbre ... qui saigne ...
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Aaron Quinn
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Sam 15 Déc - 17:37
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Deux jours déjà qu’on a quitté la ferme à bord du 4X4 pour une balade de réappro alors, j’avoue, c’est avec plaisir que j’ai accepté la demande de prendre le volant de ma Soeurette. D’autant que je sais bien qu’elle adore ça au fond…
C’est également sans grande difficulté que je me suis laissé aller dans les bras de Morphée, bercé par le ronronnement du moteur. Car même si les nuits peuvent paraître calmes il n’en est pas moins nécessaire d’assurer une garde, alors souvent j’aime dormir un peu la journée quand cela est possible.
Mais toujours d’un oeil, on ne sait jamais, c’est donc une évidence pour moi lorsque Hayley quitte la route principale pour s’engager sur une piste plus cahoteuse, même si je garde les yeux fermés.

Le véhicule semble finalement s'arrêter et intérieurement je souris en percevant tout le mal que ma petite soeur se donne pour quitter l’habitacle sans me réveiller.
J'entre ouvre un oeil juste pour m’assurer de la sécurité des lieux avant de le refermer pour un bref instant supplémentaire.
Bon, on est arrivés là, c’est l’heure du p’tit dej’, il va falloir émerger.

Je baille un grand coup tout en étirant mes bras avant de descendre pour finir d’étirer le reste de mon corps encore endormi.
Le coin est sympa et même si on n’est qu’en milieu de matinée la chaleur est déjà écrasante.
Tour de clé pour fermer le véhicule, réflexe indispensable, avant d’approcher du feu allumé et laissé sans surveillance lorsque je l'aperçois, de dos, machette à la main…

Un homme à la peau sombre, cheveux bien gris et dans sa tenue traditionnelle. C’est pas la première fois qu’on croise des autochtones et jamais ils ne se sont montrés hostiles, que ce soit avant ou maintenant. Et ça se confirme dans son regard lorsqu’il tourne la tête vers moi.

Le temps pour moi de repérer ma p’tite soeur qui visiblement serait dans une situation un peu embarrassante et m’arrache un sourire, je m’avance vers l’individu afin d’opérer une petite diversion le temps pour elle de “reprendre le contrôle”...

Je lance d’une voix franche:


Palya...  

C’est “bonjour” en Anangu disait Père. Et ça c’est toujours bien passé donc je suppose que c’est juste, en tout cas c’est toujours comme ça que j’aborde un aborigène.
Pour le reste c’est bien souvent du mime, on va pas se l’cacher...  

J’essaie d’avoir l’air le plus naturel possible afin de le rassurer car la réalité c’est que c’est bien souvent “notre peuple” qui a pour habitude de malmener le leur plutôt que le contraire.
Un regard sur les branches de l’arbre puis sur la “coco du bush” tombée au sol et un merci de la tête.
A mon regard il aura probablement compris que nous étions au courant tant au sujet de la comestibilité du “fruit” que sur les vertus du “sang de l’arbre”, cette sève rouge aux multiples applications, ce qui ne me dispensera pas de le remercier à nouveau de bien vouloir partager ce savoir avec nous.
Je pivote d’un quart de tour et, d’un ample geste de la main, je l’invite à partager notre petit déjeuner si il le souhaite.


Tu es présentable pour déjeuner avec notre ami p’tite Soeur?

Je lui lance ça naturellement comme si c’était habituel mais en réalité ça n’arrive jamais, mais quelque part ça fait plaisir de croiser une personne qui ne soit pas mal intentionnée. Ou non morte…
Donc, l’espace d’un instant, si nous faisions comme “avant”?  
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HayLey Quinn
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Dim 16 Déc - 18:16
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Pas flippé du tout le frérot !
Certes nous étions habitués à rencontrer des aborigènes, mais généralement ils s'habillaient un peu plus lorsqu'ils passaient troquer à la ferme. Surement parce qu'ils étaient plus jeunes aussi. Lui, du haut de mes vingt printemps, me parait ancestral !

C'est lorsque Aaron l'invite pour notre petit déj' que je me rends compte que mon pantalon est toujours à mi cuisse.
Gênée, je rougis jusqu'aux oreilles et esquisse un demi sourire à l'égard de notre invité ... juste avant un regard incendiaire à mon moqueur frangin.

- Palya

La voix de l'homme qui s'adresse à mon frère fait cesser nos gamineries.
Elle est ... comme venu d'ailleurs ... caverneuse.
Espérant qu'ils se tapent la causette, je profite pour me re brailler un peu mais de suite, l'aborigène s'approche un peu plus encore de moi, tend sa main vers mon front , et du bout du doigt, y dessine un symbole, en murmurant cette fois


- Palya Wiru Tjitji

Inutile de préciser que je n'ai absolument rien compris à son dialecte et me contente de sourire amicalement.
Ce qui n'empêche pas d'avoir l'air bête, mais c'est plus agréable pour l'interlocuteur.
Puis le voilà qui rejoint mon frère autour du feu, et se laisse glisser sur le sol ou il atterrit directement jambes croisées.
En voilà un qui ne souffre pas d'arthrose !

De mon côté je ramasse le fruit jeté, en attrape deux autres sur l'arbre et les rejoint.
De mon sac j'extirpe nos deux tasses cabossées, en pose une devant notre invité, ainsi qu'une galle, l'autre devant Aaron avec qui je la partagerais. L'eau frémit à peine, il faudra patienter quelques minutes encore.
Alors que je me demande comment engager le dialogue, même par mime, voilà que c'est l'ancien qui me sauve la mise !

- Papa !...

Sa voix résonne bien plus fort, le ton est bien plus ferme ...
Mais au moins ce mot là, je le connais Hé Hé !
Ou pas ...

BloodWood (Aaron&HayLey / 15 Décembre 2018) Dingob10

Surgit de derrière les bosquets une adorable boule de poil qui immédiatement s'approche de nous et se place tout près de son maître.
Large sourire sur mon visage, on dirait un doudou et je réprime une folle envie de le caresser.
Peu de temps car d'un geste, le maître autorise le chiot à nous "saluer", si bien que je me retrouve avec cette peluche sur les genoux, pour mon plus grand bonheur.

- C'est un bébé dingo Aaron ?
Rhôooo mais que t'es mignon toi !


Il n'aura pas le temps de répondre, le propriétaire de cette petite merveille de douceur anticipe.

- Uwa.
Papa ... Dingo ...


Je continue de papouiller l'animal qui me le rend bien, riant de nos jeux câlins, jetant juste un regard chargé de "J'en veux un !..." aux deux hommes ...

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Aaron Quinn
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Mer 19 Déc - 18:14
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Partager un petit déjeuner avec un parfait inconnu, voilà des choses que nous n’avions pas vraiment l’habitude de faire. Généralement Père accueillait les visiteurs et les reconduisait le plus rapidement possible, quand visiteurs il y avait.
Et puis maintenant, depuis le début de l'épidémie, il valait mieux éviter les rencontres. Celle avec les vivants pouvaient bien souvent être pire que celles avec les non morts, eux au moins on sait de suite à quoi s’en tenir.  
Mais les aborigène c’était pas pareil, déjà avant et encore plus maintenant, c’était bien souvent des personnes de confiance.

Et là visiblement il semble plutôt à l’aise, allant même jusqu'à donner un petit surnom à Hayley. Surement quelque chose de très “mignon” mais ni elle ni moi n’avons assez de connaissances pour savoir ce qu’il en est vraiment.

Il s’assoit, je fais de même et observe ma Sœurette nous ramener des cocos à tous ainsi que des bols. Faudra penser à l’avenir à voir si on trouve pas un set de couverts “invités”...


Merci… Wiru Tjitji...  
C’est chou, faudra essayer de savoir ce que ça veut dire...


Un grand sourire à Hayley avant de me retourner vers notre invité toujours souriant mais avec ce petit air embarrassé de ne savoir comment communiquer.
Le plus simple est encore de parler avec les mains, je décide donc d’accompagner chacun de mes propos de gestes plus ou moins “explicites”. Même lorsque je m’adresse à ma Sœur...  


Encore un petit instant pour le thé...  

Je prend ma coco en attendant et la brise avec un caillou lorsque soudain…
Papa, dit il…
Je connais ce mot, ce n’est pas exactement la chose à laquelle on peut penser, d’autant que le père de notre invité doit déjà avoir rejoint ses ancêtres...  
Et le voilà qui sort de derrière les broussailles, un tantinet maladroit, et qui fait carrément craquer Hayley. Un jeune dingo…

Je souris aussi même si ce n’est en aucun cas une manière d’acquiescer à la demande que je peux lire dans les yeux de ma petite Sœur.


Papa… Dingo… Oui, cela je le sais...  
Ma Sœur… Dingo aussi de papa...


Je sais pas si il aura compris la blague mais moi elle me fait bien rire, surtout avec les grimaces et les gestes qui accompagnent mes propos...  

Mais au fait...  

Je pose ma main sur l’épaule de ma Sœur.  

Hayley...  

Puis sur mon torse.  

Aaron...  

Je m’embrouille en quelques gestes de doigts, croisés puis pas croisés avant de laisser tomber et de dire, en espérant qu’il comprenne.  

C’est ma petite Sœur...  

Je ne sais pas si il a tout compris mais il sourit et à son tour pose sa main sur son torse  

Napaljarri...  

L’eau frémit à présent et Napaljarri met la main dans une petite bourse en cuir pendue à sa taille et en sort quelque chose, des herbes visiblement qu’il jette délicatement dans l’eau.
J’essaye de ne pas montrer mon interrogation tout en lançant un petit regard à Hayley.
C’est elle la spécialiste des herbes, peut être sait elle de quoi il s’agit...  
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HayLey Quinn
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Mer 26 Déc - 17:16
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Absorbée ...
Par le tout doux bébé dingo qui me rend tout pareil !
Et cela mon frère l'a bien capté ... même s'il ne consent pas réellement que je ne m'y attache de trop.
Il me connait.
Il sait que si j'en croise un abandonné, perdu, ou seul, ben je ne pourrais pas m'empêcher de l'embarquer avec nous.

Pas futée ?
Surement.
On galère déjà à se rationner pour survivre ... juste pas mourir...
Donc c'est clair qu'une bouche de plus à nourrir ne fait pas sourire mon frangin.
Mais la dose de tendresse de cet animal ne comblerait-elle pas sa ration journalière ?
De mon point de vue, pas de doute !

Bref, Aaron fait les présentations, toujours très courtois et aussi à cheval sur les principes que notre Père.
Copié collé ces deux-là ... ou presque !
Ce qui est normal vu notre éducation.
Par contre son histoire de doigts croisés/décroisés, je ne suis pas convaincue que l'Indien ait capté !
Parce que franchement, même moi en sachant nos liens de parenté, j'ai plutôt cru qu'il nous présentait comme un couple !

Napaljarri comprendra bien ce qu'il voudra, personnellement, je me contente d'haussement d'épaules, hochements de tête et plein de sourire ... surtout à l'égard de "mon" Toutou adoré et sans réellement suivre leur conversation.
Du coup je ne m'aperçois que trop tard des herbes additives dans le thé, sans les avoir vu, identifié, et lorsque mon frère m'interroge du regard, je fais comme lorsque j'étais enfant et avait râté un épisode, à savoir mon plus beau sourire en approuvant ... la tête qui dit "Ouiii" et passe partout ...

Naturellement, et sans trop lâcher mon Ti'Dingo, je sers rapidement l'infusion, papouille mon bébé, et sans prendre le temps de trinquer, avale une gorgée, puis deux, puis trios, de ce chaud nectar parfumé.

Erreur.
A l'odeur, j'aurais pu reconnaître les feuilles macérées dans un liquide à base de Peyotl.
Notre hôte nous invite t-il à un voyage chamanique ?
Sans nous en parler ?
Pourquoi ?

Très vite, ma tasse vide retombe entre mes jambes croisées et mes bras deviennent beaucoup trop lourd pour soulever mes mains devenues telles des branches qui se prolongent et fleurissent, et qui voudraient juste caresser le dingo ... mais se perdent dans le ciel que je vois se refléter sur le sable azuré.
Mon bébé se transforme en un monstre flippant, ouvrant une gueule qui pourrait m'engloutir toute entière.

Mon frère ...
Ou est mon frère ?
Il semble si loin, je ne le reconnais même plus alors qu'il s'effrite tel des grains de sable qui se mélange au sol.
A genoux, je le cherche et trie les grains pouvant être lui, apeurée de le perdre et pourtant amusée de ce nouveau "jeu".
Hilare donc, je creuse et sépare le sable, l'inspectant pour tenter de reconnaître Aaron, et le reformer, tel un puzzle.

Puis ...
Plus rien.
C'est le néant.
Ou plutôt le paradis ou je m'envole, flotte avec les sirènes, cours parmi des dingos-licornes ...
Puis vraiment plus rien.
Trou noir ...

Ai-je vraiment couru, nager, voler ?
Si loin ?
Ou suis-je ?
Ou sont-ils ?
Je ne sais pas ...
Je ne sais plus ...
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Aaron Quinn
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Dim 6 Jan - 18:26
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Un oui de la tête que je reconnais et qui aurait du me mettre la puce à l’oreille tant je me suis fait berner à ce jeu là étant enfant…
Elle changera jamais ma sœurette, c’est pas grave de pas avoir tout suivi du moment qu’on le reconnaît et que les autres peuvent rendre les précautions nécessaires.
Mais noooon!...
Mademoiselle ne sait pas faire…
Et moi pour la énième fois je lui fait confiance.
Imbécile!...

Bref, je souris à notre invité et comme Hayley je porte la tasse à mes lèvres et boit le breuvage. C’est bon, très bon, trop bon…
Je sens bien à ce moment là que c’était une mauvaise idée, mais c’est trop tard.
Mon corps est déconnecté de mon esprit qui tente tant bien que mal de lutter.
Seul mon regard se bloque sur ma petite sœur que je fixe pour ne pas la perdre, le décor autour commence à tourbillonner et me rend nauséeux, me forçant encore plus à me focaliser sur elle. Plus rien n'existe, je ne dois pas la perdre et pourtant je la sens partir.
Mentalement d’abord, à rire en fouillant le sable pour je ne sais quelle raison, puis physiquement.  
Je ne la vois pas “physiquement” s’éclipser mais son image s’obscurcit, passe par le noir et blanc puis se vrille comme absorbée par le tourbillon du décor...


Argh… Putain, ma tête...  

Le soleil brûle mes yeux au travers de mes paupières closes et lourdes, très lourdes.
J’arrive toutefois à les ouvrir, bon signe.
Ou pas…
A la position du soleil, soit j'hallucine encore, soit on a remonté le temps, soit on a fait un quasi tour de cadran. Tour durant lequel j’ignore tout de ce qui aurait pu se passer...  

Je me redresse vivement, du moins c’est ce que je crois, et observe la situation.
Le feu est mort, il ne fume même plus. Ma tasse est renversée au sol, plus de traces de notre invité et de ma sœur il ne reste rien qu’un trou dans le sable, creusé la veille de ses mains.
Je hurle, je crie à qui veut l’entendre...


Hayley!!!
Hayley réponds!!!  


Non…
Pas encore…
La dernière fois que je l’ai perdue….  
Non, non, non…
Elle est pas perdue, lève toi et démerde toi pour la retrouver…
Et vite, elle a pas pu aller bien loin dans son état…

Coup d’oeil rapide, le 4x4 est toujours là mais est ce bien utile de le prendre. Ca va pas être facile de suivre une trace avec ça.
Puis mon oeil est attiré par quelque chose au sol là ou était assis notre invité, trois branches au sol formant une flèche.
La direction qu’a prise Hayley?....
Puis je encore faire confiance à cet homme?...

Je rassemble mon corps et mon esprit, range fissa le camp et bouge le véhicule, dont je démonte une bougie que j’embarque avec moi, jusque dans les fourrés. J’y ajoute des branches par dessus le filet de camouflage avant de partir à la recherche de ma sœur, ne sachant encore par où et comment….
Mais je vais faire les abords immédiats à pied, voir si il y a des traces…


...Allez, suivons la flèche...  
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