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•Lost In Paradise• Feat : Will ( 6/12/18)
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Mer 19 Déc - 18:43
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Lost In ParadiseMac & WillCela fait maintenant quelques jours que Mac a rejoint Yulara. Suite à sa rencontre avec Alysha, la jeune femme avait fini par suivre la blonde afin d'être enfin dans un lieu tranquille et sécurisant. Les trois années qu'elle venait de passer seule dans la grotte allaient être difficile à oublier.

A son arrivée, elle était passé par l'infirmerie, où elle avait rencontré le docteur de la communauté qui l'avait ausculté. Elle avait eut du mal à se laisser faire au départ, être seule si longtemps l'avait rendu sauvage et elle avait peur des gens en fait. Pas spécialement d'eux mais de ce qu'ils pouvaient en ressortir. Des vivants tueurs, des morts qui se relèvent pour tuer, tout était devenu tellement le chaos autour d'elle qu'elle en avait été traumatisé.
Alysha avait été la première personne vivante qui avait réussi à l'amadouer. C'est aussi pour cela qu'elle était venue avec elle. Leur rencontre lui avait ouvert l'esprit sur la civilisation qui existait encore et dont elle ne devait plus avoir peur de fréquenter. Reprendre une vie aussi normal que cela pouvait se faire.

Son examen médical démontra une carences en fer et magnésium, des blessures aux pieds, elle avait également une perte de poids visible. Sinon, rien de grave.  Ensuite, elle était passé au nettoyage, lavage de cheveux et ils en avaient grandement besoin. D'ailleurs, un shampooing n'avait pas suffit, au total elle en fit au moins trois pour être sûre que son cuir chevelu ne lui fasse plus mal. Épilation de toutes les parties du corps qui étaient resté en l'état depuis trois ans, et autant dire que la pilosité était quelque choses dont elle n'aimait pas, avant. Mais comment faire quand on a rien sous la main ? Lavage de dents, un bon brossage d'au moins dix minutes et elle se sentit fraîche buccalement. On lui donna des vêtements, un short en jean et un haut blanc ainsi que des sous-vêtements et qu'elle plaisir de pouvoir s'habiller de nouveau.
Une trousse de toilette avec le nécessaire lui a également été donné. C'était noël avant l'heure pour Mackenzie, elle avait du mal y croire et même à le réaliser.

Après être restée deux jours à l'infirmerie, on lui donna une chambre avec un lit, une armoire, et même un bureau, tout le confort qu'elle n'avait plus eut durant ces années passés.  Mac se sentait étrangère dans ce lieu, perdue aussi et tétanisée. De nouveau seule entre quatre murs, elle tournait en rond, le moindre bruit à l'extérieur ou dans les chambres autour la faisaient sursauter, elle se recroquevillait dans un coin et se bouchait les oreilles.  Mac allait avoir du mal à s'y faire à cette nouvelle vie.

Plusieurs jours ont passés. La brune dort à même le sol, n'arrivant plus à se faire à la douceur d'un matelas. Le temps aussi y joue, dans sa grotte il y faisait frais, là il commence à faire un peu trop chaud. Les vêtements sont laissés au sol, à l'abandon. Elle reste en culotte et débardeur. Elle mange à peine ce qu'on lui ramène, voir pas du tout.
Debout devant la fenêtre, elle observe l'extérieur lorsque des coups donnés à la porte la font sursauter. Par habitude et par réflexe, elle file se cacher sous le lit, tremblante, en position du fœtus.
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The ROVER
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Jeu 20 Déc - 4:41
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La vie continuait, et le travail reprenait pour William, qui ne prenait pas vraiment son rôle comme tel, même s'il le faisait avec une grande responsabilité. En effet, Ari avait su lui trouver la place qui lui correspondait le mieux dans cette petite communauté, et le Nightingale distillait son aide avec un plaisir qui rendait les jours plus faciles à vivre, malgré les menaces du monde extérieur qui planaient au-dessus d'eux.
Pendant son absence, Alysha avait ramené une jeune femme à Yulara, et elle avait été accueillie à la mesure du possible, comme il en avait laissé les instructions... Il ne doutait pas que les choses avaient été bien faites, et pourtant, les échos de l'inconnue lui étaient venus aux oreilles, assez inquiétant : il était temps qu'il reprenne en charge le dossier, et lui fasse découvrir le bonheur d'être enfin en sécurité ! Il n'avait pas eu le temps de discuter avec la blonde pour comprendre les conditions dans lesquelles elle l'avait trouvé, mais le docteur lui avait fait un point rapide de l'état de la demoiselle, qui lui permettait de savoir grossièrement dans quelle direction aller pour gérer le problème.

    - Y'a quelqu'un ? Demanda-t-il en entrant doucement, après avoir frappé à la porte sans obtenir de réponse. Son regard balaya la pièce une première fois, constatant avec surprise qu'elle semblait vide, avant de remarquer un pied dépassant de sous le lit. Hey, tout va bien...


S'accroupissant sans mouvement brusque pour pouvoir lui faire face, sans trop s'approcher, William eut un geste de surprise, et ferma brusquement les yeux, par politesse, en constatant que la brune n'était guère habillée. Il se releva donc presque aussitôt, pour ne pas la mettre aussi mal à l'aise qu'il l'était.

    - On ne t'a pas donné de vêtements ? Protesta-t-il, étonné, parce qu'il avait confiance en ses collègues et aurait été vraiment surpris qu'ils l'aient laissé ainsi sans le minimum décent. Effectivement, il remarqua que plusieurs habits étaient encore pliés dans un coin de la chambre. Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Le lit te plait pas ?


Il observa l'agencement des meubles, et n'y trouva rien de particulièrement choquant... Non, le soucis venait surement malheureusement d'elle, et de ce qu'elle avait vécu avant.

    - Désolé de n'avoir pas été là pour t'aider avant, j'étais parti en expédition, mais maintenant je suis tout à toi, et on va apprendre à se connaitre d'accord ? Il parlait d'une voix chaude, assurée, à la manière du professeur bienveillant qu'il était. Ce n'était pas la première fois qu'il croisait le chemin d'un être devenu sauvage... Et il n'avait pas toujours réussi à les sauver complètement de leurs cauchemars mentaux. Mais ils réapprenaient, à leur rythme, à se détendre de nouveau. Je m'appelle William au fait, c'est moi qui vais m'occuper de toi maintenant. Enfin, si tu veux bien... Le docteur Robinson m'a dit qu'il n'avait pas compris ton nom ?


N'obtenant pas de réponse, le Nightingale se retourna vers la porte, pour lui laisser la possibilité de sortir sans craindre son regard. En vérité, on lui avait clairement annoncé qu'elle n'avait pas prononcé un mot... Mais ne pas lui dire lui laissait l'opportunité de le faire, maintenant, sans jugement, et quand elle le désirerait.

    - J'me suis retourné, tu peux sortir, tu crains rien, je regarde pas, affirma-t-il, avec une sorte d'autorité, comme s'il n'y avait aucun doute qu'elle obéirait à sa demande, dans ces conditions. Enfile un truc, et je t'emmène manger chez madame Prickett, c'est notre pseudo restaurant local... Tu vas adorer !


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Dim 23 Déc - 21:22
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Lost In ParadiseMac & WillRecroquevillée sous le lit, la jeune femme tremblait à l'idée que quelqu'un puisse entrer dans sa chambre. Le fait déjà de se dire que c'est « sa chambre » sonnait bizarrement dans sa tête. Pourtant, quelqu'un venait d'y pénétrer et elle observa les pieds chaussés de l'homme qui la cherchait tournant autour du lit. Il l'appela, elle pinça les lèvres et retint sa respiration. Et puis plus rien. Mais il était toujours présent elle voyait ses pieds. Lorsqu'elle aperçu son visage, elle prit peur et recula par instinct sans pour autant sortir de sa cachette.

Elle vit mal son visage dû à l'obscurité du dessous du lit, mais au son de sa voix et à l'intonation de celle-ci en la voyant ainsi vêtue, ne lui montra pas qu'il était un ennemi. Elle devait bien avouer également, qu'elle n'avait vu aucun ennemi depuis son arrivée. Mais pour cela il aurait fallu qu'elle sorte de cette chambre.

L'homme lui proposa de s'habiller, mais c'est surtout le mot « manger » qui attira son attention. Son ventre se mit à gargouiller. Avoir si facilement de la nourriture n'était plus dans ses habitudes et elle n'avait pas non plus besoin d'aller bien loin pour ça. Parce que l'appel de son estomac n'attendait pas, elle rampa de sous le lit et en sortie. Il s'était retourné, il était grand, blond foncé et avec une belle carrure. Le temps où elle vivait sa vie comme tout le monde c'était vers ce genre d'homme qu'elle aimait aller. Le genre aussi de Josh d'ailleurs. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait plus pensé à lui. Son prénom lui revint en mémoire mais très vite son souvenir s'effaça comme toute ces belles années qui n'existaient plus.

Elle ramassa son short, l'enfila, puis prit un t-shirt qu'elle mit par dessus son débardeur. Elle mit des ballerines qu'on lui avait donné et grimaça, quelques blessures sur ses pieds mettaient plus de temps à cicatrisés. Elle arrangea ses cheveux et avança vers l'homme. Pour lui montrer qu'elle était prête, elle tira sur le tissu de sa chemise et attendit qu'il se retourne.
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Lun 24 Déc - 11:12
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N'ayant aucune réponse à ses questions, William se contenta d'écouter les bruits que produisaient la jeune femme en sortant de sa cachette, et de meubler le silence. Il fallait avouer qu'elle était particulièrement discrète, comme si elle s'était habituée pendant des années à se faire invisible, et à ne pas signaler sa présence. Il sursauta presque quand il sentit qu'elle tirait sa chemise, et lui fit face avec un grand sourire, hochant la tête pour approuver sa tenue plus convenable : au moins, elle n'était pas complètement sauvage au point de ne plus savoir s'habiller.
A vrai dire, maintenant qu'elle était debout, et qu'il pouvait l'observer, il la trouvait même plutôt jolie, bien qu'un peu abimée sans doute par ses expériences solitaires - il avait vu bien pire, dans le genre brisé, à peine humain.

    - Tu vas faire tourner les têtes comme ça ! Lui assura-t-il, avant de réaliser que la perspective lui ferait peut-etre peur, et que les compliments innocents pouvaient être mal interprétés, selon ce que les femmes avaient vécus durant leurs errances. Enfin, j'veux dire, les gens sont curieux ici, de toute façon, et ils ne veulent que ton bien. N'obtenant toujours pas de réponse, et doutant d'avoir su trouver les mots pour la rassurer, il ajouta, en bombant un peu le torse : Tant que tu es avec moi, personne n'osera t'embêter !


Bien sur, elle ne pouvait pas deviner qu'il était ironique, et se moquait de lui-meme... Au contraire, les habitants de Yulara avaient tendance à lui courir après pour tout et n'importe quoi, sachant qu'il prendrait toujours le temps de les écouter. Et là, s'il avait à son bras une inconnue qui intriguait forcément les masses, il risquait bien de se faire harceler.
Il était prêt néanmoins à affronter les questions pour elle, ou à lui montrer qu'elles faisaient juste partie de l'accueil local et de sa nouvelle vie, et plutôt positives.

    - Madame Prickett fait des merveilles avec presque rien, tu vas voir ! C'est un don... Déclara-t-il avec fierté, comme s'il s'agissait d'une de ses meilleures élèves. Il adorait par ailleurs la cuisine, mais ce n'était pas un talent qu'il exerçait en priorité dans la communauté. J'imagine que tu ne mangeais pas toujours à ta faim... Tu as raison d'y aller doucement, il faut réhabituer ton estomac.


Même s'il ne l'avait jamais subit lui-même, William connaissait bien les effets de la malnutrition. Passionné de sciences, le corps humain était l'un de ses sujets d'études les plus fascinants... Et le docteur faisait souvent les frais de sa curiosité insatiable, parce qu'il n'avait guère d'autres moyens d'apprendre que de lui demander de partager son savoir.

    - N'hésite pas à me dire s'il te manque quelque chose... Nous n'avons pas tout le confort d'autrefois, mais on a quand même pas à se plaindre ici, poursuivit-il, en l'accompagnant en dehors de la maison, ne sachant guère par quoi commencer, puisqu'elle ne lui exprimait verbalement aucun intérêt particulier. Et si tu as besoin de te confier... On a plein de candidats pour ça.


Il lui offrit un clin d'oeil, et sa main pour descendre les marches. Il prenait soin de ne jamais toucher personne de nouveau sans leurs permissions. Les corps meurtris étaient souvent quelque chose dont il fallait prendre soin, avant tout, et laisser les propriétaires se réapproprier.

    - Va falloir qu'on te trouve un nom, si tu veux pas te servir de celui d'avant, lui proposa-t-il, avec amusement, comme s'il ne s'offusquait pas du tout que quelqu'un puisse vouloir d'une nouvelle identité. Après tout, c'était le moment de faire table rase du passé. Ou sinon, j'essaye de deviner ce qui te plait... Hum... Brittany ? Evette ? J'en ai tout un stock, j'étais professeur.


Alors oui, forcément, il avait eu des tonnes de prénoms à retenir.


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Mer 2 Jan - 17:49
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Lost In ParadiseMac & WillMac leva ses grands yeux verts sur le visage de l'homme qui à présent lui faisait face. La brune n'était pas petite, loin de là, mais l'homme devant elle était grand avec une carrure athlétique, il était imposant et bourré de charme. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas vu un homme comme ça, au physique souriant, vêtu normalement, et qui ne donnait pas envie de fuir.

Lorsqu'il fit une remarque, plutôt flatteuse sur sa tenue, elle baissa les yeux et remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle sentie ses joues s'enflammer, sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Son regard se porta sur ses propres cuisses égratignés par la dure vie qu'elle avait subit ses dernières années, elle se mordit la lèvre et détourna les yeux, tout en reculant légèrement, avec l'envie d'aller une nouvelle fois se cacher, cacher ce corps meurtri et sa maigreur, mais les paroles de William, dont elle avait retenue le prénom, la soulagèrent. Elle se détendit et redressa la tête, elle afficha même un léger sourire.

Il parla de tout et de rien, de choses intéressantes pour elle. Le fait qu'elle ne disait rien n'avait pas l'air de le déranger. Mackenzie l'écoutait et enregistrait toutes ses paroles. Elle aurait pu lui poser des questions si elle en avait eut l'occasion, l'envie, la nécessité et le courage, mais elle n'y arrivait pas. Aucun son ne franchissait sa bouche, coincé dans sa gorge depuis si longtemps, qu'elle ne savait pas si elle arriverait à aligné une phrase correct.

L'invitant à sortir, il lui proposa sa main pour l'aider à descendre les marches. Mac resta stupéfaite par son geste et ne savait pas trop comment agir. Elle n'avait plus été touché depuis .. longtemps certes, mais le plus récent fut le médecin qui l'avait ausculté, non sans mal. Pour toute réponse, elle posa sa main sur la rambarde et évita ainsi de le toucher, ne se sentant pas prête à le faire. Elle le suivit et resta à ses cotés en trottinant, essayant de suivre son rythme de marche. Étant donné qu'elle n'était pas ou très peu sortie depuis son arrivée, elle découvrait l'extérieur, prenant le temps de regarder autour d'elle. Elle n'avait plus vue d'endroit aussi bien fait et sécurisant depuis le début de la pandémie et la destruction de sa famille. C'est à partir de là que tout à basculer. Et si cette fois c'était la bonne ? Si cette fois elle n'allait plus avoir besoin de se cacher ni de devoir se défendre pour vivre et survivre ?

Elle fut amusée par son idée de deviner son prénom et chaque proposition la faisait sourire, ou grimacer. Lorsqu'elle vit la petite ferme avec les animaux elle écarquilla les yeux. Elle aurait voulu aller voir mais William l'entraînait déjà dans le local où elle allait pouvoir manger.
Une fois à l'intérieur, Mackenzie mit du temps à se familiariser avec la pièce, les regards qui se posèrent sur elle la mirent mal à l'aise. Elle se frotta les bras, non pas qu'elle avait froid, au contraire, il faisait chaud et beau, mais les frissons d'effrois qui l'envahirent la firent trembler.

La fameuse Madame Prikett était une femme avenante et bavarde, elle appréciait visiblement beaucoup William, et elle lui posa des questions sur la jeune femme qui l'accompagnait. Mackenzie partie s'asseoir à une table et se recroquevilla pour arrêté d'être le centre de l'attention, n'appréciant pas tous ces regards posés sur elle. Lorsque William vint la rejoindre, elle sentie à nouveau un soulagement détendre ses muscles et son corps. Elle fixa longuement le jeune homme jusqu'à ce que on lui amène une carte avec la formule du jour. C'était assez surprenant de voir qu'on pouvait encore avoir des provisions et faire des bons petits plats. Mac resta à fixer les lettres sur le carton, impressionnée. A l'aide de son index elle montra ce qu'elle voulait, la formule du jour, assez simple mais qui avait l'air appétissant. Et puis ce carton lui donna une idée, elle se redressa sur sa chaise et chercha l'attention de William. Elle lui montra alors des lettres sur le menu pour commencer elle tapota la lettre M, ensuite elle fit de même avec le A, suivi du C, du K, du E, du N, du Z, du I et du E. Elle espérait qu'il comprenne et elle attendit avec une légère appréhension le verdict.
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Sam 5 Jan - 5:54
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Aux expressions grimaçantes de la demoiselle à l'évocation de prénoms plus farfelus les uns que les autres, William commençait à comprendre que peut-être le manque de discussion de la brune n'était pas seulement le fait de sa timidité... Peu de personne ayant un handicap physique avait survécu à l'épidémie, il fallait bien l'avouer, au point qu'il en oubliait parfois que certains ne disposaient pas forcément de toutes les capacités naturelles aux autres. Après tout, être muette l'avait probablement aidé à ne pas se faire entendre, pour sûr - même si la chose auraient surement agacés les Fury Road, qui adoraient faire hurler leurs victimes... Le Nightingale eut un frisson à cette pensée.
Il ne pouvait pas appréhender les horreurs dont ces monstres faisaient preuve, malgré tout ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent : faire souffrir un autre être humain par plaisir ne lui était même pas possible à imaginer, même s'il avait du se rendre à l'évidence que trop pratiquait régulièrement ces tortures, comme pour se donner un pouvoir illusoire et malsain dans ce monde aux règles bouleversées.

    - T'inquiète, je répondrais aux questions, t'auras qu'à aller t'installer à la table qui te plaira, proposa le jeune homme, alors qu'ils arrivaient à l'abord du pseudo restaurant, et qu'il voyait déjà ses concitoyens se retourner vers eux pour les observer. Madame Prickett ! S'exclama-t-il à l'encontre de la propriétaire des lieux, qui venait les accueillir.


Le sourire du Nightingale, très sincère, et parfait miroir de sa personnalité, était toujours contagieux, et la vieille femme lui répondit avec autant de chaleur, en oubliant presque un instant qu'il était accompagné. L'attention revint néanmoins rapidement à la jeune femme, malgré les efforts de William pour la cacher au maximum de ses larges épaules, se contentant de la présenter très succinctement, puisqu'il ne pouvait guère en dire beaucoup sur elle encore.

    - Nous avons une petite nouvelle, alors je viens lui montrer les délices de ta cuisine... C'est la plus sûre façon que je connaisse de donner à quelqu'un l'envie de rester ! La complimenta-t-il, provoquant chez son interlocutrice un gloussement d'appréciation. Avisant que la demoiselle avait déjà disparue dans un coin, il s'excusa poliment pour aller la rejoindre. Elle est un peu timide, mais je suis certain qu'un bon déjeuner la détendra ! Tu peux demander à Jenny de nous apporter des cartes ?


La plupart des clients connaissaient le menu par coeur, pour la simple et bonne raison qu'il était très court : les ressources n'étaient pas aussi nombreuses qu'auparavant, et surtout, les possibilités dépendaient des dernières expéditions. Seuls quelques plats stables figuraient tous les jours dans les propositions, et ceux-ci étaient principalement composés des ingrédients disponibles à la ferme de Yulara. Même si elle parut surprise un instant, William constata que la brune savait lire, et que son regard balayait vivement les options, avant de se décider pour le choix du jour. Il hocha la tête, maintenant résolu à parler pour elle, sans la mettre mal à l'aise de lui donner ce rôle d'interprète.

    - Tu veux autre chose ? Demanda-t-il, alors qu'elle s'était penchée pour lui montrer différent point du carton. Il ne fallut que quelques instants à l'ancien professeur pour suivre les doigts de la jeune femme et reformer les lettres de son prénom. Mackenzie ? Répéta le jeune homme, en l'interrogeant du regard. Ça te va bien, finit-il par conclure, en voyant qu'il avait bien lu, et qu'elle était soulagée d'avoir réussi à transmettre son vrai prénom. Dire que j'ai failli te baptiser Georgia-Jane Junior !


La serveuse revenait déjà pour prendre les commandes - encore une fois, l'expression joviale de William fit son effet, et Jenny leur adressa un immense sourire en retour, distraite de sa curiosité, et quittant l'observation de l'inconnue pour se concentrer sur le visage du Nightingale, attrayant.

    - On va faire simple, deux formules du jour, avec extra-frites pour moi ! Annonça-t-il, très satisfait, avec un clin d'oeil, sachant parfaitement que son assiette serait bien plus fournie que la normale. Il était grand, il était costaud, il adorait manger, et les gens aimaient lui faire plaisir autant que la réciproque. Tu étais toute seule, dehors ?


Il avait un peu hésité à poser la question, pour éviter de lui rappeler des mauvais souvenirs, si ses compagnons avaient été tués, ou pire. Mais après tout, elle avait été trouvé seule, et il était légitime de vouloir savoir si d'autres personnes étaient encore en danger, dans ce coin-là. En tout cas, elle n'avait pas l'air très à l'aise au milieu d'autres humains, comme si elle n'avait pas connu ce contact depuis longtemps...


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Ven 11 Jan - 22:21
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Lost In ParadiseMac & WillMackenzie avait tenté par cette méthode de donner son prénom, en utilisant son index et le mettant sur chaque lettre qui le composait, et ça a marché. Entendre quelqu'un prononcé son prénom lui rempli le cœur d'une joie immense. C'était comme une renaissance. Un renouveau. Ce sentir de nouveau vivre, exister, être réelle. Ne plus être un fantôme sans identité.
La jeune femme se redressa et afficha un sourire conquis devant l'homme qui était en face d'elle, le regard brillant, limite larmoyant. Rempli de gratitude. Elle ouvrit la bouche, essayant de sortir un merci, mais rien, elle n'y parvint pas. La seule chose qu'elle fit est un signe de tête, en guise de remerciement.

Lorsqu'il lui parla du nom qu'il aurait pu lui donner, elle grimaça, avec un air de dégoût, mais trouva cela très amusant, puisqu'elle pouffa derrière. Mac se sentait bien, elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis très très longtemps. Elle se détendait prête à dévorer le plat qu'on allait lui donner. Un plat qu'elle affectionnait entre deux interviews. En attendant l'arrivée des assiettes, il lui posa une question qui fit se rembrunir son jolie minois. Baissant les yeux, elle se tortilla les doigts et sa tête bascula de haut en bas lentement pour répondre à l'affirmation. Elle se rappela la perte de ses parents, le moment où elle a dut affronter seule cette nouvelle vie et tout le reste. Mais elle savait qu'elle devait aller de l'avant et que maintenant les choses iraient mieux pour elle.

William cherchait à comprendre ce qu'elle avait traversé, qui elle était, avant, et bien d'autres choses encore. Elle était consciente que sa condition de fille muette n'aidait pas spécialement à son intégration.
Elle se frotta le bras tout en levant le visage et lui afficha un sourire désolé, elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise sur la question qu'il avait posé. Elle aurait pu lui raconter tellement de choses si elle s'en sentait capable.

Elle arrêta de se poser des questions lorsque son plat arriva. Émerveillée devant l'assiette bien garni, son sourire s'agrandit. Ses yeux pétillèrent d'envie et de convoitise. Sans prendre le temps d'attendre qu'on lui donne le feux vert, elle s'attaqua aux frites, avec ses doigts, les mangeant presque par poignée. On pourrait croire qu'elle ne s'était jamais servie de couvert, ou qu'elle avait été mal élevé. Hors, ce n'était pas le cas, elle avait juste super faim et cette odeur alléchante la faisait salivé. Elle mangeait tellement vite qu'elle s'étouffait par moment, toussant fortement, buvait de l'eau ,et repartait à l'assaut de son assiette.

Lorsqu'elle termina son assiette, rapidement cela dit, elle racla le fond avec son doigt et le lécha avec gourmandise.
Mais ce moment de pure plaisir se termina lorsque quelqu'un fit tombé une assiette. Le bruit que fit celle-ci lui fit peur, et elle partie se cacher sous la table, tremblante.
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Dim 13 Jan - 5:42
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Petit à petit, William sentait que la demoiselle s'ouvrait un peu à ses plaisanteries, et à sa bonne humeur. Il avait l'habitude, en général, de mettre à l'aise son public, et n'avait donc eu que peu de doutes concernant la brune, persuadé qu'à force de patience et de gentillesse, elle finirait bien par se sentir à l'aise. Et au fond, le Nightingale ne faisait pas cela juste pour la forme, ou parfaire sa réputation : il aimait réellement faire plaisir, il tenait sincèrement à ce qu'elle se sente bien, comme les autres, parmi eux.
Il restait peu d'endroits sur terre, probablement, où la vie était aussi paisible qu'à Yulara, et c'était une chose précieuse qu'il tenait à préserver le plus longtemps possible... Même s'il n'ignorait pas complètement les problèmes logistiques qui commençaient à peser sur le camp.

    - Désolé, je n'voulais pas te mettre mal à l'aise, s'excusa-t-il devant l'affirmation embarrassée de la jeune femme, à sa question sur sa solitude. Tout le monde a perdu des êtres chers ici, je sais que c'est dur... Mais il ne faut pas pour autant avoir peur de s'attacher aux autres.


Il comprenait la réticence que beaucoup avaient, après le traumatisme de voir mourir quelqu'un de proche, à se prendre au jeu du confort, et à établir des liens forts qui risquaient encore d'être brutalement brisés. Et pourtant, c'était également la seule chose qui aidait à tenir vraiment, à ne pas seulement survivre, ou exister, mais aussi à profiter de l'opportunité qu'ils avaient encore de se sentir humains, ensemble.
Lui-même avait été un des plus chanceux, sans doute, car il avait encore le pouvoir d'espérer que ceux qu'il aimait soient quelque part, en relative bonne santé. Il n'avait pas eu de nouvelles, et n'en cherchait pas vraiment, car elles étaient trop loin, et il craignait de découvrir des choses qu'il préférait ignorer.
Quand à sa fiancée, enfuie avec son collègue, il souhaitait également la revoir un jour, il était trop bon, sans doute, pour souhaiter être vengé de la façon dont elle l'avait traité.

Jenny venait de leur apporter leurs plats, et William lui sourit avec reconnaissance et amusement en voyant qu'elle avait suivie ses consignes, et n'avait pas lésiné sur les quantités. Pour un homme comme lui, c'était tout juste suffisant pour maintenir sa carrure, et ne pas souffrir de la famine, comme ceux qui n'avaient pas encore eu la chance de retrouver leur camp.
Voyant sa compagne dévorer son assiette avec appétit, il en oublia presque, cependant, d'avaler la sienne : le spectacle faisait plaisir à voir.

    - Tu veux un peu de frites ? J'ai parfois les yeux plus gros que le ventre... Proposa-t-il, alors qu'il aurait pu manger deux fois ces quantités sans problèmes de digestion. Enfin, pense à garder de la place pour le dessert, c'est le meilleur !


En effet, il y avait peu de sucre disponible, mais il avait entendu que la dernière expédition avait ramené du chocolat, et le restaurant était toujours le premier à bénéficier de ce genre de ressources, afin d'en faire don au plus grand nombre.
Alors qu'il pensait que tout allait au mieux, et qu'il entendit à peine la vaisselle tombant sur le sol, comme la plupart des clients habitués à ce genre d'accident, il sursauta en voyant Mackenzie se précipiter soudain sous la table, comme si quelqu'un l'avait menacé, ou attaqué sournoisement, en une fraction de seconde.

    - Mackenzie ? Le Nightingale se baissa pour l'observer, avec inquiétude. C'est rien, y'a aucun danger ici... Tu peux être tranquille...


Il s'accroupit à ses côtés, sentant bien que quelques regards s'étaient tournés vers eux désormais. N'osant pas la toucher pour la rassurer, et risquer de l'effrayer plus encore, il se contente de lui offrir un visage rassurant.


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