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Constellations - January 2nd - Elisabeth + Harper
Harper Levy
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Sam 8 Juin - 20:38
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Ces derniers jours, Harper a la sensation que sa métamorphose est presque achevée. Que sa place dans ce nouveau monde est quasi établie. Il devient ce qu'il devait être malgré les autres, malgré les circonstances. Désormais chacun ici vit avec sa part obscure, telle une ombre assassine qui peut vous frôler à chaque instant par un regard, un geste anodin ou une parole. Surtout si elle est amicale. Personne ne le voit tel qu'il est vraiment. Ou peut-être William qui en a eut un aperçu, et encore. Harper avait une excuse toute trouvée. Il en était de la vie de sa soeur, il avait juste pété un câble. Comme toujours, ses instincts meurtriers s'étaient nourris des opportunités que la vie de ses proies lui offraient.
Parce que, selon vous, de quoi se repaît le crime ? Il prenrd irrémédiablement racine dans vos faiblesses, vos mauvaises habitudes. Il s'en inspire, s'en nourrit jusqu'à les phagocyter et vous engloutir avec elles. Ce n'est pas pour rien que les prédateurs attaquent la bête la plus faible du troupeau. Ce n'est pas par hasard que la nature a pourvu ceux de sa race d'attributs leur permettant de se fondre dans la masse. L'homme restera un animal sauvage que son intelligence a placé en haut de la chaine alimentaire. Et sur ce haut sommet, le troupeau n'est pas homogène. Et lui, Harper, il vous surplombe.

Tout à ses pensées cyniques et mégalo, Harper est allongé dans l'herbe. Son regard est perdu dans l'infinité du ciel, accroché aux étoiles peut être déjà mortes mais qui brillent encore pour lui.
Bruits de pas. Brindille brisée. Lentement il se tourne vers l'intrus qui vient de briser sa méditation. Une silhouette fine, des cheveux aux couleurs de l'automne, un teint diaphane. Sa respiration s'emballe un bref instant devant cette apparition. Elisabeth Wagner. Il se redresse doucement, la surprenant. Il semblerait qu'elle ne l'avait pas vu. Il sourit sincèrement, chose rare.

- Bonsoir Elisabeth.

La plupart des jeunes d'ici lui donnent du Mrs Wagner. Pas lui. Il aime voir le trouble dans son regard lorsqu'il prononce son prénom.

- Nous avons le droit à de belles constellations ce soir. Je vous invite à partager ma vue ?





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Elisabeth Wagner
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Sam 8 Juin - 22:45
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NOM
Elisabeth
NOM
Harper
La nuit tombe, Elisabeth renaît. Quand le soleil se couche, la rouquine s'éveille. Loin de ses rayons brûlants, si nocifs à sa peau laiteuse, de sa chaleur écrasante, la quadragénaire peut enfin se permettre une promenade, bien méritée selon elle. Un instant de solitude, qu'elle chérit tant. Malgré les efforts de gentillesse de certains habitants de Yulara, où elle avait posé ses valises il y a un an déjà, elle ne trouvait pas sa place. Alors elle prenait grand soin de se cacher derrière cette façade de femme polie, souriante, et discrète, qui lui permettait de réduire les échanges de banalités, et autres liens sociaux dont elle ne raffolait pas. Elle les trouvait trop vulgaires, trop sauvages, trop bruts, et bien souvent, trop inintéressants. Mais elle se gardait bien de le dire, profitant des rares moments de solitude à la fenêtre de sa chambre en étage, pour les regarder avec mépris, avec la forte impression d'être une Edelweiss perdue au milieu d'une gravière. Problème d'ego surdimensionné, direz-vous. Probablement. Rien d'étonnant pour une enfant prodige qui aura grandi en s'étendant répéter qu'elle était exceptionnelle. En somme, rares sont ceux qui trouveront grâce à ses yeux.

Perdue dans ses pensées, les étoiles comme seules témoins de son moment de détente - du moins, c'est ce qu'elle pense -, la belle Elisabeth s'offre un moment simple, en retirant ses chaussures pour marcher sur l'herbe. Les brins ne sont pas aussi moelleux que ceux de son jardin à Berlin, mais cela fait l'affaire, faute de mieux. Une brindille se brise sous son poids, elle n'y fait pas attention. La seconde d'après, du mouvement, une silhouette qui apparaît soudainement. La surprise la fait sursauter, et le cœur qui s'était mis à battre plus fort ne se calme pas quand elle reconnaît la silhouette. Harper Lévy, une des rares exceptions parmi le troupeau. Un loup, sans aucun doute, mais elle ne le connaît pas encore comme tel.

- Oh, Harper, bonsoir. Mes excuses, vous m'avez surprise.

Un léger sourire, alors que sa paume se pose sur la peau fine de son décolleté pour ressentir chaque cognement de son myocarde, qui ne s'apaise toujours pas. Ce garçon la troublait, c'était inéluctable. Si jeune, et pourtant si spécial. Certains pourraient le qualifier de précieux, mais Elisabeth le trouvait simplement bien élevé. Elle trouvait cependant assez surprenant qu'il l'appelle par son prénom. Si surprenant qu'elle ne pouvait s'empêcher de sourire, sincèrement cette fois. Un hochement de tête, ses cheveux roux balayant ses joues rosées.

- Avec plaisir, merci.

Elle défait alors le châle posé sur ses épaules fines pour l'étendre au sol, et ainsi protéger ses vêtements. Il serait inacceptable de se trimballer avec une trace de terre sur son postérieur. Avec grâce, elle s'assoit au sol, prenant grand soin de ne pas trop froisser sa tenue. Une longue robe en tissu léger, attachée à ses épaules par deux fines bretelles. Le genre de vêtement qu'elle ne peut se permettre de porter qu'une fois la pénombre installée. Pointant le ciel d'une légère avancée du menton, elle s'adresse au jeune homme d'un ton sans doute moins protocolaire, plus intéressé.

- Et quelles constellations pouvez-vous nommer, Harper ?

Attendant sa réponse, elle s'offre l'audace d'un ou deux regards en coin pour l'observer. Si elle n'était pas en plein déni, sans doute pourrait-elle s'interroger sur qui est la plus belle vue, entre la voie lactée et les yeux clairs du jeune homme.
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Harper Levy
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Dim 9 Juin - 13:40
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Ne manquant aucune des réactions de la précieuse rouquine, Harper se repait de son trouble évident. Elle qui se maitrise si bien face aux autres. Il a bien vu pourtant la pointe de mépris dans son regard. Quand elle pose les yeux sur lui c'est différent. Et la réciproque est de mise. Elisabeth tend à la perfection. Comme si l'apocalypse n'avait eu aucune emprise sur elle. Tant de personnes se laissent aller, mais pas eux. Parfois il se plait à croire qu'elle pourrait être de la même espèce que lui, une chasseresse.
Il lui propose de prendre place à ses côtés, ne quittant pas des yeux le bal de ses mouvements graciles. Il reste appuyé sur ses coudes, hésitant encore à s'assoir ou à se rallonger. Cherche-t-elle à savoir s'il joue les pseudo romantiques ou si vraiment il s'y connait ? Il se redresse finalement, leurs épaules se frôlent, il se penche légèrement vers elle - pas trop pour ne pas envahir son espace, juste assez pour qu'elle sente son odeur, son souffle. Et qu'il s'en enivre aussi. Il en a des petits frissons...

- Saviez vous que l'Australie était l'une des destinations les plus prisées pour les observateurs ? Beaucoup de spots loin des villes et pollution lumineuse. Notre hémisphère dispose de 46 constellations, le plus riche en étoiles. Mais n'y cherchez pas la Grande Ourse, vous ne l'y verrez pas.

Il tend une main vers le ciel d'une clarté absolue.

Constellations - January 2nd - Elisabeth + Harper Voute-c%C3%A9leste-australie

- La Croix du Sud. Juste quatre étoiles formant une croix, avec une cinquième en son centre. On la retrouve sur notre drapeau. Ici, nous avons la chance d'être sous l'une des plus belles voutes célestes...

Il réduit encore un peu la distance entre eux, se tourne vers elle pour voir si elle observe. Un instant leurs regards se croisent puis elle regarde à nouveau le ciel. Il murmure en traçant des lignes dans le vide, en direction du ciel :

- Le Centaure.

Constellations - January 2nd - Elisabeth + Harper 220px-Constellation_Centaurus

Il ne dit rien d'autre, la laissant face à toute cette immensité. Du coin de l’œil, il préfère caresser mentalement la peau lunaire d'Elisabeth.





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Elisabeth Wagner
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Dim 9 Juin - 16:01
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NOM
Elisabeth
NOM
Harper
Qu'il ne se méprenne pas, Elisabeth n'est pas fleur bleue. Elle ne s'abaisse pas au romantisme niais, aux sérénades et autres dîners aux chandelles qu'adore la plèbe. Alors du coin de l'œil, elle l'observe et le surveille. Il serait si facile de jouer au "précieux" pour faire chavirer quelques jeunettes. Mais non, Harper esquive le piège à la perfection. Pas de romantisme, mais du savoir à l'état pur.

Les yeux clairs suivent la silhouette qui se redresse, se posant sur l'épaule, si proche de la sienne. Une longue inspiration, puis un frisson inexpliqué, qui hérisse le duvet blond de sa peau laiteuse. Les iris remontent lentement, marquant une pause sur sa bouche, puis ses yeux, dans lesquels ils se plongent. Sa peau ressent son souffle, son nez s'imprègne de son odeur, ses oreilles se délectent de sa voix basse. Une merveille pour tous les sens, ou presque. L'esprit de l'Allemande est embrumé, ne sachant comment interpréter toutes ces sensations provoquées par le jeune homme à peine majeur. Des sensations que son mari aura peiné à lui faire sentir, mais elle ne se l'avouera pas.

Quand on lui montre le ciel, l'idiot regarde le doigt. Mais pas elle. La rousse se perd alors dans l'immensité étoilée. Amoureuse de la beauté sous toutes ses formes, elle ne peut qu'apprécier la vue, rendue plus agréable encore grâce aux explications de l'australien. Il se rapproche encore. Les regards se croisent une seconde. Une courte seconde où Harper pourra aisément lire dans ses grands yeux verts la confusion qui trouble les pensées de la violoniste. Une nouvelle longue inspiration, avant que sa voix ne se fasse entendre, dans un murmure bas, accompagné d'un sourire discret.

-  Vous êtes un jeune homme surprenant, Harper Levy.

Oui, elle précise jeune. Elle ne saurait s'imaginer flirter avec un homme de vingt-quatre ans son cadet. Du moins, c'est ce motto que son cerveau s'applique à répéter en boucle, même si son corps crie le contraire. Un élan désespéré de raison alors qu'elle rompt cette proximité pour s'allonger à ses côtés, pour respirer plus profondément, sa poitrine se soulevant délicatement à chaque inspiration. Elle ne dit plus rien, subjuguée par la beauté de la vue. Mais regarde-t-elle vraiment le ciel ?

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Harper Levy
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Ven 14 Juin - 12:30
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Avec une fille de son âge ou plus proche, Harper aurait certainement pu se la jouer mielleux et cela aurait suffit. Mais là, il a affaire à une femme et il sait que ça ne prendra pas. Elle n'est pas du genre limitée comme certaines. Sinon elle ne lui plairait pas tant. Avec elle, pas besoin de cacher son côté précieux, érudit et hautain. Il se laisse aller, y prend un plaisir non calculé. Chose rare. Il faut dire que la réception de la magnifique rousse y est également pour quelque chose. Il se rapproche encore un peu, le temps d'un regard il est certain de voir l'effet qu'il lui fait et ça le fait vibrer. Tout comme cette voix basse, sensuelle, qui flatte son égo démesuré. Il lui sourit même si elle s'éloigne subitement pour s'allonger. Croit-elle que son coeur battra moins vite lorsqu'il s'étendra à ses côtés ?
Il tourne légèrement la tête, baissant les yeux pour observer la danse de sa poitrine, rythmée par sa respiration et tendant le fin tissu de sa robe. Sa peau si pâle. Il imagine ses doigts glissant sur ces deux collines,réveillant leurs pointes, puis explorant son décolleté avant de remonter vers son cou. Le serrer. Juste un peu. Juste pour lui procurer le plaisir décuplé lorsqu'il se mêle à l'étourdissement et sentir le sien s'embraser parce qu'elle serait sous son emprise. Il laisse échapper un soupir saccadé avant de s'allonger gracieusement auprès d'elle. Cette fois se sont leurs doigts qui s'effleurent. Perdus dans leurs pensées ou dans ce ciel qui grandiose, le silence se fait un moment. Pas de ceux qui gênent, juste un instant d'accalmie avant qu'Harper ne se décide à ouvrir la bouche.

Qu'est-ce qu'il vous manque pour être heureuse Elisabeth ?

Il avait insisté sur le IL pour marquer la différence avec un qui. Il sait qu'elle n'est pas de celles qui feront mine de ne pas avoir compris qu'il ne fait pas référence à son passé social. Il est surtout curieux de connaître ses aspirations, ses rêves peut-être. La découvrir un peu plus en réalité.





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Elisabeth Wagner
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Lun 17 Juin - 11:13
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Elisabeth
NOM
Harper

Allongée dans l'herbe, ses cheveux roux mêlés à l'herbe sèche, les yeux verts perdus dans l'immensité étoilée, Elisabeth profite d'une courte seconde de répit, une profonde inspiration venant soulever sa poitrine. Une seconde où elle s'interroge sur cette drôle chaleur qui prend lentement possession de son corps. Étrange sensation que de sentir ses joues chauffer alors que sa peau d’albâtre frissonne. Elle sent le regard de Harper posé sur son corps, franchir les deux monts pour remonter sur sa gorge fine. Le frisson redouble d'intensité, sous l'impression de presque sentir la caresse sur son épiderme.

Étendu à ses côtés, peut-il la sentir vibrer au contact de ses doigts ? Doigts dont elle essaye de s'échapper, réfugiant sa main contre sa cuisse. Le jeune homme la trouble, c'est inéluctable. Il est aussi évident qu'il s'en amuse. Pourquoi s'en priver, après tout ? Les lèvres rosées laissent échapper un soupir. Point de lassitude en ce souffle, bien au contraire. Le cri d'aide d'un esprit tourmenté face à cette attirance que l'autrichienne se refuse encore. La voix de la raison s'essouffle à lui répéter qu'il est bien trop jeune, que ce ne serait pas acceptable, mais pour combien de temps encore ?

La voix grave de Harper la sort de sa torpeur émotionnelle. Lentement, elle tourne la tête vers lui, cherchant son regard dans lequel elle plongera le sien.

-Vous aimez observer les gens Harper, n'est-ce pas ? Alors, qu'avez-vous observé ? Que me manquerait-il pour être heureuse selon vous ?

Les yeux pâles s'illuminent d'une drôle de lueur. Du jeu ? Sans aucun doute. Du défi ? Assurément. Mais aussi la curiosité de savoir ce qu'il a pu lire en elle. Pour les autres, elle n'est qu'une femme frigide, elle le sait, mais a aussi l'intime conviction que le ressenti de Harper sera bien différent.




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Harper Levy
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Mer 19 Juin - 13:27
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Elisabeth cherche son regard. Ne craint-elle pas de sombrer dans l'abysse ? Il parait que les yeux sont le miroir de l'âme. Honnêtement, Harper n'a jamais cru à ces foutaises. Il aurait été enfermé depuis longtemps sinon. En revanche, il accepte de reconnaître que le regard, la dilatation des pupilles, ce genre de choses, trahit souvent les intentions ou les sentiments. C'est pour cela qu'il a appris à maîtriser les siennes. Mais pas ce soir. Il laisse le désir poindre dans ses yeux.
Elle ne lui répond pas, se dérobe ; attisant encore plus sa curiosité.

- J'aime vous observer, Elizabeth.

Il sourit, nullement gêné de lui avouer, à mots couverts, qu'elle l'intéresse plus que les autres. Un jour il lui dirait à quel point. Lorsqu'elle se laissera aller. Ils n'en sont pas encore là, il le comprend bien. C'est une femme, pas une gamine.
Le regard toujours rivé au sien, il accepte son petit jeu.

- Il vous manque la liberté. La liberté de laisser libre court à votre imagination, à vos désirs. La liberté d'être celle qui sommeille en vous et que vous craigniez tant de réveiller.

Il tend une main vers elle pour caresser sa joue du revers de ses doigts fins, traçant une ligne imaginaire jusque son menton, effleurant ses lèvres charnues.

Brisez ce carcan qui ronge votre âme, Elisabeth. Prenez conscience de vous-même.





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