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Un nouveau venu ~ Elisabeth & Jimmy [Janvier 2019]
Jimmy O'Connor
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Sam 8 Juin - 23:19
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Un nouveau venuPutain, il était pas mécontent d'être enfin dans un bled correct, mais alors voilà l'accueil !

Après des jours de marche, des mois d'emmerdes, des années de galères, on avait rien trouvé de mieux à lui faire faire qu'une visite médicale à peine le nez pointé aux portes de Yulara. Il avait l'air d'avoir la peste ou quoi ?! Il avait hésité à sortir une flopée d'injures pour prouver qu'il avait bien toute sa tête et à arracher ses fringues façon Hulk pour mettre à vue son absence de blessures, mais, allez savoir pourquoi, Jimmy s'était retenu. La promesse de la douche et de fringues propres peut-être...

Il s'était donc plié aux règles, jusqu'à découvrir la gueule du médecin. Oh, il l'avait reconnu tout de suite. Ce bourge de Lévy. Le petit con qui traînait avec Tim autrefois. Son poing l'avait démangé. Il avait toujours cet air arrogant et supérieur. Est-ce que le mioche l'avait reconnu ? Est-ce que son nom lui parlait ? Il aurait parié que oui. Étonnamment, l'un et l'autre s'étaient pourtant tenus correctement. La confrontation aurait tout le temps d'arriver. Il avait une douche à prendre avant, bordel !

Et maintenant que tout ça était fini, on l'avait collé dans les pattes d'une rouquine pour visiter et avoir un logement. Elisabeth Wagner. Un nom aussi froid que la gueule qu'elle tirait. Le genre aristo avec un balai si profondément enfoncé que ça devait lui chatouiller la gorge. Il lui aurait bien chatouillé autre chose, si ce genre de gonzesses ne lui provoquait pas une sorte d'eczéma géant. Bandante, mais pas marrante. Et Jimmy aimait bien se marrer lui...


- Bon, alors, j'ai le droit à quoi ? La suite grand luxe ou la chambre sous les toits ?


Il disait ça légèrement, mais même une chambre de bonne lui aurait convenu. Du moment qu'il y avait un vrai lit !

- T'es ici depuis longtemps ?


Il se demandait quel rôle elle jouait dans la communauté. Elle avait de la prestance quand même, il devait bien lui reconnaître. Une sorte de grâce naturelle. Et un joli cul moulé dans sa robe. Pas un cul qui faisait le ménage ça, putain non. Peut-être une ancienne avocate... Ou un mannequin. Ou une prof... Ou juste une femme de connard de riche...
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Elisabeth Wagner
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Dim 9 Juin - 10:43
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UN NOUVEAU VENU

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Elisabeth

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Jimmy

Quel ne fut pas son mécontentement quand quelqu'un frappa un jour à la porte de sa chambre pour lui "demander un service". Elle s'attendait à un vêtement à reprendre, comme d'habitude, peut-être à un air de violon pour redonner le sourire en cas de coup de mou, ou à la limite une traduction. Bref, tout sauf prendre le relai pour accueillir les nouveaux en l'absence de William. Elle qui aimait tant se tenir à l'écart pour avoir à se mélanger aux bouseux et autres bourrins. Mais elle avait accepté, avec un sourire poli, comme d'habitude, maudissant intérieurement celui qui avait pensé que ce serait une bonne idée de s'adresser à elle. Elle ne s'inquiétait cependant pas réellement. Dans ce monde où il ne restait plus qu'une poignée de survivants, les probabilités d'une nouvelle tête étaient assez réduites. L'accueil n'était peut-être au final qu'un emploi fictif, chose qu'elle pourrait bien entendu gérer.

C'est sur ces pensées qu'elle avait repris son "vrai" travail, la reprise d'une toile qui servait à abriter une petite cour. Avec ces températures terribles du mois de janvier, chaque rayon de soleil était un ennemi. Peut-être devra-t-elle penser à se fabriquer une ombrelle. Interrompue dans sa tâche, elle avait légèrement froncé les sourcils en entendant ces quelques mots. " Un nouveau vient d'arriver, tu dois aller t'en occuper". Et voilà ses rêves de glandouille avortés...

Comme toujours, elle était sortie avec la parfaite panoplie de la rouquine en Australie en plein été : chapeau à larges bords, lunettes de soleil, étole pour camoufler ses épaules, mais pas de sandales avec chaussettes, même si elle est allemande. La tenue lui donnait des airs de bourgeoise en pleine Garden Party, même s'il lui manquait un verre de vin hors de prix. L'image n'est pas si loin de la réalité, mais elle lui permet surtout de ne pas chopper un cancer de la peau. Elle s'était approchée du fameux nouveau, qu'elle avait dévisagé derrière les grands verres noirs de ses lunettes. Chouette... Encore un cul terreux. C'est vrai que ça commençait à manquer. Elle s'était présentée sommairement, dissimulant son mépris et sa déception derrière cet éternel sourire poli qu'elle devrait penser à breveter.

" Bon, alors, j'ai le droit à quoi ? La suite grand luxe ou la chambre sous les toits ?" Le voilà qui commençait à faire de l'humour, super. Un léger rictus alors qu'elle retient de justesse de lui répondre "Un Mobil home miteux". C'est tout ce qu'il méritait, comme tous ces rednecks où l'arbre généalogique comportait des liaisons un peu douteuses. Évidemment, elle ne pouvait pas lui répondre ça, alors elle se contentera d'un :

-  Vous verrez, je vais vous montrer.

Oui, elle le vouvoie, et oui elle lance directement les hostilités. Plus vite la visite sera terminée, et plus vite elle pourra retrouver son calme chéri, loin de cet énergumène. Prenant les devants et lui intimant de la suivre, elle entame la marche, commençant d'abord la visite par les locaux communs, comme les jardins ou le ranch, où elle s'accordera une minute de pause pour caresser un cheval. Y'aurait-il un cœur derrière l'image de bourgeoise coincée ?

-  Je suis arrivée en ville il y a un an.

Déviant son attention du cheval vers le quinquagénaire, qu'elle observa une nouvelle fois de la tête aux pieds, retenant un soupir.

-  Et quelles sont vos compétences qui pourraient aider cette jolie bourgade ?

Elle n'est clairement pas là pour perdre son temps à échanger des banalités. L'accueil est sans aucun doute moins chaleureux que celui qu'offre William à tout le monde, mais elle n'est pas en train de le chasser avec un balai. C'est déjà ça.
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Jimmy O'Connor
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Dim 9 Juin - 16:41
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Un nouveau venuÉvidemment, la bourgeoise se la jouait polie et distante, marquant bien la distance qu'il y avait entre son monde et celui de Jimmy. Sauf que lui n'oubliait pas que ces mondes là n'existaient plus, et qu'ils étaient dans la même merde tous les deux, que ça lui plut ou non.

- J'connais aut'chose de joli...

Il se marrait intérieurement. Elle allait le trouver lourd, elle allait peut-être soupirer ou s'agacer, mais elle devrait le supporter tant que la visite n'était pas finie. Et si elle voulait se montrer désagréable avec lui, Jimmy était assez con pour lui en donner des raisons.

- J'étais fermier avant tout c'bordel. Une p'tite exploitation de bétails. Y avait des chevaux, dont une belle pouliche alezane... J'aimais bien les monter. T'aimes bien monter toi aussi ?

Quel genre d'étalon pouvait bien intéresser cette nana ? Il paraîtrait que les plus coincées étaient souvent les plus cochonnes. Une façon de sortir de leur carcan sans doute. Et il l'imaginait bien dominatrice la rouquine, avec une paire de talons aiguilles pour allonger un peu plus ses jambes d'albâtre. Merde, il allait se mettre à bander avec ses conneries ! Il avait beau trouver que les gonzesses étaient des puits sans fond d'emmerdes, ça commençait quand même à faire un moment qu'il avait pas tiré un coup...

- J'sais bricoler aussi. J'suis un manuel... Y aurait quelque chose pour moi ? Si j'peux m'rendre utile...

Il lui sourit de toutes ses dents. Il savait être poli lui aussi !
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Elisabeth Wagner
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Dim 9 Juin - 18:40
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À sa première remarque, Elisabeth leva si fort les yeux au ciel derrière les verres teintés qu'elle aurait presque pu en frôler la crampe. Un rictus plein de mépris froisse ses lèvres, seule mimique trahissant réellement ce qu'elle pense. Il était l'archétype du genre d'homme qu'elle cherchait à tout prix à éviter. Évidemment, il fallait que ça tombe sur elle. Coup tordu du destin. Elle répondra calmement, accompagnée d'un sourire un peu narquois.

-  Je connais également d'autres jolies choses. Le silence, par exemple.

Tournant les talons pour être dos à lui, elle ira à nouveau caresser l'étalon. Un coup d'œil détaille la bête, alors qu'elle inscrit dans un coin de sa tête de passer plus tard récolter du crin, pour se faire un stock en cas de réparation d'archet. Elle profitait du silence, mais voilà qu'il se remet à parler. L'information de son ancienne occupation était certes intéressante pour la ville, mais le sous entendu beaufissime qui suivait l'était moins. Deux doigts viennent pincer l'arrête de son nez, pendant qu'elle prend une longue inspiration. Le karma lui en voulait sévèrement aujourd'hui. Elle lui fait face à nouveau, et répond du tac au tac.

Si vous comptez utiliser des métaphores un peu douteuse dans votre optique de séduction, tâchez au moins de le faire intelligemment. J'ai bien passé l'âge de la pouliche.

Un nouveau temps de pause, où elle respire lentement, pour tâcher de se calmer. Vivement le retour de Will, pour qu'elle n'ait plus à se coltiner tous les pécores qui débarquent. Une fois l'envie de le gifler passée, elle reprend plus calmement.

La ferme et les constructeurs ont besoin de mains. Votre profil d'homme à tout faire devrait être utile à la communauté.

Elle réfléchit un instant, et finit par se dire que si elle est si froide, elle risque de faire fuir les nouveaux, ce qui risquerait fortement de déplaire à certains. Alors après un long soupire, elle met un peu d'eau dans son vin.

- Et pour répondre à votre question, oui, j'aime monter.

Une pause.

Des chevaux.

Elle a le sentiment qu'il est nécessaire de le préciser, pour que cet Hitch raté ne se fasse pas de fausses idées.
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Jimmy O'Connor
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Dim 9 Juin - 22:44
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Un nouveau venuBingo ! Il avait réussi, elle s'était agacée de ses petites remarques. Coincée et prétentieuse comme elle l'était, ce n'était pas bien compliqué ! Et en plus, elle s'imaginait qu'il tentait de la séduire. Double bingo ! Si Byron avait été là, il lui aurait parié une bière et se serait bien marrer tout en la buvant aux frais de son pote...

- Détends toi, j'suis suffisamment vieux pour pas perdre mon temps à draguer un glaçon. J'te taquine juste, t'as pas l'air de rigoler souvent toi.

Mais d'aimer la fessée, ça, peut-être bien que oui. Il ricana pour lui-même, avant de poursuivre :

- Et ben j'irai bosser à la ferme alors. C'pas un souci. Si j'peux m'occuper des chevaux aussi...

Il s'arrêta un instant, et précisa avec le même ton qu'elle avait elle-même employé juste avant :

- Ouais j'ai bien dit des chevaux, pas des pouliches.

Jimmy aurait visiblement du mal à se départir de sa bonne humeur pour le moment. Tant pis pour la princesse au petit pois, elle devrait faire avec. Le silence, c'était pas son truc.

- Y'a combien de gens qui crèchent ici ? Tu sais ce qu'ils font de ceux qui passent pas à la visite médicale ?

Pour le coup, l'irlandais avait demandé ça avec un sérieux encore jamais vu. C'était une vraie question, qui l'intéressait réellement. Il n'avait pas vu de colonne de fumée encore, alors peut-être ne brûlaient-ils pas les refoulés. Il n'y avait pas non plus de bidonville aux abords de Yulara, type camp de transit pour pouilleux. Alors quoi, ils acceptaient tout le monde ? Il avait du mal à y croire. Il y avait TOUJOURS des laissés pour compte...

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Elisabeth Wagner
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Lun 10 Juin - 10:25
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Restant de glace face à "l'accusation", elle reste immobile quelques secondes. Seules ses narines bougent, alors qu'elle respire profondément, maudissant très sincèrement Will. Jimmy avait l'air si fier de sa bêtise que c'en était presque triste. Elle se contenta alors d'une réponse courte.

Si vous utilisez cette technique avec les autres femmes, vous allez rester seul longtemps.

La bourgeoise avait du mal à concevoir que ce genre de beaufferie puisse faire de l'effet à une femme normalement constituée. Elle lui intima de la suivre, pour reprendre la visite, la pause avait assez duré. Elle parle en marchant, sans se retourner, pour ne pas perdre plus de temps. Les bras si chattoyants de sa chambre isolée l'appelaient, elle mourait d'envie d'y retourner.

- Vous pourrez vous présenter à Ari pour l'informer de votre choix de carrière.

La voix est si standardisée qu'on pourrait presque croire à une I.A. La rouquine fera un détour par les magasins, lui expliquant qu'il pourra y trouver ce dont il aura besoin, en échange d'heures de travail. C'est devant la chapelle qu'elle marquera une pause pour répondre à sa question. Qu'est-ce qu'il était bavard celui-ci...

- Nous sommes une petite quinzaine, à vue de nez.

Si elle se mélangeait un peu plus à la "plèbe", peut-être qu'elle pourrait répondre à cette question avec certitude. Profitant d'être à l'ombre, elle baisse ses lunettes de soleil du bout de l'index, pour plonger ses grands yeux verts dans ceux du fermier. Il posait une question pertinente. Comme quoi, le monde est plein de surprises. C'est avec un ton encore plus sérieux que d'habitude (si si c'est possible) qu'elle lui répond alors.

- Ils sont renvoyés dans le désert. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger les survivants de Yulara. Et s'ils ne veulent pas finir leur vie à pourrir, nous leur offrons une mort digne.

Dans sa voix, pas une once d'émotion, ni d'empathie. Peut-être était-elle un glaçon au final. Elle ne dévie toujours pas le regard, observant attentivement la réaction de l'irlandais face à cette révélation.
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Jimmy O'Connor
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Lun 10 Juin - 17:39
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Un nouveau venu- Bah, qui t'a dit que j'avais pas envie de rester seul ?

L'homme haussa les épaules, avant de fourrer ses mains dans ses poches et de continuer la visite. Elle le surprit un peu en dévoilant son regard, mais l'irlandais ne s'y pencha pas davantage, plutôt concentré sur la réponse qu'elle lui fournit. Ils repartaient ou ils mouraient. Dignement, soi-disant. Mouais, il y croyait moyennement et ça devait se voir au trait perplexe qui barra son front. Ce bled était trop lisse, trop propre, trop bien sous tout rapport et il ne fallait pas être Einstein pour trouver ça louche !

- Les gosses aussi ?

Il songea à ceux de Byron, et à la petite Shirley, dont il n'avait plus de nouvelles. Est-ce qu'on laissait repartir des gamins, ou est-ce qu'on leur mettait automatiquement une balle entre les deux yeux ? Ou peut-être qu'on les pendait. Ou qu'on les gazait. Ou encore tant d'autres possibilités... La dignité était tellement subjective... En tout cas, l'idée ne lui plaisait franchement pas, faudrait qu'il en découvre un peu plus...

- T'sais qui s'occupe de purger ce monde fabuleux ?

L'ironie était bien présente, et il ne chercha pas à masquer un tant soit peu la répugnance que tout cela lui inspirait. Peut-être que la rousse pouvait s’accommoder de ce genre de choses, mais lui, il était encore humain.



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Elisabeth Wagner
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Mer 12 Juin - 20:47
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UN NOUVEAU VENU

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- Les enfants aussi.

Répond-elle de ce même ton sans émotion, tout en remettant ses lunettes en place du bout de l'index, pour cacher un potentiel relent de de tristesse. Elle ne voudrait pas dévoiler une faiblesse au bourrin face à elle, même s'il aurait sans doute plutôt interprété ça comme une vague trace d'humanité.

- Ils sont tout aussi contagieux et dangereux que les adultes. Si ce n'est plus. On se méfie moins d'un enfant. On laisse ses sentiments prendre le dessus sur notre raison, on baisse la garde, et on finit mordu.

L'exemple est très spécifique, sans doute trop pour être anodin. Elle respire profondément, marquant une pause de quelques secondes. Le timbre de sa voix devient plus froid.

- L'ironie n'est pas nécessaire. La survie implique de faire des choix, de prendre des décisions, qui ne sont pas toujours plaisantes. À moins que vous soyez du genre à sacrifier la vie d'une quinzaine de personnes, par pitié pour un être malade. Et dans ce cas là, je suis bien heureuse que notre survie ne repose pas sur vous.

Un soupire las, non dissimulé. Elle reprend alors la marche, pour changer de sujet, espérant s'épargner un débat sans fin où les deux parties resteront sur leur position. Elle l'emmène alors au cœur de l'hôtel, où sont installés les espaces communs où peuvent se retrouver les habitants de Yulara. Un petit hochement de tête en direction du bar.

Vous trouverez sans doute de quoi noyer votre colère, votre tristesse ou que sais-je là bas.
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Jimmy O'Connor
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Jeu 13 Juin - 9:38
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Un nouveau venuOk. Y avait rien à tirer de cette nana. Peut-être que sa froideur n'était que le reflet d'une épaisse carapace, mais Jimmy s'en foutait. C'était une connasse qui le prenait de haut et tenait trop à son rôle de femme austère pour dire que oui, même s'il fallait se protéger et que c'était nécessaire, tuer un gosse ça fait chier. Ca lui aurait suffit à lui. Juste une ombre de compréhension ou d'empathie. Mais le glaçon préférait rester sans cœur. Et si c'était elle qui offrait une « mort digne » aux gamins ? L'irlandais eut une légère grimace en y songeant...

Il garda le silence quand ils reprirent la visite. Il ne lui jetait même plus un regard. Son attention se portait sur la découverte des lieux, en imprimant mentalement la carte. Et alors qu'ils arrivaient au bar, la rousse relança les hostilités, cherchant à le rabaisser avec quelques sous-entendus. Alors il lâcha assez laconiquement :


- Sans doute.

En temps normal, il aurait fait une petite blague, genre « heureusement, je sais nager », mais là il n'en avait même plus l'envie. Et il enchaîna, comme pour expédier enfin cette visite de lui-même :


- Et les chambres alors ?


Quand il partirait d'ici, il prendrait bien soin de remplir le questionnaire de satisfaction de l'hôtel. Et dans la partie « accueil » il cocherait « pas du tout satisfaisant » à coup sûr ! Et ce ne serait pas lui qui ferait de la pub pour l'hôtesse, aussi bien foutue soit-elle !
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Elisabeth Wagner
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Jeu 13 Juin - 11:36
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Une petite moue déçue face à la réaction de l'Irlandais. Le même genre de déception que peut ressentir un chien quand son nouveau jouet casse après quelques coups de crocs. Même s'il l'agaçait au plus haut point, le bouseux était sa distraction du jour. Le jeu était tout de suite moins amusant s'il était si susceptible. Un léger soupir, un regard vers le bar, vide à cette heure de la journée. Un sourire en coin, avant de s'installer tranquillement sur un des tabourets du comptoir. Elle l'emmerdait, elle le savait, mais il n'allait pas s'en tirer si rapidement. Un appel vers le barman pour lui demander un thé -chiante jusqu'au choix de la boisson-, et tourne à nouveau la tête vers Jimmy, retirant ses lunettes de soleil et son chapeau, maintenant qu'ils sont en intérieur.

- Vous vous vexez rapidement, Jimmy.

La rousse n'allait visiblement pas continuer la visite pour le moment.

- Chacun gère les événements comme il le peut. Certains pleurent, certains boivent, d'autres passent outre. Je peux comprendre que nos méthodes vous dérangent, mais elles restent les plus humaines de ce que vous trouverez dans la région.

Réceptionnant la tasse fumante, elle prend le fil du sachet d'une main, le faisant tourner dans l'eau, distraitement. L'autre main invite l'homme à se joindre à celle. C'est sûr qu'elle était loin du profil de GO du Club Med de William, mais elle ouvrait une porte vers une nouvelle conversation, moins hostile sans doute.

- Aviez-vous des enfants, Jimmy ? Une épouse ?

Employant le passé volontairement, elle se doute que s'il était encore accompagné, il ne serait pas venu seul dans la ville. Les réunions  trois ans après restaient tout de même assez rares.

- Avez-vous perdu quelqu'un dans cette épidémie ?

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Jimmy O'Connor
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Jeu 13 Juin - 21:01
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Un nouveau venuMerde, la rouquine avait décidé de faire durer le plaisir. Coquine ? Casse-couille plutôt. Il savait pertinemment qu'il n'était pas du tout la compagnie dont elle rêvait, et la réciproque était maintenant présente. Alors pourquoi continuer ? Le genre à pas vouloir renoncer en premier, pour une fierté mal placée ? Il soupira, et s'installa tout de même à côté d'elle, qu'est ce qu'il pouvait bien faire d'autre pour le moment de toute façon ?

- Non.

Il fouilla ses poches à la recherche d'une cigarette. Pas de verre pour lui, Madame ne pourrait rien dire de déplaisant. Et il songea à sa question. Des enfants, non, jamais. Ou pas qu'il sache en tout cas. Une épouse, il y avait pensé. Quand tout allait encore bien. Il avait commencé à regarder les bagues en passant devant les boutiques en ville. Jusqu'à ce qu'il apprenne que cette salope écartait les cuisses pour la moitié des alentours. Et que les emmerdes recommencent...

- J'avais un pote qui avait deux gosses. Des gamins formidables. Et lui... Un mec en or. C'était eux ma famille. J'imagine qu'ils doivent plus être là...


L'irlandais tira sur sa clope, et souffla lentement un fin filet de fumée grisâtre devant lui. Est-ce que quelqu'un avait collé dans la tête de Maggie ? Est-ce que Tim avait été mordu ? Et Byron ? Il préféra ne pas y penser... Peut-être que Harper pourrait lui donner quelques réponses. Il fallait qu'il aille le voir ce petit con, pas le choix...

- Et toi ?

Il tourna finalement la tête pour la regarder. Cette femme l'intriguait malgré lui. Une sorte de curiosité malsaine. Et il n'avait pas de télécommande pour zapper et changer le programme, alors bon...


- T'es pas d'ici. Australienne j'veux dire... T'viens d'où ?

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Elisabeth Wagner
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Jeu 13 Juin - 22:04
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Tout en l'écoutant, elle louche sur la cigarette qu'il allume. Ses narines se dilatent légèrement quand la fumée vient l'incommoder. Ah la cigarette... une odeur à gerber, mais une tentation qu'elle a toujours eu, sans jamais essayer. Balayant l'air d'un petit geste de la main, elle se décale légèrement pour ne pas être dans le courant d'air, prenant un instant pour boire son thé tranquillement.

Quand il parle de son ami et de ses enfants, elle hausse légèrement les épaules. L'empathie à sa façon...

- Si ça peut vous donner espoir, Tobias a retrouvé sa compagne, après il me semble s'être perdus au début de l'épidémie.

Elle repose sa tasse, silencieuse pendant un moment lorsqu'il lui pose ces deux questions. Le regard pourtant souvent impassible de la rousse semble prendre vie. Un mélange de joie et de tristesse. De la mélancolie sans doute. Et oui, shocking news : Elisabeth peut ressentir quelque chose !

- Je ne suis pas du coin, effectivement.

Cela pouvait parfois s'entendre à son accent, même si son anglais était très bon. Prenant une longue inspiration, elle étire un instant ses jambes, avant de se livrer à ce plouc inconnu. Elle n'avait rien de mieux à faire de toute façon. Le timbre de sa voix est plus doux, moins froid et solennel que précédemment.  

- Je suis Autrichienne, même si je vivais en Allemagne depuis un moment déjà. Je faisais partie de l'orchestre philharmonique de Berlin, et Sydney était la dernière date de notre tournée. Alors nous nous y sommes rendus en famille, mon mari, mes deux enfants et moi.

Une nouvelle pause, pendant qu'elle avale difficilement une nouvelle gorgée de thé. Elle hésite un instant, mais ne donnera finalement pas plus de détails, sauf si on lui demande.  

- Mais je suis arrivée ici seule.

Et là, inédit, un petit sourire. Un sourire triste, mais un sourire quand même.

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Jimmy O'Connor
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Ven 14 Juin - 11:13
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Un nouveau venuQuand elle évoqua son passé et précisément son métier, l'irlandais émit un sifflement admiratif. Voilà donc l'explication de son attitude hautaine et égocentrique : une artiste classique, avec tous les sacrifices que cela avait dû demander, une exigence et une rigueur de tous les instants, pour un public de connaisseurs dont Jimmy ne faisait pas partie. Un monde à part, à l'opposé du sien en tout point. Et elle avait gardé toute l'attitude supérieure du sien...

- Pas mal, ouais. Quel instrument ?

La suite par contre ne lui tira aucun commentaire. Elle avait apparemment perdue les siens, morts sans doute dans l'épidémie, ou rescapés bien loin d'elle. Son sourire n'échappa pas à l'irlandais, faut dire que c'était le premier sur son visage de statue, alors forcément la moindre expression sautait aux yeux. Et même si elle le gonflait, Jimmy n'était pas le genre de mec à remuer le couteau dans la plaie quand ça n'en valait pas la peine. Alors il resta sur la musique et ce qui l'entourait, sujet peut-être plus léger pour elle, comme pour lui.


- T'as dû sacrément voyager... Tu es allée en Irlande ? J'viens de là-bas. C'est plus... vert que l'Australie.

A son tour, il eut un sourire, plus amusé. Pour sûr que son pays détonnait à côté du désert et de l'écrasante chaleur de l'île d'Océanie. Il en gardait des souvenirs de falaises, de mer agitée, de champs verdoyants à perte de vue, de récits mythiques et de chaleur humaine. C'était sa patrie, même s'il en était parti bien jeune et qu'il n'y retournerait probablement jamais... Éirinn go Brách...

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Elisabeth Wagner
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Ven 14 Juin - 22:14
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Le plus noble de tous. Le violon.

Répond-elle avec un ton suffisant, comme si c'était évident. Clairement, le fossé entre l'irlandais et l'allemande était  digne de la faille de San Andreas. Un homme simple, peut-être même simpliste, face à une femme qui a toujours méprisé la simplicité, ne se dédiant qu'à la recherche constante de perfection. Une recherche qui a forgé sa vie, et son tempérament. Et même si le monde avait changé, Elisabeth était restée dans sa bulle, à observer les survivants de haut. La discussion s'était lentement installée. Et même s'ils ne parlaient que de banalités, ça avait au moins le mérite de passer le temps.

- L’Irlande ? Non, jamais.

Une pause pour boire une nouvelle gorgée de thé. Avec un nom de famille comme le sien, Jimmy ne pouvait qu'espérer cacher ses origines, c'était certain.

- Et qu'est-ce qui a poussé un irlandais amateur de verdure à se perdre en Australie ?

Pour une rousse à la peau pâle, cette grosse île était sans aucun doute un enfer sur Terre. Du soleil, de la chaleur, du désert à perte de vue, des centaines d'insectes et d'animaux qui vous veulent du mal... Un petit rictus dégoûté apparaît alors sous ces pensées.
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Jimmy O'Connor
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Sam 15 Juin - 12:07
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Un nouveau venu- Ah, m'semblait que c'était le piano.

Voilà, c'était gratuit et ça ne visait que la suffisance exécrable de la rousse. Une petite pique, comme elle l'avait elle-même fait en lui présentant le bar. Donnant-donnant, y'avait pas de raison de faire autrement !

Mais quand elle en vint à l'interroger sur la raison de sa présence en Australie, le visage de Jimmy se ferma brusquement. Plus de sourire, plus de taquinerie, plus d'exaspération. Rien, pendant quelques instants. Pourtant, à l'intérieur, un torrent de sentiments se déchaînait. Empli principalement de douleur. Cette souffrance qui, plus de quarante ans après, ne le quittait pas jamais vraiment. Il avait pourtant essayé de l'effacer, par de multiples façons, sans jamais y parvenir. Il était marqué au fer rouge, et la cicatrice brûla un peu plus quand il répondit d'une voix atone :


- J'ai vu mes parents s'faire tuer quand j'étais gamin. Alors on m'a envoyé ici, chez mon oncle et ma tante.

Il se racla un peu la gorge et écrasa la fin de sa cigarette sans ménagement dans un cendrier face à lui, et se retint de commander quelque chose à boire. Ce n'était sûrement pas le moment. Pas quand il se remémorait cette scène...

Il ne dit plus rien, ne regardait pas plus la femme à côté de lui. Avec un peu de chances, elle aurait bientôt fini son thé et ils pourraient enfin y aller...
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Elisabeth Wagner
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Dim 16 Juin - 20:56
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Jimmy


Un sourire en coin, une pointe de mépris sans doute, alors que l'irlandais balance une pique censée la toucher. Mais la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, surtout quand le crapeau ne s'y connaît pas en musique classique. Elle balaye alors l'injure d'un léger haussement d'épaule.

Puis, elle l'observe. Quelques secondes de silence où le visage masculin se ferme, effaçant enfin son sourire bête. Une révélation douloureuse, qui semble toujours l'affecter après autant d'année. Le temps fait pourtant bien les choses, mais pas dans son cas visiblement. Élisabeth reste de marbre face à cet homme meurtri. Chacun gère le deuil à sa façon, mais il semblerait que Jimmy n'ait pas trouvé la bonne méthode pour digérer tout ça.

La rousse boit alors la fin de son thé d'une traite. Le cul sec le plus chiant de l'histoire.

- Mes condoléances.

Réponse simple et courte, et sans doute la plus appropriée, face à cet homme qu'elle n'apprécie pas vraiment. Plus de sentiments serait bien trop hypocrite. Elle se relève pour ramener sa tasse vide au comptoir, et retrouve son éternelle armure anti soleil, lui faisant signe de la suivre.

- Je vais vous montrer la change qui vous a été désignée.

Désignée est un bien grand mot. Elle allait simplement choisir parmi les chambres libres, mais ne voulait pas le laisser espérer qu'une quelconque négociation serait possible.

La rousse entame donc la marche vers la partie purement résidentielle de l'hôtel, située non loin.
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Jimmy O'Connor
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Lun 17 Juin - 10:04
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Un nouveau venuVoilà, la petite pièce de théâtre qu'ils se jouaient allait enfin tirer se conclure. C'était pas trop tôt ! Le feeling n'était clairement pas passé, même si, étonnamment, l'un et l'autre avaient tenté d'y mettre un semblant de bonne volonté. Mais quand ça voulait pas...

- Ok.

Il la suivit, la regardant remettre tout son attirail pour se protéger du soleil. L'irlandais se demanda combien de temps elle tiendrait encore à mettre tout ça. Coincée en Australie, elle allait sans doute devoir s'y faire et accepter la brûlure mordante du soleil. Ou bien rester recluse. Comme un vampire. Ca lui irait bien ceci dit. Un cercueil, une coupe en or, des canines plus longues et des bains de jouvence avec du sang de pucelles sacrifiées sur l'autel de la beauté rousse. Ce tableau là lui semblait bien plus réaliste que son chapeau et ses lunettes de soleil ! Et il réussit à en sourire, balayant plus ou moins ses souvenirs par la même occasion...

La suite du trajet se déroula malgré tout en silence, et Jimmy en profita pour détailler les lieux et observer le peu de personnes qu'ils croisaient. Niveau ambiance, c'était pas gagné... Mais allez, peut-être qu'il était pas arrivé au bon moment, peut-être que les gens normaux étaient occupés, peut-être qu'il fallait donner une chance à cet endroit...


Quand Elisabeth s'arrêta devant une porte, qu'il supposa être la fameuse chambre désignée, il tendit la main pour en récupérer la clé et lâcha avec un sérieux surjoué :

- On s'connait pas encore assez pour que t'ailles là d'dans avec moi...

Elle allait détester ça, il en était sûr !
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Some scars never disappear
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Elisabeth Wagner
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Mer 10 Juil - 12:34
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Les dernières minutes passées ensemble furent bien silencieuses. Les deux avaient inéluctablement épuisé toutes les banalités qu'ils auraient pu s'échanger. Bien décidée à enfin tirer le rideau sur leur tragédie comique, la rousse n'aura pas marqué de pauses pour lui faire découvrir d'autres parties de la ville.

Les voilà tous les deux devant la porte de la chambre, dont elle dépose la clé du bout des doigts dans la paume caleuse du quinquagénaire, qui brille une nouvelle fois par le raffinement de son humour. Derrière les grandes lunettes noires se lève un sourcil roux, accompagné d'un profond soupire.

Un sourire étire cependant ses lèvres. Pas le sourire poli qu'elle arbore habituellement, mais un rictus forcé, plein de mépris, à n'en point douter.

- Faisons en sorte que ça reste ainsi, alors. Je n'ai jamais été amatrice des garçonnières. Bonne installation, monsieur O'Connor.

La tête rousse s'incline un instant vers l'irlandais, avant que la silhouette gracile ne disparaisse, sans doute pour retrouver l'ombre de son atelier de couture, où elle pourra profiter de sa solitude chérie.
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