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bed and breakfeast (Olivia et 16 juin 2014)
Silas Wilson
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Silas Wilson
Lun 2 Déc - 13:49
bed and breakfast

Je ne peux rien refuser à mes gamins. Même héberger une putain de citadine, blouse blanche de mon cul en plus, pour la nuit. Le vieux Tom devait encore se battre avec des coquerelles de la taille de mon cul à son hôtel à deux balles. Donc en qui Liam à confiance pour offrir le toit et surtout le couvert à une spécialiste qui doit discuter avec les morts comme les types des séries d’enquêtes? C'est ma bonne pêche voyons!  Je sais j’ai causé avec Will et le petit Tommy pendant deux jours alors que j’étais avec eux en train de foutre une branlée monumentale à des bridés pendant le Vietnam. Mais quand tu as juste deux cadavres qui te tiennent compagnie et en plus ils ne discutent pas tes putains d’opinions, ça passe pour moi. Donc me voilà bien peinard sur ma terrasse, regardant mes foutus terres dont je suis fier comme un connard de paon dans un zoo. Le drapeau de mon Australie bien-aimé flotte près de celui de l’Irlande, car oui je suis un putain d’Irlandais en plus d’être Australien. Donc têtu, bouseux et surtout vindicatif comme pas un. C’est comme si le monde entier avait pissé dans ma gamelle et ça me fout en rogne. Je vous laisse imaginer les détails, mais disons que même les Diables de Tasmanie se sauvent en glapissant, réclamant les mamelles de leur salope de mère quand je suis en pétard.  Oui j’ai un petit problème de gestion de la colère. Pas ma faute je ne tolère par les connards et le problème c’est qu’on en a un au mètre carré sur cette foutue planète.

Je me secoue la tête et je regarde ma montre à gousset. Oui une antiquité qui se remontre à chaque soir, mais c’est un putain de souvenir de ma famille et elle m’a jamais fait défaut en comparer à tous ces bidules électroniques de mes deux. Bientôt dix-sept heure, donc  mon gamin sait que je ne tolère pas le retard il devra arriver bientôt. Donc je suis bien assis dans mon rocking chair, près du fauteuil que ma douce Mary avait adopté. Dieu du ciel que je m’ennuie de mon ange. Je porte ma tasse d’Irish coffee à mes lippes exsangues et je savoure le divin breuvage en fermant les yeux.  Tout à coup des bruits de moteurs me tirent de ma médiatique caféique et voilà un putain de cortège de bagnoles qui arrivent sur mes terres. Je ne sais pas que les journalistes sont là et se sont mis en tête d’interroger celle que je vais héberger pour cette nuit et reconduire à l’aéroport pour son vol. La voiture de mes gamins s’arrête comme il faut dans mon entrée alors que ceux des vautours se garent n’importe où, dont sur mon gazon que j’entretien comme un con depuis des années! La surprise me fait cracher ma gorgée le bois de ma terrasse tout près de Rusty qui venait de se réveiller en sursaut. Et perdre du café, de l’alcool ou bien des clopes  me mets dans une rogne pas possible. Je me lève en faisant craquer mes putains d’articulations et m’installe sous le proche avec ma tasse de café en main. Je tremble de rage en voyant la douzaine d’individus se ruer sur mes gamins et une femme qui semble à une eskimos dans le sud.  Je laisse alors mon regard d’acier bleuté colérique et intimidant analyser la scène.

Mes deux gamins, la shérif Lewis et Liam, protègent comme ils peuvent la fée des glaces de se faire assaillir par des vautours qui gueulent des questions. Je sens que je vais me régaler. Calmement je prends une nouvelle gorgée de café et dépose avec précaution la tasse fumante sur la rambarde. Toussant un peu pour me décrasser sa gorge, je descends les quelques marches pour rejoindre mon gazon. Je le tonds religieusement car j’ai une fierté bordel de merde. Je ferme alors mes poings de rage et je regard de manière intimidante un journaliste en surpoids qui avait les pieds sur la verdure. Quand celui-ci se rendit compte du regard meurtrier que je donne avec affection, je rajoute en grognant un peu pour faire bonne mesure et fait un geste de la tête pour que ce connard décampe de ma propriété. Quand le fouille-merde, car c’est ce qu’ils sont pour moi sauf le Telegraph Sydney, eut fait le pas de placement salvateur, le vieux soldat que je suis s’avance sans peur dans la cohue qui commença à dégénérer.

Un sang-froid exceptionnel ou bien une absence de la mort, nul ne savait le pourquoi de mon  attitude qui pourrait passer pour suicidaire ou bien casse-couille pour le communs des cons. Ma démarche droite et fière trahissait l’ancien soldat que j’ai été autrefois et que je resterais juste à mon dernier souffle. Un air intransigeant posé sur mes traits de mon visage de pierre ciselé par l’âge et les dures épreuves, mon regard d’acier bleuté autant glaciale que le cercle polaire, mes dents serré à s’en faire péter l’émail dessus, je regard à tour de rôle chaque personne. Plusieurs baissèrent la tête devant ce vieux sénile que je suis qui dispose d’une aura si intimidante et d’une fureur à peine contenu. Ma voix autoritaire, sèche et direct claqua comme un fouet. « Vous foutez quoi au juste? Celui qui à la plus grosse? Je peux jouer aussi et vous allez perdre à coup sûr! » Une autorité naturelle et un respect fit figer les journalistes alors que mes gamins rigolaient doucement. Je me tourne alors vers mes gamins et la médecin. J’incline ma tête en salut à la demoiselle, elle semble se marrer et j’adore son attitude et son sourire. « Mademoiselle Newcombe je présume? Vous pouvez allez-vous assoir avec mes gamins à l’intérieur. Je dois virer des putains de vidanges de ma propriété. Liam il y a une cafetière pleine et tu peux servir mademoiselle et Mia. » Je tourne mon attention vers les journalistes qui semblent faire une compétition pour savoir qui va avaler le plus de mouches avec leurs tronches béantes.  « Vous tous les fouilles-merdes de mon cul ratatiné vous allez virer vos pompes pleines de merde de mon terrain.» Un  journaliste essaya de parler de liberté d’expression. Houlà il vient de s’enfoncer dans la merde et par-dessus la tête.  Je m’avance alors à grand pas comme un sergent-instructeur et lui gueula à quelques centimètres du visage.  « TU ES CON OU TA MÈRE T’A BERCER TROP PRÈS DU MUR? DE UN VOUS ÊTES SUR UNE PROPRIÉTÉ PRIVÉ. DE DEUX J’AI COMBATTU POUR QUE TU UTILISE TA NOM DE DIEU DE LIBERTÉ D’EXPRESSION. JE DÉFONCAIS À LA BAIONETTE DES BRIDÉS DANS LA JUNGLE ALORS QUE TU SAUTAIS D’UNE COUILLE À L’AUTRE DE TON FOUTU GÉNITUER DE CONSANGIN!  IL AURAIT DÛ FAIRE UNE TÂCHE DANS LES DRAPS AU LIEU DANS LA SOCIÉTÉ CE CONNARD EN PUISSANCE MILLE! »  Je me fais violence pour me calmer. J’ai une invitée et mes gamins je les entends rigoler comme des perdus dans le bois. Un nouveau signe de tête sans équivoque et je pointe la limite de ma propriété. « Et de trois vous faîtes de l'harcellement à mes gamins et la demoiselle. Je vous laisse juste à dix pour foutre le camp sinon je sors avec mon calibre douze au gros sel pour tirer dans le cul des saloperies des vautours que vous êtes… Je me sens menacer et surtout dégouter par votre présence de merde! Et foi de Wilson ça va arriver. » J’entends mon gamin dire que Silas Wilson est un homme de parole et les plus vieux deviennent blanc comme des sous-vêtements de nonnes. Ils connaissent ma putain de réputation de médaillé de la Victoria Cross, de vétéran dur à cuir qui en foutait sur la gueule de la Faucheuse et de mon humeur d’ours mal léché et vindicatif qui agit après la sommation. Je lève alors un doigt pour enclencher le décompte avec un sourire mauvais qui leur demande de rester pour la distribution gratuite de plomb!

@Olivia S. Newcombe

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Olivia S. Newcombe
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Olivia S. Newcombe
Ven 6 Déc - 16:31
bed and breakfast

Et qui a gagné le droit de faire une balade dans un bled de bons culs terreux ? C’est bibi ! Je vous avoue que j’y suis allée en trainant des pieds, mode punition. Mais finalement, c’est cool. Le shérif et son adjoint sont sympa, l’ambiance me rappelle celle de mon enfance, même pour ce qui est des regards bizarres. Il y a des choses comme ça, qui ne changeront jamais. Ça, j’y fais même plus gaffe. Il y a des choses bien plus passionnantes sur lesquelles s’attarder et moi, j’aime pas me gâcher la vie. De toute façon si je me morfondais ça changerait quoi ? Je vais pas me mettre à bronzer, ma peau ne supporte pas les UV. Faire une couleur ? Pourquoi faire ? Je kiffe mes cheveux blancs. Mes yeux sont irisés de rouge, et bien au moins je suis originale. Mon père me l’a toujours dit et mon père, il a toujours raison ! Mais bref, revenons à nos moutons.
Je suis donc dans plouc city pour une histoire de meurtres un peu sordide et surprenante par ici. D’où ma venue. Et forcément, ça intéresse les journaleux qui n’ont pas grand-chose à se mettre sous la main. Ils me font chier depuis que je suis là. Alors quand on quitte le bureau pour se rendre chez Liam, parce que pas d’hôtel, ils nous suivent comme une nuée de mouches. On en plaisante en voiture et Liam dit qu’ils vont être bien reçus. Si j’ai bien compris, le beau mâle vit encore chez son grand père. Je le charrie un peu là-dessus et à l’arrivée je peux voir, le Wilson senior bien calé sur ses jambes sur sa terrasse. Il a pas l’air commode ! Mais je m’attarde surtout sur l’autorité qui se dégage de lui. Il me rappelle le grand-père de Nolan. Le même genre d’homme. Je souris avec le sentiment qu’on va se marrer ce soir et sors de la voiture, escortée par mes gardes du corps improvisés. Un journaliste m’approche quand même.

« Ah oui ! j’ai bien une info à vous donner. Attendez… »

Je fais mine de chercher dans ma poche et quand je ressors ma main je lui fais un doigt. Ce petit jeu m’amuse beaucoup et je me fais entraîner par Liam vers les marches de la grande maison de famille. Là, personne n’ose suivre. Senior connait mon nom, j’hoche la tête pour confirmer mon identité.

« Mr Wilson. »

Il m’autorise à entrer et je souris. Je suis VIP dis donc ! Hop ! Je suis les gamins à l’intérieur tout en riant à ses propos. Une fois dedans je me laisse guider vers la cuisine d’où l’on entend très bien le maître des lieux recadrer les reporters.

« Il est toujours comme ça ? »

Gratiné, mais j’adore ! Je ne suis même pas capable de boire le café qu’on me propose tellement je me marre comme une baleine. Le décompte est lancé et on finit par entendre les voitures décamper. Silas, donc, revient et je le regarde, impressionnée. Et je lui tends la main pour me présenter vraiment.

« Liv. Merci de m’accueillir. Vous les avez bien mouchés ! Je peux vous appeler si j’ai un souci un jour ? »

Je lui fais un clin d’œil. Oui il a l’air bien renfrogné, mode ours mal léché, mais ça sent l’homme de principes et de valeurs. Ça se perd.
Mia propose des cafés et sans gêne, je lance :

« Vous n'auriez pas autre chose ? Plus corsé. Après cette journée de dingue, il me faut trinquer ! »

Quitte à passer pour la pilier de comptoir. En même temps, je bois du café que pour mes nuits d'insomnie au taf, quand j'enchaine au minimum 48h.

@Silas Wilson

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Schizo

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Silas Wilson
Sam 7 Déc - 23:11
bed and breakfast

Je grogne de mécontentement quand j’ai cinq doigts dans les airs et que mon regard d’acier bleuté intimidant et glaciale arpente mon domaine. Les voitures ne sont plus qu’un souvenir, le nuage de poussière et l’odeur de trouille des fouilles-merdes flottent encore dans l'air. Bordel de pleutres qui n’ont rien dans le slip. J’aurai bien attendu la fin pour me moquer de la sommation, mais j’étais à deux doigts d’allé chercher mon douze au gros sel pour leurs apprendre la politesse. À l’intérieur mes gamins disent que je suis un peu à la traine d’habitude je suis plus vindicatif et acerbe. Si j’avais entendu ces conneries, je les aurais parlés du pays. J’entre dans ma demeure avec mon vieux Rusty qui me suit comme ma putain d’ombre. Je peux enfin regarder plus attentivement mon invitée et heureusement que mon visage est habituer d’être un roc de colère que là je serais bluffer totalement. C’est une vampire ou quoi? Mais elle est très jolie, un sourire qui ressemble à un putain de levé de soleil. Elle est pâle comme la mort, mais j’ai souvent dansé la valse avec la Faucheuse avant de lui faire un doigt d’honneur qu’on j’aime bien. Miracle elle parvint à m’arracher un sourire singulier et crâneur avec un fond de politesse. C’est plutôt rare qu’à mon âge de vieil ours mal léché qu’une belle créature me fasse un clin d’œil et ça me procure un putain de velours. En tout cas le verre de lait ambulant rentre rapidement dans mes bonnes grâces et c’est un putain d’exploit. Et elle me fait rire franchement quand elle demande du corsé. Je laissai sa main gracile que je viens de serrer de manière honnête et fais un hochement de tête approbateur. «  Mademoiselle Newcombe j’adore votre putain de style. Une femme qui n’a pas la langue dans sa poche et qui sait ce qui veut c’est rare de nos jours. Un bonheur de l’irlandais comme j’aime ça vous dit? » Dis-je de ma voix rauque nuancé par la virilité et une accoutumance au tabac depuis toujours.  Je lance un regard exaspérer à Mia pour lui faire comprendre que ma pique était bien pour elle. Bordel de merde mon gamin est fou d’elle et elle ne fout pas plus loin que son nez. Aussi Liam devrait foncer et ne pas attendre comme un abruti de première la gueule ouverte. Je me dirige vers le comptoir de ma démarche sur et droit. Je suis un vétéran d’un nombre de putains de guerre et le jour que je vais marcher comme la jeunesse doré, je me flingue.

Je sors une tasse de l’armoire et une vieille bouteille que je dois souffler dessus à cause de la poussière. Tiens la radio de mes gamins résonne. Un accident un peu plus loin. Un con qui à happer le kangourou. Ils me souhaitent bonne soirée ainsi qu’à Blanche-Neige. Je ne peux m’empêcher de rigoler de faire un sourire satirique à souhait. « Si le pauvre animal est pas en état, hésiter pas à le flinguer. Pour le kangourou je suis sûr qu’il va bien aller. C’est solide comme un Wilson ces bestioles-là. »  J’aime plus les bêtes que les hommes c’est un fait. Et un connard qui frappe une bestiole avec son tacot doit être aveugle ou bien demeurer. Comme un putain de majordome anglais, avec l’accent et le balai dans le cul en prime, je présente la bouteille. Un pur malt de 1968 d’Irlande. J’ai une planque pour les bonnes années et c’est juste à moi et ceux que j’aime bien. « L’année de cette bouteille vous va demoiselle? Un peu de café ou bien on sort les verres et les glaçons? Aussi pour le repas du soir potage à ce qui reste et soit un rôti dans sa sauce ou poulet rôti avec sauce BBQ épicé. Le tout accompagné de pommes de terre et salade qui vient de mon jardin.» Je lui sers sa boisson en rigolant un peu de mon imitation. Je reviens vite à mon ton lent et rauque de bouseux Australien. « Pour dessert pouding au chocolat et glace à la menthe. Bordel on est bien dans le trou du cul du monde mais on aime bien manger. Parole d’Homme. » Je mets le plat au four rapidement et déjà ma vieux cabot se lèche les babine. Il mange bien des croquettes, mais à chaque soir je partage mon repas avec lui. Ensuite je l’invite à passer au salon. Un vieux décor qui me plaît, qui me rappelle ma Mary qui est partie trop tôt. Année 80 à l’honneur, mais les meubles sont robustes e confortable malgré leurs vieillesse. Un peu comme moi quoi. Je lui désigne le fauteuil de mon amour, oui d’habitude personne ne peut poser son cul dessus mais je fais une exception. Je démarre le tourne-disque pour une sélection de musique ancienne mais douce que j’aime bien. On est loin du raffute du rap et du métal qui n’est que du putain de bruit pour ma gueule.  Au mur bien des photos de mes gamins et ma Fierté, de mon anges et de mon passé à foutre des corrections à des connards qui ont cherché un peu trop mon Australie bien-aimé! Ma Victoria Cross et autres médailles de bravoures et de n’importe quel actes que j’ai juste fait mon bordel de boulot repose sur une table d’appoint. « Vous avez juste à m’appeler si un con essaie de vous faire chier et je vais lui écraser les couilles si il n’entend pas raison. En passant ça vous dérange de passer au Tu? Car à chaque fois que j’entends vous ou monsieur Wilson ça me pue au nez et je me tourne de bord pour voir surgir mon paternel. C'est Silas, Papy, Pitbull ou bien Gunny pour les gens que j'aime bien. » Je bois une gorgée de mon bonheur de l’irlandais et la chaleur se repend dans mon estomac. Bordel que je suis bien. Je claque ma langue de satisfaction et je me cale dans mon fauteuil. Mon regard d’acier bleuté détaille la jeune beauté et je lui demande tout bonnement. « Bordel le coup du doigt était bien envoyé. Le gros porc avait la gueule grande ouverte et j’ai compté trois mouches qui sont entré. » Je me penche un peu vers l’avant, signe que je suis interreser par ce qu'elle à me dire, et parle de ma voix rauque et viril. «  Ça vous arrive souvent que les journalistes te collent au train comme des putains d’hémorroïdes?  Tu es bien dans les morgues Liv? Je comprends tu dois avoir la sainte paix et pas de poursuite de tes clients si tu rate un truc comme les connards de blouses blanches dans les hostos? » Je lui fais un clin d’œil complice pour la mettre à l’aise malgré mon côté rustre et acerbe.  J’ai bien son caractère et si ça continue elle va avoir un surnom, chose que je fais rarement. Rustty appuie alors sa tête sur la cuisse de Flocon et je souris encore plus. Mon vieux caboit sait reconnaître les perles de ce monde et je crois que Flocon ça lui va comme un gant!


@Olivia S. Newcombe

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Olivia S. Newcombe
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Olivia S. Newcombe
Jeu 19 Déc - 17:13
bed and breakfast

Il a l’air bien renfrogné le chef de famille mais quelque chose chez lui me plait. Je suis comme ça moi. C’est pas que je juge, c’est que j’arrive vite à me faire une opinion et quand je sens pas la personne je cherche pas plus loin. Lui, je l’aime déjà bien. Et en plus je le fais rire, ce qui doit pas être une chose facile alors je me la pète intérieurement. Et quand il me complimente, je souris de toutes mes dents. Bien blanches, comme moi !

« Je dis jamais non à un bon cru ! »

Si en prime il me prend par les sentiments. Attendez, je vous vois venir mais non je ne suis pas alcoolique. Je peux rester des jours sans boire ne serait-ce qu’une bière, mais j’aime me détendre et faire la bringue. J’ai un boulot bien stressant même si les gens imaginent que c’est pépère donc je le mérite. Bref ! Je ne le quitte pas des yeux quand il sort une tasse et une bouteille qui a du vécu. Mes yeux pétillent autant que certaines nanas devant des Louboutin. Je suis épicurienne, j’aime les plaisirs directs, pas matériels. Le moment, presque solennel, est interrompu par la radio du shérif. Accident, Liam et Mia doivent partir. Heureusement que je suis ni timide ni flippée car je vais me retrouver seule avec Mr Wilson et son chien. A sa vanne pour le conducteur, je rigole et je me dis que je vais passer une super soirée. Je leur souhaite bon courage en ajoutant, amusée, que je bosserais pas sur ce cas. Je compte bien profiter de ma soirée à la campagne.
Ils partent et je me tourne vers mon hôte, qui me présente la bouteille façon Alfred dans Batman. J’adore ! Je souris comme le joker, l’air sadique en moins.

« Je vote pour les verres et les glaçons, le café plus tard ! Et pour le repas, vous me gâtez ! J’en salive d’avance ! »

C’est vrai qu’à la maison, je suis plus habituée à prendre des trucs sur le pouce. On doit avoir les cartes de fidélité de tous les resto qui livrent. Il me sert le verre que je prends mais j’attends pour boire. Je le laisse mettre le plat au four et le suis au salon.

« Y’a pas à chier, à la cambrousse on fait pas de chichi et je vais repartir avec trois kilos !»

Sans surprise, la déco est à l’ancienne. J’ai l’impression de replonger dans mes tendres années, quand je vivais chez mon père. Il n’avait rien voulu toucher de la déco de ma mère, sans doute qu’il avait l’impression qu’elle était encore un peu là. Je m’installe sur le fauteuil qu’il me désigne. Je vois qu’il ne doit pas être utilisé souvent alors je fais attention de ne rien renverser dessus. Pas que je sois spécialement maladroite mais manquerait plus que ça. Il met de la musique sur un tourne disque, je ferme les yeux pour apprécier le crépitement particulier des vinyles. Quand je les rouvre j’observe un peu les lieux, sans paraître intrusive. Beaucoup de photos, médailles, souvenirs. Il relance la conversation et je souris encore. Je vais finir par avoir des crampes.

« Ok, alors si on est intimes, appelle moi Liv. »


Je lève mon verre pour un toast sans claquement de verre et goute le nectar qui vient vite enflammer ma gorge mais quel délice. Il reparle de mon doigt et je hoche la tête d’un air satisfait.

« J’aime bien faire ce genre de coup. Après, je suis pas souvent harcelée non plus. Les journaleux s’attaquent plus aux flics qu’à nous. »

Je reprends une gorgée qui me provoque un petit murmure de plaisir.

« Délicieux. Je voulais être chirurgien mais je trouvais pas la spécialité qui me convenait. Et puis un jour, révélation. Je suis bien dans les morgues, les morts ne sont pas trop contrariants. Y’en a qui trouvent ça bizarre et faut avoir l’estomac bien accroché, mais j’ai pas de souci de ce côté-là. Après c'est pas ce qu'il y a de mieux pour la drague mais je suis plus à ça près ! »

Le chien vient me faire un câlin et sans réfléchir je lui caresse doucement la tête, le gratouillant de temps en temps. Je me sens bien ici.

« Pourquoi Gunny ? Un rapport avec la gâchette ? En tout cas Silas c’est un beau prénom. Et lui, c’est quoi son p’tit nom ? Y’a de belles photos ! Tu en prends encore ? »


Je suis certaine que celles où il n’apparait pas sont de lui.

@Silas Wilson

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Silas Wilson
Dim 22 Déc - 17:27
bed and breakfast

Bordel de merde que je me sens bien à cet instant. Ça ne me tente pas d’être le vieil ours mal léché, le sénile d’irlandais têtu et soupe au lait. À part les miens, personne n’a réussi à me faire sortir de mes putains de retranchements émotionnels de mon cul rachitique. Cette vampirette au teint de neige a réussi à me mettre dans sa petite poche. Elle est joyeuse, direct, sans gêne et surtout franche. Pas un putain de masque comme les connards de la ville. Pour faire bonne mesure à la fin de ses questions je grogne un peu pour la faire sourire et je porte ma main à mon vieux palpitant. Tout doucement je rigole un peu et me penche pour aller chercher une boite de souvenirs. Mais comme de raison en me pliant on entend mon squelette de papy craquer joyeusement pour me rappeler que je suis un vieux croulant de mes deux. Jurant entre mes dents, quelques mots qui friseront un con de marin par le sens acerbes et francs, je me redresse en secouant la tête. « Putain de vieux planché qui craque à rien. Ce n’est pas le vieillard à moitié sénile qui se désosse vu? » Dis-je avec un clin d’œil espiègle et surtout complice comme nous avions gardé les cochons ensemble.  Je dépose le carton sur les genoux de Liv et je lui fais signe d’ouvrir. Elle me semble vachement curieuse donc je suis persuadé qu’elle ne va pas se faire prier. Comme d’habitude je suis direct et franc comme seul un irlandais doublé d’un bouseux d’Australien sait l’être. « On est fait pour s’entendre Liv. Mon estomac doit être encore dans la jungle du Vietnam piqué sur un piège à la con et mon foie oublié dans un bar quelque part sur le globe. Et si la jeunesse doré s’arrête au métier pour draguer une demoiselle, bordel ils sont cons comme des balaies! Parole d’Homme. »

Elle découvre en ouvrant le vieux carton une multitude de photographies et un vieux Nikon dans son étui de cuir élimé par plus de quarante ans de chaulage dans mes déploiements. Je prends l’appareil lui laissant le loisir de fouiller à sa guise. Bordel personne à part ma famille à pu voir cette facette de moi.  Sortant l’appareil de son étui je nettoie l’objectif avec un chiffon doux.  « Bordel Liv tu semble me comprendre et même mon gamin se demande encore comment je pense. Oui tu as raison j’adore la photo. Bordel j’ai acheté mon Nikon avant de me faire balancer au Vietnam. J’adore prendre des portraits de paysages entre deux putains de patrouilles et avoir remis à sa place un connard ou deux. » Je lui explique quelques photos qu’elle me présente, les types de mon unité, les zone de guerre et ceux de ma jeunesse avec mon ange. Je n’ai pas honte de l’admettre, mais malgré mon air taciturne et ma langue qui crache les quatre vérités aux gens, j’étais assez beau pour détonner quelques têtes.  J’ai perdu un peu de muscles, mais je suis encore solide grâce à ma putain de ferme que je fais tourner tout seul. Je la fais rigoler avec les conneries de jeunesse et je hoche la tête prêt à répondre à sa question.

« Après le cour de bleusaille me voilà dans le trou du cul de la jungle en train de combattre des putains de bridés en pyjamas noirs. J’ai été blessé plus souvent qu’à mon tour, mais je restais à combattre et gueuler des insultes à des types qui ne comprenaient rien. Au moins ça remontait le moral de mes compagnons qui m’ont surnommé «Gunny Highway». » Je fais un clin d’œil complice et surtout espiègle comme un foutue écolier qui vient de voir dans le décolleté de sa maitresse d’anglais. « Oui tu as raison pour la gâchette car avec un putain de flingue en main je distribue des pruneaux comme à Noël. Après quand je suis à sec je continue à provoquer les guignols en les insultants et les traitants de noms d’oiseaux. J’ai même lancé des pierres pour les enrager pour te donner une putain d’idée. » Ça lui donne une idée du connard de trouffion que je suis. Un courageux qui envoie chier la Faucheuse à tour de bras. « Après c’était Pittbull Wilson quand je suis devenu sergent. Disons qu’avec ma gueule d’amour j’étais le genre de type qu’on n’avait pas envie de faire chier. » Je lui montre les médailles et soupire doucement. « C’est des putains d’hommages pour mes frères d’armes qui ne sont pas revenu. Moi j’ai juste plus de chance et surtout je suis tellement têtu que Dieu et le Diable se dispute pour savoir qui ne va pas m’avoir dans leurs plan de merde. » Je me tapote le nez complice et je rajoute en souriant comme un joueur de tour fier de sa farce. « Si tu es gentille Papy va te raconter quelques trucs qui lui est arrivé. Comme dire ses quatre vérités au Premier Ministre de mon cul et l’arrivée de Rusty le clébard qui te fait les yeux doux. Tu sais qu’il est un bon juge pour reconnaître les gens biens dans ce monde? Et il t’adore. » Je rigole tout doucement. « Tu es bien la première qui aime mon prénom à part ma défunte femme. Mais je peux te demander un truc? » Je n’attends même pas son accord car à mon âge on est pressé de faire les trucs avant d’aller engueuler notre Créateur.  « Tu sais qu’on a pour habitude de donner des surnoms au gens. Moi quand je t’ai vu c’est Flocon qui me vient à l’esprit. Oui tu as la peau blanche, mais tu as un bon caractère et tu m’as amadoué pour que je ne grogne pas trop. Donc c’est unique ce genre de personne pour moi, Comme un Flocon c’est unique, tu es unique pour le vieux con que je suis. » Je me redresse alors subitement et je lui lance un cheese pour la faire sourire. Je prends sa photo et fier de moi je tapote mon appareil. « Je prends en photo seulement les gens qui ont su me sortir de ma carapace. Quand elle sera développée je te l’envoie avec une lettre et comme ça on pourra se donner des nouvelles. » Voilà je vais voir ce qui se passe car j’ai jamais été si joueur avec une personne que j’ai rencontré il y a à peine une heure. « Tu peux m’appeler comme tu veux, mais j’aimerais bien te connaître. Car tu me semble passionnante et tu n’as pas ta langue dans ta poche!  »


Jeune
jeune
Piitbull
Sergent
Soldat
Silas et Mary
Quelque temps avant départ de Mary, réception par le Premier Ministre
Nikon 1970


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Olivia S. Newcombe
Lun 6 Jan - 14:33
bed and breakfast

On m'a souvent sorti que j'avais un problème avec les conventions sociales. Je ne suis pas d'accord. C'est plutôt la majorité des gens qui se foutent trop de limites. Tant qu'on le fait pas pour être méchants, où est le mal à dire ce qu'on pense et à faire ce dont on a envie ? Quand un mec me dit qu'il va payer, je ne fais pas genre que je veux qu'on partage. Quand quelqu'un me dit de le tutoyer, je fais pas mine que ça me gêne. Quand un truc me fait chier, je ne fais pas de sourire en serrant les dents. Je suis comme ça. A prendre ou à laisser. Et c'est certainement ce qui fait qu'avec Silas ça accroche. Il va chercher une boîte et comme ses articulations craquent, il accuse son plancher. Je mime que je ferme ma bouche et l'ouvre finalement.

« C'est ça les vieilles bicoques ! »

Il revient avec un carton qu'il dépose sur mes genoux et je suis excitée comme si c'était un cadeau de noël. Je suis curieuse et dès que j'ai son feu vert, je dégoupille. Mais même si je suis pressée, je sors avec délicatesse les précieux trésors.

« Oh mais les vrais hommes, c'est une denrée trop rare de nos jours. »

Et puis les histoires d'amour c'est le cadet de mes soucis. J'ai essayé les femmes aussi, depuis longtemps, et j'en suis venue aux mêmes conclusions : tous aussi chiants.
Retour aux photos et au vieil appareil sous mes yeux qui pétillent comme du champagne. Ou comme si j'en avais abusé. Je suis Silas du regard quand il prend l'appareil et reporte mon attention sur les photos. Là, je sais bien qu'il m'ouvre sa vie, son cœur, son âme et ça me touche. Ce qu'il me dit en plus, me fou les larmes. J'en ai des frissons, je ne sais même pas pourquoi ! Je bois ses paroles comme ce bon whisky.

 « Putain !!! Tu étais CANON !!! J'en veux bien une pour mes nuits sans sommeil !»

Bah oui fallait que je le dise. Je le regarde et il a encore ses beaux traits même s'ils sont ridés aujourd'hui. Silas est ce que j'appelle un vieux beau. Je souris et l'écoute me parler de celles en tenue militaire. Je l'imagine très bien gueuler avec son vocabulaire plus que varié. De là il m'explique pour ses surnoms.  

« Tu devais être un sacré numéro ! »

Il me montre ses médailles que j'effleure du bout des doigts avec respect. La suite me fait rire.

« Oh oui ! J'adore les histoires ! »

Je refais un câlin à ce bon vieux Rusty qui ne demande que ça. Je hoche la tête, pas besoin de lui dire si je suis d'accord pour les questions de toute façon, je sais qu'il la posera. Un sourire sûrement niais mais ravi s'étire largement sur mes lèvres. Je lui mets une petite tape sur l'épaule.

« Silas, chercherais -tu à me charmer ? Flocon ! J'aime ce surnom ! »


Photo ? Je pose avec Rusty en lui tirant un peu les babines pour qu'on ai l'impression qu'il sourit lui aussi. Il m'en lèche les doigts.

« J'ai hâte de voir ça ! Tu sais, je crois que j'ai pas reçu de courrier depuis une éternité. A part les factures ! »

Je regarde les dernières photos.

« Ta femme était magnifique aussi. Vous deviez faire fureur ! Je n'ai eu que deux vraies histoires... Mais aujourd'hui, faut dire ce qui est, on ne cherche plus trop à ce que ça fonctionne. Génération kleenex ! Ouais, parce qu'on a zappé aussi les bons vieux mouchoirs ! »


Je prends une gorgée de ma boisson et range précieusement les photos dans la boîte.

« T'as du avoir une sacrée vie ! Même si j'ai des petits enfants un jour, je suis pas certaine d'avoir autant de choses à raconter. Quoique je pourrais t'en raconter de bonnes qui nous sont arrivées à la morgue ! Une fois, le mec n'était même pas mort !!! »

Je sens qu'on va avoir plein d'anecdotes à se raconter et que la soirée va être géniale ! évidemment, quand mon estomac criera famine, je préviendrais Silas. Parce que j'ai toujours l'eau à la bouche du menu qu'il m'a proposé. Et puis, j'avoue que quand je le regarde, je revois le jeune homme et l'homme qu'il a été, ça me perturbe complet !


@Silas Wilson

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Silas Wilson
Jeu 16 Jan - 22:27
bed and breakfast

Tout en rangeant mon vieux Nikkon je rigole tout doucement. Je secoue la tête et lui dit avec franchise qui me caractérise si bien et surtout qui trahit le putain de sang irlandais qui me coule dans les veines. « Je dis ce que je pense. J’ai perdu mon putain de filtre quand j’étais un môme avec mes frères. Nous étions les Wilson, bordel les gens nous respectaient et seuls les demeurés essayaient de nous chercher des poux. » Je lui fais un clin d’œil aussi espiègle qu’un foutu écolier qui vient de faire la bêtise du siècle. « On m’a surnommé de bien des trucs, mais charmeur c’est bien la première putain de fois. » Je la regarde ranger mes vieilles photos avec soin et je ne peux que la respecter d’avantage. Bordel de merde je l’aime bien cette femme. « Je suis pas trop instruit et écrire me prend du temps. Mais promis tu ne vas pas avoir une putain de facture pour avoir logé chez moi! » Je me tourne vers le portrait de ma Mary qui trône dans le salon et mon regard d’acier bleuté devient nostalgique et surtout un tantinet triste. « Je suis peut-être loin d'être la jolie petite gueule des environs mais saches que la plus formidable des femmes de cette planète m'a pris pour mari. Il a fallu que j'y mette du mien mais c'est la meilleure chose qui m’est arrivé. Parole d'Homme. C’était elle qui été la beauté entre nous deux. Moi j’étais le cauchemar des connards. » Quand elle parle des relations jetables de la jeunesse dorés, je souris et sors mon mouchoir en tissus. « Tu vois je suis de la putain de vieille école. En tissus et de mon temps on fessait face à tout à deux. Bordel on arrangeait ce qui clochait et on ne passait pas au suivant sans soucis. » Je prends le carton et sors une photo que je lui tends avec un clin d’œil espiègle. « Toi aussi tu es pas mal. Bordel que les gens d’aujourd’hui passent à côté des perles sans s’en rendre compte. Tu es drôle, belle et tu as su tenir plus que dix minutes près de Pitbull Wilson. Et que j’apprécie une personne si rapidement c’est un putain d’exploit qui doit être dans le con de livre Guinness. Tiens tu voulais des photos de moi… Une c’est fait par Aria ma petite fille. Elle essaie de me faire avaler que j’ai toujours gardé ma gueule de porte-bonheur et l’autre tu semblais bien l’apprécier. » Deux photos s’échangent de main. La première faite par un ordinateur avec ma gueule d’aujourd’hui et moi qui se tient derrière moi. C’est chelou je sais. Et l’autre ben c’est une sexy de l’époque. Flocon semble avoir apprécié la vue alors autant qu’elle l’emporte. Je range mes putains de souvenirs et je l’invite d’un geste de tête à m’accompagner à la cuisine. C’est beau discuter, mais les putains de pommes de terre ne vont pas s’éplucher tout seules.

Faisant une grande enjambée pour me placer sur le flanc de la jeune femme, je tir la chaise comme le ferait un homme ayant eu quelques putains de leçons d’un civisme disparut depuis longtemps. Ensuite une serviette de table se matérialisa sur les genoux de Liv et  j’ai un de ces sourires blasés et complices à la demande son invitée. « Tu es bien sûr Flocon? Je ne veux pas te voir piquer du nez dans ton assiette pendant que je te raconte ma vie désuète. Je suis sûr qu’un singe qui balance sa merde est plus divertissant que moi. J’avoue qu’un macchabé qui se relève comme Lazare à la morgue ça doit être vachement comique. »  Je sers une nouvelle dose du bonheur de l’irlandais et je vérifie la cuisson du plat principale. « J’ai grandi sur une bon Dieu de ferme. Mon père et ma mère m’ont élevé, moi et mes dix frères et sœurs. Mes parents étaient les deux Irlandais de souche immigré ici. Donc ça te donne une idée du brasse-camarade si on marchait ou pétait de travers. » Les légumes sont couper à la vitesse de l’éclair. Un ancien soudard de l’armée et un cultivateur comme moi on sait manier le couteau bordel de merde. « On était les Wilson, une famille que personne essayait de nous faire chier et on était respecté. En plus j’ai une éducation à l’ancienne, genre offrir le bras et tirer la chaise. La génération d’aujourd’hui pense juste à parler au cellulaire et arranger des baise-o-drome.  J’aime mieux avoir le civisme et une courtoisie, rouillé je sais t’en fais pas, sans rien attendre en retour que juste dire que j’ai une grosse pendule qui veut marquer le tour de minuit et si la femme ne semble pas intéresser passé au suivant. » Je place l’accompagnement et la soupe sur le feu et revint m’assoir devant la jeune femme au teint de lait. Bordel elle est juste magnifique et pétillante la demoiselle. « Je ne suis que polie avec les rares personnes que j’apprécie et je crois que tu la dixième hors de ma famille que je n’envoie pas paître aux quatre mots. Donc c’est un honneur de te connaître Liv. »  

Soupirant doucement je pointe mes putains de décorations de l’armée. Des actes de bravoures et de courage face à l’ennemi symbolisé par des bouts de ferrailles et de syndromes post-traumatiques qui me collaient au cul  lors de mon sommeil. Seule Mary semblait avoir le pouvoir de dissiper mon angoisse au réveil. Une certaine tristesse et une mélancolie certaine se déposa dans mon regard d’acier bleuté, ces yeux qui en avait assez vu pour remplir trente vie. « À seize ans je me suis enrôlé dans l’armée pour partir au Vietnam. Mon frère devait être enrôlé et j’ai pris sa place. Putain bordel de merde heureusement que le type de l’enrôlement à manquer le jour de la distribution de l’intelligence. J’étais une grande brindille sèche et nerveuse et déjà j’avais la gueule sérieuse et taciturne des hommes Wilson. Mon regard se fait alors lointain, revoyant des scènes d’une vie de combat acharné. « Après le cours de recrue me voilà dans le trou du cul de la jungle en train de combattre des putains de bridés en pyjamas noirs. J’ai été blessé plus souvent qu’à mon tour, mais je restais à combattre et gueuler des insultes à des types qui ne comprenaient rien. Au moins ça remontait le moral de mes compagnons. »  Un mince sourire nostalgique casse mon air revanchard et sévère que je perfectionne depuis toujours. « J’ai rencontré Paul Keating et Malcolm Turnbull aussi. Ce faux-cul à la face flasque de Keating m’a remis la Croix de Victoria pour avoir fait mon job sur une putain de colline. Je ne veux pas te casser les oreilles avec mes souvenirs du front. »La petite curieuse me fait un regard que je ne peux esquiver et je me lance. « Un groupe de Viet gong nous est tombé sur le poil pendant une patrouille. Putain de merde on s’est fait allumer. Des douze gars il ne restait que trois qui pouvait combattre. On s’est replier dans un vieux bunker sur une colline et ensuite après une journée de combat, ben je me suis retrouver le seul qui pouvait leur en mettre plein la gueule. Jim et Sullivan étaient blessé aussi donc ils s’occupaient des autres gars et essayait de rejoindre le Q.G. Moi je suis monté sur le toit avec ce qui nous restait et j’ai tenu une autre journée avant que des hélicos arrivent comme la putain de cavalerie du temps du Far West. » Je dépose mes mains sur la table, les jointures crispés et blanches de frustrations. « J’ai été blessé quatre fois en moins de 24 heures, mais j’ai serré les dents et continuer le combat. Les docs se grattent encore la tête pour essayer de comprendre comment j’ai fait. Mais la réponse est simple, Je suis un putain d’irlandais têtu et qui fait même chier la Faucheuse à l’occasion. Autour du bunker les gars des hélicos ont compté une cinquantaine de pyjamas noirs… Nous avons perdu Deuce, Kenny et trois bleusailles qui auraient dû m’écouter à la place de faire les putains de Rambo de mes deux. »

Secouant la tête, je sens une douce sollicitude près de moi, je ravale ma tristesse comme un grand garçon.  « Bref direction l’infirmerie où j’ai rencontré ma future femme. Mary aidait comme bénévole et elle avait cinq ans de plus que moi.  Elle était la première à me répondre, comme tu l’as fait, et j’ai adoré son caractère bien trempé.  On a compris qu’on était fait l’un pour l’autre. Bordel c’était la première femme qui ne s’enfuyait face à son regard intimidant et mon langage direct mais blessant pour les petites natures. Mais elle voyait un docteur, une putain de liaison construit sur le mensonge. Il était marié aussi, mais sa femme était dans un petit patelin loin de l’hosto et lui profitait du meilleur des deux femmes… Bordel de merde un pauvre connard comme j’aime fracasser à coups de poings. » Je souris méchamment et me lève pour servir la soupe. « Mary a mis fin à la relation et le con à avouer l’existence de sa femme et de son besoin d’évacuer le stress avec ma belle pour bien continuer à soigner les soldats blessés. Elle m’a avoué ce que ce salaud avait fait et malgré mes putains de blessures j’ai été le voir ce résidus de capote troué. Heureusement qu’il fut médecin comme ça il a pu se soigner lui-même après notre discussion. » Je sers la soupe et je devine que ma belle invitée veut en savoir plus. Je m’assoie et fait mine d’ignorer son regard suppliant. Bordel de merde si elle insiste trop je pourrais en faire des conneries pour elle. Comme j’ai fait pour ma Mary. C’est bizarre de ressentir le même attachement avec elle, moi qui croyait avoir enterré tout ça avec ma femme.

Une grimace de dégout apparut sur ma gueule austère et intimidante. « Un officier est venu un matin pour me dire que le président voulait me voir au  Parlement de mon cul pour me remettre une putain de médaille. Je l’ai engueulé comme du poisson pourri ce putain de bleu tout juste sorti de l’école d’officier débarquer. Je lui ai dit qu’il semblait si heureux de ça, ben qu’il y aille lécher le cul de ce Pinocchio de mes deux. Seul Mary m’a calmé et m’a forcer à accepter l’honneur vu que c’était aussi pour mes petits gars tomber. Quand j’ai pu prendre l’avion, deux mois après, j’ai demandé à celle qui sera ma femme de m’accompagner. Le président m’a remis la médaille et m’a demander si on allait gagner la guerre. J’ai répondu oui devant l’insistance de Mary et en serrant sa main humide et molle comme la raie d’une grand-mère de cent ans, je lui ai parlé dans le creux de l’oreille. Il a perdu son sourire dentifrice ce pourri juste à l’os. » Voyant l’envie de connaître les mots dans les yeux ensorceleurs de la jeune femme, j’ai un petit sourire blasé. « Je lui ai juste dis que si sa bitte était si petite que ça, il n’avait pas besoin de convaincre le monde d’en avoir une grosse en envoyant les fils de la nation se faire tuer dans une putain de boucherie qui sert à rien. Que s’il voulait prouver qu’il en avait une paire, il reviendrait avec moi et combattrai au front les bridés. » Je porte ma cuillère à ma bouche. « Pour Turnbull il m’a invité au Parlement à ma retraite pour souligner mon ouverture d’esprit pour les gens des minorités visibles et des femmes dans les forces. Un brave type qui a un sacré sens de l’humour ce Malcolm. On a bu quelques verres ensuite et on s’est taper une partie de bowling en ville et le vieux Steak house. Bordel Jim le proprio a failli crever la bouche ouverte en voyant mon invité. »

Finissant ma soupe je me lève pour sortir le plat de résistance du four. « J’ai resté dans l’armée et mystérieusement je suis retourné au Vietnam sans le président. J’ai passé ma vie à combattre partout et d’essayer de mettre du plomb dans la tête de mes petits gars à la place des balles de ceux qu’on combattait. Ensuite instructeur et là putain de retraite. »  Hochant la tête, je suis rudement satisfait du fumet du souper, je continue en déposant le tout sur la table. « Nous sommes mariés Mary et moi. Elle était douce et une droite d’enfer. Nous avons eu deuc fils. Les deux sont morts comme des efflures en faisant pleurer leur mère de leur vivant. Bande d’ingrats de mes deux. J’aurai dû faire des tâches dans les draps que dans la société. » Un véritable sourire envahit ma gueule de porte-bonheur. Au moins j’ai eu deux petits-enfants. Mon gamin Liam et ma Fierté Aria. Comme toujours chez les Wilson les hommes ont est des têtes de pioches et les femmes sont l’intelligence. » Mon regard déterminé se pose alors sur la jeune femme. « Ils sont devenu tout pour moi, à part ce satané sac à puce de Rusty qui va de quémander de la bouffe. Et Mia aussi je l’aime bien. Bordel si un truc leur arrive je dégomme séance tenante le fautif et je m’assurer que tous vont comprendre qu’on ne touche pas à mes gamins… » Je découpe une portion de poulet et de légumes savoureux pour la déposer dans l’assiette de son invitée. «  Je travaille ici, donne un coup de main à mes gamins et j’ai la putain de surprise de pouvoir partager un bon repas avec une perle. » Je fais un clin d’œil complice et me sers une assiette ainsi qu’un bol pour Rusty qui agite la queue avec enthousiasme. Je sors deux bières froides en canettes du frigo. « Maintenant que je t’ai bien endormi Flocon parle-moi un peu de toi. Car putain de merde je veux te connaître et d’habitude je suis plus du genre ermite. »


Photo:
 


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Olivia S. Newcombe
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Jeu 23 Jan - 16:32
bed and breakfast

J’aime les gens sans filtre. Ce n’est pas toujours facile mais simplement parce que la vérité fait souvent mal. Perso je la préfère aux ronds de jambes et autres mesquineries. Vous voyez les émissions où les nanas se disent que tout était trop génial puis ensuite foutent des notes de merde, bah trop de gens font pareil dans la vie de tous les jours et je ne supporte pas ça.
Je range les photos et on parle de s’échanger des lettres. L’idée m’enchante même si je suis une mise 2.0. Je souris rien qu’à l’idée d’ouvrir ma boîte à lettres le cœur battant. Il me parle un peu de sa femme, je suis son regard et le pose également sur la photo dans le salon. Est-ce qu’un jour un homme, ou une femme, pourrait parler de moi ainsi ? Je n’en ai pas le sentiment et je ne sais pas ce qui me rend le plus morose à cet instant. Ne jamais connaître ce genre d’amour ou savoir pertinemment que je ne le connaitrais pas ? Mais je souris finalement parce que ses mots m’y poussent. Je lui évoque les relations kleenex auxquelles ma génération a le droit. Tous coupables, je ne les blâme pas plus que moi en fait. Quand une relation me gonfle, je ne cherche pas trop à faire d’efforts. Et si l’autre pense que je vais lui courir après, je ne mange pas de ce pain-là non plus. Mais revenons à Silas qui me sort son mouchoir en tissu et me fais éclater de rire avant de me faire rougir. Si, si je vous assure ça m’arrive d’avoir des couleurs !

« ça c’est parce que tu m’as pas encore vue au réveil, avant le premier café ! »

Il me tend des photos. Celle pour laquelle j’ai craqué. Sérieux, c’est possible de tomber amoureuse d’une photo ?? Et un montage fait par sa petite fille. Je suis trop contente !

« Merci. Je plussoie Aria. Tu as gardé tout ton charme ! »

Je les range dans mon portefeuille, avec celles de mes proches. Oui, j’en ai sur mon téléphone mais ce n’est pas pareil. Quelque part, je suis un peu vieux jeu moi aussi. Je le suis dans la cuisine, il me tire la chaise et je pose mes fesses. J’ai envie qu’il me raconte les moments forts de sa vie, persuadée que ce sera intéressant. Est-ce que je suis sûre ? J’opine du chef. Il commence. Dix frères et sœurs ? La vache, je manque de m’étouffer. Je l’écoute et l’observe cuisiner. Jusqu’à ce qu’il se pose en face de moi et me caresse encore dans le sens du poil.

« Vu ce que tu me dis sur toi, tout l’honneur est pour moi. »
 

Je lui souris tendrement cette fois, c’est pas calculé, juste instinctif. J’ai même envie de le serrer dans mes bras mais je me retiens. Et puis il y a la table entre nous, je vais éviter de tout dégommer. Il reprend alors son histoire. J’essaie d’imaginer, je repense aux films tels que Platoon, ça m’en donne une vague idée car on sait tous que seuls ceux qui y étaient peuvent vraiment comprendre. Il veut esquiver un passage mais maintenant qu’il s’est lancé, j’en redemande. J’en frissonne. Il a la classe de ces héros qui ne le gueulent pas sur les toits et disent humblement qu’ils n’ont fait que leur devoir. Heureusement son récit embraye sur sa rencontre avec Mary. C’est aussi beau que dans Pearl Harbor. Il me sert la soupe, je l’en remercie mais je ne parle pas plus, je suis suspendue à ses lèvres comme une gamine qui écoute un conte de noël. Le passage avec le Président me fait glousser, il peut voir dans mon regard que je crève d’envie de savoir les mots qu’il lui a dits.

« Putain ! Bien envoyé ! »


Et comme on porte un toast, je goûte la bonne soupe. Je m’en lèche les babines. Il sort ensuite le plat, bordel ça sent bon. Deux fils, morts ? Je manque de m’étouffer. Il sourit pourtant. Je lui poserais la question plus tard. Il me parle de ses petits enfants. Liam que je connais, et Aria.

« Je te rassure. Y’a pas que ches les Wilson que les femmes sont plus malines ! »

Je lui fais un clin d’œil. Son regard déterminé se pose sur moi et je pourrais m’y noyer. Il m’arrive quoi, là ?! Je me concentre sur ce qu’il me dit et sourit. Il pense au pire, ça me rappelle mon propre père. Faut dire qu’ils savent l’un comme l’autre que la vie peut être une vraie garce. Je le remercie pour la suite du repas.

« Prêt ? »


Je m’ouvre la canette de bière et attend qu’il en fasse autant pour trinquer.

« A la rencontre de l’ermite et de la croque-mort ! »

Je prends une gorgée avant de me lancer dans ma vie peu trépidante.

« Je suis de la campagne aussi, mais fille unique. Je crois que mes parents ont trop flippé quand ils sont vu ma tête. Je suis de la campagne moi aussi. Petite, un des surnoms plus mignons que j’ai eus c’est Le fantôme. La binocle aussi car je suis myope comme une taupe ; ça va avec mon albinisme. Les enfants sont pas des tendres alors c’était victime ou bourreau et franchement, j’avais pas envie d’être le souffre douleur. J’ai appris à ne pas me laisser faire. Et j’aimais bien faire des conneries. Surtout avec mon meilleur ami, Nolan. »

Je sors une photo de mon portefeuille où on nous voit gamins, déguisés en super héros.

« On était fans des super héros. Je dois dire qu’on l’est encore. Tu peux regarder celle d’après, c’est nous avant qu’il parte à l’armée et moi en fac de médecine. Et celle d’après c’est avec ma petite puce, ma filleule avec sa maman. Moi, je me sens pas d’avoir un petit être qui dépende entièrement de moi, mais j’adore être marraine. »

Je soupire en souriant.

« Ma famille, c’est eux trois et mon père. Ma mère est morte quand j’avais quatre ans. »

Un psy dirait que c’est pour ça que je me vois pas maman, que je ne sais pas ce que c’est, blablabla.

« Mon père est un homme génial. J’ai jamais pu en trouver un aussi bien que lui, alors j’ai testé les femmes. Je comprends ce que les mecs nous trouvent. Mais là aussi, j’ai fait chou blanc. Enfin, j’ai eu deux belles histoires jusqu’à ce qu’elles tournent mal. »

Je hausse les épaules et reprend une gorgée avant de taper dans le poulet qui m’arrache un soupir de plaisir gustatif. Il lui faut peut être le temps d’encaisser que Flocon joue sur les deux bords. En fait je m’en fou du sexe, de la race, du physique. On pourrait presque dire que je suis pansexuelle mais toutes ces histoires de noms me fatiguent.

« Je t’ai dit qu’on aimait les super héros avec Nolan. Alors ado, j’ai pris des cours de boxe thaï et je pratique toujours. Personne ne m’emmerde deux fois. »

Petit sourire malicieux.

« J’ai un boss génial à la morgue. On est comme cul et chemise. Lui aussi c’est un inadapté de la société, sûrement pour ça qu’on s’entend aussi bien. Tiens, c’est lui. »

Je lui montre la photo de Ravi. On se demande souvent si c’est vraiment mon boss vu notre relation. Attention, rien de sexuel pour le coup.

« On bosse ensemble depuis plusieurs années. J’adore mon métier, aussi dingue que ça puisse paraître. Ce que j’aime le plus c’est travailler avec la police. Des fois on essaie de se la jouer Sherlock Holmes ! Surtout avec ce mec qui en fait n’était pas mort. Genre, je commence à l’entailler avec le scalpel et là je vois qu’il saigne. Imagine-le flippe ! Là on a vu que ses yeux bougeaient sous ses paupières. Il avait eu chaud le gars ! Mais bon, je veux pas te couper l’appétit ! C’est très bon d’ailleurs ! »

Je prends le temps de manger un peu. Je savoure le repas et l’instant.

« est-ce qu’il y a encore des choses que tu rêves de faire ? »

Photo:
 


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Lun 27 Jan - 20:09
bed and breakfast

Je secoue la tête en désaccord avec son toast. Je rectifie le putain de tir avec un clin d’œil complice comme je faisais à ma Mary. « A la rencontre du putain d’Irlandais morose et de la perle qui le croit pas. Bordel je suis plus vieux donc plus sage donc tu devrais me croire Flocon! » On entrechoque nos canettes et j’en bois une bonne rasade. Putain de Dieu et de ses lopettes en satins joueurs d’harpes de mon cul rachitique que ça fait du bien par ou sa passe! Je mange ma soupe en l’écoutant et rigolant tout doucement. Une fille de la campagne qui n’a pas peur d’en foutre sur la gueule et s’en laisse pas imposer. C’est plus une perle, c’est les joyaux de la couronnes cette nana. Surement que la jeunesse doré a peur de se faire envoyer paître et l’évite. Quand elle parle de Nolan je songe au doc qui a tiré mon gamin d’une merde pas possible. Enfin c'est vrai qu’il est comme moi et on fonce dans les emmerdes sans trop réfléchir. On doit user la chance des Irlandais à des limites pas possible. Enfin bref je regarde mes photos et je hoche la tête en voyant les deux gamins en Superman. « Tu sais pourquoi il portait ses caleçons par-dessus ses collants Superman? Ben il m’a fait chier et je lui ai dit ma façon de penser et je lui ai dit qu’il devrait se mettre ses sous-vêtements par-dessus comme ça il n’allait pas chier dedans… » C’est une véritable connerie mais on rigole et putain de merde j’adore sa façon de rigoler et ce sourire. Bordel si j’aurai 30 ans de moins et bien elle m’aurait charmé sur le champ.

Mais la prochaine me fait l’effet d’une bombe en plein tronche. Alors là je la laisse parler de sa famille et j’hoche la tête en signe de connaisseur. Je me lève et retire nos bols vides de la table pour arriver avec le plat principale. Poulet rôti, sauce et légume. J’en ai la bave au bec. J’hausse les épaules quand la belle me parle qu’elle a brouté le gazon et pomper des dards. Bordel pourquoi j’en serais offusquer. Je me suis battu pour la nom de Dieu de Liberté et chaque personne a le droit à faire ce qui lui chante sans problème. Juste à ne pas le faire sur ma ferme. « C’est très bien comme famille. La petite à l'air aussi adorable que sa mère, mais elles ne battent pas la marraine ça c'est sur. Parole d'Homme. Aussi j’adore qu’on te fasse pas chier deux fois. Moi d’habitude c’est juste une fois et ça s’arrête là. Boxe thai machin truc connaît pas. Nous c’était un style de combat « foutre sur la gueule juste à ce que l’autre tombe à terre » . Je dépose le tout sur la table et je prends un couteau pour couper la viande. « L’important Flocon c’est que tu es bien avec tes putains de choix. En passant je te comprends il n’y a rien de plus doux que le corps d’une femme dans tout l’univers. Et pour les mecs je n’ai jamais essayé car j’ai rencontré Mary. Mais une fois saoule je me suis réveillé avec la chèvre qui était la mascotte du régiment. Je ne sais pas ce qui s’est passé et après on s’évitait pour pas faire de putain de malaise. » Histoire vrai, mais c’était une connerie entre compagnons d’armes et Bicquette à dormi au chaud contre moi. Nouveau clin d’œil espiègle comme un con d’écolier qui va faire une bêtise. « Tu dois préférer la poitrine. En passant je parle du poulet pour éviter un putain de sous-entendu. Et les vieux on est des hommes, des gens qui savent ce qui est bien et on a encore un peu de galenterie. En plus on sait ce qu'on veut ou non.»

Je lui tends son assiette avec la partie qu’elle veut et moi je m’assoie après avoir fait le bol de Rusty. Et oui le sac à puce mange comme moi. C’est le privilège de ce con de clébard trop doux. « La table devait être pleine de merde après qu’il s’est chié dessus le bougre quand il s’est réveiller. Comme je t’ai dit mon estomac est sur un putain de piège dans la jungle donc j’ai des tripes en aciers. Je manque jamais de fer ça c’est sur et je coule vraiment du bronze. » Alors je lui désigne une photo en arrière d’elle. Elle peut voir son ami Nolan et mon gamin lors d’un jour de pause dans un poste avancé. Je rigole doucement. « Le monde est vachement petit. Je le connais un peu Doc. Putain de merde on peut dire qu’il a des couilles le type. » Alors que je bouffe un peu je prends un air pensif pour le truc des rêves. « J’ai pas grand choses que je veux Flocon. Aujourd’hui j’ai eu un bonheur en remettant à sa place un groupe de connards de première. Ensuite un autre en partageant ce repas avec toi. Demain tu vas me foutre supposément la frousse avant ton premier café. » Je mange quelques bouchées. « Mary voulait que je me dégote une autre femme. Car elle disait que j’étais un foutu de bon parti et un homme qui cache bien son bordel de jeu. Mais depuis son départ je n’ai pas trop cherché. » Je ne vais pas lui avouer que bordel je viens de flasher sur elle. « J’aimerais simplement que mon gamin habite ses testicules un peu plus et avoue à Mia qu’il est fou d’elle. D’être encore là pour la première danse de ma Fierté à ses noces. Tu sais que j’ai été son cavalier à son bal du lycée? L’enfoiré de fils de chienne a eu le culot de la laisser juste avant. J’ai revêtu mon uniforme de parade avec mes putains de médailles et je l’ai accompagné. J’ai vu le connard et il a quitté le bal pour aller changer de slip. Je l’ai juste causé un peu. » Une douce mélancolie passe brièvement sur ma gueule de porte-bonheur. « Je rêve de danser de nouveau un peu. À chaque jour on dansait Mary et moi avant d’aller dormir. Aussi elle me grattait ce bordel de point dans le dos qu’on n’est pas capable d’atteindre. Mais à chaque jour j’ai un petit plaisir et j’apprécie juste d’être encore ici à respirer le bon fumier de mes animaux. » Je la regarde alors avec sérieux et surtout une certaine douceur, comme je le fais avec les rares personnes que j’apprécie. « Et toi tu as un rêve, un truc que tu aimerais réaliser? Car si c’est pour tirer, chevaucher une vache ou bien un autre truc on peut voir ce qu’on peut faire. » C’est moi ou je suis devenu un putain de vieux gâteau?



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Mer 11 Mar - 12:15
bed and breakfast

En un rien de temps on est passés aux clins d'oeil et confidences. il y a des gens tu peux les voir des mois, des années et au final tu ne sais rien d'eux. Et il y en a d'autres, comme Silas, t'as l'impression de les avoir toujours connus. On se marre pour nos vannes respectives, même si on a parfois un humour de merde.
Je lui parle de mes préférences sexuelles, comme de Nolan ou de ma nièce. Il en profite pour me complimenter encore et pour un peu j'en rougirai. Le poulet arrive et j'en hume l'odeur avec envie. Ce qu'il me lance alors me fait sourire. Et le coup de la chèvre, j'éclate de rire. Heureusement que je n'ai plus de soupe dans la bouche ! J'imagine trop la chèvre et lui se regarder mode j'assume pas. Et je me marre à nouveau avec la poitrine.

« Oh bordel, je pensais que seul Ravi pouvait me faire autant rire. T'es trop fort ! »

Je doute que ce soit le compliment qu'on lui fasse le plus, et pourtant c'est vrai. Je prends mon assiette en le remerciant. On parle du mec que j'ai eu qui n'était pas mort. Au moins avec Silas je peux en parler sans qu'il ai envie de rendre son dîner. Et ça m'amuse car plus c'est gore mieux c'est ! Là, il me montre une photo de...

« Tu connais Nolan !? Nan mais clair, le monde est minuscule ! »


C'est complètement dingue ! Certains diraient que c'est le destin. J'en sais rien mais je trouve ça trop chouette. Il faudra que j'envoie un texto à mon meilleur ami pour lui dire.
Mais en attendant, je mange et je cherche à savoir ce que Silas attend encore de réaliser. Je ris en imaginant effectivement ma tête avant le premier café. Je suis pas du genre à passer par la case maquillage d'abord. Rien à foutre. Il évoque sa femme qui voulait qu'il refasse sa vie.

« Moi je dis que tu dois exhausser les dernières volontés de ta femme. »

Et si je m'écoutais je me dirais même que je pourrais tenter quelque chose avec lui. Mais je suis une gamine pour lui, forcément. Liam ? Mia ? Je tape du plat de la main sur la table.

« Rah ! Je l'aurai parié ! Mais je crois qu'il n'y a qu'eux pour pas s'en rendre compte. Putain le con, ça se fait pas ! »

Il parle alors de danser. Je l'imagine le faire avec Mary. Sacrée femme ! Et moi ? La douceur dans son regard me colle les poils au garde à vous. Woaw ! Je termine ma bouchée et prend mon téléphone. Spotify. Playlist 60s. Je mets un morceau d'Aretha Franklin. Je me lève et lui tends la main.

« Là tout de suite, mon rêve est de réaliser le tien. Viens. Promis, je te marcherai pas sur les pieds. »



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Schizo

Celui qu'on est, celui qu'on montre, celui que les autres voient et celui qu'on voudrait être... ©️ belzébuth
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Silas Wilson
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Silas Wilson
Lun 16 Mar - 16:35
bed and breakfast

Je grogne de satisfaction en finissant mon plat. Quoi j’ai deux putains de modes pour le grognement. De plaisirs et de colère. Et comme la vie, souvent les deux sont reliés. J’ai plaisir à grogner de fureur contre les stupides qui me font chier. Mais Flocon me surprend en se levant au beau milieu de repas pour m’inviter à danser. Elle me tend la main et me déclare que son rêve est de réaliser le mien. Je bougonne pour la forme, mais je ne peux m’empêcher de laisser un petit sourire ravis se déposer sur mes traits durs et virils comme le vieil enfoiré d’irlandais que je suis. « Je pensais que ton rêve sera plus d’avoir une de ces belles gueules d’Hollywood qui font des films de vampires qui illuminent au soleil… Conneries ces putains de films à la noix Parole d'Homme. Mais si tu veux faire sourire un vieil ours mal léché, tu as bien réussi ta mission mon flocon! » Bordel de merde j’ai dit mon flocon, comme si elle était celle que j’attends depuis le départ de ma Mary. Je ne sais pas à quels saints me vouer, préférant plus les seins des femmes que la religion qui me ressemble à un racontar d’un illuminé d’hippie sur la drogue dure. La voix trop parfaite d’Aretha Franklin s’éleve avec son tube You Make Me Feel Like A Natural Woman. « En plus mademoiselle est connaisseuse. Après je vais te faire jouer un de mes morceaux favoris. » Je me redresse, faisant claquer quelques putains d’articulations que je mets la faute sur cette connerie de chaise de bois. C’est ma nature et je ne veux pas vieillir pour mes gamins et ma Fierté. Vous imaginez un monde sans Pitbull Wilson qui grogne pour défendre ceux qu’il aime? Moi non plus. Nos mains se resserrent l’une sur l’autre et bordel de merde j’ai un courant qui me fouette l’échine. Ça ne m’a pas arrivé depuis que ma femme est morte. Un coup de foudre à mon âge? Ben oui et les poules vont avoir des dents et les zombies des films et conneries de jeux vidéo vont apparaîtront pour nous mettre la pâtée.

Je mets la main sur sa hanche tout en ajustant ma prise sur la gracile paume de la jeune femme. Putain de merde on n’a pas briser notre contact. C’est moi ou aucun de nous ne veut vraiment laisser la main de l’autre. Ça doit être mon imagination de merde. Alors nous commençons à tourner lentement au son de la reine de la soul. Mon masque de pierre, intransigeant et dur comme l’acier tombe doucement pour s’éclairer d’un véritable sourire lumineux. Me revoilà plonger dans mes souvenirs et nous discutons doucement de la soirée. « Tu sais madame Franklin à raison. Tu es une femme naturelle et parfaite. Bordel de merde ne change pour rien au monde ou sinon je vais venir te remonter les bretelles en mode Pitbull Wilson… Mais je crois que ça te fera plus rigoler et me faire perdre mon sérieux… Non mauvaise idée. » C’est une danse plus qu’agréable, où nous sommes bien dans ce monde peuplés de cons comme la lune. Comme si nous étions dans un bunker et que rien nous touchait. Mais bientôt la musique meurt et je lui fais un clin d’œil complice en rigolant doucement. « Je vais faire un truc que je n’ai pas fait depuis des lustres. Tu es partante pour avoir la frousse de ta vie? » Au loin ma vieille radio commence la partie instrumentale de La vie en rose. Je la rapproche tout doucement, comme un couple amoureux des années 40. Nos cœurs semblent à cet instant en diapason, un peu comme un putain de tambour qui sonne la charge. Battant en symbiose. Nos pas diminuent et nous dansons sur un nuage. Alors je la surprends en commençant à chanter de ma voix rauque et viril. Un peu comparable à Dean Martin que ma défunte Mary adorait. Un ton que bien des Crooners aimeraient posséder. Nos yeux sont littéralement noyer dans le regard de l’autre. Bordel il m’arrive quoi moi? Mais pour rien au monde je ne veux arrêter cet instant de douceur qui me manque tellement. Être près d’une femme, de respirer à plein poumon le parfum enivrant de sa peau. De sentir son souffle chaud qui folâtre avec mon cou. BORDEL DE MERDE POURQUOI JE N’AI PAS 30 ANS DE MOINS!!! Quand la musique meurt je lui souris doucement tout en cessant ma main dans son dos de prodiguer une tendre caresse. « Merci d’avoir accompli le rêve d’un vieil homme à moitié sénile… Bordel je danserais bien le reste de mes jours avec toi, mais mon putain de gâteau va bruler… »



@Olivia S. Newcombe

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