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[Terminé][01/11] Je passais un excellent vendredi jusqu'à ce que j'apprenne qu'on était jeudi. || Kirill
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FURY ROAD
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Jeu 1 Nov - 18:33
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Il n’y avait que quelques dizaines de minutes de douceur dans le climat du désert : celles qui correspondaient à la lente descente de l’astre solaire. Autrefois c’était un temps doux et presque mélancolique durant lequel les couples se rencontraient pour se promettre la lune avant qu’elle ne parvienne dans le ciel. Conneries. Maintenant c’est une petite tranche de temps pendant lequel la température devient presque supportable. La luminosité descend, les vagues de chaleur cessent de trembloter au dessus du sol.
C’est le temps préféré des pilleurs. J’le sais, c’est comme ça que j’fonctionne. Ce genre de vermine comme nous ça sort quand le jour décline, quand tout le monde est mort d’avoir lutté toute la journée.
Suffit juste de guetter les silhouettes et d’attendre qu’un piège en attrape une, simple comme bonjour.

Assis sur le canasson de métal qui me sert de monture, j’attends, suivant du regard les ombres qui grandissent sur le sol, écoutant le silence assourdissant d’un désert ravagé qui n’est plus foulé que par des bestioles chargées de rage primitive.
Un claquement retentit ; je me redresse.
Un arbre desséché se ploie tandis qu’un piège s’actionne, vieux comme le monde, et pêche dans un filet une victime qui gigote pour sa vie à quelques mètres du sol. D’un mouvement de hanches plus si souple qu’autrefois je descends de la bécane modifiée, me rapproche dans un crissement de sable sec.

« Arrête de bouger, tu vas les attirer. »

Je fais aucun geste pour arrêter le mouvement de balancier de ce pendule grotesque, arme une fronde d’une capsule authentique destinée à endormir ce machin qui gigote pour voir si ça se mange, si ça se fait prisonnier, ou si simplement ça se tue.
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Jeu 1 Nov - 19:44
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Je suis de sortie, j'ai laissé les autres dans un carré de buissons secs et cramés par le temps qu'il fait, et je me suis esquivé ; j'ai pris mon arme de poing même si j'ai rien à mettre dedans, au pire ça marche bien pour frapper quelqu'un avec, et j'ai enroulé un foulard autour de ma bouche et mon nez pour éviter de manger trop de poussière.
Alors que je m'apprêtais à fouiller une carcasse que pourtant j'estimais trop près d'endroits habités pour avoir encore quelque chose de valable – j'ai voulu vérifier à cause du principe de précaution dit du « on sait jamais » – le sol se dérobe sous mes pieds et j'ai un glapissement surpris, le cœur s'arrêtant de battre dans ma poitrine ; pas un Z, tout mais pas un Z !

Ah putain, un piège ! Mon cœur redémarre brutalement en libérant une décharge d'adrénaline telle que je me sens vaguement trembler. J'ai de suite la crainte de devoir dessécher là comme un rat mort parce que la personne qui l'a posé ne serait plus en état de venir le vérifier... Mais une voix s'élève et donc je vais pas pourrir là.

Joie, j'vais ptêt mourir maintenant. Je baisse le regard, même s'il est assez difficile de se concentrer sur le visage de l'inconnu avec ce stupide mouvement écœurant de balancier, et la semi-obscurité qui ne fait que grandir au fil des secondes qui passent.

« J'aimerais bien, mais la situation n'est pas exactement confortable », je grommelle ; j'arrive pas à me tenir dans ce filet. « Qu'est-ce que tu cherches à attraper, des zombies ? J'en suis pas un ! » je fais remarquer.


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Ven 2 Nov - 17:35
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« J’attrape de tout, après je sélectionne. » j’énonce factuellement, avant de secouer lentement la tête. « Ils disent tous ça, il va falloir que tu trouves un meilleur argument. »

Comme il n’a pas l’air de gigoter comme un grand malade – au sens propre comme au sens figuré du terme – j’attends quelques secondes avant de songer à baisser ma fronde, très lentement. Les munitions, quelles que soient leur nature, sont une denrée rare si l’on est pas un haut gradé de Clan. Et malheureusement ce n’est pas encore mon cas. J’opte donc pour l’économie, et rangeant la capsule dans ma poche, je tâte du bout des doigts la présence d’un couteau, que je ne tiens pas à utiliser pour le moment, que ce soit pour tailler un bout de chair, ou décrocher le piège proprement conçu par mes soins.

« T’es quoi alors ? »

Comme la lumière du jour descend plus encore, je rebrousse chemin le temps de récupérer la bécane dont je fais jouer la béquille pour la replier. Ma démarche assurée, toujours crissante de sable cuit à blanc par le soleil infernal, me ramène ensuite jusqu’au rôti improvisé dans le filet.

« Hm ? » j’insiste, ne prenant pas le risque d’immobiliser le piège moi-même des fois que ma proie soit armée et prête à se défendre. « Qu’est-ce que tu glandes sur mon territoire ? »
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Sam 3 Nov - 11:29
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Je ne vais pas faire remarquer à un mec qui m'a chopé dans un filet que s'il entend parler un zombie, c'est pas une super nouvelle pour sa santé mentale ; en plus au vu des dernières années, je dirais bien que je pense que la santé mentale de tout le monde a été impactée. Je l'avais bien dit, moi, que le jour où on devrait choisir plus grave que la dernière photo Instagram à poster pour avoir des likes allait arriver.
Mais personne m'écoute jamais, de toute façon. Je parviens à me caler dans le filet, pose mon regard clair sur le type qui m'a capturé : plus grand que moi, plus large d'épaules surtout. J'ai dû tomber sur le spécialiste de la défense de la zone, c'est bien ma zone.

« J'ai pas été mordu. Je viens du désert », je donne un coup de menton dans la direction d'où je viens, grosso modo, « là-bas on les voit arriver de loin. »

Et puis je suis du genre débrouillard. Le filet s'immobilise peu à peu, calmant la nausée qui montait, et qui ne libérera t'façon rien vu que j'ai rien mangé depuis un bon moment.

« Je cherche de quoi survivre, c'est tout. Je ne savais pas que j'étais sur... ton territoire. »


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Sam 3 Nov - 19:22
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J’ai pas été mordu ; ben je me doute que tu n’as pas été mordu sinon je serais pas en train de te parler très calmement à quelques dizaines de centimètres en ayant presque baissé ma garde, abruti. C’est pas à moi de le dire, ceci dit : parfois, le virus est présent mais il ne se manifeste pas tout de suite, il est presque indécelable. Toutefois il se pointe rapidement, il suffit d’attendre quelques minutes ; les capacités cognitives baissent de secondes en secondes et réduisent rapidement leur propriétaire à une huître.
Le filet cesse de gigoter peu à peu, pour finalement s’immobiliser sans que je n’ai besoin de trop me rapprocher.

« Ben voyons. »

T’essaies de survivre : tu crois pas qu’on essaie tous de faire ça ?

« T’as pas l’air très malin, à se demander c’que tu fiches encore en vie. »

Levant le bras dans l’obscurité tombante, je lui fracasse le manche de la fronde contre la tempe.


Me redressant, je tranche la corde au bout de laquelle pend le piège plein et passe la dizaine de minutes suivantes à en installer un autre : la proximité de la nuit rend la tâche ardue mais aussi urgente. Certains membres de clans – à commencer par le nôtre – en profitent pour sortir la nuit. La tâche terminée, je récupère le bestiau toujours dans son filet pour le faire chevaucher la caisse comme un sac de patates.
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Lun 5 Nov - 22:50
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Je jure que j'ai essayé de me barrer quand je l'ai vu lever le bras dans une intention claire ; mais le filet m'empêchait de bouger comme je le voulais, alors finalement j'ai pris le choc et je me suis effondré même en luttant bec et ongles contre l'obscurité qui s'enroulait autour de moi de toute part comme une vague angoissante.

Je reprends pied plus tard, avec une odeur d'essence plein les narines, et me redresse d'un coup dérangé et un rien paniqué – je suis où ? – encore empêtré dans ce satané filet que je reconnais avant même d'en avoir conscience. Ça n'est pas une sensation agréable de se savoir prisonnier avant même de savoir pourquoi, je vous le garantis.
J'arrive à faire un saut de carpe – je fais des miracles depuis que j'ai décollé en poids – et percute le sol mon fidèle ami toujours prêt à me rattraper. Mon propre coude, traître, s'enfonce dans mes côtes et j'exhale un grognement de souffrance qui trahira le fait que je sois réveillé et tout prêt à me défendre même si je ne sais pas contre quoi.
Il fait noir, trop noir pour l'extérieur, et mon cœur se calme brusquement alors que je me rends instinctivement compte que je vais avoir besoin de toutes mes ressources pour sortir de là en vie. Je me retiens de donner un coup de pied qui ne fera que me piéger un peu plus, me dégage de manière à respirer à peu près correctement.

« Putain, j'ai soif », je grommelle, m'accordant deux secondes de pause, saoulé d'essence.


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Mar 6 Nov - 13:41
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« T’auras plus soif quand tu seras mort. » je lance, passant à côté de la cellule.

Eh, c’est censé être rassurant, et ça l’est je pense, j’en suis convaincu. Vera dit que non – mais Vera dit aussi que je tue les prisonniers trop vite et qu’il faut laisser faire les femmes, et que c’est une bonne indication de mes performances au pieu.
Probablement.
On m’a aussi demandé pourquoi j’avais pas viré le filet, j’ai répondu qu’on déballait pas le jambon avant d’avoir besoin de l’utiliser – à question conne, réponse conne. La cellule se dessine peu à peu en contours flous tandis que je balade la lampe de poche dans l’environnement. Autour du cercle de lumière, les ténèbres semblent s’épaissir un peu plus. On économise l’électricité, comme beaucoup de choses, alors ce dont les prisonniers n’ont pas besoin, on considère qu’ils s’en passent, bêtement.

La cellule se referme. La frontale vissée sur le crâne, je fouille ses poches de mes mains libres, fais sauter sur le sol un paquet cartonné que j’ouvre.

« Putain tu fumes vraiment de la merde. »

Ce qui m’empêche pas de lui piquer une clope et de la caler entre mes dents avant de l’allumer.

« T’as un temps de répit, j’ai plus le droit de torturer les prisonniers depuis que j’en ai buté un trop vite au goût de mon sup’. »

Ma sup’.
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Mar 6 Nov - 23:41
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« Tu marques un point », je fais remarquer en essayant de comprendre comment la pièce est fichue autour de moi.

Je profite de sa fouille sans douceur pour me tordre sur le sol et donc mieux aviser la pièce ; c'est juste un carré de béton froid et cruel bref, parfaitement assorti au type qui m'a traîné là sur sa moto en m'intoxiquant à moitié à l'essence.
Heureusement s'il a trouvé les clopes, il n'a pas cherché à me défaire du filet, donc j'ai encore mon cran d'arrêt sur moi. J'ai aussi mon flingue mais je ne pense pas en avoir l'utilité, et puis, je suis meilleur avec un couteau. Je ne réponds que d'un grognement à sa réflexion sur la qualité de ce que je fume – je fume ce que je trouve ! – et finis par mettre la main sur ce putain de cran d'arrêt que j'avais passé à ma ceinture.
Je mets donc à profit le répit qu'il m'a promis – non sans déclencher un vague frisson d'angoisse dans ma nuque parce que j'me demande ce qu'ils font aux prisonniers hormis les tuer, eeet je veux sans doute pas savoir – pour couper les mailles du filet de manière à pouvoir m'en défaire efficacement.
Je camoufle le couteau dans le manche de ma veste militaire, celle qui ne me quitte jamais sauf quand il fait vraiment trop chaud.
C'est le cas maintenant, je transpire et frissonne, mais je pense que c'est plutôt dû au stress d'une situation vraiment, vraiment dangereuse. Je regarderai où je mets les pieds la prochaine fois.

« T'as pas de l'eau, s'il te plaît ? »


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Mer 7 Nov - 7:13
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Je constate sans aucune surprise vue mon expérience dans le domaine qu’il n’y a pas grand chose à faire sur le long terme de cette bête là ; à travers le ton feutré de sa voix contrôlée drastiquement par l’instinct de survie, la crispation de son corps qui n’a pas grand chose de baraqué et le contenu de ses poches, j'examine un rendement qui me déçoit avant même que j'ai échangé les véritables éléments d’une conversation avec lui. Mais comme je l’ai souligné ça ne m’étonne pas : ce ne sont évidemment pas les plus forts qu'on arrive à piéger et même si on y arrive, parce qu'on les a pris en embuscade ou qu'on a réussi à les affaiblir, ils se débattent comme des beaux diables jusqu’à ce qu'ils crèvent parce qu'ils se jurent que jamais on ne les aura. Et là j'ai juste un pauvre gaillard paralysé par une économie d’énergie pour lui permettre de survivre.
Mauvaise pioche.

Je le sépare pour le moment d’un revolver dont le poids m’indique qu'il est chargé mais n’ai pas le temps ni la lumière nécessaire pour le voir assurer ses arrières par le cran d'arrêt qu’il dissimule dans sa manche. J’estime que le sac qu’il a sur le dos, coincé par le filet, n’a l’utilité que d’une carapace sur une tortue.
Un rire m’échappe à sa question quand je me redresse.

-Ici tout se paie, ou tout se troque. Tu dois le savoir j’imagine. Qu’est-ce que tu proposes en échange ?

L’eau reste une denrée rare, par conséquent très chère. Elle n’est donnée qu'au minimum. Si j'aurais pu le shooter d’une balle dans la tête comme c'est mon habitude la soif lui assurera une mort lente et douloureuse.
Celle que méritent les esclaves et les prisonniers finalement.
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Jeu 8 Nov - 12:23
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Ah, ouais, j'aurais dû m'y attendre ; c'est-à-dire que dans les groupes nomades que je croise, on est un peu plus accueillants. Oh pas des masses, mais on laissera pas quelqu'un crever de soif sauf si c'est notre sang qu'il veut boire quoi. J'ai un rire sec comme un branchage dans le désert :

« Un joli sourire, c'est tout ce que j'ai. »

Bon il va falloir commencer à trouver un moyen de s'échapper d'ici, si je crève de soif je vais avoir de plus en plus de mal à bouger rapidement. Et il faut que je récupère mon flingue avant de partir de là. Mes yeux s'habituent à l'obscurité et c'est bon je crois que je connais la pièce par cœur avec la précision mémorielle que donne la peur viscérale.
Bonne nouvelle j'ai toujours pas envie de crever !
Je me redresse, toujours dans le filet en faisant attention à ce qu'il donne l'impression que je suis toujours empêtré dedans – c'est à moitié vrai cela dit – et m'adosse au mur.

« Pourquoi tu m'as ramené ici, au juste ? »

Si c'était pour me buter, c'était plus simple dans le désert, et vachement moins dangereux.


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Jeu 8 Nov - 12:56
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Ce qu’il y a de joli chez les hommes et qui m’intéresse ce n’est pas le sourire ; je suppose donc qu’il va crever de soif sauf si Vera est plus clémente que moi – entre nous ça m’étonnerait. Me redressant avec la clope au bec, je pollue un peu plus cet air raréfié par la condition naturelle de la cave. Cette dernière occulte la lumière mais pas les bruits, et les esclaves ne savent pas travailler en silence. C’est agaçant et ça vous gonfle la tête comme une pastèque. Mon prisonnier s’adosse au mur, cessant définitivement de lutter ; on dirait même qu’il accepte la mort avec calme, c’est assez apaisant.
Je souffle ma fumée avec sécheresse à sa question ; la lueur de la lampe la fait passer pour un fantôme transportant cendres et poussières avec son âme damnée.

« Tu m’as bousillé un piège, il faut bien que je fasse quelque chose de toi. Tu sais à quel point c’est long et chiant de construire ces trucs-là ? »

Bon déjà il n’a pas été empêtré dans un piège électrique et il m’a économisé par son calme une capsule anesthésiante, c’est déjà ça.

« T’es prisonnier mon pote. Si on sort de toi aucune information sur ton clan tu finiras au turbin, comme tout le monde. Les machines sont lourdes et le muscle est précieux. »

Je cendre dans le vide.

« Enfin peut-être que tu pourras faire usage de pute avec ton...comment tu as dit ? Ton joli sourire. »
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Jeu 8 Nov - 15:34
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Je secoue la tête négativement, parce que c'est vrai, je ne sais pas ; je ne piège pas moi, ou quand je le fais je m'arrange pour que ça pète comme ça après je me galère pas. J'ai des méthodes expéditives, et j'ai surtout pas de propriété à entretenir donc je n'aurais aucune utilité d'esclave ; j'ai bien capté qu'il causait de ça.
Bon en outre je suis moi-même vraiment trop indépendant d'esprit pour accepter la banalisation de ce genre de choses ; je crois à la sélection naturelle et à la liberté.

« Hmm. Je ne vais pas servir vraiment longtemps si je claque de soif, de toute manière », je fais remarquer comme si ça ne me concernait pas.

J'arque un sourcil alors qu'il dessine vaguement un projet d'avenir pas glorieux, déplaisant, et où mon sourire – qui est joli, j'insiste – n'a qu'assez peu à voir.

« J'espère pas, tiens. »


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Jeu 8 Nov - 20:23
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« Si tu claques de soif seulement après quelques heures c’est que tu n’avais rien à vivre et que la nature a fait sa petite sélection. C’est comme ça : les forts vivent, les faibles meurent. »

C’est fort manichéen, mais c’est ainsi qu’on survit ici, et chacun s’y complaît, enfin surtout nous. Les autres se démerdent, et tant pis pour eux s’ils ne s’en sortent pas. Ici, c’est chacun pour soi. Lorsqu’il me confie qu’il espère pas finir en pétasse, je hausse les épaules.

« C’est plus tellement à toi d’en décider, désormais. »

Notre discussion fort intéressante on en conviendra est interrompue par un claquement de talons renforcés d’acier et coqués, ceux reconnaissables entre tous de Vera. Comme c’est Vera, elle allume les lumières, rendant floue quelques secondes ma vision habituée à l’obscurité. J’éteins ma lampe de poche dans un claquement, la fais tourner dans ma paume avant de l’accrocher à ma ceinture pour me diriger vers la sortie de la cellule.

« Tu sais quoi de lui ? » crache Vera avec son air de chat sauvage.

« Rien, et je m’en fous. »

Je fais claquer la porte de la cellule et me taille vers de meilleurs horizons.
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