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2/11 - Si le loup n'y est pas, il nous mangera pas / Beau
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Je connais une fille, dans un des petits villages qui ont réussi à subsister on ne sait trop comment, qui m'aime bien ; le charme de mes yeux bleus, sans doute, ça l'a empêchée de se rendre compte que je suis un genre de méga tocard.
Je lui rends visite aujourd'hui pour me rencarder, et je dois être bien tombé parce que c'est la foire aux bestiaux. Enfin je serais un de mes comparses de survie, ça serait un jour de chance, mais moi étant végétarien je m'en fiche un peu de bouffer du rat ou du chat... Un pauvre minou roux à l'air le plus malheureux du monde me dévisage depuis sa cage, mais je ne peux rien faire pour lui, j'ai clairement pas la thune ni les possibilités de m'occuper d'un chat.

« Salut Rose », je fais en entrant dans le boui-boui infâme de ma prétendante.

Son regard s'illumine à mon passage d'une lueur que je ne devrais clairement pas mériter, mais je lui fais mon sourire spécial beau gosse, l'embrasse sur la joue ; la pauvre.

« Comment ça va ? »

Elle me répond en piaillant mignonnement que le village est animé aujourd'hui.
Quelques minutes plus tard, je me suis éclipsé dehors pour allumer une cigarette que je lui ai emprunté, et je pose le regard sur un type à côté d'un cheval.

« Jolie bête. Bonjour », je lui fais dans un sourire. « C'est le vôtre ? » J'ai pas envie de passer pour un dingue donc je ne vais pas lui dire que ça fait du bien de voir quelqu'un qui ne tente pas de bouffer un animal.


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Ven 2 Nov - 12:26
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SI LE LOUP N'Y EST PAS, IL NOUS MANGERA PAS

 BEAU & KIRILL


You burn everything you see, Gold are your fingers, Leaving traces everywhere you go. Diamonds in your skin, my bood flows. Down of the water, Beads drippin' down your face, calling out my name.

C'est un drôle de lieu qui apparaît devant moi. En plein désert, une petite communauté. Ou alors un marché ambulant ? Je ne sais trop dire. Peu importe. Je grimace en les voyant ainsi. Il y a beau y avoir des guetteurs, je ne donne pas cher de leur peau si une horde rapplique. Je n'ai même pas été réellement inspecté à l'arrivée. Et si un contaminé se promenait et clamsait dans un coin ? Moi, parano ? Passez plus de deux ans à vivre comme un nomade en pleine apocalypse et vous verrez. Cela dit, ça ne m'empêche pas de m'arrêter. Je pourrais peut-être troquer. Et je vois qu'ils ont réussi à trouver des fruits. Si on m'avait dit qu'un jour je serais prêt à tuer pour une orange ! Façon de parler.

Je suis à pieds et je garde Light près de moi, le tenant par la bride. Il n'en a pas besoin pour me suivre, lui et moi on ne fait qu'un. Juste que je ne veux pas que l'envie de le voler prenne quelqu'un. Déjà qu'on me demande souvent si je le vends, pour la viande. Il s'ébroue un peu et je le rassure.

« Tout doux, on fait juste un tour. T'as pas envie de carottes ? »

Un type repère à son tour Light et me salue. Je ne sais pas encore ce qu'il veut. A son regard, je dirais qu'il n'a pas envie de manger de cheval mais peut-être un marchand qui va vouloir le marchander. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai du me battre pour lui. Pour ça aussi que j'évite pas mal les autres survivants.

« Salut. Il est son propre maître mais on fait route ensemble. »

Un peu une façon de faire comprendre qu'il n'est pas à vendre et que personne ne le possédera.

« Vous... créchez ici ? »

Je ne sais même pas où on est d'ailleurs. Dans le désert, quelque part, nulle part.


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Ven 2 Nov - 17:04
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Mes fringues craquent à cause du sable, elles sont méga raides. Ça me dérange pas, en fait ça fait une protection supplémentaire contre les insectes, je pense. Je cherche le regard du cheval, mais avec sa belle inconscience animale il préfère regarder autour de lui, et je détourne les yeux sur son propriétaire... enfin, le type qui partage sa route. Sa réponse, inattendue, m'amène un vrai sourire sur les lèvres.

« J'aime bien cette façon de dire les choses », je signale tout à fait inutilement.

Je soupire en m'appuyant de l'épaule contre le pan d'un mur qui tient toujours debout, détournant le regard sur la très relative foule qui se presse dans les ruelles de ce qu'on pourrait appeler village. En fait, c'est une question de normes ; c'est sûr qu'avant tout ce bordel ça méritait ni le nom de foule, ni de village.
Mais avec les derniers événements moi j'vois plus de 10 personnes dans la même rue j'me dis qu'il y a un monde fou aujourd'hui !
(Et j'me sens pas rassuré parce que si y a un infecté là-dedans ça va vite être dangereux.)

« Non, pas du tout. Je suis nomade, je me suis arrêté ici parce que je savais qu'il y avait un marché. J'ai besoin de nourriture », je grimace. « Je suis venu faire du troc, mais ils ont surtout de la viande, c'est pas ce que je cherche. Et vous, vous êtes d'où ? »


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Sam 3 Nov - 13:15
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SI LE LOUP N'Y EST PAS, IL NOUS MANGERA PAS

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Ah ! Peut-être un mec qui pourrait enfin comprendre que je ne compte pas bouffer mon cheval me^me si je crève la dalle. D'ailleurs on a connu les vaches maigres cet été, c'était hard. J'ai préféré le laisser partir. Mais lui a préféré rester auprès de moi, quitte à ce qu'on crève ensemble. On s'en est sortis, j'ai même eu l'impression qu'on se battait l'un pour l'autre. Ou je suis juste taré, ce qui est possible aussi. Bref. Finalement, je me déride un peu et j'esquisse même un sourire. C'est un nomade. Remarque, y'a vraiment quelqu'un qui vit dans ces restes de je ne sais quoi perdu au milieu de nulle part ?  

« A la base d'un patelin dans le bush, en Nouvelle Galles du Sud. »

Inutile de lui sortir le nom exact, personne ne connait. En fait c'était même pas un bled vu qu'il n'y avait que le ranch. Le vrai bled le plus proche était à cinquante bornes, facile.

« J'ai cru voir un mec qui a des légumes et des fruits. Vous cherchez quoi ? »

J'ai pas grand chose à échanger en dehors de mes compétences mais ça mange pas de pain de demander.


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Mar 6 Nov - 23:23
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Il élude à moitié ma question et je suppose que l'endroit dont il est originaire a plus de syllabes qu'il n'en faut dans son nom, ou que personne connaît – et que personne connaîtra parce que les derniers événements ont rayé de la carte nombre de petites bourgades.
Je tourne la tête en suivant la direction de son regard, intéressé par l'idée de fruits et légumes ; c'est les autres qui vont faire la gueule et me maudire à moitié parce que j'ai pas ramené de poulet, mais je pourrais toujours dire que je fais ça pour leur bien et leur karma.
Je ne crois pas que l'excuse les amuse autant que moi cela dit...

« Ah tant que c'est pas trop pourri je suis pas difficile. »

Bon quand j'arrive devant le bonhomme en question, un type avec un affreux coup de soleil en travers du nez – c'est pas avec les Rayban que m'a filé Hazel que ça va m'arriver ça ! – il se trouve qu'il a certes du frais mais aussi pas mal de conserves. J'espère qu'elles sont mangeables...
Je les checke du regard, demande à mon compagnon :

« Et vous, vous cherchez quoi ? Vous m'avez pas l'air de voyager en groupe, j'me trompe ? »

Si je vérifie l'air de rien s'il n'a pas de morsure ? … Beh ouais, j'suis toujours en vie donc suffisamment prudent pour ça...


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Jeu 8 Nov - 22:21
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Intéressé lui aussi par les fruits et légumes, on se dirige vers le stand. Je prends le temps de jeter un œil à tout son étalage. Il a des pommes, voilà qui me plait autant quà Light. D'ailleurs je dois le retenir de ne pas aller se servir. Ce que je cherche ?

« On peut pas dire qu'être à plusieurs nous ai porté chance, à moi ou aux autres jusque là... Je cherche de quoi tenir jusqu'aux prochaines trouvailles. Une arme à feu, aussi. Et les munitions qui vont avec. »

Tant qu'à faire. Je me sens un peu nu depuis que j'en ai plus. Je n'en suis pas friand mais ça dépanne quand même bien !
Et avant qu'il ne le demande, je lui dis ce que j'ai en échange.

« Avant de tenir un ranch, j'étais chirurgien en traumato. »

D'ailleurs je me tourne vers le vendeur qui a une vilaine blessure au poignet.

« Si vous soignez pas ça correctement, c'est la gangrène ou la septicémie qui aura votre peau. Je vous arrange ça et vous file quelques antibio en échange de cinq kilos de fruits et légumes. »

Le type commence à grimacer mais je lui coupe la parole direct.

« C'est pas cher payé contre une vie sauve et sans douleurs. »

Ses épaules s'affaissent et il baisse les yeux vers sa plaie, avouant que quand ça le gratte pas ça lui fait mal, et que ça pue. Je me retiens de lui dire que j'avais remarqué.

« Et deux boites de conserve pour mon ami. Deal ? »

Je me sens généreux aujourd'hui.


« Je t'en file le double si tu soignes aussi ma fille. »

Sa fille ? Je ne la voyais pas. Il nous indique la camionnette dans son dos. Je jette un oeil à mon soit disant ami dont je ne connais même pas le prénom pour savoir ce qu'il en pense.

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Mar 13 Nov - 0:27
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Le cheval – qui en doutait – trouve les pommes très intéressantes et semble vouloir en boulotter ; son compagnon, si j'ai bien suivi où en était leur relation l'empêche de le faire, mais il ne proteste pas tellement. Alors que je parcours du regard avec mon œil critique d'éco-terroriste les compositions des boîtes de conserve – putain y a rien de bio –, la discussion se poursuit entre les deux hommes.
Et le toubib a l'air de coller à la réputation de sa profession ; il n'annonce pas de bonnes nouvelles du tout. Le marchand a l'air un peu méfiant mais une étincelle de frousse planquée au fond de ses yeux renseigne sur le fait qu'il soupçonnait déjà que sa blessure partait en couille. Je secoue la tête, vaguement.
Putain c'est avec des gens comme ça qu'on enraye pas l'épidémie de morts-vivants. Les gens ne peuvent pas signaler quand ils ont un souci non ?
Le médecin me surprend quand il exige à manger pour moi aussi, mais putain ! J'vais pas me plaindre.

J'entre dans la masure que l'homme & sa fille ont sans doute emménagé dans des lieux en dur détruits par les émeutes provoquées par l’effondrement de la civilisation. Ils ont remplacé les anciens murs par des toiles en plastique qui font un bruit insupportable de froissement dès qu'elles récoltent un courant d'air comme si elles étaient mortellement vexées qu'on ose les bouger.

« Je te laisser regarder la fille, je vais réparer ça ça m'exaspère », je fais au gars. « T'inquiète je vérifie si ton cheval va bien au passage. »

Je réarrange les parpaings qui maintiennent les toiles plastiques en place, les étirant, jette un regard dehors ; le type est reparti surveiller son étal, personne n'est en vue, et le cheval est toujours là dans la rue, les oreilles faisant office de radar.


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Mar 13 Nov - 11:15
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On dirait bien que la journée s'annonce fructueuse. Je fais une caresse à Light tout en l'approchant de l'antre du vendeur. Mon nouvel ami assure qu'il garde un oeil dessus, je lui fais un signe de tête approuvant. Le gars me mène à sa fille allongée sur une paillasse. Il m'explique qu'elle est tombée malade petit à petit mais assure qu'elle n'a pas été mordue ! Il repart surveiller son étal, sur laquelle Light a déjà subtilisé deux fruits ni vu ni connu. Je m'approche de la petite, elle doit avoir douze ans à tout casser. Elle est fiévreuse, tremblante sous sa couverture malgré la chaleur. Je ne vais pas la toucher directement donc je prends des gants dans ma trousse de soins. Elle cligne des yeux en me regardant.

« Salut. Je suis le Dr Mitchells. Ton papa voudrait que je trouve ce qui te rend malade. T'es ok ? »

Elle ne répond pas, je décèle une certaine angoisse dans son regard. Avouons que se réveiller avec un inconnu barbu à côté de soi n'a rien de rassurant. même s'il dit qu'il est médecin.

« D'abord, tu vas me dire si tu as mal quelque part. La tête ? Le ventre ?... Ok, le ventre. Est-ce qu'on peut soulever ta couverture pour que je jette un oeil ? Je ferais doucement. »

Elle hésite, jette des regards vers l'extérieur. Je me dis que ça se trouve elle a juste des règles très douloureuses et elle a honte de le dire à papa ou une connerie du genre. Ou elle est en cloque ? Non, trop jeune... j'espère...

« Ton père est occupé et je ne lui dirais rien. Je veux juste t'aider à aller mieux. Comment tu t'appelles ? »

Emma.

« C'est un très joli prénom Emma. Tu peux m'appeler Beau. »

Je prends le temps. Je lui demande son âge. Bientôt onze. Si elle a un amoureux. Non. Ouf. Si c'est la première fois qu'elle a mal au ventre comme ça ? Oui. Si c'est vraiment le ventre ou l'estomac ? Le ventre, elle croit. C'est tout le temps ? Oui et ça brûle. Ah ? Et si je regardais ? Je la laisse repousser sa couverture. Puis remonter son tshirt. Pas de traces de morsure à priori. Je lui explique que je vais tâter, qu'elle doit me dire quand ça fait très mal. Je commence, elle grimace, plus je descends plus elle a mal, à la limite d'hurler. Ok. Pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ?

« Ma puce tu as l'appendicite. Je vais m'occuper de toi. Tu es très courageuse. »

Je lui caresse les cheveux. Pourvu que ça tourne pas en péritonite. De toute façon c'est la merde. Je me redresse et vais rejoindre mon nouvel ami et le père.

« Appendicite. Je dois l'opérer au plus vite. Je vais avoir besoin de matériel et de l'eau bouillie, faut stériliser. Et je vais avoir besoin de main d'oeuvre ! Au fait, moi c'est Beau. »

Je sens l'adrénaline monter en moi et ça me fait un bien fou ! Je suis au taquet, excité par le challenge. Opérer une gosse en plein désert, comme lors de mon expérience en Irak avec les soldats. Je dis tout ce qu'il me faut, je me doute qu'on ne va pas me sortir du vrai matos de chirurgien alors je nomme tout ce qui s'en rapproche. Le père est dépassé, je le secoue, Light en profite pour bouffer, le père fait appel aux autres marchands, il reste un peu de solidarité dans ce putain de monde. Au beau brun :

« Bon, mon ami, prêt pour être mon assistant ? »


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