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Retrouvailles émouvantes et étranges ¤ PV Alysha Horst : 2 Novembre
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Dim 4 Nov - 20:28
Nine Inch Nails
I hurt myself today
To see if I still feel
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The needle tears a hole
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything
What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
I wear this crown of shit
Upon my liars chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here
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My sweetest friend
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Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
If I could start again
A million miles away
I will keep myself
I would find a way

Sur cette longue route, c'est là où m'a mené ma survie jusque-ici... Sur cette longue, irritante et foutue route.
Voguant sur mon bel engin qu'est ma Harley Davidson, je croyais halluciner lorsque je vis au loin cette forme, ressemblant sans s'y méprendre à une aire d'autoroute.
Avec de la chance, je n'hallucine pas, je tomberais sur une véhicule dans lequel il reste un peu d'essence à siphonner ?

Je pus me rendre compte que j'étais bien rationnel lorsque je m'arrêtais sur cette aire d'autoroute. Elle était partiellement délabrée, les vitres étaient pour la plupart renforcées de l'intérieur par des planches, une légère fente entre deux planches me permit d'analyser qu'il y avait un trou dans la toiture, suffisamment grand et placé au centre pour ne pas plonger l'intérieur dans le noir complet le jour.
Il y avait un tas de voitures entassées sur un des côtés du bâtiment, toutes dans un sale état.
Non, il restait bien un pick-up en bon état derrière le bâtiment, mieux à l'abri des regards.
Je garais donc ma moto à côté du pick-up, et je siphonnais le peu d'essence qu'il restait dans ce vieux tas de boue. J'en aurais à peine assez pour aller plus loin qu'Alice Springs avec cette connerie ! De la chance qu'il me restait encore un peu d'essence dans mon véhicule, je peux dépasser Alice Springs de loin avec ce que je viens de récupérer, mais je vais devoir rapidement trouver une alternative au siphonnage...

Mais ce n'était pas le plus important à l'heure actuelle. J'ai 50% de chances de tomber sur un lieu habité, dans tous les cas, je verrais si j'ai à tuer en cette fin de journée ou non. Car oui, il devait bien être 17h passé. Le soleil balayait la Terre de son éclat, mais il était couchant, d'ici 2-3h à tout casser, il ferait nuit. Je sens que je vais devoir squatter cette vieille aire ce soir moi...
Je m'aventurais alors à l'intérieur, en discrétion, je passais dans l'arrière-boutique. Il y avait beaucoup de matériel, surtout de la nourriture et de quoi se soigner, dont antibiotiques. Je suis en parfaite santé, mais si je peux emporter un désinfectant ou des bandages, je ne dis pas non.

Mais avant de se permettre de fouiller, il me fallait être sûr que je ne risquais aucunes mauvaises rencontres...
Je continuais alors à m'enfoncer dans le magasin, mon revolver à la main, bien que j'ai mon épée et mon couteau, ce qui est plus discret, les armes à feu dissuadent mieux les étrangers.
J'avançais à tâtons dans ce bâtiment, il devait bien y avoir un petit étage supérieur, mais cela n'empêchait pas le fait qu'il y avait un trou béant sur le toit... Quelque chose est forcément tombé au milieu du bâtiment, traversant l'étage du dessus...
Je me retrouvais finalement dans le hall du magasin, derrière les caisses qui étaient sur la gauche du magasin, au fond.

Je me cachais rapidement sous le comptoir lorsque j'entendis des bruits de pas au fond du magasin. J'entendais quelqu'un parler, mais personne ne répondait, peut-être était-il fou ? A sa voix, je dirais qu'il a la quarantaine, qu'il doit avoir un problème de voix due à un passé de fumeur et en écoutant la cadence des pas, je dirais qu'il boîte en plus de posséder quelque chose de lourd dans les mains.
Un papy armé d'une kalachnikov ? Dans quoi je me suis embarqué...
Je rengainais mon revolver, préférant finalement la subtilité du couteau de survie.
Je m'avançais en silence sous le comptoir, me dirigeant vers des tables cachées dans la pénombre du coin du bâtiment.
L'Occupant semble avoir ses habitudes, et notamment des problèmes de visions, car il est passé devant moi sans me voir. J'étais certes dans la pénombre, cela a fortement joué.
J'ai pu avoir un visuel du type, et la plupart de mes suppositions se sont confirmées : C'est un homme, dans la cinquantaine, mesurant au bas mot 1m75 et pesant peut-être 80 kilos.
Il avait une attelle à sa jambe, mais un fusil-mitrailleur dans les mains.
Il avait l'air d'un bougon. Je rampais doucement derrière lui, histoire de pouvoir l'analyser et décider de trancher dans le vif ou non...

Enfin, c'est ce que je prévoyais, lorsque une femme est entrée dans le magasin. Je me cachais quelques mètres derrière le vieux, qui se cachait dans le renfoncement de la porte.
Il s'arma de son fusil et pointa la jeune femme, forçant sur sa voix :
"Ecoutes bien ma petite, c'est chez moi ici, je te conseille de retourner d'où tu viens avant que je te remplisse de plomb !
La jeune femme était une une blonde, dans la trentaine je dirais, plutôt charmante physiquement et avait l'air d'être bien armée elle aussi.
Je voyais bien que la situation ne plaidait pas en la faveur de la gente féminine, je saisis alors mon couteau à l'envers et m'approcha petit à petit du vieux, qui continuait à menacer la femme.
Une fois derrière lui, je me relevais d'un coup sec et trancha la gorge du vieillard. Il tomba lourdement au sol, se tenant la gorge, tentant vainement d'empêcher le sang de couler. Il me regardait droit dans les yeux, le regard empli de rage et de peur.
J'essuyais délicatement mon couteau que je rangeais dans ma poche.
Je penchais mon regard dans celui du vieux, avant de l'achever d'un coup de botte dans la figure.

J'entendais un bruit venant de la jeune femme, un bruit de surprise, puis un soupir d'apaisement.
Je levais alors mes mains au niveau de mon torse, pour montrer que je suis pacifique...
Oui, c'est ironique, c'est voulu.
J'arborais un léger sourire, et je lançais d'un air aguicheur :
"On dirait bien que je vous ait sauvé la vie."
La jeune femme, cependant, ne démordit pas et commença à me poser des questions, au moins elle gardait pas son arme pointée sur moi....

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Je suis partie en expédition pour plusieurs jours. Seule. Je préfère. Bien que je sache pertinemment qu'il vaut mieux être deux en cas de pépin. J'ai besoin de solitude. Vivre en communauté ça a du bon, c'est plus sécure. Seulement j'étouffe. Avant de péter les plombs et d'envoyer bouler tout le monde, j'aime mieux sortir et être utile. Je pars à vélo. Aucun bruit, pas besoin d'essence. Parfois j'y ajoute une petite cariole mais cette fois je suis partie sans.
Je fouille, je cherche. Je récupère tout ce qui peut être utile comme des piles, des armes, des conserves, des médicaments. Quand j'ai la chance d'en trouver en grande quantité, je le note sur ma carte et je vais jusqu'au premier avant poste pour prévenir. L'ennui c'est que dans le désert on a vite fait le tour. Il faut compter sur la chance, et la malchance des autres. Alors cette fois je pars plus loin que d'ordinaire.
Quand j'arrive à une boutique en piteux état, je n'ai pas encore trouvé grand chose. Il me faut un endroit pour la nuit, ça pourrait être pas mal. Je laisse mon vélo dans un buisson tout sec et m'approche à pas feutrés. J'ai un révolver, je sais l'utiliser mais de là à dire que je sais viser, c'est une autre histoire. Je ne touche pas ma cible à tous les coups, c'est pour ça que je ne l'utilise qu'en cas d'extrême urgence. Souvent ça dissuade. Je fais le tour, on dirait que quelqu'un y vit toujours. Je crois voir un vieux, je peux éventuellement jouer les demoiselles en détresse. Le mieux est de rentrer mine de rien, mais arme dans la main au cas où, dans mon dos.
Rien ne se passe comme je l'avais imaginé. Le vieux me met en garde, ça je m'y attendais et je m'apprête à répondre quand un type surgit derrière lui. Instinctivement je repasse mon arme devant moi. Ce n'est pas son compagnon d'infortune parce que là, je reste coi ! Le vieux se fait trancher la gorge, sans pitié ni remord. J'ai l'adrénaline qui crépite dans tout mon corps. Heureusement que je suis loin sinon le sang aurait giclé sur moi. C'est horrible. Si je n'avais pas vu pire, j'en serais traumatisée. La raison prend le dessus. Est-ce que c'est un homme d'Emrys ? Il n'y a qu'eux pour se comporter comme des sauvages ! J'aurais vu leurs motos. Il n'y en avait qu'une. Ils ne sont jamais seuls. Ou bien je me suis faite avoir comme une idiote. Et ce mec qui lève les mains comme s'il était tout gentil. Je fronce les sourcils et prend un air hautain.

- Je m'en serais sortie toute seule.

S'il pense avoir un merci, il rêve ! Qu'il ne s'avise pas de me demander une contre partie sinon je vise les siennes de parties. Du pied je referme la porte du magasin, pas envie qu'on me surprenne par derrière.

- ça vous arrive souvent d'égorger les gens ?

Il y a un léger accent suédois mais à moins qu'il soit venu dans mon pays, il sera comme beaucoup à se demander d'où ça vient.

- Vous venez d'où ?


Je n'arrive pas à bien détailler les traits de son visage. Il a l'air d'avoir dans mes âges mais sa coiffure le rajeunit. Je crois voir une fossette sur sa joue quand il sourit.
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Dim 4 Nov - 22:02
BurdenI once upon a time
Carried a burden inside
Some will ask goodbye
A broken line but underlined
There's an ocean of sorrow in you
Sorrow in me
Saw movement in their eyes
Said I no longer knew the way
Given up the ghost
A passing minds and its a fear
And the wait for redemption ahead
Waiting to fade
Fading again
If death should take me now
Count my mistakes and let me through
Whisper in my ear
Taken more than we've received
And the ocean of sorrow is you

Aaaaah... Je vois, elle réagit de manière très prudente, presque apeurée mais je ne vois pas de crainte dans son regard. Elle baignait dans la lumière produite par le trou béant.
Elle me réplique qu'elle s'en serait sortie toute seule, ce qui pourrait être vrai. Mais son ton n'aidait pas à vouloir la paix.
"ça vous arrive souvent d'égorger les gens ? "
"Je n'ai pas vraiment à me justifier auprès de la personne que je viens de sauver d'un cinglé à la gâchette facile."
"Vous venez d'où ?"
"J'ai vécu en Suède mes douze premières années, mais j'ai dû en partir... Sinon, je fuis la côte Ouest depuis plusieurs jours, c'est la merde là-bas..."

J’exhale un souffle, un soupir, je garde les mains au niveau de mon torse et m'avance de quelques pas dans la lumière.
Le regard insistant, mais débordant de sincérité, je regarde cette femme droit dans les yeux, elle qui semble pas à l'aise, et je commence alors :
"Ecoutez, je m'appelle Marcus Rogue, je ne suis pas d'ici, je ne viens d'aucune localité et j'aide les gens qui semble dans le besoin quand j'en ai la possibilité. Depuis cette apocalypse, on ne peut plus faire confiance aisément, je peux le comprendre, et dans notre situation, j'ai préféré ne pas prendre de risques de devoir être celui qui commentera le moment de votre mort par chevrotine d'un vieillard désabusé et fou dangereux. Laissez-moi vous prouver ma sincérité, suivez-moi jusque l'arrière-salle, il y a du matériel de soin, on pourra partager. Je pourrais même vous donner un peu de nourriture, j'ai quelques provisions."

Je parlais d'un ton implacable, je ne montrais aucune faiblesses. Je paraissais presque serein, en plein contrôle de la situation. Je voyais bien que son regard était hésitant, quoique maintenant que j'y réfléchis, elle semblait avoir eu un léger choc lorsqu'elle vit mon visage... Peut-être l'ais-je connue ? Hmmm cela m'étonnerait mais si je peux au moins lui faire baisser son arme, sans mouvements brusques, je serai déjà plus serein.
Je m'approchais doucement, tout en continuant de lui parler. Je lui disais qu'elle pouvait baisser son arme et que je ne lui ferais pas de mal. Elle semblait un minimum réceptive, bien que prudente, et lorsque j'étais suffisamment proche, je baissais tout doucement son arme et me permettait de me redresser normalement.
Je lui exhibais un petit sourire, un sourire qui voulait dire que la situation était tranquille à présent.
"Vous êtes venue seule ?"
Je lui faisais signe de me suivre, restant proche d'elle mais devant, histoire qu'elle ne pense pas à ce que je prépare une embuscade.
Je lui montre alors l'arrière-salle, avec le matériel médical à disposition.
Je m'adosse sur un mur, les bras croisés, je continuais la discussion tandis que la demoiselle parcourait la pièce.
"Ecoutez, j'ai pris un gros risque en vous révélant mon identité, alors pour qu'on soit quittes, dites moi, qui êtes-vous ?"

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Me sauver ? Il se prend vraiment pour un héros celui-là. Parce que je suis une femme ? Qu'est-ce que ça peut m'énerver ce genre de réaction machiste. Je ne vais pas épiloguer et je lui demande d'où il vient. En réalité je voulais dire quelle ville mais il me sort sa biographie. Il n'a pas du voir de monde depuis longtemps ou alors c'est un vrai bavard. Je note quand même qu'il a vécut en Suède. C'est surprenant. Je veux dire, ça ne court pas les rues.
Il avance vers moi, me fixe droit dans les yeux. Je le vois un peut mieux maintenant et je ne sais pas, son regard me dit quelque chose. Il parle. Beaucoup. Encore. Et je me suis arrêtée au début de sa phrase. Le reste, je l'entends à peine. J'ai mal compris. Ou il y a plusieurs Marcus Rogue, c'est possible, pas vrai ? Il approche encore, je le détaille et surtout je fixe ses lèvres. Je lis les mots dessus. Je peux sentir mon cœur battre plus vite. Il approche toujours, confiant. Je dois dire que ça lui ressemble. Déjà à 11 ans c'était pas un gamin qui se laissait faire. Il avait une aura particulière. Il me dit que je peux baisser mon arme et si ça n'avait pas été lui, car j'en suis certaine maintenant, si ça n'avait pas été lui je lui aurait plaqué sous le menton pour lui faire comprendre que je n'étais pas une minette en détresse. Mais là, je me détends. Je la garde quand même en main parce qu'une part de moi est toujours sur le qui-vive et je ne sais pas ce qu'il est devenu, je ne sais pas s'il me reconnait et quand bien même, je ne sais pas s'il m'épargnerait. Je secoue la tête sans répondre, je n'y arrive pas. C'est idiot. J'ai des flash de mon arrivée en Suède, de ce garçon un peu plus âgé que moi qui a pris ma défense dans la cour, qui connaissait la langue des signes. Il était parti un jour, sans un au revoir. C'est fou de le retrouver ici, non ?
On arrive dans l'arrière salle, je jette un œil : il y a pas mal de choses ici. Je tilte à ce qu'il me dit. Risquer gros ? Pourquoi ? Même s'il était recherché par la police, il ne risque pas de les avoir aux trousses. Je décide de m'assurer que je ne nage pas en plein délire alors je me tourne pour lui faire face et je lui parle en langage des signes.

"Tu t'es pris pour un mafieux ? "

Je vois bien à sa tête que ça le surprend mais qu'il a compris. A mon tour de m'approcher de lui. Je remets la sécurité sur mon arme et la range à ma ceinture. Je suis à moins d'un mètre de lui et je repousse la mèche qui lui tombe devant les yeux. Je détaille la couleur de ses yeux, les petits grains de beauté sur son nez qu'on pourrait prendre pour des taches de rousseur, ses fossettes…

"Tu n'as pas changé en fait… "

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Mar 6 Nov - 22:25
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Je voyais bien dans son regard qu'elle semblait remontée par mes paroles... Peut-être qu'au fil du temps, je passais pour un machiste qui ne croit pas aux femmes qui savent se défendre ?
En réalité, j'en ai rien à foutre. Ce monde de merde est bien trop dangereux pour courir des risques inutiles. Qu'elle soit choquée ou non, elle est sauve, c'est le principal.
Je voyais bien dans son attitude que quelque chose devait l'interroger... Je ne sais pas encore quoi précisément, peut-être ne le saurais-je jamais ?

Pourquoi lui ais-je étalé trop de ma vie privée ? Dans ce genre de situation, confier ce genre de passé à quelqu'un lui confère généralement plus de confiance à notre égard. J'ai appris cette technique de manipulation lors de ma formation. En révélant une infime part de nous-même, notre interlocuteur, si il n'est pas pourvu de mauvaises intentions au départ, a beaucoup de chances de lui-même faire des concessions.
Je la suivais donc jusqu'à l'arrière-salle, et une fois adossé à mon mur...
Jusqu'à un moment où cette inconnue, qui maintenant que je pouvais mieux l'observer, me rappelait quelque chose, se mit à me parler en langue des signes.
Je dois dire que je suis surpris d'avoir rencontré quelqu'un qui connait cette forme complexe de communication, c'est vraiment pas monnaie courante.
Cependant, sa question me faisait plus rire qu'autre chose. Elle était si proche de la réalité que je ne pouvais qu'abdiquer, rire du vrai.
Je me mis alors, moi aussi, à lui répondre en langue des signes.

|Tu es si proche de la réalité... Je ne peux qu'abdiquer. C'est vrai, j'étais dans le mauvais côté de la juridiction. Mais je n'avais pas le choix. C'était accepter ou mourir, et je fus élevé par ces gens... Quelque part, ils étaient ma seule et unique famille.|

C'est à cet instant que je commençais à avoir des doutes... Je sentais comme une familiarité dans notre façon de converser, presque comme si je venais de retrouver une connaissance...
Elle s'approcha de moi, rangeant son arme et s'arrêtant en face de moi. Elle me bougeait des cheveux qui pendaient sur mon visage. Elle observait mes traits...
Puis elle prononça cette phrase, cette phrase qui appuyait mes doutes.
"Tu n'as pas changé en fait… "

Mes doutes me trottaient dans la tête, non ce n'était pas possible... Pas elle, pas après 30 ans... Pas à l'autre bout du monde...
Je continuais à la fixer droit dans les yeux, passant brièvement ma main dans la poche interne de mon manteau et en sortant une vieille photo.
Je regardais le visage de la fille qui était avec moi sur cette photo...
Pas de doutes, c'est elle...
Après tant d'années, qu'est-ce que je pouvais dire ?

"Si tu savais tout ce que j'ai fait et que je regrette... Je ne t'ai pas quitté par choix. On m'a emmené à Rome, pour faire de moi un élément capital pour ceux avec qui je travaillais... Mais l'un de mes plus grands regrets, c'est de t'avoir abandonné sans dire un mot, Alysha..."
Je lui répondais en suédois, et si elle comprend ce que je viens de dire, je n'avais plus de doutes possible...

Il y eut un moment de silence absolu dans ce bâtiment, seul le vent l'interrompait de temps à autres.
Puis, presque instinctivement, je la pris hâtivement dans mes bras. Je crois qu'elle aussi, elle semblait s'être rapproché pour me prendre dans les bras...
J'avais le sourire aux lèvres, j'étais tellement content d'avoir retrouvé celle qui m'a compris.
Je finissais par la lâcher, gardant mes mains sur ses épaules et reprenant la conversation, en anglais.
"Tu as beaucoup changé, mais maintenant que j'y réfléchis, il y a des choses qui n'ont pas changés chez toi. Je suis tellement content de savoir que tu es vivante !"

Le temps passait, tandis qu'on continuait à parler, tout en fouillant l'arrière-salle.
Nous nous racontions un peu quelques détails, on se remémorait nos moments d'amusement.
Lorsque j'entendis un bruit étrange, un gros bruit venant de la porte d'entrée du magasin...
Par réflexe, je saisis mon revolver et posa ma main devant Alysha, lui demandant de rester ici le temps que je tire cette histoire au clair...
La voix que j'entendais ressemblait à celle de l'autre vieux, mais en beaucoup plus rauque, et vulgaire surtout.
Mes soupçons n'étaient donc pas erronés : C'étaient bien des bandits. De la racaille, sans valeurs.
Je suis sûr et certain que ces deux-là auraient finit par tenter de faire du mal à Alysha si je n'avais pas été là...

J'entendais l'autre abruti beugler qu'il avait fait une "prise" sur la route, ramenant du butin à la maison.
Je me faufilais donc discrètement de nouveau dans le magasin, mais je doute qu'Alysha m'ait écouté sur ce coup-là... Elle a toujours été indépendante, même avec ses proches.
Je m'abaisse donc de nouveau sous le comptoir, me faufilant discrètement jusque là où j'étais lorsque j'ai vu le vieux pour la première fois.
Le nouveau pillard s'avançait, l'air fier avec un gros sac duquel s'écoulait quelques filets de sangs...
MERDE ! Il a percuté le cadavre de son pote ! L'effet de surprise est foutu... Il va être sur ses gardes...
Bon, je n'avais pas le choix dorénavant, il fallait que je sois le premier à agir, et vite !
Je continuais donc à me faufiler discrètement, tandis que le pillard lâcha son sac et saisit son Glock, la peur au ventre.
Il hurlait des obscénités en menaçant à tout va afin de faire sortir les intrus de leur cachette.
Il s'approchait lentement du comptoir, et bon sang, un truc est tombé dans l'arrière-salle !
Ce n'est pas Alysha, j'ai vu une boite en fer tomber d'une table à cause du vent...
Mais ce con de pillard, il n'a aucun moyen de savoir que c'était le vent...
Si il tombe sur Alysha, je me le pardonnerais pas.
Je pris mon courage à deux mains et braqua mon revolver sur le pillard lorsqu'il passa juste devant moi.

"Si tu veux mon avis, l'ami, t'as intérêt à lâcher ton arme. Dans l'immédiat."

La frustration se ressentait dans son attitude, et il lâcha péniblement son arme à terre, levant les mains biens en l'air.
Ce bougre là semblait légèrement plus jeune que l'autre, peut-être la fin de quarantaine tout au plus. Il mesurait 1m80, il était chauve, avec une barbe noir grasse et sale.
Sans trembler, ni même montrer la moindre émotion à mon adversaire, je continuais de le menacer de mon revolver, cherchant quelque chose à lui faire faire...

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Jeu 8 Nov - 11:23
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Il me répond en langue des signes. Je ne suis donc pas encore folle. Mais comment est-ce possible ? Après tout ce temps, ici, maintenant. C'est dingue ! Avoir confirmation aussi de soupçons que j'avais petite, sur le fait qu'il n'avait pas une vie comme les autres. J'en ai un choc même si je le cache plutôt bien. Je suis douée pour ne pas livrer mes émotions. Par contre lorsque j'ouvre les vannes, c'est comme faire craquer un barrage. Attention donc !

Le temps est suspendu, on s'observe, je l'effleure et je finis par dire qu'il n'a pas changé. Je crois qu'il percute enfin qui je suis. J'ai changé, j'ai vieillit comme lui, mais j'ai toujours ce nez retroussé, cette bouche qui donne l'impression que je fais une moue moqueuse, le grain de beauté sur ma joue... J'ai toujours une tête particulière. du genre qu'on aime ou pas du tout.
J'ai un dernier mouvement de paranoïa quand il met la main dans sa veste mais il n'en sort qu'une photo. Façon de parler. Je n'en ai même pas de mon mari et lui, il en a une de nous ?! Je suis sans voix alors qu'il a toujours la langue bien pendue. En suédois, ce qui me fait du bien. je l'écoute avec intérêt. L'enfant en moi lui en a toujours voulu mais l'adulte que je suis sait bien qu'il n'y pouvait rien. Je souris tristement.

-Det är inte ditt fel...

Il me prend dans ses bras. C'est tellement soudain que je ne réalise pas immédiatement.
Je ne le repousse pas, je le sers moi aussi. ça me fait du bien. Parce que ça fait trois ans que personne ne l'a fait. Parce que c'est lui. Après un tout, on s'éloigne et je soupire de soulagement. J'ai un sourire moqueur cette.

- Toi, t'es toujours pareil ! Jamais j'aurais pensé te revoir, encore moins après ce qui s'est passé. C'est fou ! Le monde disparait et nous on se retrouve. Cette fois, si tu te barres, je te brise les jambes et je te séquestre. Je suis très sérieuse.

A moitié en fait. Je lui met une petite tape sur l'épaule et on commence à jeter un oeil à ce qui il y a dans cette réserve. Il commence à vouloir raviver nos souvenirs, je l'écoute mais je ne parle pas beaucoup. Ce n'est pas l'endroit pour moi, pas intime avec le cadavre à côté et l'insécurité des lieux. D'ailleurs on entend rapidement que quelqu'un d'autre arrive dans le magasin. Nos regards se croisent, il joue encore les protecteurs. Je lève les yeux au ciel. Je reste en retrait mais j'observe depuis l'interstice de la porte. Le copain du vieux est là. Il lâche sa prise et sort son arme. Vu que Marcus est dans le magasin, je tente la porte au fond de la réserve. J'ouvre doucement, elle n'est pas fermée à clé - juste un verrou que j'ai défait- et donne sur l'extérieur. ça fait un petit courant d'air et une boite tombe mais je n'ai pas le temps de m'en occuper. Je sors et fais le tour. Si on le prend chacun d'un côté il sera mis à mal. J'en profite pour voir si d'autres arrivent mais pas de signe de vie. J'arrive à l'entrée juste à temps pour voir Marcus le braquer. Par chance pour lui, le type dépose son arme mais d'où je suis je peux voir qu'il en a une autre dans le dos. ça m'étonnait aussi qu'il soit si docile. Il met les mains derrière la tête en signe de reddition, j'entre sans un bruit, arme au poing. Je retire la sécurité. Un clic qu'il a très bien entendu.

- N'y pense même pas. Marcus, il a une arme dans le dos. Je le tiens en joug, tu peux la prendre.

J'approche. Il n'est pas sensé savoir que je ne suis pas la meilleure tireuse du monde.

- Si tu ne veux pas finir comme lui, tu restes sage.


Je fais un clin d'oeil à Marcus. On peut faire une bonne équipe. Je jette un oeil autour de nous.

- Il y a de la corde, on devrait attacher notre ami. Il a sans doute des choses intéressantes à nous raconter.


Tuer de sang froid je ne pouvais pas. J'avais tué des vivants, deux, uniquement pour survivre. J'en avais fait des cauchemars. Alors je préfère qu'on le cuisine, qu'on le vole et après, selon ce qu'il y a dans son sac, qu'on avise. Pourquoi mériterait-il de mourir plus que nous ? Délit de faciès ? On vaut mieux que ça.

- Attends qu'mes amis arrivent, tu vas prendre cher p'tite pute !


- Ne sois pas impoli. Je connais mille façons de torturer un homme.

Je crois que mon air malsain lui fait froid dans le dos car sur le coup il a un frisson.
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"J'aimerais tant que tu ais raison sur ce point-là... Tout ce que j'ai dû faire, je regrette l'enfant qui était en moi."

C'est vrai que je n'ai pas eu le temps de grandir comme la plupart des gamins. Dès ma naissance, on m'a conditionné à devenir un tueur.

"Je dois avouer que c'est ironique, mais je suis clairement pas mécontent. C'est pas prévu t'en fais pas. Effectivement, tu es toujours le même petit ange, entre-guillemets, que tu as toujours été."
J'aime toujours la taquiner. Je sais que je risque de me prendre un coup dans l'épaule, bien que je ne ressente plus grand-chose, mais c'est marrant de la voir se vexer.
Dans toutes les situations, je la trouve toujours resplendissante... C'est donc ça le vrai amour ? C'est étrange... J'ai passé l'acte plus d'une fois, aux quatre coins du monde, avec tant de femmes... Mais jamais je n'avais ressenti quoi que ce soit envers celles-ci.... Alysha est la seule à qui mon coeur tend vraiment.
Mais j'ai autre chose à faire que ça....

*Retour au présent*

Je tenais mon revolver d'une seule main, aussi stable qu'une statue, je le pointais en plein crâne du bougre.
J'entendais des bruits pas loin jusqu'à ce je vois Alysha débarquer, arme en joug, et elle tient notre invité surprise, en m'informant que c'était un petit filou.
Elle s'approchait alors en même temps que moi. Je saisis l'arme cachée et donna un puissant de genou dans les burnes de ce clébard.
Il s'agenouillait de douleur, beuglant une menace aussi futile qu'amusante.
Alysha a toujours de la répartie, comme quand on était petits.
Après quelques instants, je rangeais mon revolver et donna un puissant coup de poing dans sa face.
Il cracha une giclée de sang et implora pitié.

"Tu sais qu'au sein d'une mafia, la pitié est l'arme des faibles ?"
Lui disais-je, d'un ton très plaisantin, avant de lâcher un sourire sadique et de lui caler un coup de genou dans la face.
Il est à terre, encore conscient mais assez amoché pour ne pas tenter de vagues.
Alysha m'avait prévenue qu'il y avait une corde quelques mètres plus loin, et je m'empressais donc d'aller la chercher. Je faisais confiance à "ma" blonde pour garder l'invité en place. Je doute qu'elle sache tirer comme un as, la connaissant, mais je pense qu'elle a dû faire ses preuves.

Je trouvais la première corde, plutôt robuste, elle ne serait cependant pas suffisante pour garder notre ami tranquille un moment.
En fouillant plus loin, je tombais sur 2-3 autres cordes. Avec ça, il sera parfaitement immobilisé.
Je revenais donc auprès des deux tourtereaux, cordes en main et commença à attacher, ligoter, emprisonner le type et l'assieds dos au poteau.
J'en profitais pour fouiller son baluchon avec du sang, il n'y avait que des morceaux de corps humains...
Si Alysha voyait ça, je suis sûr qu'elle serait très mal à l'aise, voir proche du vomi. Moi, cela semblait me faire ni chaud ni froid de l'extérieur, mais dans mes pensées, je me disais qu'il était quand même bien frappé ce type.

Je revenais donc vers le type et le réveilla d'une petite claque.
"Dis-moi à quoi ça t'avances d'emporter des morceaux humains encore frais dans un sac ? Tu gaspilles du temps qui aurait pu être consacré à des objets de première nécessité."
"J'aime l'odeur du sang !"
Disait-il en riant. Je lui assénais cette fois une grosse claque.
"Joues pas au débile avec moi. T'es qu'un petit bleu, une raclure sans importance. Et tu vas me dire maintenant tout ce que je veux savoir."
"Sinon quoi ?"
"Sinon ça !"
Disais-je en dégainant mon couteau de survie, le sourire aux lèvres et commençant à tailler un sourire de l'ange sur le visage de ce débile qui se la joue grand fou.
Il hurlait de douleurs, oubliant bien vite la moquerie pour la peur.
"Argh ! ARGH ! Je vais parler ! Je vais parler !"
J'arrêtais donc de lui tailler ce fameux sourire, je n'avais fait que sa joue gauche.
"Pu-putain ! T'es qui bordel ?!"

"Je suis le matricule 216 de Passione, Lieutenant d'Europe et ici c'est moi qui pose les questions."
Je voyais bien dans les yeux du gaillard que le nom "Passione" ne lui était pas anodin... Il devait surement faire partie des petites frappes qui tentaient de se faire une place sur notre territoire.
Mais cependant, je sentais, et voyais, qu'Alysha voulait me toucher un mot.

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Ces retrouvailles sont surprenantes. Parce qu'elles existent tout simplement, mais également parce qu'on se comporte comme lorsqu'on était gamins tout en ajoutant nos caractères d'adultes. Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est fluide. Bien que je me doute que j'ai beaucoup à apprendre encore sur celui qui avait été mon héros et bien plus lorsque nous étions petits. Serait-ce si innocent entre nous aujourd'hui ? Aussi fort ? L'avenir le dira. Pour l'instant nous avons d'autres chats à fouetter.
Marcus maltraite l'inconnu. Je ne comprendrais jamais les types qui l'ouvrent alors qu'ils sont en mauvaise posture. A moins d'espérer mourir rapidement. Mais ce qui m'intéresse le plus c'est le comportement de Marcus. Il est bestial, je ne décèle pas ni pitié ni gêne dans son regard. Il n'est pas de ceux qui sont violents à contre cœur, pour assoir leur autorité. Il reparle de mafia. Ce n'est pas un milieu que je connais, hors film. Et encore, je n'ai même pas vu Le Parrain. J'ai envie de le prendre dans mes bras, le serrer fort et lui caresser les cheveux, lui apporter la tendresse dont il a clairement manqué. Il faut croire que je commence à dérailler. S'imaginer enlacer tendrement un homme qui en défonce un autre recroquevillé au sol. Un instant j'ai peur qu'il l'achève et je m'apprête à vouloir le calmer mais il le fait de lui même pour attacher l'homme. Je le surveille pour lui, bien qu'il ne cherchera plus à broncher vu son état.

Voilà qu'il est saucissonné à un poteau. Marcus jette un œil au sac, je tente de voir par dessus son épaule. De l'hémoglobine. Rien qui n'ai l'air animal… Je détourne les yeux et vais observer dehors à travers les planches. Etre certaine qu'il n'y ai pas un troisième copain. R-A-S. Dans mon dos, Marcus secoue notre prisonnier. Il confirme ce que je pensais, j'ai un rictus dégouté. La suite est sang et hurlements. Marcus commence à lui faire le sourire du joker. J'en sers les dents. Je donne un coup de pied dans le sac, j'ai besoin d'une motivation pour laisser faire. Un tibia en sors, coupé par quelqu'un qui n'est ni boucher ni médecin. A en juger par le sang non coagulé, la victime devait être vivante. Un homme, je dirais, mais sans pouvoir le certifier. Je rejoins Marcus.

- Laisse moi vérifier quelque chose.

Il me laisse place. Je sors des gants en latex de mon sac et m'accroupit devant le monstre. D'abord j'observe ses yeux, trop compliqué vu les coups. Ses mains. Tremblements. Je soulève le bas de son pantalon pour voir ses jambes, il commence à se demander ce que je fais. Tremblements. Je déchire son Tshirt crasseux. Tâches brunes.

- Il est malade.

Il hurle qu'il n'est pas contaminé. Je me tourne vers Marcus pour le rassurer car il peut s'être blessé en le frappant.

- Il est cannibale. Tu ne risques rien mais évite de frapper les gens à mains nues la prochaine fois, on n'est pas à l'abri d'un contaminé.

Je me relève. Froide.

- Quand il t'auras dit ce que tu souhaites, je veux qu'on le découpe et qu'on le laisse se vider de son sang.
- Quoi ??? Mais elle est malade celle là !!!
- Et le dernier que t'as découpé, il t'as dit quoi ?

Cet être est abjecte. Je préfère encore les zombies. Je me tourne vers Marcus avec un regard plus sympathique mais néanmoins déterminé.

- Je commence à voir ce qui peut être intéressant dans tout leur bordel, je vais en profiter pour bloquer les issues, qu'on ne soit pas surpris. Siffle si besoin.

Je pose ma main sur son avant bras avant de commencer à fureter.
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Sam 17 Nov - 22:16
Deux DirectionsMarcus ne s'attendait surement pas à retrouver un ancien ennemi...
Je dois dire qu'elle a énormément changé après tout ce temps... Elle est bien plus sereine, plus calme dans les situations tendues.
Lorsque je m'amusais à tailler le joli sourire, elle me demanda un moment.
Je me levis, me reculant de quelques mètres et essuyait mon couteau sur mon pantalon.
Je rangeais mes affaires. Je fus légèrement surpris lorsqu'elle me révéla qu'on avait bel et bien affaire à un bouffeur de congénères.

Je ne peux pas éprouver d'empathie envers ces gens. Les gengångare sont déjà assez pesants sans qu'on ait à se méfier des vivants.
Je ne pouvais m'empêcher de lâcher un sourire lorsqu'elle parla de découper en morceaux le type, qui priait pour qu'on le laisse partir.
Je voyais les deux... pas se prendre le chou, mais disons qu'une conversation musclée convient un peu mieux.
Elle m'avertit qu'elle s'occupait de vérifier autour. J'en profitais pour la rattraper par le bras et la ramener légèrement vers moi.
"Écoutes, Alysha, j'ai reconnu une cicatrice lorsque je lui taillais son sourire. Ce type, j'ai déjà eu affaire à lui... Reste à proximité, je tiens pas à ce que ces copains ne te prennent par surprise. On ira fortifier le tout ensemble."


Je me redirigeais alors vers le chauve. Je le relève alors, le plaquant au mur.
"Tu me reconnais donc pas, Kasarov ?"
"Co-comment tu connais mon nom putain ?"
"Tu te souviens pas du gamin que t'as torturé sous les rues de Moscou, il y a 17 ans ? Le gamin qui a fait explosé ta brigade entière avec une simple mitraillette, transformant ton camp en bain de sang ? Celui qui t'a fait cette cicatrice avant de s'enfuir, et qui t'a envoyé une dernière lettre de menace lorsqu'il a appris que tu avais refait ta vie ? Celui, à qui t'a pété les guibolles alors qu'il n'avait rien fait de mal ?"
"C'est toi.... T'as bien changé, p'tit enfoiré ! Je me doute que tu veux prendre ta revanche... Vas-y, chiales comme une petite salope ! Tu compenseras le sang que t'as versé dans ta cellule froide !"
C'était de trop. Mon poing partit en flèche, s'écrasant dans sa figure et lui faisant cracher un beau filet de sang.

Je me rappelais de ce qu'Alysha m'avait prévenu quelques minutes avant, j'enfilais alors mes gants en cuirs et tira sur la corde pour détacher le chauve. Il tomba à terre lorsque la corde fut entièrement déroulé. Il était à moitié conscient, au bord du coma.
"Relèves-toi ! Allez ! Viens te battre à la loyale, fils de pute !"
Il tente alors de se relever, ce que j'anticipe en lui assénant un coup de genou bien placé dans l'abdomen. J'enchaînais en relevant sa tête et le cogna d'un puissant uppercut, l'envoyant valser dans l'étagère derrière, à côté du comptoir.
Il tomba lourdement au sol, il ne fallait attendre que quelques instants avant qu'il ne tombe dans l'inconscience...
Non. Tout ce que j'ai enduré à Moscou pendant 3 mois... Non, cela ne pouvait pas se finir comme ça...
Je finis alors par l'assommer d'un coup de pied dans la figure.
Je cherchais dans le magasin, priant pour tomber sur un produit inflammable quelconque : De l'huile, de l'essence peut-être ?
L'huile fut trouvée.
Je prenais le petit bidon d'huile, vérifiant que j'avais toujours ma boîte d'allumettes sur moi et traîna le corps meurtri dehors, le faisant descendre la pente derrière le magasin en boule.

Il atterrit comme une chiasse en bas. Je descendis alors, versa le restant d'huile sur son torse et foutu le feu d'un coup sec.
Je regardais le corps brûler, les yeux vifs, focalisés sur les morceaux qui s'embrasaient petit à petit...
Il me fallut quelques minutes pour me reprendre mes esprits et me mettre à faire disparaître le feu. Je galérais pas mal, vu que sur moi je n'avais qu'une couverture pour pouvoir éteindre et qu'elle m'était bien utile lors des nuits froides.
Mais je réussis à éteindre ma connerie, sans abîmer plus que ça ma couverture.
Je remontais alors vers le magasin, le regard froid et penché, ne pouvant m'empêcher de me remémorer mon échec en Russie...
Je finis par revenir dans le hall. Je voyais Alysha, qui semblait soit attendre soit réfléchir. Elle n'avait pas encore remarquée que j'étais de retour. je continuais alors d'avancer et me fit remarquer.
Je commençais à réfléchir à quelque chose... Il était fort possible que parmi les futurs emmerdeurs qui vont revenir demain, vu le temps... Il était fort probable que parmi eux, il y avait encore un autre officier russe qui était là lors de ma capture...
Je réfléchissais, bien que je pense qu'on avait encore le temps d'y réfléchir jusqu'à demain...
La nuit commençait déjà à s'imposer dans le ciel.

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Marcus veut gérer la situation, je décide de le laisser faire. Vu qu'il a déjà eu affaire à cet individu, c'est une histoire qu'il doit régler. Mais rester là à me tourner les pouces non merci.

- Fais ce que t'as à faire, je ne vais prendre aucun risque t'en fais pas.

Au contraire, je vais m'assurer que personne ne vienne nous surprendre. Je les laisse régler leurs comptes. En les écoutant je me dis que les hommes sont vraiment stupides. Pourquoi il ne se la joue pas fine pour essayer de sauver sa peau ? Pourquoi fait-il le paon jusqu'au bout ? Une histoire de fierté mal placée ! Je fais le tour rapidement, vérifiant les entrées, je jette un œil dehors par les fenêtres. Rien à signaler. Je reviens et vois que Marcus entraine son prisonnier à l'extérieur avec un bidon d'huile. Pas besoin d'être une flèche pour savoir ce qu'il va faire. Je le laisse faire sa catharsis mais grimace parce que le feu peut attirer vivant comme mort. L'observant de loin, des tonnes de pensées traversent mon esprit. Je suis loin d'imaginer tout ce qu'il a vécut, qu'elle était sa vie exactement. Je devine juste que ce n'en était pas une. J'ai mal au cœur pour lui. Je devrais avoir peur mais je veux lui faire confiance, comme lorsque nous étions des enfants. Je le laisse à ses basses œuvres et retourne dans le magasin. Mes poils s'hérissent quand je sens quelqu'un dans mon dos, à l'odeur de brûlé je sais qui c'est. Je le laisse venir à moi et le regarde droit dans les yeux. J'ai besoin de chasser l'animal en lui pour retrouver l'ami. Son regard se radoucit.

- C'était une fin trop douce mais j'espère qu'il t'a dit ce que tu voulais savoir.

Dehors le soleil entame sérieusement sa descente.

- Il fera bientôt nuit. On va devoir passer la nuit ici, c'est plus sûr.

Je marque une pause et jette un œil autour de nous.

- Bon, si on sécurisait tout pour commencer ? Après je propose qu'on s'installe un coin pour dormir et qu'on profite de ce qu'on a sous la main. On pourra se raconter nos vies. Enfin, ce que t'auras envie de me raconter.

Je ne force jamais les gens à parler parce que je déteste qu'on essaie de me forcer la main. Tout en lui faisant comprendre qu'on devrait mettre un meuble devant la porte d'entrée, je lui lâche :

- Tu t'es peut-être demandé comment j'ai su qu'il était malade. J'étais microbiologiste. Là où je vis maintenant, j'étudie le virus. Tu m'aurais imaginée devenir scientifique ?


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Ven 23 Nov - 21:49
AccalmieUn moment silencieux, à la fois bon et douloureux. Un moment nécessaire, un moment venu du passé. Un moment unique à mes yeux. Un moment endurcie, à la fois différemment et pareillement à moi. Un moment, portant le nom d'Alysha Horst.
Lorsque je lui avais demandé de ne pas prendre de risques, je me doutais qu'elle me répondrait qu'elle sait y faire. Je le sais, c'est juste que je tiens tellement à elle, malgré le temps qui a passé, que je préfère la prévenir indirectement qu'elle compte beaucoup trop à mes yeux.
Je n'ai jamais eu l'approche facile des gens, depuis petit, on me conditionne à être froid mais à éviter de paraître trop suspect. C'est un "subtil" mélange de gentleman et de tueur silencieux. Quelque part, je correspond parfaitement bien à ces deux adjectifs...

Je suis né pour tuer, je ne peux pas dire si je l'ai voulu, car je ne le sais pas. Je ne me suis jamais posé la question. J'ai ça dans mon sang, c'est tout. Je ne peux rien n'y faire. Quelque part, c'est grâce aux miens que j'ai pu contrôler mon art de tuer. Peut-être qu'à cet heure, je serai mort depuis trop longtemps ?
La chose la plus importante que j'ai apprise dans ce métier, c'est de toujours savoir improviser une tactique pour survivre à l'instant. Un colt braqué en plein sur mon front, un couteau sous la gorge, un fusil sur le torse... J'ai réussi à me tirer de ces situations, sans l'ombre d'un manque de sang-froid. On m'a appris à ignorer la peur de mourir, on m'a appris à souffrir en silence, à ne pas donner satisfaction à ceux qui réussiraient à me faire échouer.
Je crois que depuis la fin du monde, tout ce que j'ai dû renfermer au fond de moi ressort... Ma bienveillance naturelle envers les innocents. Avant, je pouvais tuer un innocent de sang-froid car c'était les ordres. Je retenais toute l'incompréhension et la haine en moi, obéissant comme le toutou que j'étais. Je ne regrette pas d'avoir été un toutou, j'étais un bon toutou. Mais aujourd'hui, le toutou est libre, le toutou s'est transformé en oiseau... En oiseau, qui garde encore ses souvenirs douloureux de toutou en lui...

Je dois avouer que lorsque je devais tuer l'innocence incarnée, j'avais mal. De l'extérieur, rien ne changeait, mais à l'intérieur, mon coeur et mon mental saignaient. Lorsque j'avais un moment de solitude, long moment de solitude, je m'isolais dans un coin, un placard, et je pleurai. Je ne pleurai pas comme un lâche. Pas de sanglots, juste des larmes qui coulaient lentement sur mon visage, mes mains soutenant ma tête, tête qui recroquevillait mon corps sur lui même, position accroupie. Je pleurai pendant 2 minutes, pas plus. Au fond, je n'étais pas la machine parfaite dont ils rêvaient...

*Retour sur Marcus et Alysha*

"Il fera bientôt nuit. On va devoir passer la nuit ici, c'est plus sûr. "
"C'était mon but initial, j'en ai marre de dormir sur des cailloux."
La remarque la faisait rire légèrement. Cela me rappelait quelques moments de notre enfance où je me transformais en "clown" pour lui faire plaisir. Cela n'était ni calculé, parfois même involontaire, mais ses réactions étaient toujours sincères.

"Bon, si on sécurisait tout pour commencer ? Après je propose qu'on s'installe un coin pour dormir et qu'on profite de ce qu'on a sous la main. On pourra se raconter nos vies. Enfin, ce que t'auras envie de me raconter. "
"T'en fais pas, je vais déplacer les étagères devant la porte, elle sera bloquée définitivement. Pour le coin, je n'ai pas fait attention à un endroit adéquat..."
J'évitais intentionnellement de réagir à son propos sur nos vies. J'aime pas parler de la mienne. Même avec Alysha, je ne pense pas encore y arriver... Peut-être changerais-je d'avis d'ici ce soir, peut-être pas.

"Tu t'es peut-être demandé comment j'ai su qu'il était malade. J'étais microbiologiste. Là où je vis maintenant, j'étudie le virus. Tu m'aurais imaginée devenir scientifique ? "
Je lui répondais, petit sourire sur le visage :
"A vrai dire, ça me choque pas. Je t'imaginais déjà bosser dans la science ou la médecine plutôt que de passer tes journées les fesses assises sur un siège roulant, derrière un bureau de merde à t'occuper de paperasse pour un boss un peu trop vicieux. Je suis fier de voir que tu as été loin."
Je passais mon bras droit derrière elle pour l'enlacer faiblement, lui faisant des tapes sur son épaule et la blottissant légèrement contre moi.

Nous nous occupions alors d'établir notre campement pour la nuit. Je procédais donc à ce que j'avais dit. Il y avait une rangée d'étagères devant la porte, formant un mur qu'on ne peut traverser qu'en faisant le grand tour.
Ces étagères sont légèrement lourdes, mais je réussissais à les déplacer seul, faisant légèrement tomber la première sur les portes. J'entourais les côtés de la première étagère par deux autres et finissait par allonger une dernière étagère sur la première. La porte ne s'ouvrait que vers l'intérieur, impossible de passer par là maintenant.
Je soufflais quelques minutes après avoir déplacé tout ce fatras. Je remarquais que mon manteau n'était plus là où je l'avais posé tout à l'heure... Puis je remarquais qu'Alysha l'avait dans les mains, pour le déplacer près de notre point de pause.
Je la regardais faire quelques secondes, un léger sourire se dessinant sur mon visage avant que je n'aille à nouveau dans la réserve, fermer correctement la porte et emporter quelques trucs à manger. Il restait quelques bouteilles de boisson comme du soda orange ou quoi, confinées dans le frigo du fond.
Le frigo fonctionnait encore grâce au peu de courant qui circulait encore grâce aux moteurs dehors. Pour cela qu'il y avait quelques légères lumières ici et là, venant de l'étage du dessus.

Je revenais alors dans le hall, "trouvailles" en main, et d'une voix amicale je lançais assez fort :
"J'espère que c'est resté aussi conservées que Nicole Kidman."
Disais-je, en regardant les bouteilles de soda. Je revenais donc vers ma compagne de fortune, posant ce que j'avais dans les mains devant notre établissement et la regardant droit dans les yeux.
Il y eut un léger flottement dans l'air, avant que je ne jette mes yeux au ciel et constate qu'il s'assombrit déjà...
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AccalmieUn moment silencieux, à la fois bon et douloureux. Un moment nécessaire, un moment venu du passé. Un moment unique à mes yeux. Un moment endurcie, à la fois différemment et pareillement à moi. Un moment, portant le nom d'Alysha Horst.
Tout en commençant à nous organiser je lui parle de mon métier. Sa réponse me surprend totalement. D'abord parce que même moi à dix ans à peine je ne savais pas encore quoi faire quand je serais grande. Ensuite parce que je m'attendais à ce qu'il veuille parler du virus. Il a beau me flatter, j'en suis quelque peu déçue. Son étreinte furtive comme de celles qu'on donne à un vieux pote ne me fait ni chaud ni froid. Je ravale ma fierté. Une nouvelle fois, Marcus met son machisme en avant. Il compte déplacer les étagères tout seul et pense que je vais le regarder faire en me limant les ongles ? Je crois qu'il va réellement falloir que je lui fasse comprendre que je ne suis pas en sucre. La petite fille perdue et apeurée n'existe plus. Si ça n'était pas lui, le type aurait déjà entendu ma façon de penser. J'aurais même préféré partir dans la nuit. Je suis fière et indépendante. A la place, je ne l'écoute pas et je déplace moi aussi des meubles. Je fouille ensuite derrière le comptoir, récupérant des piles, un paquet de tabac, briquet, et autres choses utiles pour la communauté. C'est plus sereine que je retrouve Marcus. Il n'a clairement pas été habitué à se sociabiliser, seul depuis bien trop longtemps, à croire qu'il doit tout gérer seul. Il est plein de bonnes intentions mais il en fait trop. Avec moi, pas besoin. Je lui souris. Il pose ses trouvailles et me fixe sans un mot pendant un moment. Si je lis la profonde solitude de son âme, je me demande bien ce qu'il pourrait lire dans la mienne.

- Tu sais avec quoi ils font ces merdes ?, dis-je amusée. Déformation professionnelle. Si j'avais accepté d'avoir des enfants, jamais ils n'auraient eu le droit d'en boire. Je suis désolée je n'ai pas trouvé de matelas ni oreillers. Enfin, si, j'ai vu ceux où dormaient ces tarés mais hors de question que je les utilise.

Je m'assois à même le sol, calant mon dos contre une ancienne vitrine, qui elle, est hors d'état. Ici on ne peut pas nous voir depuis l'extérieur. Je fais signe à Marcus de me rejoindre.

- La prochaine fois, il faut vraiment que je pense à prendre un duvet ! Alors, dis moi, tu as des plans ? Tu voudrais venir là où je vis ? On est très bien organisés... A moins que t'ai un pied à terre ?


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