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Les zombies s'habillent en Prada feat. Jade [printemps 2018]
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LES ZOMBIES S'HABILLENT EN PRADA

 BEAU & JADE


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Alice Springs. Le monde avait beau être envahi par ces pourritures de zombies, ce n'était pas une raison pour ressembler à un clodo ! Voilà, en résumé ce que m'avait sorti la dernière survivante que j'avais croisée. Peu avant qu'elle ne se fasse dévorer dans son tailleur Chanel. Sur le coup j'avais envoyé promener la fille mais après mûre réflexion et, après avoir stupidement repensé au dicton qui dit qu'on doit faire attention à ce qu'on porte car ce sera notre tenue pour l'éternité en tant que fantôme (ou mort vivant ?), j'avais du bien avouer que mes fringues laissaient à désirer ces derniers temps. Ils étaient tous maculés de sang séché et/ou déchirés ! Du coup, ce matin j'avais mis Light à l'abri tout en lui laissant la possibilité de s'enfuir si danger, puis j'étais parti en direction du centre commercial. Armé, cela va de soi ! Dans cette ville, les zombies pullulaient. C'était un vrai casse pipe ! Depuis j'avais perdu cette arme.

J'arrivais enfin dans une rue où s'alignaient plusieurs boutiques de fringues de luxe. Prenant mon glock, je vérifiais combien de balles j'avais dans le chargeur. Neuf et une engagée, c'était pas mal ? Je  choppais ensuite mon dernier joujou : un katana trouvé il y a une semaine dans un restau chinois. Perdu aussi. Puis j'ajustais le sac de sport sur mon épaule et vérifiais qu'il n'y avait pas un farceur à proximité : personne en vue. Ni mort, ni vivant.

Sur mes gardes, je pénétrais dans la première boutique : Prada. Voilà qui me rappelle de bons souvenirs ! Aujourd'hui c'est shopping gratis ! Ce n'était pas trop le foutoir dans ce magasin, à part un cadavre à quelques mètres, définitivement mort. Je cherchais le coin des hommes, et avançais doucement. Tiens des chemises, des pulls... Cool ! Je posais le katana à proximité et chercha ma taille. Après un rapide tour, j'en choisis quelques uns et m'apprêtais à passer au rayon des pantalons quand un bruit de frottements attira mon attention. Lâchant les fringues, je rangeais le glock à ma ceinture et m'emparais du katana, plus discret. Une ombre furtive sur ma droite, rayon femmes. Alors comme ça les Zombies s'habillent en Prada ?

« Viens par là mon beau... »

L'idée d'un zombie travesti me traversa l'esprit et me fit rire malgré moi. *T'es seul depuis trop longtemps mon vieux ! *  



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Les zombies s'habillent en Prada

Jade n'avait pas toujours été seule, depuis le début de l'épidémie. Elle avait commencé à fuir avec des clients de son hôtel et quelques employés qu'elle avait continué à traiter comme ses larbins, avant qu'ils ne finissent tous par se retourner contre elle, contaminés ou non. Il fallait bien avouer que côtoyer la blonde pouvait se révéler particulièrement éprouvant, et que les conditions difficiles de cet exil forcé ne faisaient que la rendre plus insupportable à qui voulait espérer un peu de paix dans le chaos. La Butler n'avait certes pas un caractère facile... Mais finalement, c'était sans doute celui-ci, combiné à un instinct de survie hautement égoïste, qui avait fait d'elle la personne qui s'en sortait toujours, quoi qu'il en coûte à ses compagnons.
Elle ne portait pas la poisse, mais si elle devait sacrifier un autre pour sauver sa peau, Jade n'avait que peu de scrupules. Le destin ne l'avait que partiellement mise à l'épreuve, en ne lui faisant abandonner que des proies faciles, et déjà blessées, dont le sort avait été scellé avant qu'elle ne puisse en prendre la décision.

Et si l'atmosphère de cette nouvelle vie l'avait fait devenir plus dure et résistante, endurante, elle n'en restait pas moins l'héritière des Butler, obsédée par son statut, son apparence et l'idée que son père viendrait la chercher, le plus tôt possible. Après 3 ans, Jade avait donc conservé son iPhone à la coque pailletée, et quelques essentiel dans son sac Chanel : le maquillage minimum de secours, dont elle renouvelait le stock dès qu'elle en avait l'occasion. Cela n'était guère un problème, car la plupart des pilleurs se concentraient sur la recherche de vivres, et laissaient généralement les rouges à lèvres trainer sur le sol des boutiques désaffectées.
Jade, elle, s'enthousiasmait de perdre visiblement du poids, en ramassant des fards à paupières de luxe en parfait état, tandis que ses troupes pleuraient de déception.

Cette fois-ci, c'était seule, par défaut plus que par choix, qu'elle faisait les magasins, pour tuer le temps interminable qui s'allongeait depuis les dernières nouvelles de son paternel, et du monde en général. Parfois, une course poursuite ou une attaque surprise mettait de l'animation, et elle les souhaitait presque, tant qu'elle n'y laissait pas un bout de chair.
Le centre commercial était atrocement calme, et Jade soupirait d'inconfort, regrettant presque la foule les jours de soldes : une robe signée n'avait plus la même valeur lorsqu'elle n'était pas arrachée aux mains d'une rivale. Même si la Butler n'avait nullement besoin de rabais, elle avait toujours adoré l'esprit de compétition, ce qui était surement une des raisons pour laquelle elle était encore pimpante également.

    - Mon beau ? Répéta-t-elle, plus outrée qu'effrayée, en entendant une voix masculine s'élever de derrière les rayons de chez Prada, dans lesquels la collection 2015 trônait encore, surement totalement dépassée à présent. Jade aurait donné chez pour obtenir ne serait-ce qu'un magasine de mode du continent, s'il avait été épargné comme elle tenait à le croire. Je préfère le prendre comme un compliment.


Elle se découvrit en face de l'inconnu, paraissant totalement inconsciente du danger qu'il aurait pu représenter pour elle. Malgré cela, Jade n'était pas aussi innocente ou naïve qu'elle y semblait, et avait plus d'un tour dans son sac. Elle sourit malicieusement, légèrement séductrice, et secoua sa longue chevelure blonde soyeuse, qui lui donnait un air presque irréel dans ce décor sale et cassé. Si certains auraient pu penser à l'apparition d'un ange, ils auraient été très loin du compte néanmoins.

    - Je m'appelle Jade, Jade Butler, annonça-t-elle avec un ton important, de ceux qui normalement étaient reconnus. Si vous me permettez cette remarque, cette couleur ne met pas en valeur vos yeux.


A vrai dire, il avait l'air... Désastreux. Comme la plupart des personnes dont la première préoccupation n'était pas comme elle de remplacer leurs vêtements troués. Ses prunelles bleues claires passèrent du visage de l'homme aux habits sur le sol, à son arme. Que comptait-il faire, se tailler un costard sur mesures ?



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Presque fébrile, j'attendais que la chose apparaisse. Quelle ne fut pas ma surprise de voir une jolie blondinette pointer son minois, presque choquée que je l'ai prise pour un mec. En la regardant, on aurait dit que l'apocalypse n'avait pas eu lieu. Elle était plutôt apprêtée et n'avait pas l'air d'avoir peur. Etait-elle inconsciente ou devais-je prendre ça comme un signal d'alarme ? Elle avait peut-être toute une bande prête à me dézinguer ! Du genre qui envoie un joli spécimen pour amadouer et paf !!! Je me mis à regarder autour de nous, deux fois plus aux aguets. Elle se présenta et me parla des fringues. J'étais perdu. Folle ? Plus rien à foutre de tout ? En tout cas il n'y avait pas de mouvements alors je me décrispais un peu, abaissant le katana.

« Merci pour l'info...  Erm, enchanté Jade. Je m'appelle Beau Mitchells. »

Je ne crois pas avoir dit mon nom de famille à quelqu'un en trois ans. Ou peut-être au tout début. Quand je croisais des survivants, on se limitait au prénom, déjà difficiles à tous retenir. Mais j'avais gardé mon passeport, au cas où quelqu'un voudrait me faire une tombe décente, le jour où. On meurt tous un jour, non ? Restait à découvrir quand et à essayer que ce soit le plus tard possible. Même si on survit plus qu'on ne vit.

« J'ai besoin de nouvelles fringues...»

Je passais une main sur mon menton pas rasé. Bientôt j'allais ressembler à un ours. D'un barbier aussi.

« Vous me guidez ? »

C'était peut-être son magasin ? Ou bien un de ses endroits de shopping préférés ? En tout cas, aussi fou que ça puisse paraître, ça me ferait du bien de penser à autre chose que les morts vivants et autres psychopathes.

« Est-ce que vous êtes du coin ? »



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Les zombies s'habillent en Prada

Le jeune homme baissa son arme, et le regard de Jade se porta définitivement sur son visage : par une incroyable chance sans doute, elle n'avait guère rencontré de vivants, pour l'instant, qui lui auraient voulu du mal sans raisons. Elle avait entendu quelques récits de pillards particulièrement violents, mais son imaginaire la gardait encore à l'abri de ce genre de crainte.
Au fond, elle n'avait pas douté que le dénommé Beau Mitchells, maintenant qu'il s'était présenté, ne l'agresserait pas pour l'avoir dérangé dans ses essayages. Et puis, en y réfléchissant bien, avec toute sa logique autocentrée sur sa personne, c'était même plutôt lui qui la perturbait dans une séance de shopping, particulièrement ennuyeuse par ailleurs.

    - En effet... Constata-t-elle, en détaillant sa tenue des yeux, lorsqu'il annonça son besoin de nouveaux habits. Elle fit une grimace peu discrète, approuvant totalement l'évidence... Ce qui était bien dommage, vu la silhouette plutôt bien faite de son interlocuteur. Faire l'effort de rester propre et présentable, c'est une des rares choses qui me fait me sentir encore humaine...


Elle soupira, ayant prononcé cette dernière phrase dans un murmure, en se rapprochant de sa victime et des présentoirs à moitié saccagés. Elle n'avait pas tord néanmoins, car les plaisirs quotidiens de la civilisation avaient progressivement disparu, en les repoussant à l'état d'animaux, ou presque, obligés de se contenter de satisfaire des besoins primaires, avant d'exercer tout ce qui les rendaient différents. Qui prenait le temps de lire, de peindre, d'écrire à cette époque ? Les âmes les plus sensibles, animés d'un esprit plus créatif que combattant, avaient déjà disparues, dévorées par la loi du plus fort.
Jade approcha ses mains fines d'un pantalon gris légèrement satiné, dont la coupe paraissait à la fois flatteuse et confortable... Malgré sa manucure arrangée avec les moyens disponibles, la Butler n'avait jamais fait partie des faibles, et sa posture elle-même, altière, le traduisait parfaitement.

    - Essayez-donc celui-là, il avait été désigné pour la collection hommes d'extérieurs, je vais vous trouver une chemise à manches courtes pour aller avec... Annonça la demoiselle, en prenant le relooking en mains. Déjà, ses pensées bouillonnaient de couleurs, de forme, d'assemblages, de tendances... Elle repéra, de loin, une robe dans laquelle elle aurait pu exposer parfaitement ses nouvelles courbes affinées, et haussa les épaules, dépitée. Elle n'aurait pas pu courir en la portant, ce qui l'éliminait totalement de sa liste d'envies : les critères de sélection de l'époque avaient changé. Je viens d'Ecosse, répondit-elle à sa question, en s'enorgeuillant qu'il ait pu reconnaitre son accent européen, dont elle était très fière. J'étais en voyage quand tout ça a commencé...


D'un geste agacé, à ce mauvais souvenir, ce concours de circonstances qui avait bousculé la tournure de sa vie, elle attrapa une chemise légère, qui serait surement particulièrement agréable pour le temps chaud estival qui s'annonçait d'après le climat australien.
Elle ne lui retourna pas la question : les autres ne l'intéressaient pas vraiment, en tant que personnes. Ou plutôt, elle préférait en connaitre le moins possible, pour ne pas risquer de s'attacher malgré elle, et de devoir regretter leur perte plus tard.

    - Vous devriez vous raser, ajouta-t-elle, en voyant qu'il passait régulièrement sa main dans ses poils naissants. Vous êtes seul ?


Après tout, c'était une question judicieuse, à laquelle elle aurait du venir plus tôt. Les groupes pouvaient être plus dangereux, ou au contraire, plus rassurants. Dans tous les cas, elle y avait un intérêt, pouvant profiter des ressources de compagnons, ou au moins d'une protection, même éphémère, qui n'était jamais négligeable.



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Cette rencontre et toute la situation était aussi démente que le fait que les morts puissent revenir à la vie en mode cannibale. Enfin, à la vie, c'était une façon de parler. je les avais bien observés. Aucune intelligence, aucune émotion, aucune sensation ni ce n'est cette étonnant faim constante. Leur état dépassait totalement ce que la science et la médecine m'avait appris. Bref. Voilà maintenant que je me retrouvais en pleine séance de shopping et essayage avec une blondinette qui avait l'air un peu perchée. En la regardant je me demandais comment elle avait pu survivre trois ans. La chance ? Sans aucun doute. Avec son joli minois elle avait du trouver des mecs assez cons pour prendre soin d'elle. Elle n'était pas du coin, dommage, ça aurait été utile.
Je la laissais choisir pour moi, quelque part ça faisait du bien d'avoir une activité normale. Je prenais les fringues qu'elle m'avait choisi pour les essayer. Rien à foutre des cabines, je voulais voir si quelque chose arrivait donc je commençais à me déshabiller devant elle. Je n'avais jamais été pudique et bon, j'allais pas me foutre à poils. En plus mon boxer n'était pas crade et je ne puais pas le rat mort.

« Je comptais passer chez le barbier ensuite. »

Je lui fis un clin d'oeil et retirais le pull léger que j'avais. Il pouvait limite tenir tout seul à cause du sang séché dessus. J'étais pas peu fier de mon corps. Je l'avais toujours travaillé et mes heures de labeur au ranch avaient fini de le façonner. Depuis, être toujours en mouvement me maintenant en forme. Je n'étais pas devenu rachitique, même si j'avais perdu du poids.
Si j'étais seul ?

« Pas vraiment. Mais le shopping ne le tentait pas. »

Je souris en imaginant Light dans le magasin. N'empêche que ce sera la classe. Shopping à cheval. Ok, je délirais totalement. Enfilant la chemise, j’enchaînais :

« Et vous ? Vous comptez rester en ville ? Y'a quand même encore beaucoup de marcheurs ici... Il parait qu'il y a des communautés vers l'Est. »

La chemise m'allait, je retirais maintenant mon pantalon pour essayer le nouveau.

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Les zombies s'habillent en Prada

Même après des mois passés à côtoyer des marcheurs pourrissants et des vivants tout aussi dégoûtants, Jade ne put retenir une grimace en constatant de plus près l'état des vêtements de l'inconnu. Non mais franchement... S'il y avait une ressources dont on ne manquait pas, c'était bien les habits : des magasins et autres usines à l'abandon fournissaient des profusion de tee-shirts neufs, et au cas échéants, les cadavres et placards de chambre pouvaient suppléer temporairement. Les gens ne faisaient juste plus aucun effort, maintenant qu'on leur fournissait en plus une bonne excuse pour être sales... Du moins c'était ainsi que raisonnait la Butler, soucieuse de changer aussi régulièrement que possible sa garde robe, malgré les conditions difficiles. Son hygiène n'était certes pas satisfaisante pour la demoiselle qui avait l'habitude autrefois de prendre plusieurs douches par jour, mais elle entretenait un minimum les apparences, comme le lui avait appris les règles de popularité de l'université.
Quel genre de personnage ne serait pas tenté par une séance de shopping ? Déjà, Jade se méfiait du compagnon de Beau, dont elle ne connaissait pour l'instant que cette information. Elle fronça les sourcils, avant de détourner le regard d'un geste prude en voyant que l'homme comptait se changer devant elle.

    - Si j'étais vous, je ne prendrai pas le risque de laisser quelqu'un s'approcher de ma gorge avec un rasoir, par les temps qui courent, répondit-elle à sa plaisanterie, sur le même ton. Si votre ami a préféré aller vérifier les stocks de junk food, il va être déçu.


En effet, la blonde avait déjà fait le tour de la galerie marchande, et les quelques restaurants avaient été dévalisés depuis bien longtemps... La malbouffe avait beau se conserver extrêmement longtemps - et pour cause, ce n'était pas bon signe - les aliments sous emballage était une denrée trop précieuse et désormais rarissime. Une découverte de la sorte aurait été à la hauteur d'une promotion à moitié prix de la saison en cours d'Yves Saint Laurent, quasiment miraculeuse.
Un peu nerveuse d'offrir son dos à son interlocuteur, la Butler finit par se remettre face à lui, juste au moment où il commençait à baisser son pantalon... Elle leva les yeux au ciel, avant d'accepter la fatalité de son sort. Il fallait bien avouer que le peu qu'elle avait vu de son corps n'était pas déplaisant à regarder, et que le communautarisme, comme il l'appelait, forçait les gens à devenir de plus en plus intimes malgré eux, de part la proximité forcée du groupe, pour sa propre sécurité. C'était surement en partie la raison pour laquelle personne ne supportait très longtemps les manières de Jade, exacerbées par l'impossibilité de l'éviter à longueur de journée. Après tout, peut-être que la mort de certains de ses compagnons n'avait été qu'un suicide plus ou moins volontaire, pour pouvoir enfin se défaire de sa présence horripilante, pour ceux qui ne voyaient pas plus loin. Combien de temps tiendrait Beau ?
Sans le savoir, il venait surement de s'attacher un boulet plus lourd qu'il ne le croyait en regardant sa silhouette gracile.

    - Si vous comptez les rejoindre, je viendrai avec vous... Je ne veux pas partir sur les routes seule, je préfère encore me cacher des marcheurs, que de croiser... Elle laissa sa phrase en suspens, incapable de se rappeler du nom de ces pilleurs dont tous parlaient avec effroi. Elle avait rencontré des témoins de massacre, dont les récits lui avaient parut bien plus cruels que l'avidité des morts, qui après tout, étaient somme toute assez simple à appréhender, et sans mauvaise surprise. Il parait que toutes les communautés ne sont pas accueillantes.


Elle secoua sa crinière dorée, et un frisson la parcourue, à quelques images qui lui avaient été imposées malgré elle. Non, jolie comme elle était, elle ne pouvait surtout pas courir le danger d'être à la merci d'un tel groupe de sauvage... Et avoir un homme musclé de son côté comme celui qui se présentait devant elle lui apparaissait une parfaite opportunité de défense.
Charmée par cette idée, son visage s'éclaira d'un sourire séducteur, celui qu'elle réservait autremfois à son père, et qui le rendait trop faible pour résister à la moindre de ses faveurs - elle avait remarqué que cette expression marchait globalement sur tout le genre masculin, et en avait usé maintes fois à profit.



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Mar 13 Nov - 10:32
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Elle avait de l'humour la gamine ! A présent, j'imaginais Light en train de se balader au KFC. Elle était loin d'imaginer de qui je parlais et ça serait marrant de voir sa tête si j'étais amené à faire les présentations. Elle me tourna le dos pour ne pas me regarder torse nu. Coincée ? Pucelle ? Tiens, je me demandais quel âge elle pouvait bien avoir. Majeure mais pas plus de 25 je dirais. Trop jeune pour moi. A moins qu'il ne resta que nous deux pour repeupler la planète. Quoique là je me dirais que ça ne vaut pas le coup, nos enfants coucheraient ensemble, ça donnerait des co-sanguins... Horrible ! Ok, je partais loin. Retour à nos kangourous. Quels étaient les plans de la demoiselle ? Ah ? Venir avec moi si j'y vais. Elle agita ses cheveux, ça me rappela Light et sa belle crinière. Je doutais qu'elle aurait apprécier la comparaison mais c'était un compliment. Il avait une crinière magnifique et elle avait des cheveux parfaits. Juste que ce genre de manège, je le connais par cœur et que ça ne prenait pas sur un ancien serial baiseur comme moi.

« Vous avez la confiance facile, demoiselle. Mais je peux comprendre, pas évident de rester seule. Je compte y aller, on peut faire le chemin ensemble. »

Si je n'étais pas sous le charme, je n'en étais pas pour autant dépourvu de cœur. Je n'allais pas laisser cette jeune femme seule. Si je pouvais l'aider, et certainement qu'elle aussi. Même si je ne savais pas encore à quoi, en dehors du shopping.

« Du coup, il n'y a vraiment rien à récupérer en dehors des fringues ? Pas de magasin style jardinerie ? Ou bricolage ? D'ailleurs s'il y a un magasin de sport, on va faire des emplettes pour vous. »

La bouffe était importante mais il n'y avait pas qu'elle. Il lui faudra du chaud pour les nuits dans le désert, au moins un sac de couchage, de la crème solaire vu sa peau diaphane, une gourde, une pelle, de quoi se défendre aussi.

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Etonnée de la réaction de Beau, Jade fronça les sourcils. Elle évoquait les sauvages qui erraient sur les routes, et il lui reprochait d'avoir la confiance facile... Après tout, n'était-ce pas lui qui se laissait complètement aveuglé par son allure fragile ? Les femmes n'étaient pas les dernières à attaquer les hommes à coups d'ongles et de dents s'il le fallait : les mères particulièrement, qui avaient vu périr leurs enfants, étaient réputées comme des personnes particulièrement instables, torturées et sadiques. La Butler était bien heureuse de ne jamais avoir eu ce problème, et elle n'était rassurée de ses rencontres que parce qu'elle ne se sentait pas aussi démunie qu'elle pouvait le paraitre.
A sa remarque, elle sourit donc d'un air mystérieux - elle avait reconnu sur son visage l'air de l'homme qui ne se voulait pas intéressé, mais se faisait avoir quand même, puisque le but de Jade était juste qu'il accède à sa demande. Ses stratégies de manipulation marchaient donc toujours parfaitement, et elle en était satisfaite.

    - Vous avez un véhicule ? Demanda-t-elle, avec une expression presque exigeante, comme s'il ne pouvait pas lui imposer de se déplacer à pieds. Voilà que désormais, elle mettait ses conditions. Vous êtes sûr de la route ? Il me semble qu'ils essayent de rester cachés...


Du moins, c'était ce qu'elle aurait fait, si elle avait trouvé un havre de paix : effacé toutes les pistes, éliminé les indices de sa présence, fermé toutes les portes et prié pour ne pas être dérangé. N'importe qui pouvait représenter un danger... Ne disait-on pas que l'enfer était pavé de bonnes intentions ? Un simple histoire d'amour pouvait causer des catastrophes à échelle planétaire... Jade se méfiait des gens trop sensibles, autant que de ceux qui avaient de problèmes mentaux plus visibles.
La question du Mitchells la prit un peu de court. A vrai dire, en dehors des habits, elle ne s'intéressait pas vraiment à grand chose - elle grimaça lorsqu'il évoqua un magasin de sport et l'associa à son nom dans la même phrase.

    - Je ne porte que du Victoria Secret pour la gym... Annonça-t-elle, pour clore le sujet. Il n'était pas même envisageable qu'elle mette un uniforme de randonneur quelconque, comme cela semblait être la nouvelle mode parmi les femmes crasseuses qu'elle avait pu croiser, à croire que la sélection naturelle avait été légèrement chamboulée dans ses critères... Vous voulez planter des légumes ?


L'idée lui paraissait totalement incongrue, et pourtant, cela avait probablement du sens, s'il comptait repasser par là dans quelques mois... Enfin, Jade n'était pas du genre patiente, ni même à construire des plans aussi élaborés. Elle ne voyait juste pas d'autres explications pour les recherches de matériels qu'il évoquait.

    - Oh, j'ai vu qu'il y avait une station essence à la sortie ! S'exclama-t-elle, restant sur son idée de transports, et très fière d'elle-même pour cette observation. Elle ne savait pas encore vraiment lire les signes sur les pompes, n'en ayant jamais utilisées, puisqu'elle avait toujours bénéficié d'un chauffeur personnel, mais elle estimait qu'elle était surement perpétuelles, et aller directement puiser à la source, dans les puits de pétroles. Ne bougez pas, ordonna-t-elle soudain, en s'avançant vers lui, ramassant un tee-shirt sur une étagère.


Arrivée à sa hauteur, elle essuya avec un grand soin une tache sur la jour de Beau, qui la perturbait depuis qu'elle l'avait vu. On aurait dit... Du sang, séché.



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Evidemment, même si je ne bavais pas dessus, je me faisais amadouer d'une certaine façon. Ma bonté me perdra que voulez-vous ! Il faudrait vraiment avoir perdu son humanité pour repousser le seul être humain croisé depuis des semaines. Si j'avais un véhicule ? Est-ce que Light apprécierait de se faire traiter de véhicule ?

« Moui... La route, non. Je sais juste que c'est dans le désert, vers Great Central Road. »

En attendant pour arriver là bas, il allait falloir lui trouver du matos et des tenues plus adéquates. Je souriais quand elle parlait de Victoria's Secret pour éclater de rire quand elle parla de légumes.

« Un jour peut-être ! Là, je pense surtout à une tente ou un sac de couchage, une gourde, de quoi vous défendre contre toutes sortes d'attaques. On va dans le désert, sugar ! Après si tu veux être en talons dans le sable, c'est ton problème. »

Je lui fis un clin d'oeil. Je me retrouvais avec Paris Hilton ou quoi ? Et oui, j'étais passé au tutoiement, on allait visiblement faire du chemin ensemble, c'était plus simple. Elle me parla d'une station essence, j'haussais juste une épaule, me gardant de lui dire qu'en ville c'était l'un des premiers lieux pillés. Et puis, j'en aurais fais quoi de l'essence ? Nous c'était de l'eau et des végétaux qu'il nous fallait. Soudain elle me dit de ne pas bouger, je n'avais rien entendu mais je regardais autour de nous si quelque chose arrivait. Ah non, j'avais juste la joue dégueu. Les restes d'un rôdeur.

«Euh, merci. Bon, si on s'occupait de faire le plein et préparer ton sac ! »

Je reprenais mon arme et commençais à marcher pour sortir du magasin. Il y avait un plan de la galerie, je m'en approchais pour repérer les enseignes qui m'intéressaient.

« On va commencer par ça... Dis moi, tu faisais quoi avant ? »

Direction une boutique un peu chicos qui faisait dans la nature et les découvertes.

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Les zombies s'habillent en Prada

Great central Road, cela n'évoquait absolument rien pour Jade. Elle soupira d'ennui, se rappelant qu'elle aurait du quitter cette île des années auparavant à présent. Son père tardait à la récupérer, et elle commençait à en avoir vraiment marre... S'il s'agissait vraiment d'une émission de télé réalité avec caméras cachées comme elle le pensait parfois, elle espérait au moins qu'au levé du rideau, elle aurait gagné de quoi s'acheter plusieurs yatch, et réaliserait qu'elle avait fait la une des magazines pendant trois ans. Si ce n'était pas le cas, elle engagerait le plus grand avocat du monde pour intenter un procès à quiconque serait responsable de la moindre de ses déconvenues, de ses égratignures contre les marcheurs aux ongles cassés dans ses fuites.

    - Qu'est-ce qui vous fait rire ? Vous ne saviez pas que Victoria Secret avait une ligne sport ? Répliqua-t-elle, vexée de le voir si visiblement se moquer d'elle sans qu'elle en comprenne la raison. Vous devez être le genre d'hommes qui ne pense qu'à retirer les sous-vêtements des filles, sans jamais avoir pris la peine d'aller dans un magasin pour leur en offrir.


Elle fit une moue boudeuse. Ces types là ne lui plaisaient pas du tout, trop pauvres et trop radins, qui ne pensaient qu'au sexe, sans jamais penser à une compensation. La Butler n'était pas spécialement portée sur la chose, et elle estimait donc que son fiancé devait plus ou moins la convaincre d'obtenir ses faveurs à l'aide de différents cadeaux, et c'était bien le seul intérêt qu'elle trouvait à dormir avec lui.

    - Je cours plus vite en talons que les cadavres ambulants, c'est tout ce qui compte, répondit-elle encore une fois sur un ton agacé, parce que les critiques de son futur compagnon et sa façon de vouloir changer sa garde robe ne lui plaisaient guère. Je refuse de mourir en chaussures de randonnée, ajouta-t-elle, avec une détermination qui ne souffrait pas de contradiction.


Et pour ce qui était d'un sac, elle avait déjà son Chanel, qui était parfaitement accordé avec sa tenue. Elle n'avait aucune intention d'en changer non plus. Elle haussa les épaules à sa question, en regardant le plan avec lui, ses prunelles expertes repérant immédiatement les enseignes les plus intéressantes, qui étaient bien entendues les plus chères et les plus inutiles à présent.

    - J'étais en voyage de fiançailles, annonça-t-elle, en redressant le menton avec fierté, lui présentant sa bague de diamant sous le nez, qui annonçait clairement la couleur, de par sa taille assez considérable, et proportionnelle à son prix. Constatant qu'il ne réagissait pas comme elle s'y attendait, elle conclut avec exaspération : J'étais riche.


Elle se garda de préciser que sa fortune n'avait été due qu'aux hommes qui l'entouraient, mais cela était assez facile à déduire de son comportement général de princesse. Et parce qu'elle avait commencé à apprendre quelques règles de convenances du petit peuple, en croisant ceux ci dans ce désert pillé, elle rassembla toute l'hypocrisie dont elle pouvait faire preuve, sans grande motivation, pour lui relancer l'interrogation, en employant le tutoiement qu'il avait visiblement décider d'adapter : Et toi ?



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LES ZOMBIES S'HABILLENT EN PRADA

 BEAU & JADE


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Je vis  à sa tête que Great central Road ne lui disait rien. Pourtant c'était hyper connu, même, voire surtout, par les touristes. Bon, j'imaginais juste que la demoiselle était plus du genre plages et hôtel de luxe. Voilà qu'elle se vexait parce que je rigolais.

« Susceptible la demoiselle ! Figure toi que ma femme adorait que je lui offre du Chanel. Pour elle Victorias c'était pour les gamines. »


Tu me cherches, tu me trouves. Ok, c'était puérile mais je n'appréciais pas qu'on me prenne pour un bouffon. Je me penche sur elle pour murmurer :

« Et pour ta gouverne, j'adore quand les femmes gardent leurs sous vêtements. »


ça, c'était gratuit ! Juste pour la voir s'offusquer et bouder un peu plus. Si elle n'était pas pucelle il y a trois ans, j'étais prêt à parier que c'était du genre à coucher qu'après avoir pris sa douche, mis trois plombes à choisir des dessous, la bonne lumière et patati et patata. tue l'amour quoi. Et vraiment, une Paris Hilton au pays des kangourous. J'avais pas fini de me marrer ! Sûrement qu'elle allait me faire chier aussi, mais c'est le jeu. J'ai toujours adoré les joutes verbales et je peux être une véritable plaie quand je m'y mets. Nous verrions lequel de nous deux craquerait le premier.

« Mais qui a parlé de mourir, sugar ? Pense positif ! »


Tout en regardant le plan, je cherchais à en savoir plus sur elle. Fiançailles, elle me montra sa bague avec un énorme diamant comme si ça pouvait m'impressionner, elle était riche.

« Etait. Moi aussi j'étais pété de thunes. Tout le monde s'en fou du fric à présent. Quoique certains seront peut-être d'accord pour te troquer ton caillou contre de la bouffe. Entre nous, ma Rolex est plus utile qu'une bague.»

Je n'avais pas répondu directement à la question, bien décidé à la faire mariner un peu. Je pris la direction du magasin hype pour la princesse, la laissant me suivre parce que j'étais persuadée qu'elle le ferait. Trop heureuse d'avoir de la compagnie même si elle dirait le contraire. Je faisais toujours attention à ce que l'on ai pas de mauvaises surprises. Nous entrons au paradis du camping et de la nature pour les bobos. Ici que du bio ! Du matos ceci dit. Je prends un caddie pour faire mes emplettes. C'est le bordel mais il reste encore de quoi faire.

« Bon, alors, d'après toi ? J'ai une tête à faire quoi dans la vie ? »


Oh tiens, une lampe photocatalytique. Elle a une forme d'abeilles mais ça peut être vachement utile ! 34.95 dollars australiens ? Voleurs ! Je prends.


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Les zombies s'habillent en Prada

Les confessions de Beau eurent l'effet escompté, et Jade ouvrit la bouche avec un air profondément outré qu'il puisse lui avouer un tel détail. Une part de son esprit l'associa immédiatement à ce voisin pervers qui s'était fait embarquer par les policiers parce qu'il prenait des photos des jeunes filles des alentours en sous-vêtements, à travers les fenêtres de leur chambre. Une autre voix dans sa tête, cependant, avait bien entendu Chanel, et lui soufflait money, money.
Pour offrir du Chanel, il fallait que le Mitchells ait une bourse plutôt bien garnie. Et ça, ça lui faisait gagner quelques points dans son estime.

    - Parfait alors, parce que je compte garder les miens, et mes habits par dessus, répliqua-t-elle, acerbe. Au moins, les choses étaient claires : il était marié, elle était fiancée, il était vieux jeu, elle était une gamine... Tout tombait sous le sens. Et je m'appelle Jade, pas Sugar !


A vrai dire, Sugar lui allait parfaitement, ne serait-ce que par sa couleur de peau, et sa délicatesse presque maladive, et pas forcément dans le bon sens du terme. Et puis, à une certaine époque, le sucre avait été une denrée rare et réservée aux plus riches.
Bref, la Butler n'avait aucune intention de mourir, mais elle ne voulait en aucun cas partager ses espoirs avec n'importe qui, de crainte de les voir écrasés, détruits en charpie.

    - Vous ne raisonnez pas comme un riche... C'est un état d'esprit, aussi, et ça ne se perd pas, assura-t-elle, en tapotant sa tempe de son ongle parfaitement manucuré - elle était sans doute la seule à prendre encore du temps pour soigner ses cuticules. Elle maintenait justement les apparences, parce qu'elle correspondaient à ce qu'elle éprouvait, la vision qu'elle avait d'elle-même. Cette bague a une valeur sentimentale.


Le ton de sa voix était sec, et peu convaincant. Non, pour être absolument honnête, elle n'y tenait véritablement que parce que c'était un souvenir de sa valeur inestimable, une des rares choses de sa vie précédentes qui lui rappelait, en la regardant, qu'elle valait mieux que le commun des survivants, et que quelqu'un viendrait donc la chercher.
Pour ce qui était de celui qui lui avait offert... Si elle espérait bien qu'il soit encore vivant pour la sauver, elle n'aurait pas été particulièrement attristé de le perdre au profit d'une autre, surtout si sa fortune s'était évanouie avec l'épidémie.

    - J'aurais dit comique, mais vous n'auriez pas remplis votre compte bancaire avec un tel humour, répondit-elle du tac au tac, avant de poursuivre : Politicien verreux ? J'imagine que cela revient un peu au même.


Elle ne participait à son jeu de devinettes que par ennui, ou du moins, c'était ce qu'elle voulait afficher. Forgée des expériences qu'elle avait vécu, Jade ne voulait pas créer de liens, elle préférait se concentrer sur elle-même.

    - Votre femme est morte ? Demanda-t-elle néanmoins soudainement, dans un souffle, car elle avait remarqué l'emploi du passé, quand il avait parlé d'elle.


A vrai dire, si leur échange pouvait certes être qualifié de piquant, c'était un peu devenu la façon dont la Butler s'attachait aux autres, et elle ne prenait le temps de lui répondre que parce qu'elle l'appréciait malgré elle.



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Ma répartie lui a cloué le bec un instant. J’ai adoré voir sa bouille de demoiselle outragée. J’en avais croisé tellement des filles dans son genre pendant mon internat. Il fallait dire que chirurgien ça attirait souvent celles qui ne pensent qu’au fric. J’en avais bien profité. Celle-ci était trop jeune pour moi alors tant que je n’étais pas certain de ne plus avoir le choix, ça resterait sans sexe entre nous. A moins qu’elle se mette à me chauffer mais j’en doutais. Elle me faisait savoir qu’elle n’était pas intéressée. Je souriais. Encore plus parce que mon surnom l’agaçait mais ça, rien à faire.

« Je n’ai pas la mémoire des prénoms. »


Elle me sortit que je ne raisonnais pas comme un riche. Pour un peu je me serais tordu de rire. Ça voulait dire quoi ça ? Que j’aurais dû être un baltringue qui attend qu’on vienne le secourir dans son jet privé ou sa tour d’argent parce qu’il n’est pas foutu de faire ses lacets tout seul. Sois belle mais tais toi. Je le gardais pour moi, je n’avais pas envie qu’elle arrête de parler parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas rit comme ça. Et ça, ça valait plus cher que son diamant.

« Valeur sentimentale ou pas, évite de l’agiter sous le nez de n’importe qui si t’as pas envie qu’un mec t’arrache le doigt pour l’avoir. Il y a encore plus de tarés qu’avant, crois moi. »

Nous étions dans le magasin et je voulais savoir en quoi il m’imaginait. Elle me tailla sans que ça me vexe, au contraire.

« Pourquoi véreux ? Ils n’étaient pas tous comme ça. Ok, je déconne. Mais non, tu refroidis. Même si parfois, j’étais obligé de jouer un peu avec ça. Peut-être qu’un jour je te le dirais. »

Alors elle vira à 360° pour me questionner sur ma femme. J’étais devant le rayon des tentes et autres gadgets pour camper. J’allais attraper un sac de couchage, je suspendis mon geste. Je n’avais pas pensé à elle depuis longtemps. Je n’avais plus mon alliance mais encore une légère marque de toutes ses années où la bague avait empêché ma peau de bronzer.

« Je ne sais pas. »

Où était Hannah ? Avait-elle survécut ? Etait-elle morte ? Errait-elle comme une âme en peine ? Cette pensée me fit mal au cœur. Je l’avais tellement aimée. Je l’avais fait souffrir plus que n’importe qui aussi. Même si mon père m’a toujours soutenu le contraire. Je me tourne vers Jade pour lui apporter un peu de gossip au lieu de déprimer.

« On a divorcé bien avant toute cette merde. J’espère qu’elle va bien. Ou qu’elle est morte et en paix. Ton fiancé, tu ne l’as pas vu depuis quand ? Vous avez été séparés ou il en a profité pour rompre les fiançailles ? »


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